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VIOLENCES AU PARLEMENT

 


2 mai 2008

Les moeurs dans les milieux parlementaires

Un garde du corps d’un député
tué par balles

Un garde du corps du député Joseph Joël Louis de Savannette ( KONBA), a été tué. Le corps de l’agent de sécurité a été retrouvé par des casques bleus de l’ONU dans l’aire de l’aéroport international de Port-au-Prince. Joseph Joël Louis et son collègue Jean Limonji de Petit-Goâve (Ouest, Alliance), ont établi un lien entre ce meurtre et des menaces dont certains députés sont l’objet depuis quelque temps « en raison de leur détermination à lutter contre la corruption au niveau de la Chambre basse ».
Ils disent faire partie de ce groupe de députés dont la vie est en danger. Les autres députés concernés sont Cholzer Chancy, Levaillant Louis-Jeune et Steven Benoît. Faisant état d’une réunion qui s’est tenue la semaine dernière en un lieu qu’il n’a pas précisé, le député Louis a affirmé que « le corps de sécurité interne du parlement est placé sous le contrôle direct du président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, qui ne saurait ne pas être au courant des menées de cette structure ».
Le député Limonji est allé plus loin, accusant des députés et des employés du parlement d’être à l’origine des menaces. Le député Joseph Joël Louis a annoncé sa décision d’exposer formellement la situation au président de la Chambre basse dans une correspondance qu’il devrait tantôt lui adresser. Dans l’intervalle, compte tenu du meurtre sur la personne de son garde du corps, il affirme avoir adopté toutes les dispositions en vue de se défendre et de protéger à la fois ses proches et sa résidence.
Lors du grave incident du mardi 1er avril 2008 à la Chambre basse au cours duquel un député avait fait usage de son arme à feu en pleine séance contre le député de Léogane Anthony Dumond (RDNP), le député concerné, Isidore Mercier (Grande-Anse, RDNP), avait décrit le Palais législatif comme une « véritable jungle » pour justifier le fait que ses collègues et lui portaient leurs armes pendant les séances. L’incident s’était produit au fort d’une vive altercation portant sur de troublants dossiers de malversations au niveau de la gestion financière de la Chambre basse.
Le corps de sécurité interne du parlement avait alors empêché le libre accès de l’appareil judiciaire qui s’était transporté sur place pour dresser le constat s’appliquant à un cas apparent de flagrant délit. Des agents de sécurité de la Chambre des Députés avaient, sur ordre de certains élus, violemment refoulé quatre substituts du commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince qui s’étaient transportés sur les lieux. Dans de précédentes situations, le même corps avait manifesté sa « toute puissance » en interdisant l’accès du parlement à des policiers armés, clairement identifiés, affectés à la sécurité de certains grands commis de l’Etat.


22 décermbre 2007

Une déclaration qui ne parle pas de Préval mais des élections
de 2006 organisées par les étrangers contre
une majorité de la population

"Dènye kou Pèp la pran an, se kout ponya trayizon Ki plante nan do l
depi dènye seleksyon 2006 yo"
(Aristide)

La Presse canadienne a diffusé une dépêche selon laquelle " l'ancien président Aristide dénonce "la trahison" de René Préval"

L'ancien président exilé de Haïti Jean-Bertrand Aristide a qualifié de "trahison" l'élection présidentielle de 2006 remportée par René Préval, dans un message diffusé à la radio vendredi. C'est la quatrième année consécutive que Jean-Bertrand Aristide, contraint à l'exil en 2004 après le soulèvement de la rue, enregistre un message pour la Nouvelle année afin de célébrer l'anniversaire de l'indépendance de Haïti le 1er janvier.

Dans ce message, il n'a pas dit directement s'il entendait revenir en Haïti, affirmant seulement que lui et le président René Préval, son ancien Premier ministre, "attendent de se revoir, face à face sur le sol haïtien". "Nous nous reconnaîtrons et nous aimerons comme auparavant", a-t-il estimé en créole.

Jean-Bertrand Aristide a qualifié d'enlèvement son renversement en 2004 et condamné l'élection présidentielle de 2006 remportée par René Préval. "Le dernier coup porté au peuple, quand le couteau de la trahison a été planté dans son dos, a été la 'sélection' de 2006", a-t-il affirmé.

Mamadou Bah, porte-parole de la force des Nations unies en place en Haïti, a dénoncé ce discours. "Nous sommes concentrés sur l'avenir de Haïti, pas son passé", a-t-il déclaré.


4 décembre 2007

 

Washington,

November 18, 2007

To: M. Hedi Annabi Chief of MINUSTAH

11, Impasse Théodule Bourdon Port-au-Prince, Haïti

Sir,

Allow me to introduce myself: I am Michèle Pierre-Antoine. This is the second time that I send you a correspondence on the matter of my spouse Lovinsky Pierre-Antoine, who was abducted more than three month ago: (August 12, 2007 – November 12, 2007) , no signs of him ever since.
Today, I am writing to you in order to solicit that the MINUSTHA does all that is in its powers to put an end to his captivity. I cannot help but associate my request to the suffering of my two children. Their existence abruptly became an agony ever since the announcement of the abduction of their dear dad. An agony of sleepless nights, of endless thoughts about the suffering of their father, of constant sadness.
And as if all these vicissitudes were not sufficient, a noticeable downfall of their school grades, subsequent to concentration problems and memory loss, came to complete this dark picture to plunge the family in a world surrounded with uncertainties and ill fate.
The struggle that I take on, in cooperation with the allies and the friends of my husband, in regards to obtaining his release, is not a political fight. It is simply the matter of an action aiming to defend basic Human Rights, among those, the one to life and to the freedom of my husband. The torture of abduction is a painful expression of the degradation of Human Rights in Haiti. The Haitian Government and the MINUSTHA carry the duty to seek an imminent solution to the abduction of my husband. Returning my husband to Freedom is the best way to demonstrate the solidity of Haitian Institutions. It therefore becomes urgent that the Haitian Government and the MINUSTHA take concrete measures to end this inhuman practice of abduction once and for all, and consequently to process the return of Lovinsky Pierre-Antoine among his family and his friends.
Things are brewing in Haiti. The recent release of hostages, after certain interventions, cannot and should shadow the statute of Lovinsky into indifference. I want to believe that the Haitian Government and the MINUSTHA will deploy the same commensurate energy and the same effectiveness to free my husband. I remain attentive to the evolution of the situation, all the while holding the firm conviction that my hopes will not be disappointed. I would be infinitely grateful for you to acknowledge receiving the present letter and also, to inform me about the measures and any attained progress in terms of this case.

I thank you in advance for the attention that you will be willing to pay to my request and remain entirely accessible, would you wish any further information.

Please accept, Sir, the expression of my best regards.

Michèle Pierre-Antoine


C/O Fondasyon Mapou

P.O. Box 33724
Washington, DC, 20033
E-MAIL: michelovepa@yahoo.fr

cc: Thierry Fagart
Head of the Human Rights Section- MINUSTAH,
and Representative of the High Commissioner for Human Rights
11, Impasse Théodule Bourdon
Port-au-Prince,

Haïti Necker Dessables
Office de la Protection du Citoyen (Protection of Citizens' Office)
80, Rue Bois Patate
Canapé Vent Port-au-Prince, Haïti

Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme (HCDH)
(U.N. High Commission of Human Rights)

Coordinateur de l'Unité Amérique latine et Caraïbes (Coordinator of the Latin & Caribbean Unit)
Tél. +41 22 928 9122
Geneva, Switzerland


Mercredi 31 octobre

Libération de Maryse Narcisse, et de son chauffeur

Maryse Narcisse et son chauffeur, Delano Morel, ont été libérés ce mercredi matin, 31 octobre, soit quatre jours après leur enlèvement samedi dernier à Port-au-Prince par des inconnus lourdement armés. Le kidnapping a eu lieu devant la résidence de Maryse Narcisse

Selon la note, une rançon a été payée. Mais le montant n’a pas été précisé. On sait que les ravisseurs avaient exigé 300’000USA$ pour la libération des deux otages.

Ces derniers bien qu’éprouvés sont en bonne santé et Mme Narcisse, selon la note de Mme Laurent, a déjà eu un long entretien avec le président Préval auquel il fait un compte-rendu des quatre jours d’activité. Depuis quelques semaines, on ne parle presque plus du cas de Pierre Antoine Lovinsky, un autre cadre de Fanmi Lavalas lui aussi enlevé depuis le soir du 12 août 2007. (Source: http://haitiinfos.org)


29 octobre 2007

Maryse Narcisse deuxième dirigeant
d'un parti politique kidnappé

à Port-au-Prince
en moins de trois mois

Maryse Narcisse dirigeante de l'organisation politique Fanmi Lavalas a été enlevé en début de soirée samedi 27 octobre à proximité de son domicile dans le quartier de Delmas 83 à Port-au-Prince. Maryse Narcisse est membre du comité exécutif de Fanmi Lavalas qui avait réuni vendredi au local de la Fondation Aristide pour la Démocratie, une importante assemblée de cadres et de membres de l'organisation .

Les autorités responsables de la sécurité nationale ont annoncé avoir lancé une vaste opération pour retrouver Mme Narcisse dont l'enlèvement survient environ deux mois après celui du responsable de la Fondation 30 septembre, Lovinski Pierre-Antoine, un cadre connu de Fanmi lavalas qui n'a toujours pas été retrouvé.

Un membre du comité exécutif de l'organisation politique joint au téléphone s'est refusé à faire des déclarations pour l'instant, "pour ne pas nuire aux discussions en cours avec les ravisseurs".
Toutefois, des membres de la base ont lié l'enlèvement du docteur Narcisse "aux attaques lancées depuis une semaine par des secteurs et individus réputés proches de l'ancien régime" qui cherchent, ont-ils dit, à détourner l'attention .

Des sources proches des autorités n'ont pas écarté la possibilité que les actes de violence et de kidnapping enregistrés ces derniers jours à Port-au-Prince fassent partie d'un plan de déstablisation en réplique à l'action gouvernementale de lutte contre la contrebande et aux trafics de toutes sortes. (Source: AHP 28 octobre 2007)

Cette lecture semble pertinente!
Il est probable également que c'est une manoeuvre pour semer la zizanie entre le gouvernement et les masses qui soutiennent le parti Lavalas. Car ce soutien populaire aux institutions légitimes
est l'un des plus grands obstacles aux mauvais coups des revanchistes.
Le président Préval a raison de se faire respecter par les uns et les autres, mais il doit aussi montrer qu'il respecte le peuple dont procède son pouvoir et qu'il mérite son soutien.
De son côté, le parti Lavalas doit mettre de l'ordre dans ses affaires, c'est-à-dire dans ses idées, dans son programme, dans son organisation et dans sa politique. Le désordre et l'anarchie sont dangereux pour une organisation de cette importance. L'adversaire exploite facilement la confusion que ce parti laisse planer sur ses objectifs. C'est dommage!
Les partenaires internationaux ont le devoir d'agir en toute justice sur l'échiquier haïtien et éviter de se rendre complices du statu quo criminel.


21 septembre 2007


LETTRE OUVERTE AU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU

Washington, ce 12 septembre 2007

 

Michèle Pierre-Antoine C/O Fondasyon Mapou
P.O. Box 33724 Washington, DC, 20033

E-mail: michelovepa@yahoo.fr

RE : L’enlèvement de mon mari Lovinsky Pierre-Antoine

Monsieur Ban Ki-moon Secrétaire Général de l’ONU
Organisation des Nations Unies,
S-378 New York, NY 10017

Monsieur le Secrétaire Général,

Je crois qu’il y a urgence de vous informer que mon époux, Lovinsky Pierre-Antoine, a été enlevé le 12 août 2007 à Delmas, banlieue de Port-au-Prince. Ses ravisseurs qui exigeaient une forte somme d’argent pour sa libération ne se sont plus manifestés depuis près de trois semaines. Face au sort cruel qu’on est en train de faire subir à mon mari, mes enfants et moi, nous crions fort et haut notre indignation et notre angoisse. Il représente une tranche importante de notre vie. Son absence perturbe notre existence, nous empêche de travailler et de manger en paix et surtout nous enlève notre sommeil.

Nous souffrons à l’idée que sa vie soit rabaissée au niveau de monnaie d’échange alors que pour nous sa vie, comme celle de tous les hommes, n’a pas de prix. Désormais, chaque minute, chaque seconde de notre vie constitue un moment de partage avec notre époux et père de ses souffrances, de ses privations et de sa lente agonie. A notre tour, nous sommes devenus moralement otages de cette lamentable situation pour autant qu’elle hante constamment notre esprit et envahit complètement nos cœurs.

Mon mari est connu internationalement pour être un militant haïtien des droits de l’homme. Un citoyen comme tant d’autres qui a le droit à la liberté d’expression totale et active. Toute prolongation de l’enlèvement de Lovinsky Pierre-Antoine entraine un danger certain pour sa vie ou, tout au moins, pour son intégrité morale et physique. Il y a urgence malgré la conjoncture prévalant en Haïti et malgré les difficultés auxquelles se heurte la mission de l’ONU.

Alors ne serait-il pas plus sage d’agir maintenant au lieu de réagir plus tard, c’est-à-dire quand il sera trop tard d’entreprendre des actions concrètes et efficaces pour mettre fin à la lente agonie de Lovinsky Pierre-Antoine, au désarroi des membres de sa famille, de ses amis et sympathisants? Je vous encourage à mobiliser les ressources dont l’ONU dispose en Haïti et à travailler de concert avec le gouvernement haïtien et la MINUSTAH afin d’envisager des mesures susceptibles d’aboutir à la libération de mon mari.Je vous saurais gré de me faire savoir quels gestes vous avez décidé de poser en ce sens, et quelles réponses vous avez obtenues de la part du gouvernement et de la MINUSTAH.

Je vous remercie de votre intérêt envers Haïti et de l’appui que vous lui prêtez, ainsi que votre aimable attention à la présente.


Michèle Pierre-Antoine

cc: Michele Montas,
Porte-parole du Secrétaire général
Bureau du Porte-parole du Secrétaire général Organisation des Nations Unies,
S-378 New York, NY 10017
inquiries@un.org
Téléphone : 1 (212) 963-7162, Télécopie : 1 (212) 963-7055

Louis Joinet,
Expert Indépendant Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
UNOG-OHCHR CH-1211 Geneva 10
nfrydman@ohchr.org
Parus.joinet@wanadoo.fr

Thierry Fagart
Le chef de la Section des Droits de l'Homme de la MINUSTAH
fagartt@un.org


15 septembre 2007

LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE DE LA REPUBLIQUE


Washington, ce 10 septembre 2007

Michèle Pierre-Antoine
C/O Fondasyon Mapou
P.O. Box 33724 Washington, DC, 20033

RE : L’enlèvement de mon mari Lovinsky Pierre-Antoine

Monsieur Jacques-Edouard Alexis
Premier Ministre De la République d’Haïti
Villa d’Accueil, Delmas 60 Port-au-Prince, Haïti

En ma qualité de citoyenne haïtienne et celle d’épouse de Lovinsky Pierre-Antoine, je vous écris pour m’assurer que les autorités judiciaires et policières du pays mènent une enquête approfondie et impartiale sur l’enlèvement de mon mari. Je vous demande de vous assurer que des actions promptes et concrètes soient entreprises pour la libération de mon mari. Vous savez sans doute que Lovinsky Pierre-Antoine a été porté disparu depuis le 12 aout 2007.

Au lendemain de cette disparition, la voiture dans laquelle il circulait a été retrouvée avec des traces de sang. Pendant la semaine qui suit cette disparition, ses ravisseurs se sont manifestés par voie téléphonique en exigeant une rançon de trois cent mille dollars américains contre sa libération. Par la suite, un silence complet a été observé jusqu’à date autour de ce cas d’enlèvement, ce qui a dégénéré la situation, la rendant encore plus inquiétante.

30 jours ont passé depuis la disparition de Lovinsky Pierre-Antoine. Sa famille, ses amis et moi son épouse, nous avons ressenti un immense vide dans nos cœurs depuis lors. Et il existe une douleur encore plus immense: celle de ses deux enfants qui espèrent un unique lever du jour pour avoir des nouvelles de leur père, qui attendent dans un contexte d’angoisse le moment de revoir cet être qui leur est si cher.

Je demande au gouvernement dont vous êtes à la tête et à la Police Nationale d’Haïti dont vous présidez le Conseil d’Administration, de mener une enquête approfondie sur ce cas d’enlèvement perpétré à l’encontre de Lovinsky Pierre-Antoine afin qu’il puisse réintégrer sa famille. J’attends avec impatience votre réaction à ce courrier sur cet important problème.

Dans l'espoir que cette demande retiendra votre attention et recueillera votre approbation, daignez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma très haute considération.

Michèle Pierre-Antoine


cc : Monsieur René Magloire
Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique
19, Ave. Charles Summer Port-au-Prince, Haïti

Mario Andresol
Directeur Général De la Police Nationale
Grand Quartier Général de la Police
12, Rue Oscar, Pacot

Monsieur Claudy Gassant
Commissaire du Gouvernement Près du Tribunal de 1ère Instance De Port-au-Prince
18, Avenue Charles Summer


4 septembre 2007

Guy Philippe ne conçoit pas le débarquement
de policiers étrangers dans un pays souverain

Dans une déclaration, le 16/07, Guy Philippe, nie toute implication dans le trafic illicite des stupéfiants et met au défi quiconque de prouver le contraire.C'est son droit de réclamer les preuves : " Tout accusé est présumé innocent… " Il n'est d'ailleurs encore accusé de rien. Ni la justice américaine, ni la justice haïtienne n'ont formulé la moindre accusation.

Le chef rebelle pense qu'on était vraisemblablement venu l'assassiner plutôt que l'appréhender. " Il est inconcevable que des étrangers puissent débarquer de cette manière-là dans un pays souverain pour impliquer qui ils veulent dans le trafic de la drogue ", proteste Guy Philippe.

N'est-il pas encore plus inconcevable d'invoquer la " souveraineté d'Haïti", quand les choses tournent mal ? Qui a facilité l'installation des étrangers en maîtres et seigneurs dans le pays des Haïtiens, en démolissant les pouvoirs légitimes seules garantes de la moindre souveraineté?

Pour appuyer sa protestation, Guy Philippe fait état d'une autorisation que les Etats-Unis lui auraient délivrée en avril 2006 pour qu'il puisse visiter ces proches dans ce pays. Il avance aussi le fait qu'il fut candidat à la présidence, au cours de la même année, sans être nullement inquiété ni par les autorités haïtiennes, ni par les américains.Philippe se déclare disponible pour se rendre aux autorités judiciaires s'il est impliqué dans le trafic de la drogue. Il dit avoir constitué avocat tant à Port-au-Prince qu'en Floride.

Nous avons ici la démonstration qu'en ce qui concerne Haïti la justice nationale et internationale est à double face. On est innocent quand on sert les intérêts ou les caprices des dominants du moment. On est coupable de tous les crimes quand on contrarie ces intérêts. On a vécu ces expériences dans la longue crise qui a pourri la vie des haïtiens de 2001 à 2006.Tant qu'il en sera ainsi, tous les avantages et honneurs acquis dans le mensonge sero
nt toujours éphémères et le pays continuera de croupir dans l'absurdité.


2 juin 2007

Le député Saurel François réclame l'arrestation des financiers
du chef rebelle Ferdinand Wilfort (Ti Will)

Le député Saurel François s'est félicité,le 30 mai 2007, de l'arrestation d'un chef de l'armée cannibale, Ferdinand Wilfort (Ti Will), accusé de responsabilité dans de nombreux actes de violence aux Gonaïves. Ti Will est accusé d'avoir, de concert avec d'autres chefs de bandes, fait assassiner de nombreux policiers et membres de la population et incendier de nombreux bureaux publics dans le cadre des violences contre le gouvernement Aristide en janvier/février 2004.

Selon le député François, la police et la justice devraient avoir neutralisé longtemps déjà ce grand bandit qui est également le meurtrier d'une fillette de 8 ans. Toutefois, les autorités doivent aller au-delà de l'arrestation de Ti Will, remonter à ses fournisseurs en armes afin de les mettre également aux arrêts dans le cadre de la lutte contre l'insécurité. " On ne doit plus tolérer ces actes de violencs qui viennent de tuer récemmment encore le publiciste François Latour et les journalistes Alix Joseph et Johnson Edouard, a dit le parlementaire.

Selon les déclarations du chef de l'organisation paramiltaire "Front de résistance de l'Artibonite" Guy Philippe , rapportées par le jounal Le matin dans son édition du 30 mai 2007, le secteur privé et la classe politique (opposition à Aristide) ont été les deux proincipales sources de financement du bras armé de l'opposition.

Guy Philippe qui se dit étonné d'entendre des membres du secteur privé des affaires s'interroger sur la provenance de l'arsenal du front, a cité nommément le chef du Groupe des 184, André Apaid Junior, les responsables de partis, Evans Paul, Dany Toussaint, Serge Gilles et d'autres responsables du mouvement GNB anti-Aristide d'avoir soutenu les événements violents qui se sont déroulés aux Gonaïves, au Cap-haïtien et dans d'autres villes du pays. "Ils sont tous venus me voir en République dominicaine pour planifier le renversement d'Aristide", a révélé Guy Philippe cité par "le Matin". (Source: AHP 30 mai 2007)

Les révélations du chef rebelle Guy Philippe
sur la chûte d'Aristide

Guy Philippe, l’ancien chef du Front de résistance de l’Artibonite, a fait des révélations sur l’origine des armes dont ce groupe paramilitaire s’était servi pour renverser le régime lavalas en 2004. Le secteur privé et la classe politique ont été les deux principales sources de financement de l’opposition armée, lancée en République dominicaine, contre Jean-Bertrand Aristide, a révélé Guy Philippe qui s’est dit étonné d’entendre des membres du secteur des affaires s’interroger sur « la provenance de l’arsenal » que le Front avait à sa disposition pour réaliser les événements du 29 février 2004.

« André Apaid Junior, Évans Paul, Dany Toussaint Serges Gilles, Himmler Rébu, tous étaient venus me rencontrer en territoire voisin pour planifier le renversement de M. Aristide », a confié l’ex-commissaire de police au cours d’une interview exclusive accordée à Signal FM. M. Philippe a par ailleurs pris la défense de Wilfort Ferdinand, arrêté le samedi 26 mai écoulé aux Gonaïves. Guy Philippe, qui estime que la nation haïtienne devrait être reconnaissante envers Ti Wil pour les services rendus, estime normale toutefois que celui-ci réponde des faits qui lui sont reprochés. Source Signal FM mercredi 30 mai 2007


21 mai 2007

Le sénateur Youri Latortue
réclame la création d’une nouvelle armée
et le retrait de la Minustah

Le président de la commission sécurité du sénat, Youri Latortue, estime que le gouvernement doit se lancer dans la création d’une nouvelle force de sécurité publique. M. Latortue a souhaité que le gouvernement utilise les fonds disponibles dans le budget pour que dès octobre 2007 on puisse enclencher le processus de retrait de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti ( Minustah).

Pour le représentant de l'Artibonite, le président Préval n’a pas fait référence à la souveraineté nationale dans son discours à l’occasion du 204 eme anniversaire de création du drapeau, le 18 mai 2007. Le président Préval avait lancé la campagne anti-corruption
" La lutte contre la corruption est importante, mais je crois qu’il faut considérer les attributs de la souveraineté qui sont la défense, la police, la justice sans oublier les impôts", indique Latortue, en préconisant que l’accent soit mis sur la fin du mandat de la Minustah en octobre prochain.

Le président de la commission justice et sécurité publique du sénat se prononce contre un renouvellement du mandat de la Minustah estimant que les haïtiens sont en mesure de gérer leur force publique qui est l’une des conditions pour faire flotter dignement le drapeau. Il déplore le retard mis par les autorités dans le décaissement des fonds attribués à la force de sécurité dénonçant des subterfuges du premier ministre. " Je suis pour la mise en place d’une nouvelle armée", assure t-il rappelant qu’un climat sécuritaire est indispensable pour favoriser les investissements et la création d’emploi. L’armée doit jouer son rôle dans le rétablissement d’un climat sécuritaire en protégeant les frontières et en combattant le trafic de la drogue condition indispensable pour encourager la relance de l’économie indique M Latortue pour qui les élus doivent favoriser la mise

Le sénateur n'a pas froid aux yeux! Sa revendication de restaurer l'armée pour défendre la souveraineté nationale ne convaincra que les naïfs. Cette armée n'est pas celle des pères fondateurs. C'est une créature l'occupation américaine. Elle n'a jamais défendu les frontières. Elle a toujours fait la guerre au peuple haïtien et à la démocratie haïtienne. Ses multiples coups d'Etat ont amené justement la perte de la souveraineté haïtienne. Le fait que Latortue plaide sa restauration, à la tribune du sénat, prouve que rien n'est réglé en Haïti. La question de l'armée n'est plus depuis longtemps une question de sécurité et de souveraineté, c'est l'instrument de la dictature permanente. Le gouvernement civil est le seul espoir de démocratie et de prospérité.

Une bonne police, bien formée, bien équipée, dotée de suffisamment de personnels, de financements, sous l'autorité du pouvoir civil, pourrait être une arme redoutable contre les criminels de tous poils. Pour la souveraineté, Haïti n'a pas les moyens de la reconquérir rapidement par la force. Le seul moyen d'y parvenir est l'union de la nation et le savoir-faire de son gouvernement. Mais, si jamais un téméraire s'en prenait militairement aux intérêts vitaux d'Haïti, seules les masses populaires pourront lui règler son compte, conformément aux enseignements de l'histoire.


23 décembre 2006

Les casques bleus de l'ONU tuent une dizaine de personnes à Cité Soleil
et auraient empêché la Croix-Rouge
de porter secours à des enfants blessés

Au moins 10 personnes ont été tuées par balles et et des dizaines d'autres blessées, dans le bidonville de Cité Soleil, lors d'une opération menée dans la nuit de jeudi à vendredi, par des casques bleus. Les détonations pouvaient être entendues à des kilomètres à la ronde. Et la populatiion de la zone la plus pauvre de la capitale, dejà en proie à toutes sortes de difficultés et de privations, a été obligée de se terrer chez elle. Selon une porte-parole de la misson onusienne, Sophie Bouteau de Lacombe, cette opération vise à mettre la main aux collets de présumés kidnappeurs qui se sont installés dans le quartier de Bois Neuf et les traduire par devant la justice.

Cependant, la plupart des tués seraient de simples citoyens dont le seul tort était d'habiter dans les quartiers ciblés, ont indiqué des citoyens de la cité. Mme de Lacombe a démenti par ailleurs les informations selon lesquelles un char de l'ONU avait été confisqué par des bandits. Des stations de radio de Port-au-prince avaient pourtant justifié l'attaque par le fait que des habitants de Cité Soleil avaient incendié un char abandonné par des soldats onusiens pris de peur. A part la dizaine de morts enregistrés, de graves dégats ont été enregistrés dans les habitations. De plus les habitants de Cité Soleil pourraient être confrontés à une grave pénrie d'eau, puisque des citernes et des chateaux d'eau ont été bousillés par des rafales d'armes.

L'attaque des militaires de l'ONU est survenue à la suite de pressions exercées contre le gouvernement et la MINUSTAH pour que des opérations à l'arme lourde soit menées dans cette zone présentée par certains secteurs comme le seul bastion des kidnappeurs. Mercredi, des policiers haïtiens aidés de soldats de la MINUSTAH avaient repoussé violemment des centaines de manifestants qui réclamaient la tête d'un policier membre du bureau de luttte contre le trafic des stupérfiants attrapé en pleine activité de kidnaping.

Beaucoup interprètent l'opération de l'ONU comme une volonté de calmer des secteurs qui réclament son départ tel le groupe d'étudiants considéré comme le fer-de-lance du mouvement GNB anti-aristide, qui se prepare à redescendre dans la rue. Au cours de leurs dernières manifestations, certains de ces étudiants se sont attaqués physiquement à des soldats étrangers, brisant les pare-brise de leurs véhicules. Beaucoup soupçonnent que ces nouvelles manifestations ne visent pas forcément la MINUSTAH, puisque c'est le gouvernement issu du mouvement GNB qui avait sollicitée sa présence. Selon des diplomates en poste à Port-au-Prince, l'objectif visé par certains étudiants qui n'agiraient pas seuls, serait plutôt de créer une situation susceptible de provoquer le départ du premier ministre.(AHP 22 décembre 2006)

Cette attaque de Cité Soleil par les soldats de la Minustha, dans les mêmes conditions, n'est pas la première. On sait qu'un gang armé proche du mouvement GNB avait attaqué les activistes lavalas de nuit, avant la première invasion de Cité Soleil par la Minustha, à l'aube du 14 décembre 2004 . Le commandant des forces onusiennes de l'époque, le général Ribeiro, et aussi son successeur Urano, avaient résisté tant qu'ils pouvaient aux pressions du GNB qui voulait utiliser les troupes étrangères pour régler les comptes politiques entre haïtiens. Ribeiro disait clairement craindre d'être pousuivi un jour pour crimes contre l'Humanité, s'il acceptait de pratiquer des massacres contre des innocents. Alors, les forces étrangères et les autorités haïtiennes devraient faire preuve de discernement, pour réussir leur mission de sécurité et ne pas se laisser manipuler par les intrigants politiques.

Des soldats onusiens auraient empêchét la Croix-Ruge de porter secours à des enfants blessés à cité Soleil
Le coordonnateur de la Croix rouge haïtienne à Cité Soleil, Pierre Alexis, a déploré vendredi le fait que des soldats onusiens aient empêché les véhicules de ladite institution de pénétrer dans la Cité pour permettre aux secouristes de prodiguer des soins aux blessés. Une dizaines de personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées lors d'une operation menée dans la nuit de jeudi à vendredi par des soldats de la MINUSTAH dans le bidonville de Cité soleil (nord de la capitale) Pierre Alexis invite les autorités gouvernementales à intervenir pour permettre à de nombreux enfants souffrant de graves blessures d'obtenir des soins. " La croix-rouge ne fait pas de politique. Son rôle est de secourir toute personne qui a besoin de ses services", a dit M. Alexis Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Haïti, Edmond Mulet avait condamné cette semaine les kidnappings d'enfants. Des habitants de Cité Soleil s'indignent du fait que lees soldats de la MINUSTAH refusent que des soins soient prodigués à des gens qu'ils ont blessés dont des enfants. (AHP 22 décembre 2006)


20 décembre 2006

Non il n'est pas interdit de réfléchir
C'est même recommandé pour arrêter la descente aux enfers

Et si la multiplication des actes de kidnapping n'avaient pour unique objectif que le départ d'Alexis Et si cette augmentation effrénée des actes d'insécurité et de kidnapping qui paralyse la capitale haïtienne (Port-au-Prince) n'avait pour seul objectif que chercher à provoquer le départ du premier ministre Jacques Edouard Alexis. Depuis environ deux semaines, le kidnapping a des cibles privilégiées, les enfants, les écoliers et les établissements scolaires et s'accompagnent parfois de meurtres, stratégie susceptible de provoquer la grande émotion et surtout l'indignation des familles.

C'est tout comme revoir un 5 décembre 2003, un recteur d'université porté sur un brancard les jambes supposément cassées dans des circonstances troublantes et confuses. Un diplomate étranger affirmait jeudi que plusieurs enviaient et lorgnaient le poste du premier ministre Jacques Edouard Alexis. Alexis dont on dit que la seule faute est d'avoir repris une déclaration du président René Préval qui affirmait privilégier des discussions avec de présumés bandits et des détenteurs d'armes illégales issus de tous les secteurs de la société pour ramener la paix.

En effet, les armes lourdes et illégales ne se trouveraient pas uniquement entre les mains des seuls habitants des bidonvilles. Les deux hommes (Préval et Alexis) auraient-ils commis l'erreur d'imaginer que la pratique des négociations avec des chefs de bandes armées, les repris de justice et autres "combattants de la liberté" en cavale, qui avait cours sous le régime latortue, pouvait encore se perpétuer. "Ecoutez! ces évadés et repris de justice sont des bandits d'une autre catégorie. Ils font partie des nôtres", doivent murmurer les pourfendeurs d'Alexis, muets comme carpe quand ce sont des gens du même circuit qui sont accusés d'implication dans la violence et le kidnapping.

La violence et le kidnapping seront combattues de manière intégrale ou ne le seront pas du tout, car toute discrimination dans la lutte contre ces fléaux ne peut que conduire à l'echec. Utiliser le "yoyo" de l'insécurité pour tenter de provoquer le départ d'un haut responsable de l'Etat en ces moments graves est un sérieux risque à prendre. Faire partir Alexis pour le remplacer par qui et pour faire quoi? C'est tout simplement vouloir ouvrir une nouvelle période d'incertitude dans le pays, comme si on n'avait pas déjà assez.de soucis. Mais on dit souvent que l'appât du pouvoir rend fou et que les politiciens et politicailleurs sont souvent des marionnettes suspendues dans les ficelles des manipulateurs. Beaucoup affirment que les manoeuvres visant à tout chambarder quelque 6 mois après l'entrée en fonction du gouvernement constitutionnel, se sont intensifiées suite aux rumeurs autour d'une éventuelle gravité de la maladie du Président Préval.

De fait, bien que le chef de l'Etat ait fait le point sur son état de santé à son retour dimanche de la Havane où il a subi des tests 5 ans après une opération de la prostate, on continue de vouloir à tout prix qu'il soit très malade. Sur de nombreux sites internet haïtiens, il pleut des articles questionnant ou afffirmant: qui va remplacer le président Préval? Il est dans une situation désespérante. Alors, un premier ministre d'une certaine chapelle est tout ce qu'il faut pour préparer le terrain, au moment de l'empêchement du président, n'est-ce pas? Cependant, l'attente pourrait être longue, très longue et surtout très fatigante.(AHP, Nouvelles du 15 décembre 2006)

..... Et si cette augmentation débridée des actes de kidnapping visait à justifier des appels au retour d'une force dysfonctionnelle et dissoute de fait. Le kidnapping a atteint des sommets intolérables qui ne sont pas loin de rivaliser avec la situation chaotique qui a prévalu sous le régime Latortue. Ce fléau destructeur et aveugle n'épargne aujourd'hui personne ni aucun secteur.

On rapporte que même le fils d'un kidnappeur aurait été enlevé et molesté pendant des heures la semaine dernière dans un quartier de la capitale avant que son kidnappeur de père soit venu le libérer. Il faut trouver à tout prix et dans l'urgence des moyens efficaces, drastiques mais intelligents pour libérer la famille haitienne de cette forme insuppportable de délinquance, après le retour à l'ordre constitutionnel. Mais qui agite cette flambée soudaine de kidnapping? A quoi veut-on aboutir? Et si cette vague de kidnappings avait pour but de chercher à imposer le retour d'une force dysfonctionnelle, une force dont des membres ont commis dans un passé récent des sabotages et des exactions de toutes sortes suite à de fallacieuses promesses mais qui au bout du compte n'ont recolté que le mépris et la mort.

En tout cas, aujourd'hui, l'essentiel pour les autorités est de rejeter les stéréotypes, pour arriver à bien identifier les auteurs des actes de kidnapping, leur commanditaires et le mobile de leurs exactions. Beaucoup estiment en effet que si jusqu'ici la lutte contre le kidnapping n'a pas atteint les résultats escomptés, c'est parce que ceux qui se donnent le pouvoir de l'orienter ou qui croient avoir l'autorité d'indiquer les pistes à suivre, en donnent de mauvaises pour fourvoyer et détourner l'opinion de certaines pistes intéressantes. Ce qui fait dire à plus d'un que ce n'est pas tant le kidnapping que certains secteurs voudraient voir combattre mais annhiler une certaine catégorie de gens pour des motifs précis.

Beaucoup estiment que les déclarations intempestives sur la mise en veilleuse de l'article de la constitution haïtienne interdisant la peine de mort pour permettre l'exécution d'individus coupables ou supposés coupables de kidnapping, s'inscrivent dans cette même logique Et pour preuve, ceux qui appellent à la castration de la constitution n'éprouvent aucune gêne à se taire sur des cas révoltants liés directement au kidnapping, parce que l'auteur est Mr. X. Ils savent dejà qui ils visent... pour couvrir la cavalcade des intouchables.

On a souvent cité l'action des repris de justice, celle des gangs de rue et l'action de petits policiers ripoux dans l'épineux dossier du kidnappping, mais les projecteurs sont sutrtout mis sur les qauartiers déshérités et les bidonvilles de la capitale. De fait, combien de fois n'a-t-on pas appelé la mission de stabilisation des Nations-Unies en Haïti ( dont des soldats ont été 1000 fois accusés par les mêmes secteurs) à pilonner ces quartiers , à les ratisser. Qu'importe s'il y a des colatérales.On dédommagera et relocalisera ce qui restera de ces maudits, ces galeux responsables de tous nos maux. Mais on risque ainsi de courir tout droit au renforcement du mal en voulant brouiller les pistes. Le kidnappingt est aujourd'hui multicéphale, ses auteurs directs et ses patrons étant recensés ici et là. La lutte doit être étendue partout où ils se retouvent pour le bien d'une société meurtrie. En période d'épidémie, s'il y a des médicaments à adminnistrer, il faut les administrer partout où des cas de maladie sont repertoriés...


15 décembre 2006

Vives préoccupations des officiels en Haïti face aux vagues de déportation
de criminels des Etats-Unis vers Haïti.

Le sénateur Nelnel Cassi soutient que la déportation de repris de justice complique davantage le drame de l'insécurité que connaît Haïti actuellement. "Ce sont ces éléments rejetés par la société américaine et qui sont refoulés sur le sol national qui aggravent le problème de l'insécurité en Haïti, a déploré M. Cassi".

Le député Elou Saint Louis Fleuriné estime que les autorités américaines devraient tenir compte de la faiblesse des structures d'accueil en Haïti avant le refoulement de ces hommes violents qui ont la plupart commis des actes criminels aux Etats-Unis.

Ils devraient nous aider à faire le suivi du dossier de chacun d'eux. "Ce sont pour la plupart des individus ayant grandi dans le pays hôte où ils sont devenus délinquants, qui sont déportés dans un pays qu'ils ne connaissent même pas.

Quant au président de la commission/Affaires étrangères de la chambre des députés, Saurel François, il affirme avoir posé en vain ce problème avec différents consuls généraux leur demandant d'acheminer au parlement les fichiers de chacun des déportés afin de pouvoir étudier leur dossier en vue de leur intégration dans la société. Saurel François a exprimé toutefois le souhait que ce processus puisse commencer d'ici le mois de janvier 2007. Les déportations de repris de justice avaient été suspendues sous le régime intérimaire de Gérard Latortue. Elles ont repris après le retour au pouvoir du président René Préval.

Le sénateur Anacacis rappelle tous les partis représentés dans le gouverneament sont concernés dans la recherche de solutions au fléau de l'insécurité Le sénateur Jean Hector Anacacis,du parti Espoir, a estimé tout à fait normal que le premier ministre Jacques Edouard M. Alexis vienne au parlement en tant que chef du conseil supérieur de la police nationale pour répondre aux questions des parlementaires sur la recrudescence de l'insécurité à Port-au-Prince. Ceux qui ont des responsabilités directes dans la sécurité du pays sont convoqués au parlement pour fournir des explications, a dit le parlementaire, ajoutant qu'ils devront démissionner s'ils sont incapables de donner des résultats ou de mettre en place un autre plan de sécurité.

Le sénateur de la plateforme l'Espoir a souligné dans le même temps que le dossier de la sécurité du pays, n'est pas uniquement l'affaire du président ou du premier ministre. Tous les partis qui ont des ministres dans le gouvernement sont tout aussi responsable, a-t-il dit.. L'OPL, l'Alliance, la Fusion, ont aussi pour devoir de présenter un plan de sécurité au conseil des ministres, via leurs ministres, pour aider à endiguer le fléau de l'insécurité, a-t-il fait savoir, ajoutant que les partis en question ne peuvent se complaire dans le lancement de critiques comme s'ils n'étaient pas concernés. L'échec du gouvernement actuel est l'échec de tous les partis le composant, a martelé M. Anacacis. ( AHP , Port-au-Prince, le 5 décembre 2006)

Violences et victimes dans les élections à Maïssade
entre partisans des partis politiques

Au moins 6 personnes ont été blessées mardi 5 décembre , à coup de pierres, lors d'affrontements entre des partisans du parti Alliance Démocratique et de la Fusion des sociaux démocrates, dans la commune de Maïssade, au cours de violences post-électorales. Des élections municipales et locales ainsi que des législatives complémentaires ont été organisées le 3 décembre à travers le pays.
"Le résultat du chaos est le retour à la tradition électorale haïtienne. La population n'est pas mure pour choisir ses représentants, sans l'aide des spécalistes de la fraude."

La maison du père du coordonnateur de l'Alliance démocratique a été incendiée, a fait savoir un député de cette formation politique, Willot Joseph, qui a affirmé avoir été lui-même braqué par des policiers et des agents de la MINUSTAH dans le cadre des incidents. Selon le parlementaire, ces incidents se sont produits en raison d'irrégularités graves enregistrées au cours des opérations de vote à Maïssade. Chaque partisan de la Fusion a déposé au moins une vingtaine de bulletins dans les urnes, des bulletins ayant été distribués aux membres de ce parti, dans la nuit de samedi à dimanche, dans toute la commune, a accusé M. Joseph.

Il a réclamé des responsables du Conseil Electoral Provisoire qu'ils procèdent au recomptage des bulletins de vote dans cette commune. Pour sa part, le porte-parole de la Fusion, Micha Gaillard, a rendu le député Willot Joseph responsable du conflit. Selon lui, le conflit a éclaté suite à la contestation violente par le député Joseph du processus de comptage donnant a-t-il dit, une avance considérable au candidat de la Fusion par rapport aux autres .M. Gaillard qui dit déplorer que ce soit un député de l'Alliance, un partenaire de la fusion, qui soit à la base de ce conflit. " La fusion n'a aucun problème avec les partisans de l'Alliance, puisque le député est le seul responsable des incidents, a dit M. Gaillard appelant à la compréhension de tous en vue de la résolution de ce problème de manière pacifique. (AHP 6 décembre 2006)


31 mars 2006

Violente manifestation armée aux Gonaïves

 

La situation était extrêmement tendue, jeudi 29 mars, aux Gonaïves, où des membres de l’Armée Cannibale" manifestaient violemment contre la détention de Billy déporté des Etats-Unis il y a quelque temps. Des agents de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) avaient procédé la semaine dernière à l’arrestation de cet homme pour possession illégale d’armes à feu.

Les manifestants qui portaient des armes de guerre, ont lancé des pierres et des bouteilles contre des établissements scolaires provoquant la fin prématurée des cours. Ils ont menacé de mener un raid contre le commissariat de police où est incarcéré Billy.

Outre les écoles, les autres secteurs d’activités de la ville, la quatrième du pays, étaient également paralysés par ce mouvement de protestation dont le leader principal était Ferdinand Vilfort alias "Ti Will", un ex-chef rebelle anti-Aristide récemment mis en cause dans l’assassinat d’une fillette aux Gonaïves.
L’Armée Cannibale qui avait initié la rébellion armée contre le gouvernement Aristide après l’assassinat de son chef Amiot Métayer, en septembre 2002, est devenue le Front de Reconstruction Nationale (FRN). Son actuel leader Guy Philippe, une des principales figures du mouvement insurrectionnel de 2003/2004, avait obtenu environ 2% des suffrages aux présidentielles du 7 février dernier. (Source:Radio Kiskeya, 30 mars 2006 )


18 mars 2006

Haïti et l’Irak ont produit
le plus grand nombre de réfugiés en 2005

Haïti et l’Irak sont parmi les pays au monde ayant produit le plus grand nombre de réfugiés en 2005, selon un rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) rendu public, vendredi 17 mars, à Genève et relayé par le quotidien brésilien O Estado de Sao Paulo.

Les deux pays enregistrent chacun une augmentation de 27% des demandes d’asile présentées par leurs ressortissants, dans différentes régions du globe, au cours des douze derniers mois. Seule la Serbie a atteint un score plus élevé avec 21.000 expatriés.

Le HCR précise que 10.500 personnes ont fui Haïti en 2005. Quatre mille d’entre elles se sont réfugiées en Europe et beaucoup d’autres en Amérique du Nord.

Pendant la même période, 12.000 irakiens ont dû abandonner leur pays dont des régions entières sont transformées en champ de ruines par les affrontements interminables entre la coalition militaire américano-britannique et une guérilla hyperactive.

A contrario, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés observe une chute continue du nombre des réfugiés à l’échelle mondiale. Seulement 336.000 nouveaux cas de demande d’asile ont été enregistrés en 2005 dans cinquante pays, soit une réduction de 15% par rapport à 2004 et de 49% en comparaison à 2001.

Les pays les plus sollicités par les réfugiés sont la France avec 50.000 demandes, les Etats-Unis 48.800, la Grande-Bretagne 30.000 et l’Allemagne 29.000, note le HCR.


6 mars 2006

Duclona Amaral se prononce pour
le respect de la constitution
et l'investissement privé

Amaral Duclona, militant politique à Cité Soleil (tendance aristidienne, c'est la démocratie toutes les tendances peuvent s'exprimer), a renouvelé jeudi son attachement à Jean Bertrand Aristide, selon une dépêchhe de HPN, et a promis de « rester mobilisé pacifiquement » durant le règne de René Préval jusqu'au retour de l'ancien président de son exil sud-africain.

Evoquant la constitution qui se prononce contre l'exil, Amaral Duclona n'a pas caché sa fidélité à l'ex-président Jean Bertrand Aristide qui vit depuis presque deux ans en Afrique du Sud, depuis février 2004.

Après la victoire de René Préval, à la présidentielle du 7 février, M. Aristide a annoncé à des médias sud-africains qu'il désirait retourner en Haïti "dès que tôt possible". René Préval a déclaré que que « la Constitution dit qu'aucun Haïtien n'a besoin d'un visa pour quitter le pays ou pour y revenir. »

Amaral Duclona a lancé un appel au secteur privé haïtien pour la création d'emplois dans ce bidonville où vit entre 200.000 et 250.000 personnes. (Source : HPN,le 3 mars 2006)


27 janvier 2006

L'offensive anti-élections
a-t-elle-commencé?
Quelle est la lecture de la Minustha?

 

Quelques jours avant le premier tour des élections législatives et présidentielles, la violence parait en marche!

Depuis la mort mystérieuse du commandant Urano, le 7 janvier 2006, les violences se multiplient. Deux casques bleus jordaniens sont abattus à Drouillard , une semaine plus tard.

Ce sont, dans la foulée, une fusillade contre un simple groupe carnavalesque en pleine répétidion du côté de Martissant, l'assassinat par balles d'au moins quatre policiers du rang, du côté de Carrefour

C'est la destruction par le feu du matériel de campagne du candidat Préval, attendu à Saint-Marc, pour l'empêcher de faire campagne. Ce sont de graves affrontements avec mort d'hommes (gangsters et simples paysans) du côté de Gonaïves.

Le 25 janvier 2006, le candidat Préval, en campagne dans les départements du Nord s'est vu interdire l'entrée dans la ville de Ouanaminthe par une bande armée baptisée "Base 52". Le candidat, fort du soutien populaire, a maintenu son rassemblement malgré les tirs d'intimidation. René Préval a prononcé un bref discours sur la place centrale et sa caravane électorale a pu circuler dans la ville sous forte escorte de ses gardes du corps, d’unités spécialisées de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et de soldats de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), selon l'agence dominicaine Espacinsular.

Pendant toute la soirée ayant précédé l’arrivée du candidat, des tirs nourris étaient entendus partout. Selon l’agence dominicaine, tôt dans la matinée, une épaisse colonne de fumée noire montait dans le ciel de Ouanaminthe où des barricades enflammées étaient érigées. Jusqu’à dix heures du matin, les coups de feu retentissaient partout, paralysant toutes les activités dans la ville.


Lecture de la situation par la Minustha

José Elito Carvalho Siqueira : "La MINUSTAH n'est pas une force d'occupation et n'est pas là pour la guerre" Le général brésilien José Elito Carvalho Siqueira, a été installé lundi dernier à la tête de la MINUSTAH en remplacement de son compatriote Urano Texera Da Matta Bacellar trouvé mort le 7 janvier dernier dans sa chambre d'Hotel à Port-au-Prince.
Comme on le voit, il se réclame d'une vision plus réaliste de la situation, et ne se voit pas canonner les favelas de Rio.

A cette occasion Juan Gabriel Valdès a déclaré que M. Elito « est un type compétent et expérimenté qui a aidé à la pacification de plusieurs régions réputées chaudes au Brésil", Il s'est dit confiant qu'avec l'arrivée du général Jose Elito Carvalho Siqueira, à la tête de la mission onusienne, "le quartier populaire de Cité Soleil sera pacifié".
Valdès a assuré aussi que des mesures drastiques ont été adoptées par les forces de l'ordre pour permettre à la population de ce bidonville de se rendre aux urnes, le 7 février.

Monsieur Valdès parle spécifiquement de "pacifier Cité Soleil". Ne se trompe-t-il pas de cible? Somme toute le général Urano n'a pas été tué par Cité Soleil. D'autre part le problème du banditisme ne peut être réglé que par un gouvernement légitime et impartial.

Ce n'est pas en persécutant "Cité Soleil", pour l'empêcher de voter qui elle veut, qu'on va rétablir la paix.
Le général Heleno ne voulait de cette guerre sans gloire! Certains avaient salué l'arrivée du général Urano comme celui qui allait "pacifier Cité Soleil".
Cette expression flatte les bas instincts d'une catégorie d'Haïtiens, mais pas ceux qui souhaitent une solution appropriée et durable.


16 janvier 2006

Haïti : Histoire d'armes et de gangs
Plus de 200.000 armes
de tout calibre en circulation,
dont 13.000 détenues par les gangs

(Qui est plus armé que l'autre et donc plus tenté de s'aventure dans une guerre civile?)

Environ 210.000 armes à feu légales et illégales de tous calibres sont actuellement en circulation en Haïti suivant des recherches menées entre 2004 et 2005 par des organisations internationales, a déclaré à AlterPresse Yolette Etienne, représentante de l’organisation Oxfam en Haïti.

De cette quantité, près de 170.000 se trouvent entre les mains de particuliers, de simples citoyens, de services de sécurité et de la police.

Les bandes armées ont 13.000 armes en leur possession, selon la responsable d’Oxfam, qui souligne que « ce sont des projections ». En 2001, la police nationale avait enregistré plus de 20.000 armes possédées légalement par des civils. Yolette Etienne fait remarquer que l’insécurité grandissante contribue largement à la prolifération des armes.

Un rapport de trois organisations : Oxfam, Réseau d’Action sur les Armes Légères (IANSA) et Amnistie Internationale, publié le 9 janvier 2006 à Londres, montre qu’Haïti souffre de l’inefficacité du contrôle des armes pour garantir la sécurité des citoyens face à la violence.

Une conférence des Nations Unies sur le commerce illicite des armes légères et de petits calibres se tiendra aux Etats-Unis en juin / juillet 2006. Ces organisations profiteront de cette occasion pour sensibiliser l’ONU sur la question.( 16 janv. 2006, AlterPresse)


10 janvier 2006

Au moins 3 personnes tuées
lors d'opérations de la MINUSTAH
à Cité Soleil

Au moins 3 personnes auraient été tuées et plusieurs autres blessées dimanche et lundi lors d'opérations militaires menées par des soldats de la MINUSTAH, à Cité Soleil. Selon des habitants de la zone, des corps auraient été emportés vers une destination inconnue.

Ils accusent la MINUSTAH d'avoir lancé ses opérations meurtrières dans ce bidonville pour satisfaire aux exigences du secteur privé des affaires. Plusieurs sources ont fait savoir que le général brésilien Bacellar retrouvé mort par balle samedi se serait donné la mort en raison des pressions exercées contre lui pour qu'il intervienne de façon brutale à Cité soleil. ( Source : AHP, 9 janvier 2006)


7 décembre 2005

Serait-ce le réveil du bon sens,
Monsieur Valdès?

Il ne faudrait pas s’attendre à une solution à la violence à Cité Soleil (nord de la capitale) avant les élections, a déclaré mardi le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, Juan Gabriel Valdès. Le diplomate chilien estime que les problèmes d’une population telle que celle de Cité Soleil ne datent pas d’aujourd’hui.

« La solution à ces problèmes n’a jamais été et ne sera pas militaire », a-t-il dit précisant « qu’ on ne saurait demander à une force étrangère de régler du jour au lendemain un problème datant d’une centaine d’années».

Juan Gabriel Valdès appelle plutôt à des investissements dans le pays et interpelle en ce sens les bailleurs de fonds, la classe politique et tous les autres secteurs de la vie nationale conviés par le diplomate à jouer pleinement leur partition.

Il souhaite en ce sens que les partis politiques accepteront les résultats des élections et permettront, par leur comportement, que le pays entre dans une ère de stabilité propice à son avancement. (Source :Radio Kiskeya, 7 décembre 2005)

On voudrait tellement que ce bon sens reprenne ses droits! Malheureusement, on l'a déjà entendu, mais pour très vite disparaître sous la pression combinée du "système" séculaire haïtien et de ses soutiens étrangers. Alors courage Monsieur Valdès!


4 octobre 2005


- Des éléments de la composante militaire de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), ont procédé samedi dernier au Parc industriel de Port-au-Prince à l’arrestation du nommé Louis Étienne, alias « Ti Pa », l’un des anciens lieutenants de Emmanuel Wilmé tué le 6juillet par des militaires étrangers.

Louis Étienne a arrêté au moment où il était venu s’inscrire
dans un bureau électoral comme candidat au poste de délégué de ville. Trois de ses complices, les nommés Nickson alias Coq, Jean Yves et un inconnu ont eu le temps de s'échapper.

Selon Radio Kiskeya, ces derniers temps, les activistes armés assiègent les bureaux de vote où ils tentent de se faire inscrire comme candidats à divers postes de représentants des collectivités territoriales.
(3 octobre 2005, Radio Kiskeya)

- Au moins une personne a été tuée et 19 autres arrêtés au cours de deux operations conduites par la MINUSTAH et la police nationale dans les quatiers populaires du Bel-air, Solino et Saint Martin.
La personne tuée est le nommé "Dan Sere" présenté comme un proche du chef de gang "genéral Toutou".
Selon le bataillon brésilien de la MINUSTAH, ces opérations visent à libérer ces quartiers de l'influence des groupes
armés. (AHP 29 septembre 2005)

-4 individus arrêtés par le batailon brésilien de la MINUSTAH

Port-au-Prince, 15 septembre 2005,(AHP)- 150 militaires de la MINUSTAH ont réalisé mercredi 14 une opération dans un ensemble de quartiers du centre-ville de Port-au-Prince dont les Rues MACAJOUX, TIREMASSE, SANS FIL et MARIELLA
- arrestation de 4 individus soupconnés d'implication dans des actes de banditisme. 3 d'entre eux feraient partie du groupe du chef de gang connu sous le nom "général Toutou", indique la note.
Un autre, Frantz Satiné, est suspecté d'avoir participé dans le kidnapping et l'assassinat du journaliste Jacques Roche.
Le Bataillon Brésilien, informe par ailleurs avoir procédé à l'arrestation de 10 personnes considérée comme suspectes, lors d'une manifestation de militants lavalas, pour la libération du père Jean Juste, qui a été dispersée parce que le régime en place l'a taxée d'illégale. (AHP 15 septembre 2005)

- Selon la Police, soixante présumés bandits, dont des évadés du pénitencier et autres fugitifs, ont été arrêtés ces derniers jours à Port-au-Prince. La plupart des personnes mises aux arrêts, ont été appréhendées dans la région métropolitaine de Port-au-Prince notamment à Carrefour, Frères et Bon Repos, a souligné Wilton Thomas porte-parole de la PNH.

Il a aussi souligné que l'enquête ouverte par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), sur les événements du 20 août dernier à Grand-Ravin, va bon train. On se rappelle qu’une dizaine de personnes ont été lynché ce jour-là par des policiers et des attachés, selon le chef de la MINUSTAH, Juan Gabriel Valdez. (AHP 14 septembre 2005)

La Police Nationale d'Haïti :bilan des opérations menées du 22 au 29 août 2005
dans plusieurs régions du pays. Un porte-parole de la PNH, Wilton Thomas, a fait état de 36 arrestations dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

- personnes arrêtées, a-t-il dit, pour leur implication présumée dans des actes de kidnapping, de cambriolage et dans des associations de malfaiteurs.

- Friztnel Chaperon, un agent 3 de la PNH qui a été blessé par balles par des individus armés.

- arrestations d'autres individus suspectés d'implication dans les assassinats du docteur Guérin, de l'ingénieur Eddy Labrousse et du ressortissant français Paul Henri Moural perpétrés à Port-au-Prince.

- découverte à Ganthier du cadavre de Josias Bastien, assassiné le 25 août.

- la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), continue d'entendre Stanley Handal un homme d'affaire accusé d'implication dans la disparition de Nathaël Génélus, un cadre d'une banque privée de la capitale.

- la DCPJ entend actuellement des témoins des incidents meurtriers survenus la semaine dernière dans le quartier populaire de Grand' Ravine où plusieurs personnes ont été lynchées.

-La police attend également les résultats de l'enquête ouverte par l'armée dominicaine sur la cargaison d'armes et de munitions saisies récemment à la frontière haïtiano-dominicaine. (AHP, 31 août 2005)

La CIVPOL rebaptisée UNPOL

Le porte-parole de la police des nations Unies, Jean François Vézina, a informé mercredi que cette composante de la MINUSTAH qui s'appelait CIVPOL a été rebaptisée UNPOL, Police des Nations Unies.
Jean François Vézina a fait savoir qu'il s'agit d'une décision du conseil de sécurité des Nations Unies.

Le porte-parole en a profité pour faire savoir que la UNPOL n'avait pas participé aux arrestations faites le mardi 30 août par les casques bleus dans le quartier populaire du Bel-Air. Un certain Fritz présenté comme le bras droit d'un chef de gang nommé Toutou, seraient retenus pour investigation. Des habitants de la région ont indiqué que les arrestations ont été opérées lors d'un concert en faveur de la paix et la réconciliation. (AHP 31 août 2005)

Vingt arrestations à Bel-Air - Une vingtaine d'haïtiens ont été interpellés à Bel-Air (un quartier populaire de Port-au-Prince) lors d’une opération conjointe menée par la Police nationale et les casques bleus de la Minustah (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti), mardi 30 août.

Le général Basela Orano Damata - Arrivé dans la capitale haïtienne (fin août) , deviendra officiellement, début septembre, le nouveau commandant de la composante militaire de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), en remplacement d’un autre général brésilien, Augusto Heleno Ribeiro Perreira, en poste depuis le début du mandat de la mission internationale de paix, le 1er juin 2004.
"Pacifier Cité Soleil, le plus grand quartier pauvre et violent de la capitale, sera le principal changement à obtenir avant les élections" a déclaré vendredi à Port-au-Prince, l’officier marocain, El-Ouafi Boulbars.
En somme un Seigneur de guerre plutôt qu'un serviteur de la loi!

Front de résistance des Gonaïves - Une personne a été blessée, aux Gonaïves, au cours du week-end écoulé, lors d'affrontements entre la police et des membres du Front de résistance des Gonaïves. L'incident s'est produit suite à l'arrestation par la police de 5 présumés bandits dans le quartier populaire de Raboteau et que les membres du front voulait remettre en liberté (29 août, 2005 AHP)

35 Haitian civilians killed in violence

Du 6 au 10 août, au moins 35 cadavres de civils, criblés de balles, ont été dénombrés à l'Hôpital général de Port-au-Prince.
Cette semaine, la police officielle avait lancé des raids meurtriers dans les quartiers populaires réputés représenter des bastions des partisans de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide renversé à la faveur d'un mouvement violent en février 2004.

Le mercredi 3 août, 9 présumés criminels étaient tués dans une opération de police au Bel-Air, selon la police. L'ancien président de la chambre des députés Kelly Bastien a été kidnappé mardi dans la capitale, contre une rançon de 200,000 dollars.

Le gouvernement de Monsieur Latortue a durci ses mesures de répression pour s'assurer que les élections prévues à la fin de l'année se déroulent comme prévu. (Xinhua : 2005-08-12)

Deux policiers tués - Décilus Daniel Junior a été tué par balles le 13 août à Fontamara (périphérie sud) et Dona Blanchedor, enlevé le 11 aout à Belekou (Cité Soleil - périphérie nord), a été exécuté par la suite.

La PNH fait état de 56 arrestations
Deux porte-parole de la police, Wilton Thomas et Gessy Cameau Coicou, ont fait état de 56 arrestations période 9 au 15 août. M. Thomas et Mme Coicou, informe qu'une personne enlevée a été également libérée dans la commune de Carrefour.
Deux autres individus ont été arrêtés dans la commune de la Croix-des-Bouquets pour leur implication présumée dans l'assassinat d'un policier en mai dernier au Bel-air.
D'un autre côté, la Police nationale a lancé un avis de recherche contre le nommé Augudson Nicolas alias "général Toutou". Selon Mme Coicou, il serait impliquée dans plusieurs actes de banditisme dans la capitale.

La CIVPOL
(police étrangère opérant en Haïti) - Jean François Vézina, a rejeté les informations selon lesquelles, la MINUSTAH entretiendrait de bons rapports avec Augudson Nicolas et serait en négociation avec lui.Selon Jean François Vézina, il ne saurait y avoir d'amnistie en faveur d'un citoyen comme Augudson Nicolas.

Lynchage - Jean François Vézina condamné par ailleurs les actes de lynchage commis par des individus dans les quartiers populaires. Plus d'une dizaine de personnes ont été lynchés la semaine dernière dans les quartiers populaires de Bel-Air et de Solino sous prétexte qu'elles seraient des bandits et des kidnappeurs. Les responsables de ces crimes s'étaient publiquement félicités de leurs forfaits.

Des habitants du Bel-Air ont accusé des policiers d'implication dans ces lynchages. (AHP 17 août 2005)

Yvon Feuillé condamne la justice expéditive dans les quartiers populaires de Port-au-Prince. Près d'une vingtaine de personnes ont été déjà tués à coups de machettes et certaines brûlées vives dans les quartiers de Solino et du Bel-Air, par des individus qui les taxent de bandits et de kidnappeurs.
Yvon Feuillé a critiqué l'attitude des autorités intérimaires qui ferment les yeux, a-t-il dit, sur cette pratique ignoble, alors que les gens impliqués dans ces actes se félicitent ouvertement de leurs forfaits. Plusieurs habitants du Bel-Air ont accusé des membres de la police nationale de pousser des individus à s'en prendre à des habitants des quartiers populaires.

Jean-Claude Bajeux dénonce - Le responsable du Centre Oecuménique des droits humains, Jean-Claude Bajeux, avait dénoncé jeudi 11 aoùt, cette nouvelle forme de justice expéditive, accusant un certain secteur de profiter de la période de confusion pour pousser les habitants à se faire justice. Bajeux dit croire que cette pratique peut conduire très loin. (AHP 12 août 2005)

10 à 12 personnes lynchées - Des individus se sont félicités jeudi de l'assassinat la veille dans le quartier populaire de Bel-Air d'au moins 10 personnes accusés de bandits et de kidnappeurs. Au moins une des personnes assassinées, le nommé Shaba, a été brûlée vive.

Les auteurs de ces exécutions ont affirmé sur les ondes de stations de la capitale de la capitale qu'ils bénéficiaient du support de la police dans leurs actions contre ceux qu'ils taxent de bandits et qui leur auraient mené la vie dure.

Plusieurs secteurs ont dénoncé la distribution de machettes dans des quartiers populaires dont Bel-air et Solino pour porter les habitants à s'entredéchirer.

Avant cette nouvelle forme de violence- le lynchage- ce sont des policiers qui étaient accusés de se livrer à des exécutions sommaires dans les quartiers populaires et à la répression de manifestations pacifiques.

Plusieurs habitants du Bel-air ont appelé la MINUSTAH à intervenir pour éviter la poursuite des lynchages.

Samba Boukman rejette les "manoeuvres"- En ce qui a trait aux cas de lynchage enregistrés mercredi 10 août, au Bel-Air, le porte-parole des militants lavalas, Sanba Boukman a rejeté les "manoeuvres" visant à faire croire que les habitants du Bel-air seraient impliqués dans ces exactions. Ce sont des gens emmenés par la police qui ont commis ces actes, a-t-il fait savoir, ajoutant qu'au moins une douzaine de personnes ont été lynchés pour la seule journée de mercredi.

Prévenu disparu - La Police Nationale d'Haïti a annoncé l'arrestation de 3 personnes dans le cadre de l'enquête ouverte sur la disparition de Génélus Nathanaël. Génélus Nathanël a disparu depuis 9 jours, après avoir été arrêté par l'inspecteur du sous-commissariat de Delmas 62, James Bourdeau activement recherché pour abandon de poste.(10 août 2005, AHP)

Assassinat du docteur Michel Guérin - Deux individus ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête ouverte sur l'assassinat du docteur Michel Guérin.

Formation d'une commission mixte, de policiers Haïtiens et de la CIVPOL
dans le cadre d'un travail d'assainissement interne de l'institution policière. 16 individus ont été déjà expulsés de l'académie de police pour fraude et leur implication dans des crimes et d'autres actions louches. Ce travail d'épuration de la PNH ne concerne pas seulement les policiers mais également les aspirants policiers, a fait savoir la porte-parole. (AHP 10 août 2005)

Selon Elouafi Boulbars, colonel marocain - 11 présumés bandits ont été arrêtés, une arme saisie et un otage libéré au Bel-Air. Les personnes arrêtées seraient des bandits dangereux, a fait savoir Elouafi Boulbars qui annonce l'intensification des opérations. Selon M. Boulbars l'opération du lundi est une opération réussie.

Par aileurs, la police a annoncé avoir abattu deux présumés bandits lors d'une opération dans le quartier de Solino. Des sources proches de la PNH ont fait savoir pour leur part que la population de ce quartier aurait lynché 4 présumés kidnappeurs.

Toutefois, dans le même temps, des habitants de plusieurs quartiers populaires dont Bel-air et Solino ont dénoncé la présence de nombreux inconnus armés qui se livreraient à des exactions contre des habitants qui sont restés dans leurs maisons, en dépit des opérations musclées menées dans ces zones Certains d'entre eux ont même fait part d'un plan qui viserait à dresser les uns contre les autres, les gens des quartiers réputés chauds. (AHP 9 août 2005)

Le Parti Populaire National (PPN), a accusé des responsables de la MINUSTAH de chercher à le lier à un groupe armé dénommé "Armée Dessalinienne Libération Nationale" (ADLN) opérant dans l'Artibonite.

Selon lui, la MINUSTAH a affiché ce comportement en raison du fait que le PPN cherche à dissuader la population de retirer la carte d'identification nationale et à bouder les prochaines joutes électorales qui se dérouleront avec la présence d'une force étrangères sur le sol national.

Il invite tous les Haïtiens à rester mobilisés pacifiquement jusqu'à la fin des persécutions politiques, la libération des prisonniers politiques et le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays. (AHP 9 août 2005)


11 juillet 2005

Deux calamités sur Haïti
Sont-elles liées entre elles?


Raids aveugles de policiers avec l'aval de la Minustha
Une dizaine de personnes tuées au Bel-Air lors d'une opération de la police nationale
Une dizaine de personnes ont été abattues ce vendredi dans le quartier populaire du Bel-air lors d'une opération menée par des policiers montés à bord d'une Nissan patrol de couleur rouge.

La plupart des victimes ont été abattues à l'intérieur de leur maison, ont constaté des témoins et des reporters, affirmant que les policiers ont tiré de façon aveugle. Les cadavres de 6 des victimes dont celui d'un fou prénommé Gérard, gisaient encore dans leur sang jusqu'en fin d'après-midi à la rue Macajoux.

Des parents et des proches ont dénoncé une nouvelle fois les exécutions sommaires dans les quartiers populaires. Ils ont fait savoir que ces crimes injustifiés les déterminent davantage à poursuivre la mobilisation pacifique en faveur du retour à l'ordre démocratique rompu, ont-ils dit, le 29 février 2004 avec le départ précipité d'Aristide.

Aucune présence de la MINUSTHA n'avait été remarquée au cours de l'intervention des agents de la PNH. Des responsables de la mission onusienne avaient indiqué en début de semaine que depuis le vote de la résolution 1608 du conseil de sécurité, toutes les opérations de la PNH reçoivent l'aval de la MINUSTAH. (Source : AHP 8 j
uillet 2005)


 

11 juillet 2005

Il y aura toujours des Wilmer
tant qu'il y aura la misère et l'exclusion

Emmanuel Wilmer avait 27 ans. Ses compagnons ne sont pas plus agés. Ils sont accusés de porter des armes et d'être des criminels à exécuter sans procès. Personne cependant ne dit précisément de quels crimes ils sont coupables.
On sait que la circulation des armes dans les bidonville est une conséquence des massacres perpétrés contre les parents de ces jeunes hommes, pour la plupart orphelins, par les militaires et paramilitaires du coup d'Etat de 1991 et d'autres exactions.
L'accusation principale qui justifierait l'assassinat de sang-froid de ces personnes serait leur sympathie pour Aristide. Si on peut comprendre la haine des secteurs dominants de la société haïtienne contre les catégories qui défient leur pouvoir, on ne voit vraiment pas ce que les militaires des Nations Unies viennent faire dans ce règlement de comptes.
Avoir une opinion politique n'est pas encore considérée comme un crime d'après les chartes en vigueur.
Ces Haïtiens sont liquidés dans leur pays par des militaires étrangers suivant la même logique que le gouvernement d'Aristide a été liquidé par des étrangers. Sous des accusations sans preuve martelées dans l'esprit des gens. Pourquoi les grands imprécateurs n'apportent pas quelques preuves du comportemement tyrannique du gouvernement Aristide, en le comparant, par exemple, à l'actuel gouvernement pour lequel on est prêt à verser tout le sang dont il a soif? Ce n'est pas là une demande exorbitante.

 

Plusieurs milliers d'habitants de Cité Soleil ont participé samedi aux funérailles du chef de guerre de Bois-Neuf, Emmanuel Wilner dit Dread Wilmé, déclaré mort le 6 juillet lors d'une opération musclée menée par des soldats onusiens. Le cadavre de Dread Wilmé dans son cercueil couvert du drapeau haïtien était exposé sur la place de Soleil 19.

Les milliers d'habitants de Cité Soleil qui a rendu hommage à Dread Wilmé, le présente comme quelqu'un qui s'est battu en faveur des pauvres de ce bidonville. Les organisateurs de ces funérailles ont dénoncé l'opération ayant conduit à la mort de leur chef et celle de beaucoup d'innocents. Ils ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la lutte pour le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays.

Dread Wilmé n'est pas mort, a déclaré l'un des organisateurs, un tel homme ne peut pas mourir reprenait en choeur la foule. "Tant qu'il y aura la misère, l'exclusion sociale et l'arbitraire et la violence, il y aura toujours des Dread Wilmé", a-t-elle encore fait savoir. Pour éviter une éventuelle intervention des soldats onusiens aux funérailles, les habitants ont coupé et barricadé toutes les routes menant au lieu de la cérémonie.

Amaralh Duclonas, présenté comme l'adjoint de Dread Wilmé et qui participait aux funérailles, a rejeté les accusations portées contre ce dernier et ses camarades selon lesquelles ils seraient des bandits.

Selon Amaralh, Dread Wilmé est mort fier puisque a-t-il dit, en dépit de toutes les offres reçues, il n'a jamais trahi la cause. Il a fait savoir que ses collègues et lui-même sont prêts à poursuivre la lutte en faveur des pauvres même après la mort de Dread Wilmé qui a été accusé de responsabilite dans la plupart ds violences enregistrées dans la region métropolitaine de Port-au-Prince. (Source : 11 juillet 2005, AHP)


10 juillet 2005

Des funérailles populaires
pour Emmanuel Wilmer
(selon la presse internationale)

Dans une dépêche de samedi 9 juillet de l'AP, "Haitians mourn gang leader slain in raid", Leonardo Aldridge rapporte qu'une foule d'habitants des bidonvilles ont suivi, ce samedi 9, la procession funéraire de Emmanuel Wilmer tué dans un raid des militaires onusiens sur un bidonville plein de partisans armés du Président Aristide.

Le cortège funèbre, avec trompettes et tambours, portait la casquette de Emmanuel "Dread" Wilmer à travers Cité Soleil, un bidonville au bord de la mer à l'extérieur de Port-au-Prince. Wilmer commandait des jeunes hommes armés de carabines à canon scié et de fusils AK-47.

Des centaines de casques bleus ont envahi Cité Soleil mercredi dernier, pour réprimer les bandes politisées accusées de mener une campagne de violences pour déstabiliser Haïti à la veille des élections d'octobre et de novembre. Des douzaines d'Haïtiens en pleurs ont appelé les stations en écoutant les nouvelles, disant que Wilmer protégeait les quartiers pauvres.

Le lieutenant Col. Jorge Smicelapo, un porte-parole des troupes brésiliennes de la mission militaire de l'ONU , a confirmé que 5 personnes ont été tuées dans l'opération mais ne pouvait dire si Wilmer était parmi elles. Les groupes armés ont été accusés de la récente vague de kidnappings à Port-au-Prince. (Source : AP, July 9, 2005)



9 juin 2005

Raids conjoints de la PNH
et de policiers chinois au Bel-Air

Horrible massacre, samedi 4 juin, de plus d'une trentaine de personnes dans le quartier populaire du Bel-Air, par la PNH! Selon des témoignages de journalistes sur place et informations recueillies à la morgue de l'hôpital général, plus d'une vingtaine de cadavres ont été réceptionnés. Plus d'une douzaine de maisons ont été incendiées au cours des raids conjoints de la police et de policiers chinois de la CIVPOL/MINUSTHA. Au Bel-Air de nombreux membres de la population civile ont abandonné leur domicile par crainte d'être victimes. (Source:(AHP, 8 juin 2005)


Nouvelle livraison d'armes du gouvernement américain L'ambassadeur américain en Haïti James B. Foley, a fait don ce mercredi 8 juin, d'un lot de matériel et d'équipements à la police nationale, en vue de renforcer la capacité opérationnelle de l'institution. Cette assistance évaluée à 2.6 millions de dollars , se compose de 40 pick-up, 75 motocyclettes, 2 véhicules blindés, 4 fourgons de transports, un transporteurs, 75 ordinateurs et d'un millier d'équipements de transport.
M. foley a fait savoir que cette aide témoigne de la volonté du gouvernement américain de soutenir les autorités intérimaires dans la lutte contre le phénomène de l'insécurité. Le directeur général de la police nationale d'Haïti, Léon Charles, a remercié l'administration américaine pour cette marque d'attention à l'endroit de la PNH. Selon Léon Charles, cette assistance traduit une reconnaissance du travail fourni par les policiers durant la période pré-électorale. (Source:(AHP, 8 juin 2005)


QUI SONT LES KIDNAPPEURS?

Des individus armés ont tenté mardi d'enlever le recteur de l'Université d'Etat d'Haïti, Pierre Marie Paquiot, dans la zone de Nazon. Pierre Marie Paquiot a eu le temps de s'enfuir, abandonnant le véhicule à bord duquel il se trouvait. Les ravisseurs sont partis avec le véhicule du recteur ainsi que son téléphone portable et autres documents importants.

De nombreuses questions se posent sur l'origine exacte des secteurs impliqués dans ce genre d'activité en plein essor dans la capitale haïtienne. Pour certaines personnes, les auteurs des enlèvements ne peuvent être que des ressortissants de quartiers populaires.

Toutefois, les témoignages de plusieurs personnes ayant été enlevées, laissent comprendre que les maisons de détention ne se trouveraient pas uniquement dans ces seuls quartiers. "J'ai été détenue dans un endroit luxueux où je n'ai manqué de rien", a confié une jeune femme enlevée pendant deux jours fin mai.

La propriétaire d'un studio a indiqué pour sa part que "ce sont des gens apparemment de bien qui parlent couramment le français".
Une étudiants affirme pour sa part que " mon principal kidnappeur était un homme parlant l'anglais qui veillait à ce que ses camarades ne me fassent aucun mal".

Quant à une collégienne enlevée vendredi dernier, ses kidnappeurs étaient des gens de bien. "Ce sont mes amis, d'ailleurs ils continuent de m'appeler au téléphone", a-t-elle fait savoir, ajoutant toutefois ils étaient attachés à leur argent.

Toutefois, tous les kidnappés ne semblent pas avoir bénéficié du même traitement. Un professionnel témoignait pour sa part: les gens qui m'ont enlevés m'ont gardée dans un endroit puant et vivent dans un tel état de dénuement que si nous ne faisons rien pour aider les plus pauvres, la paix et la sécurité pourraient ne pas être pour demain

Un homme politique confiait le mois dernier qu'il avait été emmené au Bel-Air où ceux qui l'ont enlevés se seraient montrés furieux du fait qu'une bonne frange de la population est taxée de chimères Les individus qui ont exercé des sévices sur les personnes enlevés ne peuvent être que des Chimères, laissent-elles entendre. (Source : AHP 7 juin 2005)


La participation des chinois aux raids
meurtriers contre les habitants du Bel-Air

La participation des policiers chinois aux raids meurtriers contre les habitants du Bel-Air s'inscrirait dans le cadre de la lutte de la Chine continentale visant à évincer l'influence taiwanaise en Haïti, a indiqué mardi à l'AHP une source diplomatique à Port-au-Prince.

25 personnes ont été tuées et plus d'une douzaine de maison incendiées lors de ces opérations. Des habitants du Bel-Air accusent les chinois d'avoir ouvert le feu de concert avec des contingents de la police nationale sur des membres de la population civile pour les pousser abandonner leu quartier dans la perspective des élections annoncées pour cette année.

Les chinois auraient également utilisé des armes contondantes et participé dans l'incendie de leurs maisons, ont-ils fait savoir. La même source diplomatique a également fait savoir que les chinois auraient accepté de faire ce boulot, en raison du fait que les latino-américains qui dominent en nombre la mission onusienne, seraient plus enclins à aller dans le sens des récentes déclarations faites par le commandant militaire, le général brésilien Augusto Heleno Ribeiro.

Ce dernier avait déclaré vendredi qu'il n'ordonnerait jamais de massacre dans les quartiers populaires, parce qu'il n'y a pas de prescriptions pour ce genre de crimes. Selon la même source, les policiers chinois qui étaient à l'action samedi seraient issus du même moule que ceux qui ont participé au printemps de pékin, la répression meurtrière contre les étudiants de la place Tien an men.

Le ministre de la justice Bernard Gousse avait fait savoir vendredi que des unités spéciales étrangères étaient dans le pays, mais refusé d'indiquer la provenance de ces éléments, ni quel cadre légal définissait leur présence au pays.
(Source:(AHP, 7 juin 2005)


Fanmi Lavalas et l'ALLAH condamnent
les opérations meurtrières du Bel-air

L'organisation politique Fanmi Lavalas, a condamné lundi la descente des lieux meurtrière, le week-end écoulé, dans le quartier populaire du Bel-air, de la Police nationale et d'un contigent de la MINUSTAH, faisant plus d'une vingtaine de morts et causant des dégâts matériels considérables.

L'ex député James Desrosins, a pointé du doigt le contingent chinois dans les raids meurtriers et l'incendie d'une douzaine de maisons des habitants du Bel-air. Il a appelé les organisations de défense des droits humains à diligenter une enquête sur ces événements sanglants.

Pour sa part, Le leader de l'Alliance pour l'Avancement et la Libération d'Haïti, (ALLAH), Reynold Georges, a lui aussi condamné les opérations meurtrières du Bel-Air. Reynold Georges a déclaré regretter que la MINUSTAH ait cédé aux pressions d'un certains secteurs qui a toujours souhaité, a-t-il dit, l'élimination des habitants des quartiers pauvres. (Source:(AHP, 6 juin 2005)


9 avril 2005

GUERRE ET PAIX EN HAÏTI


Jean Paul II, pape de la paix, salué de Baghdad
à Washington en passant par La Havane

Dernières nouvelles : le carnage continue
10 avril, que René Jean Anthony dit Grenn Sonnen, allié de Ravix Rémissainthe, abattu opérations CIVPOL/PNH. . Avec Ravix Rémissainthe et ses compagnons tués le 9 avril, la mort de Sonnen porte à six le nombre de personnes tombées. (Haiti Info)

11/04/05 : 10 tués (HPN)
Une adolescente de 15 ans tuée et deux autres enfants blessés à Cité Soleil par des soldats de la MINUSTHA, 9/4/05 (AHP)
1 soldat philippin tué par balle (HPN, 14/4/05)

La police haïtienne et l'Onu ont abattu entre cinq et dix hommes armés lors d'une opération dans le bidonville de Cité Soleil, à Port-au-Prince (Reuters, 15/4/05)
(Alterprresse, 17 avril): une vingtaine de victimes à Cité Soleil
Faustin Piard, alias " Bo ", est décédé mercredi à " Nan Pelé "(Haiti Info, 22/4/05) Ronald Pierre (alias Tou Mouri) ,victime

 

Le 21 mars 2005, quelque chose comme la guerre s'est déclenché en Haïti. A Petit Goâve et à Terre Rouge, les militaires démobilisés ont ouvert le feu sur les troupes de l'ONU et tué des soldats Népalais et Srilankais.
Depuis le 31 mars, 1000 soldats jordaniens accompagnés du Lt colonel marocain Eluafi Boulbas, font le siège de Cité Soleil, avec l'objectif de pénétrer dans ce grand bidonville pour désarmer les "gangs", en vue des élections projetées pour la fin de cette année.

L'officier marocain est satisfait des premiers résultats puisque ses troupes auraient déjà tué ou blessé 10 à 11 personnes, dont, affime-t-il, le fameux activiste « Emmanuel Wilmé dit Djeud Wilmé ». On note en tout cas que, les cercueils sont toujours plus nombreux du côté des Haïtiens, sur la terre de leurs ancêtres. L'alibi des élections semble valoir tous les excès.

La population de ces quartiers a organisé une demi-douzaine de manifestations pacifiques de février au 7 avril 2005. La marche du 28 février a été endeuillée par des tirs meurtriers d'escadrons de la mort infiltrés volontairement dans la police officielle. Ce n'était pas la première fois. Le 4 mars les responsables de l'ONU ont du reconnaitre qu'ils ne pouvaient pas continuer à couvrir des violations flagrantes des droits de l'homme perpétrées sous leurs yeux. Ils ont interdit le périmètre de la manifestation aux policiers.

Ces manifestations réclament le rétablissement de l'ordre constitutionnel, l'amélioration des conditions de vie, la fin des persécutions politiques etc. Les manifestants ne veulent pas d'élections qui excluent leur parti que nombre d'observateurs haïtiens et étrangers reconnaissent comme le plus populaire dans le pays. Pas de ces élections pour lesquelles on maintient en prison depuis plusieurs mois des centaines de leurs dirigeants et militants.
Ces élections, sous la terreur, nous ramènent 44 ans en arrière quand François Duvalier se faisait réélire par surprise, parce que il était le seul candidat sur tous les bulletins de vote.

Où nous mène cette posture guerrière? La violence contre les quartiers populaires est-elle le remède à l'imbroglio haïtien? Les résultats obtenus jusqu'à ce jour nous indique que le mal s'aggrave, au fur et à mesure qu'on refuse la vérité des faits. La mauvaise foi c'est de croire que le problème concerne Aristide et ses détracteurs. En réalité, l'affaire dépasse ces protagonistes.
Elle oppose le passé d'Haïti à son avenir qui ne veut plus attendre. Le jeu a commencé en février 1986. Les dés ont été plusieurs fois renversés, mélangés, égarés, mais ils se remettent en place, lentement, inexorablement. Inutile de continuer à tuer et à ex