Sommaire

Répression politique en Haïti


10 juillet 2009


Ordonnance de libération
en faveur de Franck Ciné

La Cour de Cassation a rendu  une ordonnance en faveur de la libération de l'homme d'affaires haïtien Franck Ciné.

Le PDG de la première compagnie de téléphonie mobile haïtienne HAITEL est privée de sa liberté depuis plus de 2 ans sous l'accusation  d'implication dans la faillite présumée de la Socabank, une institution bancaire dont la gestion a été confiée depuis plus d'un an à la banque nationale de crédit (BNC).

Cette décision a été prise suite à un pourvoi en Cassation introduit par le conseil de la défense pour demander de casser le jugement de la Cour d’Appel qui avait renvoyé l’affaire par devant le tribunal correctionnel et criminel à la fois.

L'un des avocats de M. Ciné, Me Joel Petit-Homme a salué la décision de la Cour de Cassation qui l'a blanchi de toutes les accusations portées contre lui et qui permet à tous de voir que son client n’avait effectivement rien à voir avec ce qu’on lui prochochait.
 
Il a toutefois jugé écoeurant que certains juges se laissent influencer, à un point tel par la politique qu'ils en arrivent jusqu’à garder un innocent en détention préventive prolongée pendant 25 mois
 
Me Joel Petit-Homme a souligné par ailleurs que la faiblesse du système judiciaire haitien et la mauvaise fois de certains magistrats ont causé l’affaiblissement de la première compagnie haitienne de téléphonie mobile et le renvoi de dizaines d’employés. ( 8 juillet 2009, AHP)


BUREAU DES AVOCATS INTERNATIONAUX
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                                                                        Port-au-Prince, le 04 Février 2009

LETTRE OUVERTE

A

Me Jean Joseph EXUME
Ministre de la Justice et de la sécurité Publique
En ses bureaux,

Monsieur le Ministre,

Le Bureau des Avocats Internationaux BAI vous adresse cette correspondance, Monsieur le Ministre de la Justice, pour attirer votre attention en tant qu’ancien membre de la Commission Inter-Américaine des Droits Humains CIDH et en tant que Ministre de la Justice sur la situation des prisonniers politiques qui sont encore en prison préventive illégale. Lesquels ont été arrêtés soit par les combatants de la liberté ( la bande de Guy Phillipe), soit par le Gouvernement de facto Boniface / Latortue, particulièrement M. Ronald Dauphin qui va avoir cinq (5 ) ans en prison préventive sans être jugé.

Le BAI tient à vous rappeller que le cas de M. Ronald Dauphin doit être considéré comme un Déni de Justice commis délibérément par le Commissaire du Gouvernement, Me Roland Paphius, le représentant de l’exécutif près la Cour d’Appel des Gonaives. Motifs pris de ce que depuis le 13 Avril 2007, la Cour d’Appel des Gonaives a rendu un Arrêt-Ordonnance avant dire droit renvoyant le dossier inculpant M. Ronald Dauphin dans le soi-disant “Massacre de la Scierie” au Tribunal de Première Instance de Saint-Marc en vue de reprendre l’instruction jugée incomplète à charge par ce Commissaire du Gouvernement d’exécuter cette décision en la signifiant aux parties concernées et surtout en l’acheminant au Tribunal de Première Instance de Saint-Marc pour la reprise de l’instruction comme le veut l’Arrêt ( soit communiqué au Commissaire du Gouvernement près la Cour d’Appel des Gonaives pour les suites légales le present arrêt ensemble les dossiers des parties..sic ).

Le BAI, en dépit des efforts conjugués, est consterné de voir que depuis cette date ce fameux Commissaire du Gouvernement n’a rien fait pour executer la décision de la Cour d’Appel des Gonaives. Un tel comportement de la part du Commissaire du Gouvernement près la Cour d’Appel des Gonaives laisse entrevoir qu’il confond le droit avec la politique.  
Le BAI tient également à vous faire remarquer que certaines personnes et surtout celles-là qui ne partagent pas la même idéologie que ses clients utilisent le soi-disant “Massacre de la Scierie” à des fins politiques comme en témoigne leur mutisme face au comportement de ce fameux Commissaire du Gouvernement. Et que ces mêmes détracteurs de la justice profitent d’une occasion bien determinée, soit la tenue prochaine des élections sénatoriales pour demander la réactivation de ce dossier qui leur sert de tremplin politique. La justice d’un pays qui se veut démocratique ne peut pas fonctionner dans ces conditions. 

Cette lettre a aussi pour mission d’attirer votre attention sur l’état de santé très critique de M Ronald Dauphin au Pénitencier National, et que si son cas n’est pas traité avec célérité, il risque de mourir en prison comme ce fut le cas de Wantalès Lormejuste dans la prison civile de Saint-Marc.

Le BAI est conscient du disfonctionnement du système judiciaire haitien et qu’une réforme effective prendra du temps et des resources. Cependant, le jugement ou la libération purement et simplement des prisonniers politiques peut démontrer que votre Ministère a la volonté de respecter les règles de droit. La signification de l’Arrêt-Ordonnance avant dire droit de la Cour d’Appel des Gonaives du 13 Avril 2007 et le retour du dossier du soi-disant “Massacre de  la Scierie” au Tribunal de Première Instance de Saint-Marc pour reprendre l’instruction pourraient aussi démontrer que le Gouvernement constitutionnel Préval / Pierre-Louis dont vous êtes membre comprend l’importance du respect des droits individuels garantis par la Constitution de 1987 et les lois internationales. La signification d’un jugement ou d’un arrêt et le transfèrement d’un dossier d’une Cour à un Tribunal sont de simples formalités ou routine dans le système qui n’ont pas besoin d’attendre que la justice soit reformée pour les faire.

Le BAI croit qu’il est urgent pour votre ministère d’intervenir afin que le cas de M. Ronald Dauphin qui a une portée humanitaire soit traité puisqu’il est très malade dans la prison. Le BAI continue à suivre le dossier des prisonniers politiques et espère, cette fois-ci, observer qu’au cours de votre deuxième passage au Ministère de la Justice que le respect des règles de droit et des libertés individuelles n’est pas bafoué. 

Le BAI vous prie, Monsieur le Ministre, d’agréer l’assurance de sa haute considération.

Mario Joseph, Avocat
Directeur du BAI
 
CC:    M. Michel FORST, Expert Indépendant sur la situation des Droits de l’homme en
          Haiti.
          M. Gérard DUCOS, Chercheur, Region Caraibes, Amnesty International.
          Madame Liezbeth CULLITY, Chef de la section des Droits de l’Homme de la 
          MI NUSTAH.


2005-2006

Répression Résistance


12 juin 2006

Solidarité des médecins haïtiens
avec leur collègue Dr Rudolphe Malebranche

accusé de « crime contre l’humanité » par le Canada

 

Les médecins haïtiens dont les noms suivent ont été informés par voie de presse et par les récentes déclarations officielles du Ministre Canadien des Affaires Etrangères, que des médecins, tout particulièrement leur confrère, le Dr Rodolphe Malebranche ont été répertoriés sur une « liste noire » établie par le gouvernement canadien comme étant des personnes qui se sont rendues coupables d’actes condamnés par la « Loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre » en vigueur au Canada.

Ces citoyens haïtiens, la plupart de notoriété publique, n’ont jamais fait l’objet en Haïti ou ailleurs, de procédure quelconque par devant des instances judiciaires ni n’ont jamais été directement ou indirectement, individuellement ou collectivement, mis en cause dans des actes répréhensibles, délictuels ou criminels. Les médecins haïtiens concernés et troublés par cette situation invraisemblable et inacceptable dans laquelle se retrouve le Dr Rodolphe Malebranche, élèvent la plus véhémente protestation face à de telles accusations du gouvernement du Canada. Elles sont d’une extrême gravité et sont attentatoires à l’honneur, la dignité, la sécurité, la citoyenneté et la liberté de ce professionnel haïtien.

Les médecins signataires de la présente, apportent leur compréhension et leur plus agissante solidarité aux démarches initiées par le Dr Malebranche visant à obtenir des représentants officiels du gouvernement canadien en Haïti, des explications claires et précises sur les accusations insidieusement proférées et sur les mesures ostensiblement discriminatoires qui ont été depuis lors appliquées.

Au cas où les autorités canadiennes se retrouveraient dans des difficultés objectives pour fonder juridiquement ou politiquement les dites accusations, les médecins signataires demandent le retrait complet et définitif des mesures déjà arrêtées avec un avis personnel au Dr. Malebranche.

LES MEDECINS SIGNATAIRES : 1.-Dr William Pape 2.-Dr Michel Théard 3.-Dr Magalie St-Juste Helmke 4.-Dr Pierre Jean Laurent 5.-Dr Michaelle Amédée Gédéon 6.-Dr Alix Lassègue 7.-Dr Jean Charles Garody 8.-Dr Michel Lominy 9.-Dr Guy Jabon 10.-Dr Jack Guy Lafontant 11.-Dr Claude Péan 12.-Dr Claude Suréna 13.-Dr Doddley Sévère 14.-Dr Elsie Metellus Chalumeau 15.-Dr Yves Lambert 16.-Dr Marinho Elisma 17.-Dr Réginald Arnoux 18.-Dr Jean Gabriel Balan 19.-Dr Eddy Gédéon 20.-Dr Jessy Colimon 21.-Dr Vladimir Berthaud 22.-Dr Camille Archange 23.-Dr Guiteau Jean Pierre 24.-Dr Réginald Viala 25.-Dr Luisa Oriol 26.-Dr Jean Michel Télhomme 27.-Dr Elianne Malebranche 28.-Dr Denise Fabien 29.-Dr Robert Jean Louis 30.-Dr Franck Thomas 31.-Dr Yves Laborde 32.-Dr Frantz Cornelly 33.-Dr Bernard Lévèque 34.-Dr Maryse Lévèque 35.-Dr Gérald Lerebours 36.-Dr Gabriel Thimothé 37.-Dr Fritz Moïse 38.-Dr Harry Beauvais 39.-Dr Harry Geffrard 40.-Dr Michel Cayemittes 41.-Dr Jean Hugues Henrys 42.-Dr Jean Robert Brutus 43.-Dr Jerry Bitar 44.-Dr Marlon Bitar 45.-Dr Ralph Mellon 46.-Dr Renaud Fernet Léandre 47.-Dr Mario Augustin 48.-Dr Phillip Cléophat ( Martinique) 49.-Dr Eric Jérome (USA) 50.-Dr Fritz Allen (USA) 51.-Dr Jean Claude Fouron ( Canada) 52.-Dr Joel des Rosiers (Canada) 3.-Dr Alix Dufrenne (USA) 54.-Dr Jean Robert Desrouleaux (USA) 55.-Dr Jean Claude Compas (USA) 56.- Dr Gérard Abel 57.- Dr Paul Henry Morisset 58.- Dr Florence Jean-Louis 59.- Dr Bernes Chalumeau 60.- Dr Ernst Barbot 61.- Dr Rudy Magloire 62.- Dr Dernst Jean Baptiste 63.- Dr Jules Grand Pierre 64.- Dr Bernard Liautaud 65.- Dr Pierre Eugène Roy 66.- Dr Franck Télémaque 67.- Dr. Yolène V. Suréna 68.- Dr Gretta L. Roy 69 .- Dr Simphar Bontemps 70.- Dr Reynold Savain 71.- Dr Marie Marcelle Deschamps 72.- Dr Patrice Sévère 73.- Dr Patrice Joseph 74.- Dr Paul Denis Léger 75.- Dr Marc Arthur Charles 76.- Dr Frédérique Barrau Déjean 77.- Dr Germeil Cherro 78.- Dr Louis E. Roy (Canada) 79.- Dr Nesly Vastey 80.- Dr Jeanne Philippe 81.- Dr Roger Coriolan 82.- Dr Patrick Dupont 83.- Dr Gérard D. Pierre 84.- Dr Audie Métayer 85.- Dr. Louis E. Roy 86.- Dr Réginald Valmé 87.- Dr Carole Cadet Day 88.- Dr Carine Cléophat 89.- Dr. Jean Robert ANTOINE 90.- Dr. Gérald Hyppolite 91.- Dr. Greta Roy Clément 92.- Dr. Aristobule Deverson 93.- Dr Alexandra Buteau Staco 94.- Dr Micheline Bazelais Innocent 95.- Dr Jacques Pelletier 96.- Dr Lesly Compas 97.- Dr Karl Dennerville
Pour authentification : Dr Alix Lassègue (Source : AlterPresse, le 9 juin 2006)


10 mars 2006

Rapport du département d'Etat
sur les violations des droits de l'Homme
en Haïti en 2005

Le secrétaire général du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), Renan Hédouville, a estimé jeudi tout à fait juste la publication par le Département d'Etat américain, d'un rapport dénonçant les crimes commandités en Haïti au cours de l'année 2005.

Selon ce rapport rendu public le 8 mars 2006 et remis aux autorités haïtiennes, les agents de la Police Nationale continuent de commettre des meurtres et de faire usage de force excessive lors des arrestations et des manifestations.

Le rapport dénonce également le non-respect des procédures judiciaires et carcérales, les détentions préventives rolongées et les manaces qui pèsent encore sur la liberté de la presse et d'expression et les violences commises par des gangs armés.

Selon Renan Hédouville, les violations des droits de l'homme en Haïti, se sont gravement détériorées depuis l'installation du régime intérimaire, en mars 2004, en dépit, a-t-il dit, des déclarations de bonnes intentions de l'équipe au pouvoir et de l'aide massive reçue de la communauté internationale pour l'amélioration de la situation.

Me Hédouville a cité notamment les arrestations illégales et arbitraires et les détentions préventives prolongées, les exécutions sommaires et la décision anticonstitutionnelle des autorités intérimaires, de mettre à pied, 5 juges de la Cour de Cassation. Il a cité également l'assassinat par des agents de la police nationale du journaliste Abdias Jean, à Cité l'Eternel, du militant politique Jimmy Charles au Fort National.Il s'agit de cas sur lesquels aucune lumière n'a été faite jusqu'ici, a-t-il dit.

Selon lui, le nouveau chef de l'Etat René Garcia Préval, aura du pain sur la planche particulièrement suir le dossier de la remise sur les rails du système judiciaire haïtien actuellement moribond, la remise en liberté de tous ceux qui font de la prison préventive sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre eux et l'amélioration des conditions de détention de la population carcérale. " De sérieux efforts devront être consentis pour éviter la publication l'année prochaine, d'un rapport aussi négatif sur la situation des droits de l'homme en Haïti, et parvenir à une paix et un développement réel. ", a-t-il souhaité.

Renan Hédouville a exprimé en ce sens le souhait que la date du second tour des législatives soit publiée le plus rapidement possible afin qu'il y ait un Parlement pour se pencher sur l'investiture du nouveau président de la République. Un micro-trottoir réalisé par l'AHP autour du rapport du département d'Etat fait ressortir qu'il n'y a jamais eu en Haïti autant de prisonniers politiques, de massacres et d'exécutions sommaires que sous l'actuel gouvernement intérimaire.(Source : AHP 9 mars 2006)


18 janvier 2005

Epouses et proches des prisonniers politiques
appellent à mettre un terme
aux abus des droits de l'homme

Des épouses et proches des prisonniers politiques Lavalas ont organisé ce mardi un sit-in devant le palais de justice de Port-au-Prince pour dénoncer les mauvais traitements subis par ces prisonniers et réclamer leur libération.

De nombreux responsables, cadres et sympathisanst de Fanmi lavalas et du gouvernement Aristide dont l'ancien premier ministre Yvon Neptune, l'ancien ministre de l'intérieur et le père Gérad Jean-Juste, sont emprisonnés depuis environ deux ans.

L'épouse de l'un des prisonniers Germain François, a présenté à la presse une radiographie montrant la mauvais état de santé de son mari.

Mme François a fait savoir que son mari arrêté le 20 janvier 2005, est devenu paralysé et muet suite aux sévices corporels qui lui ont été infligés au Pénitencier National. Elle demande aux autorités intérimaires d'ordonner la libération de tous les prisonniers politiques.

Un autre proche des prisonniers politiques, Samba Makandal a réclamé la libération de tous les prisonniers politiques avant l'organisation des prochaines joutes. Samba Mackandal réclame des autorités qu'il mette un terme aux injustices et abus de toutes sortes.

Le RNDDH (anciennement NCHR/Haïti) avait accusé lundi la CARICOM de cautionner l'impunité en haïti pour avoir exigé la libération de personnalités politiques incarcérées sans charge précise. (Source:AHP 17 janvier 2006)

Le GDP salue la position de la Caricom dans le dossier des prisonniers politiques haïtiens. Le secrétaire général du Groupe de Défense des Prisonniers Politiques (GDP), Ronald St-Jean, a salué mardi la prise de position de la CARICOM sur le dossier des prisonniers politiques en Haïti. Les Etats carribéens avaient manifesté vendredi leur volonté d'observer les prochaines joutes électorales en Haïti moyennant la libération de tous les prisonniers politiques.

Ronald St-Jean a rappelé également les déclarations du secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan et de l'ancien ambassadeur américain en Haïti, James B. Foley, en faveur de la remise en liberté des prisonniers politiques dans le pays dont l'ancien premier ministre Yvon Neptune Le responsable du GDP appelle à la fin de l'injustice et de la haine dans le pays. (Source :17 janvier 2006,AHP)


26 décembre 2005

Le Collectif des femmes de prisonniers (CFP)
dénoncent les mauvais traitements

Le Collectif des Femmes de prisonniers (CFP), a dénoncé les mauvais traitements infligés aux prisonniers au Pénitencier National. Lors d'une conférence de presse, deux membres du Collectif, Willienne Alciné et Kermly Hernée, ont fait savoir que les prisonniers vivent dans des conditions inhumaines dans ce centre carcéral .

Entassés comme des sardines, les prisonniers n'ont pas accès à l'eau potable et aux soins de santé, ont-elles encore dénoncé.

Mesdames Alciné et Hernée ont déploré que des centaines de prisonniers croupissent derrière les barreaux dans l'attente d'être entendus, pendant la grève au palais de justice, suite au limogeage arbitraire des juges de la cour de cassation.

Le Collectif a annoncé pour le 23 décembre la tenue d'un sit-in devant le palais de justice pour forcer le gouvernement à satisfaire leurs revendications.

Des centaines de détenus sont incarcérés depuis des mois au Pénitencier national ou dans d'autres prisons du pays sans être entendus. Nombre d'entre eux dont l'ancien premier ministre Yvon Neptune, l'ancien ministre de l'Intérieur, Jocelerme Privert, la militante Annette Auguste et le père Gérard Jean-Juste se considèrent comme des prisonniers de conscience, en raison du fait qu'ils sont écroués en raison de leurs opinions politiques et leur appartenance à Lavalas, le parti du président Aristide actuellement en exil en Afrique du Sud. (Source : AHP 21 décembre 2005)


30 septembre 2005

Me Mario Joseph affirme avoir reçu
l'ordonnance du juge Clunie Pierre Jules
déjà publiée dans les medias

L'avocat d'un groupe de citoyens accusés d'implication dans un présumé massacre dans la localité la Scierie (Saint-Marc), Me Mario Joseph, a déclaré, jeudi, avoir reçu l'ordonnance les concernant émise par le juge instructeur de St-Marc, Me Clunie Pierre Jules.

Cette ordonnance qui avait été rendue publique la semaine dernière dans la presse, a inculpé plus de 30 personnes dont l'ex-premier ministre Yvon Neptune, l'ancien ministre de l'Intérieur, Jocelerme Privert, l'ancien député de St-Marc, Amanus Mayette.

Mario Joseph critique une nouvelle fois l'attitude du juge d'instruction pour n'avoir pas respecté les normes légales en matière de justice pour signifier une ordonnance. " Je n'ai jamais vu pareille chose ", a déplore Me Joseph qui annonce son intention d'aller en appel pour faire casser ladite ordonnance qui a violé a-t-il dit, l'article 18
6 de la constitution.

Il a également déploré que l'ordonnance ait fait mention de massacre alors que toutes les données laissent croire qu'il y a eu affrontements entre deux groupes rivaux de St-Marc, RAMICOSM et Balewouze, pour le contrôle du port de Saint-Marc.

Il a accusé le juge d'avoir instruit ce dossier uniquement à charge, refusant a-t-il dit, d'enquêter sur l'assassinat d'une vingtaine de membres de Balewouze qui ont été assassinés, juste pour pouvoir retenir la thèse de massacre.

Les représentants de différentes organisations de droits de l'homme qui se sont rendus sur les lieux ont affirmé n'avoir relevé aucune trace de massacre.
(29 septembre 2005, AHP)


8 septembre 2005

 
Manifestation au Bel-air pour la libération
du Révérend père Jean-Juste

Le porte-parole des militants Lavalas de Cité Soleil, René Monplaisir, a annoncé, pour le 13 septembre, l'inscription du père Jean-Juste au CEP. René Monplaisir a promis que plusieurs centaines de milliers de partisans et sympathisants Lavalas se rassembleront ce jour-là pour prouver que l'organisation politique fanmi lavalas reste et demeure la principale force politique du pays.

Il a également annoncé pour les mardi 6 et mercredi 7 deux manifestations pacifiques dans les rues de Port-au-Prince et à Petite-Place Cazeau pour réclamer la libération du père Jean-Juste ainsi que celle de tous tous les autres prisonniers politiques. René Monplaisir a lui aussi invité tous les partisans de Fanmi Lavalas à retirer leur carte d'identification nationale. (AHP 5 septembre 2005)


29 août 2005

L'Evêque américain Thomas Gumbleton
juge illégale et arbitraire l'incarcération
du père Gérard Jean-Juste
et réclame sa libération

 

L' Evêque américain Monseigneur Thomas Gumbleton, a réclamé vendredi 26 août, la libération du curé de la paroisse Sainte Claire de Petite Place Cazeau, le père Gérard Jean Juste, arrêté le 21 juillet dernier, en l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville.

Lors d'une conférence de presse, Mgr Gumbleton a dénoncé l'arrestation et l'emprisonnement illégal du prêtre. "Aucune charge formelle n'a été retenue contre lui", a rappelé l'évêque. Mgr Gumbleton dit croire que le curé est victime de persécutions politiques en raison de ses convictions politiques et du bon travail qu'il effectue en faveur de la population haitienne notamment dans la paroisse de Petite-Place Cazeau.

Des démarches sont en cours aux Etats-Unis en vue de l'élargissement du prêtre, mais il faudra également des pressions de la part de la population pour forcer le régime en place à mettre un terme aux mesures illégales.
Il appelle tous les leaders religieux à dénoncer les injustices dont sont victimes les citoyens.

Me Mario Joseph, avocat du prêtre, a dénoncé pour sa part les motifs politiques qui entourent l'arrestation et l'emprisonnement du père Gérard Jean Juste. Il a également dénoncé la composition du tribunal qui in
struit le dossier. Selon lui, les dossiers de la plupart des prisonniers politiques se trouvent aux mains de juges appartenant au même secteur religieux.

Il a souligné à ce propos que l'ancien commissaire du gouvernement, le juge Riquet Brutus avait été excommunié en raison de la facon dont il dirigeait le Parquet. Me Joseph a appelé à la fin de la chasse aux sorcières lancée contre les partisans de Fanmi Lavalas. Il a annoncé également des actions en justice contre tous ceux qui avaient molesté le père Jean Juste à l'Eglise de St-Pierre de Pétion-Ville.

Ceux qui donné l'ordre d'arrêter le prêtre devront également répondre de leur forfait devant la justice, a lancé Me Mario Joseph, rappelant que la faillite de la justice n'est que provisoire.

Les fidèles de la paroisse Sainte Claire ont manifesté pour la 5è journée consécutive ce vendredi, à Petite Place Cazeau, pour exiger la libération immédiate de leur curé. Ils ont également déploré que leur curé soit gardé en prison injustement alors que des criminels notoires courent les rues en toute impunité ou sont libérés de prison.

Le gouvernement en place est en train de pénaliser, ont-ils dit, plusieurs centaines d'enfants que le père Jean Juste envoie à l'école chaque année. "Où sont les grands défenseurs de droits de l'homme et les grands dénonciateurs de ces récentes années", se sont demandés les manifestants qui déclarent déplorer que le prêtre catholique ait été molesté puis arrêté sans motifs déclarés à l'intérieur d'une église catholique pendant qu'un évêque catholique (Mgr Pierre-André Dumas) officiait. (AHP 26 août 2005)


Bill Quigley dénonce l'emprisonnement illégal
du père Gérard Jean-Juste
Inquiétude sur l'état de santé du curé

L'un des avocats du père Gérard Jean Juste, Bill Quigley, a dénoncé, mardi 16 août, l'arrestation et l'emprisonnement illégal du curé de la paroisse Sainte Claire, le père Gérard Jen-Juste. Lors d'un rassemblement des fidèles devant l'Eglise Sainte Claire, Bill Quigley a fait savoir que l'arrestation du père Jean-Juste est en violation flagrante de la constitution de 1987 et de la charte des Nations Unies, puisque aucune charge n'a été jusqu'ici retenue contre le curé.

L'avocat américain en a profité pour informer de toute une série de démarches qui sont en cours à l'étranger en vue de la libération du père Jean-Juste. Plus de 2000 lettres dont celles de 29 congressmen américains ont déjà été adressées au président Georges W. Bush et au secrétaire d'Etat Condoleezza Rice pour leur demander de faire pression sur les autorités provisoires haïtiennes pour qu'elles remettent le père Gérard Jean-Juste en liberté.

De nombreux fidèles de la paroisse Sainte-Claire et des enfants qui étaient à la charge du père Jean-Juste, ont réclamé une nouvelle fois la libération de leur curé. Ces fidèles qui dénoncent eux aussi la caractère illégal et arbitraire du chef de la paroisse se sont déclarés inquiets pour la vie de ce dernier dont l'état de santé s'est détérioré.

Le père Jean Juste qui souffre de gratelle (démangeaison) , s'est récemment évanoui dans sa cellule. Les fidèles jugent indécent que les autorités cherchent à faire passer le curé de la paroisse Sainte Claire pour un bourreau alors que ceux qui l'ont maltraité le 21 juillet courent les rues en toute impunité.

Les fidèles de la paroisse Sainte-Claire appellent le président provisoire Boniface Alexandre à placer son mot dans ce dossier en tant que juriste. La hiérarchie catholique n'est toujours pas intervenue dans le dossier du père Jean-Juste. Mgr François Gayot est le président de la commission gouvernementale chargée de promouvoir le dialogue national.
Les fidèles ont rappelé que le père Jean-Juste permet à plus de 300 enfants d'avoir accès au pain de l'instruction et nourrit quotidiennement plus 2000 personnes. (AHP 16, 17 août 2005)


26 juillet 2005

CONDAMNATIONS DES EXCES
DU GOUVERNEMENT DE FACTO
CONTRE LES DROITS DES HAÏTIENS


Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), a dénoncé samedi "l'arrestation illégale et arbitraire" du curé de la paroisse de Sainte Claire, le père Gérard Jean Juste, à l'occasion des funérailles du journalistes et poète Jacques Roche, à l'église St-Pierre, à Pétion-Ville.

Menacé par un groupe d'individus à l'intérieur même de l'Eglise, le père Jean-Juste a été conduit au commissariat de Pétion-Ville par des forces de la MINUSTAH et des agents de la Police Nationale pour sa sécurité. Il se trouvait, après plusieurs heures, en état d'arrestation sous l'accusation de détention d'arme à feu, d'assassinat et déclarations incendiaires.

Le secrétaire général du CARLI, Renan Hédouville, a déclaré constater avec indignation que les libertés individuelles reconnues par la constitution Haïtienne et les traités internationaux relatifs aux droits de l'homme, continuent d'être violés systématiquement par les autorités chargées chargées de les faires respecter.

"Pourquoi a-t-on attendu le jour des funérailles de Jacques Roche pour affectuer cette arrestation, pourquoi le juge d'instruction Jean Perez Paul qui a auditionné le père Gérard Jean Juste la veille, n'avait-il pas ordonné un mandat de dépôt s'il y avait des indices" s'est encore interrogé Me Hédouville. Selon lui, la manière de procéder à l'arrestation de Père Jean Juste est grotesque et rappelle étrangement les vieilles méthodes.

Le responsable du CARLI a dit également déplorer que des gens censés prennent régulièrement plaisir à traiter des personnes arrêtées par la police d'assassins, de bandits, de kidnappeurs, bafouant ainsi a-t-il dit, l'article 8 de la convention américaine relative aux droits de l'homme qui veut que toute personne accusée d'un délit est présumée innoncente jusqu'à ce que sa culpabilité soit légalement établie.

Par ailleurs, il a estimé que la haine, l'intolérance et la vengeance, caractéristiques de la société Haïtienne, ont tentance à bannir la liberté d'expression, le droit à la différence, aux critiques, aux idées contraires qui, à bien des égards, constituent des acquis démocratiques.

Le leader du Mouvement pour l'Instauration de la Démocratie en Haïti (MIDH), Marc L. Bazin, a également exigé lundi la libération immédiate du père Gérard Jean Juste arrêté a-t-il dit, dans des circonstances troublantes, comme ce fut le cas, a-t-il dit, pour l'ancien premier ministre Yvon Neptune, l'ancien ministre de l'Interieur, Jocelerme Privert et pour la militante Annette Auguste.

Marc Bazin, a invité les autorités à donner des explications sur les motifs de l'arrestation du père Jean-Juste, puisque personnne n'y comprend rien. C'est inacceptable, a-t-il dit, appelant tous les secteurs du pays à réclamer la libération du prêtre.

Le leader du Mouvement pour l'Instauration de la Démocratie en Haïti (MIDH), Marc L. Bazin, a plaidé lundi en faveur de la libération de tous les prisonniers politiques et du retour de tous les exilés politiques pour favoriser la résolution de la crise politique Haïtienne. Marc Bazin , a fait savoir que nul n'a le droit de maintenir un Haïtien en dehors de son pays, a déclaré M. Bazin.

Il s'agit là, a-t-il dit, de méthodes expéditives. Selon M. Bazin, si les autorités intérimaires voulaient effectivement promouivoir la réconciliation nationale, elles travailleraient au retour de tous les exilés politiques notamment Jean claude Duvalier, Raoul Cédras, Michel François et Jean Bertrand Aristide.

La commision politique de Fanmi Lavalas a condamné l'emprisonnement jugé illégal du père Jean juste. Dans un communiqué lu par un porte-parole de la commission, Marc Foreste Casseus,la commission a fait savoir la nouvelle arrestation du prêtre entre dans le cadre d'un vaste mouvement de persécution politique.

Marc Foreste Casseus a accusé les autorités intérimaires et leurs partisans de vouloir réduire au silence tous les partisans de Jean Bertrand Aristideet tous ceux qui ont des opinions contraires. Un porte-parole du Conseil des sages, Daniel magloire, avait appele le régime en place à fermer les médias qui ont "un double langage pernicieux" et qui donnent la parole à des gens qu'elle considère comme des bandits

Pour sa part, le leader de l'Alliance pour la Libération et l'Avancement d'Haïti (ALLAH), Me Reynold Georges, qui dénoncé la nouvelle arrestation du curé de Sante Claire, réclame l'arrestation de tous ceux qui lui ont fait subir des sévices corporels à l'intérieur de l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville. la Conférence épiscopale dont un des membres Mgr François Gaillot est le président d'une commission préparatoire à un dialogue national lancé par le régime en place, n'a toujours pas réagi à cette arrestation. (AHP 25 juillet 2005)



19 avril 2005

Le GDP rejette les "allégations" selon lesquelles
Jocelerme Privert aurait été entendu à Saint Marc
Le complot contre Yvon Neptune, Jocelerme Privert
et d'autres prisonniers politiques, ne passera pas.

Le Groupe de Défense des Droits des Prisonniers Politiques (GDP), a rejette les déclarations selon lesquelles l'ancien ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert avait répondu, à St-Marc, à des questions du juge d'instruction Clunie Pierre-Jules, chargé du dossier du présumé massacre de la Scierie.

Selon le secrétaire général du GDP, Ronald St-Jean, Jocelerme Privert n'a répondu à aucune question du juge, en raison du fait que son avocat était absent à l'occasion.

L'ancien député de St-Marc, Amanus Mayette, avait dénoncé la semaine dernière les rumeurs selon lesquelles il aurait été entendu à St-Marc sur ce dossier. Dans une note envoyée dans la presse, Amanus Mayette avait fait savoir qu'il n'avait répondu à aucune question du juge instructeur, pour n'avoir pas été accompagné de son avocat.

Jocelerme Privert et l'ancien premier ministre Yvon Neptune sont privés de leur liberté depuis plusieurs mois à la suite d'accusations portées contre eux par les organisations NCHR et RAMICOSM.

D'an autre côté, Ronald St-Jean a dénoncé le comportement du ministre intérimaire de la Justice, Bernard Gousse qui utilise de façon désinvolte, a-t-il dit, les termes juridiques. M. St-Jean a cité en exemple le cas où M. Gousse avait fait usage du terme "Inculpé", en parlant des prisonniers politiques alors qu'aucune ordonnance n'a jusqu'ici été émise par un cabinet d'instruction.

Selon Ronald St-Jean, le complot qui est en train d'être monté contre l'ancien premier ministre Yvon Neptune, l'ex ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert et bien d'autres prisonniers politiques, ne passera pas.

Ronald St-Jean a fait savoir par aileurs qu'il ne se rendra pas à St-Marc, pour témoigner dans le cadre du dossier de la Scierie, pour des raisons de sécurité. Cependant, il s'est déclaré prêt à le faire par devant une commission rogatoire qui sera mise à sa disposition à Port-au-Prince, par le doyen du tribunal civil de St-Marc. (Source:AHP 19 avril 2005)



Manifestation à Port-au-prince à l'occasion des 18 ans de la constitution -Une grande manifestation des partisans du parti Fanmi Lavalasle s'est déroulée mardi 29 dans le quartier populaire du Bel-air pour réclamer la cessation des violations de la constitution de 1987 et le retour à l'ordre démocratique rompu,  avec le départ forcé du président Aristide le 29 février 2004.

Les mains en l'air exhibant le drapeau national et la constitution, les manifestants ont réclamé la fin des persécutions politiques et la libération des membres de leur parti emprisonnés pour leurs opinions politiques.

La marche n'a pu suivre le parcours initial.Des soldats de la MINUSTAH les ont empêchés de se rendre sur la place de la constitution. Des chars de la mission onusienne ont obstrué toutes les rues donnant accès au Champ-de-Mars.

Des manifestants ont accusé la Mission onusienne de jouer un double jeu. "D'un côte, elle promet d'assurer la protection des manifestants et de l'autre, elle nous empêche de suivre notre parcours", ont-ils dénoncé.

Accusant des soldats onusiens de les avoir dispersés avec des grenades lacrymogènes , ils ont mis le feu à un maillot de l'équipe brésilienne de football.

Tout en critiquant le comportement des soldats de la MINUSTHA, deux porte-parole des militants Lavalas, Lesly Gustave et Samba Boukman, se sont toutefois félicités de la mobilisation de dizaines de milliers de partisans et sympathisants Lavalas qui ont gagné les rues pour dire non à l'injustice et à la violence.

MM. Gustave et Boukman qui assimilent l'attitude de la MINUSTAH à un coup de couteau dans le dos, ont déclaré que les partisans de lavalas sont plus que jamais déterminés à se mobiliser, selon la constitution, jusqu'à satisfaction de leurs revendications. " Ils savaient que nous allions draîner des centaines de milliers de lavalassiens au Champ-de-mars. C'est pourquoi ils nous en ont empêché l'accès", invitant les militants à participer à une grande manifestation le 7 avril prochain.

Ils ont souligné qu'ils continueront de réclamer de la police des explications sur des cas d'exécutions sommaires contre des militants des quartiers populaires, avant qu'elle puisse recommencer à assurer la sécurité des manifestants Lavalas. D'autres manifestants ont promis de reviser leur stratégie pour éviter de donner des prétextes aux violateurs de la constitution et aux adversaires politiques de lavalas.

Pour sa part, le général brésilien Augusto Heleno Ribeiro, a expliqué la décision de la MINUSTHA par le fait que les organisateurs de la manifestation n'avaient pas respecté le principe de base à savoir, écrire à la police pour avoir l'autorisation de manifester. Selon Heleno Ribeiro, la MINUSTAH est là pour accompagner la police dans sa mission de servir et protéger et non pour agir à sa place. "Nous ne pouvions pas laisser une manifestation illégale se diriger vers le Champ-de-Mars ", a déclaré le général brésilien. C'est au Champ-de-mars que se trouve le siège de la présidence. (Source : AHP 29 mars 2005)

Commentaires
: L'attitude de la Minustha reflète bien les pressions exercées sur l'ONU pour qu'elle se mette au service de l'injustice. Ce comportement ambivalent en fonction de ces pressions et de la résistance populaire, peut se révéler erratique et conséquemment dangereux. Les forces populaires haïtiennes savent observer une politique mesurée avec ces forces étrangères. Mais, vu leurs conditions sociales et leurs convictions démocratiques et patriotiques, elles vont compter principalement sur leurs propres luttes, pour arracher leurs droits constitutionnels, auxquels elles ne peuvent pas renoncer.

Manifestation au Cap-Haïtien - Plusieurs milliers de partisans de Fanmi Lavalas ont manifesté également dans les rues du Cap-Haïtien, dans le Nord du pays, pour exiger le retour à l'ordre constitutionnel et la fin des persécutions politiques. Les manifestants qui scandaient des slogans revendicatifs, ont denoncé le caractère inconstitutionel du gouvernement intérimaire, les exactions et autres abus de pouvoir dont il se rend coupable.

Ils ont fait savoir que les violences exercées contre eux, ne les empêcheront pas de rester mobilisés Ils ont annoncé une manifestationn pour le 7 avril dans la deuxième ville du pays pour continuer à faire passer leurs revendications, dont le retour à l'ordre constitutionnel.

Manifestation Hinche Des milliers de partisans de Fanmi lavalas ont également manifesté pacifiquement à Hinche dans le plateau central. Alors que de nombreux membres de Fanmi lavalas se sont rassemblés dans la région de Nippes pour réfléchir sur la constitution à l'occasion de son 18ème anniversaire. (Source : AHP 29 mars 2005)


Le leader de l'Alliance pour la Libération et l'Avancement d'Haïti (ALLAH), Reynold Georges, a déclaré lundi vivre avec tristesse ce 29 mars 2005 le 18è  anniversaire de la constitution de 1987, qu'on n'est toujours pas arrivé à faire respecter.

Reynold Georges qui avait participé à l'élaboration de cette constitution, a imputé le malheur du pays au refus délibéré des dirigeants politiques en particulier, d'appliquer ou de faire appliquer la loi mère. " Le jour où tous les articles de la constitution seront respectés, l'impunité sera bannie, ce sera lajustice pour tous les citoyens et le développement du pays ", a déclaré Me Georges.
Invité à répondre aux critiques de certains secteurs selon lesquels, la constitution ne serait pas adaptée à la réalité du pays, le responsable de l'ALLAH a dit croire qu'on est plutôt en train de faire les frais d'une absence de volonté de la part des dirigeants. Reynold Georges s'est déclaré contre tout amendement de la constitution de 1987. (Source:AHP 28 mars 2005)

9ème anniversaire du CARLI
Le Comité des Avocats pour le Respect des Liberté Individuelles (CARLI) célèbre ce lundi 28 mars son 9ème anniversaire. Le secrétaire général du CARLI, Me Renan Hédouville, s'est félicité du bon travail réalisé par son institution, en matière de défense des droits de l'homme.

Selon Me Hédouville, le CARLI s'est donné pour mission d'accompagner des citoyens victimes de violations de droits humains, de détention préventive prolongée, d'arrestations illégales et arbitraires, de stigmatisation et d'exploitation sexuelle.

Ce qui fait notre force, c'est la véracité des informations que nous véhiculons, nos prises de position en faveur toutes les catégories de victimes quelle que soit leur appartenance politique ou sociale, a indiqué le responsable du CARLI.

"Une bonne organisation de défense de droits de l'homme ne doit pas uniquement dénoncer des cas de violation des droits humains dans telle catégorie sociale et fermer les yeux sur les abus commis au sein de telle autre catégorie", a dit Me Hédouville.

Renan Hédouville a fait savoir que son organisation est très préoccupée par la situation des droits de l'homme dans le pays, mais déterminé à poursuivre sa lutte en faveur du respect des droits humains sans discrimination.

Il a fait savoir par ailleurs que la lutte contre le banditisme, l'insécurité, la violence ne peut en aucun cas justifier des cas d'exécutions sommaires, l'enchaînement d'individus blessés qui reçoivent des soins de santé dans un hôpital.

C'est actuellement la situation de beaucoup de citoyens à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti, à la suite de leur arrestation. (Source:AHP 28 mars 2005)

Le Parti Populaire National (PPN), a déclaré que l'organisation d'élections dans le pays ne sera jamais possible si le président Jean Bertrand Aristide ne revient pas pour achever son mandat.
Selon un responsable du PPN, Georges Honorat, ce qui s'est passé en Haïti, le 29 février 2004 avec le départ forcé du président Aristide, a été un véritable complot de certaines grandes puissances de la communauté internationale contre la constitution haïtienne.
Georges Honorat a déclaré appuyer sans réserve la manifestation du 29 mars qui vise a-t-il dit, à faire respecter la loi mère du pays. (Source:AHP 28 mars 2005)

Jocelerme Privert, ancien ministre de l'Intérieur, détenu au pénitencier national depuis près d'un an, a été transporté d'urgence mercredi 15 mars à l'hôpital. Il observe une grève de la faim depuis trois semaines. « Vêtu de son uniforme de détenu, le corps visiblement amaigri, l'ex-ministre a été admis à l'hôpital du Canapé-Vert à 10H06 pm », a précisé un reporter de radio Caraïbe fm.

Les bras croisés et allongé sur sa civière, M. Privert n'aurait fait aucune déclaration. Un cortège de la Police nationale d'Haïti (PNH) et de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) a accompagné l'ambulance qui transportait le détenu, a également précisé le journaliste.

Les autorités judiciaires et policières n'ont fait aucune déclaration officielle au moment de transporter le détenu. Le journaliste, qui n'était pas en mesure de vérifier la présence d'un juge de paix, aurait reconnu des proches du détenu à l'hôpital du Canapé-Vert.

L'ancien Premier ministre Yvon Neptune, également incarcéré au pénitencier, avait été transporté le 10 mars dernier dans un hôpital militaire de l'Onu pour des raisons de santé. Il observait une grève de la faim depuis trois semaines.


24 mars 2005

Un mois après le 28 février

La police ouvre encore le feu

sur une marche pacifique pour la démocratie


24 mars 2005 à Cité Soleil, marche pour le 18ème
anniversaire de la constitution de 1987

 

Cette police infiltrée est plus dangereuse
que les autres gangs!

Que prévoit le mandat de l'ONU?

Des tirs ont éclaté jeudi 24 mars 2005, dans le bidonville de Cité Soleil, lors d'une manifestation de plusieurs milliers de personnes, pour le 18ème anniversaire de la constitution de 1987, appelant au retour de Jean-Bertrand Aristide. La manifestation avait débuté dans le calme, les participants agitant des photos du président déporté l'an dernier et scandant «Aristide pour toujours».

Plusieurs coups de feu ont éclaté alors que les manifestants passaient près d'un commissariat, selon un journaliste de l'Associated Press présent sur place.
Cinq à dix minutes plus tard, à quelques trois kilomètres plus loin sur la route menant à l'aéroport international, des tirs ont à nouveau éclaté, tuant un homme et en blessant un autre au bras.


28 février 2005

La police haïtienne ouvre le feu

sur une marche pacifique pour la démocratie

(February 28. 2005)


La police ouvre le feu

by Bill Quigley, Loyola University New Orleans School of Law
(quigley@loyno.edu )


Bill était en Haiti en visite bénévole avec l'Institute
for Justice and Democracy in Haiti.

Aujourd'hui date anniversaire du coup d'Etat une grande manifestation non-violente pour la démocratie est organisée dans le quartier du Bel-Air.
J'ai assisté à cette marche avec d'autres paroissiens de Sainte Claire et le père Jean-Juste.
Nous avons commencé par des prières dans l'église de Notre Dame du Perpétuel Secours au centre de Bel-Air.
Après les prières nous avons rejoint la foule qui marchait dans la rue en chantant.
Des milliers de personnes marchaient et dansaient au son des tambours, chantant "Ramenez Titide (Aristide)" , en créole, français et anglais.
Le père Fr. Jean-Juste est devenu une des pricinpales voix de la démocratie en Haïti depuis sa libération de prison après 48 jours d'incarcération sans aucune charge.

Il a été interviewwé deux douzaines de fois par des correspondants locaux et étrangers pendant la marche avec la foule.

Tout semblait se dérouler pacifiquement comme un grand carnaval lorsque j'ai remarqué le correspondant de Reuters avec un gilet pare-balles
La Minustha était présente tout autour. La foule énorme continuait de descendre la rue des césars. La rue était pleine de gens portant des symboles, ombrelles, portraits, pancartes et demandait le retour de la démocratie et d'Aristide.
Les habitants du quartier rejoignaient la marche ou applaudissaient sur le pas de leurs portes.
Soudain au coin de la rue Monseigneur Guilloux et des Césars, il y eut une grosse explosion, très proche.
Les manifestants ont commencé à crier et à courir.
J'ai vu un gros officiel blanc regardant les véhicules dévalant la rue à toute vitesse, pendant que les explosions continuaient.

D'autres personnes ont vu des polices en uniformes noirs, masqués, lourdement armés tirant dans la foule. Dans la rue, un homme gisait inconscient. Le père Jean Juste s'agenouilla auprès de lui et priait.
Dans la rue d'autres personnes transportaient des blessés sur leurs dos.
La foule criait que les polices revenaient et nous avons couru nous réfugier dans une petite maison dans une allée.
Les enfants criaient, les adultes criaient, tout le monde était mort de peur. Nous avons attendu, jusqu'à ce que ce qu'une présence suffisante de l'ONU nous permette de sortir en sécurité.
Les premiers rapport ont documenté plusieurs personnes atteints par balles. D'autres ont été battus. Deux hommes m'ont montré les blessures que la police leur a faites.
En descendant la rue dans le quartier maintenant désert, nous voyons les visages sombres des gens qui étaient si heureux quelques minutes plus tôt. Beaucoup criaient.

En regagnant la paroisse le Père Jean-Juste dit :" Les partisans d'Haïti étaient si nombreux, qu'il était difficile d'avoir une bonne estimation de la foule. Le message est clair. Notre vote a été compté. Il doit encore compter. Il n'y aucun autre moyen pour Haïti d'aller de l'avant sans le retour à l'ordre constitutionnel, la libération de tous les prisonniers politiques, le retour physique du Président Aristide."
Bien que la marche pour la démocratie en Haïti a été stopée par les balles de
la police contre une foule désarmée, les gens à qui j'ai parlé m'ont dit que leur marche pour le retour de la démocratie continuera.


"Des habitants ont été vus transportant le corps d'un homme qui semblait avoir reçu une balle dans la poitrine. Une ambulance de l'ONU est arrivée pour emmener le corps d'un deuxième homme qui avait reçu une balle dans la tête, mais la foule a encerclé le cadavre ensanglanté, l'a enveloppé dans un drapeau haïtien et hurlé aux casques bleus de rester à l'écart." (AP, 28 février 2005)


"Plusieurs centaines de casques bleus péruviens et brésiliens encadraient la manifestation. «Cela semblait pacifique, mais pour une raison que nous ignorons la police haïtienne est arrivée et a décidé de disperser la manifestation», a déclaré le commandant Carols Chugs Brag, porte-parole de la mission de l'ONU en Haïti, conduite par le Brésil." (AP, 28 février 2005)


23 février 2005

La MINUSTHA arrête un leader populaire

les camarades de Samba Boukman

tiennent la MINUSTAH

responsable de son intégrité physique


Manifestation pacifique

 

Des soldats de la MINUSTAH ont procédé mardi 22-02-05 à l'arrestation du porte-parole des militants Lavalas du quartier populaire du Bel-air, Samba Boukman.

Selon un auutre militant Lavalas, Samba Mackandal, Samba Boukman a été arrêté à la rue St-Martin après avoir participé avec ses camarades à une réunion de planification des activités prévues dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire du départ forcé de Jean Bertrand Aristide.

Samba Mackandal a appelé les militants Lavalas à rester mobilisés dans le cadre des manifestations prévues pour les 24, 27 et 28 février prochain.

Même position de la part des militants Lavalas de Cité Soleil qui rendent la MINUSTHA responsable de l'intégrité physique de Samba Boukman.

Jimmy Charles, un jeune arrêté récemment par la MINUSTHA et remis à la police était retrouvé quelques jours plus tard criblé de balles à la morgue de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.

Un membre de la cellule de base de Fanmi Lavalas René Monplaisir, a fait savoir qu'ils resteront mobilisés dans le cadre de la lutte visant le retour à l'ordre constitutionnel. (Source : AHP 22 février 2005)


13 février 2005

Des habitants de Saint-Marc

dénoncent "des mensonges entretenus

autour d'un présumé massacre à la Scierie"

Plusieurs habitants de Saint-Marc ont dénoncé samedi "la poursuite de manoeuvres visant à imposer l'idée qu'un massacre aurait été perpétré le 11 février contre des partisans de l'anciene opposition à Aristide, à la Scierie", une localité de Saint-Marc, au nord de la capitale.

Il y a eu effectivement des affrontements entre partisans du président Aristide et de l'ancienne opposition, après l'incendie et le pillage du commissariat de la ville par des membres armés de l'organisation nommée Ramicos.

"Quelque 5 ou 6 personnes ont dû être tuées dans les deux camps, mais il n'y a pas lieu de parler de massacre dans aucun camp", a indiqué un notable de la ville, qui soutient que Ramicos (pro-plateforme de l'ancienne opposition) et Balewouze (pro-lavalas) étaient deux groupes également violents dont les membres étaient loin d'être des saints.

Pour des résidents de la Scierie, le présumé massacre est le fruit de l'imagination de quelques personnes qui poursuivent aujourd'hui encore des intérêts politiciens. Des membres d'organisations internationales de droits humains sérieuses et plusieurs journalistes de différents médias étrangers ont mené enquête ici et n'ont trouvé aucune trace de ce massacre, a dit Ti Jean, un paysan.

" Nous n'avons pas de chiens assez grands mangeurs à la Scierie pour dévorer 50 cadavres, peut-être y-en-a-t-il à Port-au-Prince", a ironisé un autre paysan, ajoutant que nos oganisations sont en tain de perdre toute leur crédibilité, puisqu'il n' y a personne qui croit leurs énormités.

C'est la coalition nationale pour les droits des haïtiens (NCHR), une organisation souvent accusée de connivence avec l'ancienne opposition à Aristide qui avait annoncé l'existence de ce présumé massace et c'est sur cette base que les autorités intérimaires ont fait incarcérer l'ancien premier ministre Yvon Neptune et l'ancien ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert, depuis 1 an.

Invité à dire où étaient passés les corps des personnes tuées, le Directeur exécutif de la NCHR, Pierre Espérance, devaient répondre qu'ils avaient tous été dévorés par des chiens, sans toutefois pouvoir fournir des explications sur l'absence des os. Des membres de Balewouze actuellement dans le maquis ont mis en garde vendredi contre un plan de certains secteurs visant à collecter des ossements dans plusieurs régions du pays dans le cadre de leur campagne d'imposition de l'idée du massacre.

Ils ont également dénoncé le silence de ces secteurs sur l'assassinat, après le départ du président Aristide, d'une dizaine de ses partisans dont les corps ont été trainés en plein jour dans les rues de Saint-Marc. Plus d'une cinquantaine de persones ont été tuées en février 2004 aux Gonaïves lors de l'insurrection armée anti-Aristide dont une dizane de policiers qui ont été trainés dans les rues de la ville.

Des commissaires de police ont également été tués au cours de la même période à Hinche et dans le Nord du pays, tandis que de nombreux bureaux publics dont ceux de la douane, de la direction générale des Impôts et de l'autorité portuaire nationale ont été pillés et incendiés par les opposants. De nombreux individus dont des déportés d'Amérique du Nord qui avaient été condamnés pour crimes divers, étaient alors remis en liberté. (Source :AHP? Saint-Marc, 13 fevrier 2005)


21 janvier 2005

 

Quand il y a oppression

il y a nécessairement résistance

(La Chronique de Samedi Smith)

 

La mission onusienne aurait accepté d'enquêter sur le cas de Jimmy Charles - Le porte-parole de la Mission des Nations Unies pour Stabiliser Haïti (MINUSTAH), M. Damian Oncès Cardona, a informé jeudi l'ouverture d'une enquête sur l'assassinat du militant Lavalas Jimmy Charles retrouvé criblé de balles dans le quartier populaire de la Saline, le samedi 15 janvier dernier après avoir été arrêté le 5 janvier au Fort-National par des soldats de la MINUSTAH qui l'ont remis à des agents de la PNH.

M. Cardona a également promis que la MINUSTHA enquête sur beaucoup d'autres cas similaires, soulignant que plusieurs cadavres de personnes arrêtées et gardées par la police ont été découverts à la morgue de l'hôpital général. (Source : AHP 20 janvier 2005)

Justice et Paix dénonce - De son côté La Commission Nationale Justice et Paix de Port-au-Prince, a dénoncé jeudi les arrestations illégales, les mauvaises conditions de détention des prisonniers dans les différents centres carcéraux du pays.

Dans un rapport produit à l'issue de son assemblée générale qui a pris fin ce 20 janvier 2005, Justice et Paix a également condamné le massacre du Pénitencier National le 1er décembre 2004 où plusieurs prisonniers ont été tués par des agents de la PNH.

L'organisation a dénoncé la lenteur et la corruption qui gangrènent le système judiciaire haïtien, ce qui encourage, a-t-elle dit, l'impunité, la frustration, la violence et les persécutions de toutes sortes. (Source :AHP, 20 janvier 2005)

Manifestation lavalas au Bel-air - Des militants Lavalas du Bel-Air ont manifesté jeudi dans les rues de ce quartier populaire contre les persécutions politiques, le retour à l'ordre constitutionnel et de meilleures conditions de vie.

Les militants Lavalas affirment avoir organisé cette manifestation à l'occasion de la prestation de serment du président américain Georges W. Bush pour son 2è mandat. La marche pacifique s'est déroulée sous protection des soldats de la MINUSTAH.

Les manifestants ont reproché aux autorités intérimaires d'avoir donné l'ordre de massacrer des innocents dans les quartiers populaires par le simple fait qu'ils restent attachés au vote populaire.

"En voulant exterminer les masses pour organiser des élections bidon, le gouvernement provisoire, ne fait qu'hypothéquer davantage les chances de l'organisation de sa mascarade avec cette escalade d'exécutions sommaires", a lancé un chef d'OP.

Les manifestants se sont également déclarés scandalisés par le silence observé sur l'assassinat du journaliste Abdias Jean Correspondant d'une Radio de Miami, la WKAT 1360, et étudiant en droit abattus par des agents de la police haïtienne lors d'une opération dans le Village de Dieu, pour l’empêcher de témoigner sur les exactions commises à Cité de Dieu. Le même silence complice a été constaté sur les "mauvais traitements infligés aux journalistes de Télé Ginen".

Parallèlement, un porte-parole des militants Lavalas du Bel-air, Samba Boukman, a rejeté les déclarations du sénateur Yvon Feuillé selon lesquelles les conditions ne sont pas réunies pour le retour d'Aristide.

Samba Boukman a dit croire que le sénateur a fait ses déclarations sous la menace de certains secteurs ou en raison d'intérêts personnels. Toutefois, le militant Lavalas a dit espérer que M. Feuillé reviendra à coups sûrs sur ses déclarations quand il aura repris tous ses sens. (Source : AHP 20 janvier 2005)

Les cellules de base des organisations populaires Fanmi Lavalas, ont qualifié mercredi de pure trahison les déclarations du sénateur Yvon Feuillé selon lesquelles les conditions ne sont pas réunies pour que le président Jean Bertrand Aristide revienne dans son pays.

Dans une déclaration, un porte-parole des cellules de base,René Monplaisir, a déclaré prendre acte que Yvon Feuillé a trahi la lutte du peuple haïtien et le président Aristide lui-même. M. Monplaisir a fait savoir par ailleurs que les déclarations de M. Feuillé sont de nature à affaiblir la mobilisation visant à obtenir le retour à l'ordre contitutionnel. "Nous sommes plus que jamais déterminés à lutter pour que la démocratie revienne en Haïti".

Il a profité pour dénoncé les arrestations arbitraires, les massacres perpétrés régulièrement par la police, accompagnée d'anciens militaires et d'attachés dans les quartiers populaires.

Parallèlement, Samba Boukman, porte-parole des militants Lavalas du Bel-air, a rejeté les déclarations du sénateur Yvon Feuillé relatives à l'exil d'Aristide. Samba Boukman a dit croire que le sénateur a fait ses déclarations sous la menace de certains secteurs ou en raison d'intérêts personnels. Toutefois, le militant Lavalas a dit espérer que M. Feuillé reviendra à coups sûrs sur ses déclarations quand il aura repris tous ses sens. (Source :AHP, 20 janvier 2005)

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