NOUVELLES D'HAÏTI
L'OPINION ÉTRANGÈRE CHOQUÉE PAR LE SPECTACLE
DE LA MISÈRE DES HAITIENS RÉDUITS
A
SE NOURRIR DE TABLETTES DE TERRE
La télévision
française a montré, fin janvier, des enfants haïtiens des bidonvilles. se
nourrissant de galettes préparées avec de la terre (argile). Ces images ont
causé un grand émoi dans la population française qui découvrait en même temps
que la plupart des haïtiens une réalité plus grave qu'on ne l'imaginait.
" Haïti Échanges " vous communique le reportage de Jean-Pierre Arisma de l'Agence
Syfia, du 30/06/2006..)
Car savoir concrètement sa réalité est le premier pas de la solidarité avec
le peuple haïtien.
Assise
parmi ses sacs de terre blanchâtre dans une rue des Gonaïves, Altagrace Danastore,
marchande de tablettes d'argile, n'est nullement désarçonnée quand on lui
fait remarquer que la terre n'est pas, en principe, une denrée alimentaire.
"Moi aussi, je mange des tablettes de terre et ça apaise ma faim !", rétorque
cette femme de 57 ans, mère et grand-mère d'une vingtaine d'enfants. Elle
pratique ce commerce depuis que les rizières de l'Artibonite sont à l'abandon,
concurrencées par l'importation massive de riz américain, moins cher parce
que subventionné.
Elle prend son argile dans le Plateau central. "Là-bas, le sac de 50 kilos
ne coûte que 250 gourdes (environ 5 €)", explique-t-elle. Elle mélange ensuite
la terre avec de l'eau, y ajoute un peu de beurre et de sel, puis filtre la
boue ainsi obtenue dans une bande de tissu afin d'en extraire le gravier et
autres débris. La boue est alors moulée en disques de deux centimètres d'épaisseur
aux dimensions d'un CD, qui sont ensuite séchés au soleil. "Je prépare mes
tablettes dans de bonnes conditions afin que personne ne prétende qu'elles
sont sources de maladies", dit la marchande, en lissant sa robe crasseuse
d'un geste absent.
À Anse Rouge, une commune perdue du département du Nord-Ouest, 700 personnes
fouillent le sol à la recherche de l'argile, qu'elles mettent ensuite en sac.
Au total, plus de 2 000 familles vivent de ce commerce dans cette commune
oubliée, à moins de 200 km - et plus de 12 heures de route - de Port-au-Prince.
"Mon équipe travaille ici depuis huit ans et aujourd'hui, grâce à la terre,
nous avons de quoi éduquer nos enfants", se félicite Emmanuel Dieulifèt, un
paysan.
Direction Cité Soleil
Plus d'une douzaine de camions transportent quotidiennement l'argile alimentaire dans tout le pays. "On paie 155 gourdes (un peu plus de 3 €) par sac pour le transport. J'ai acheté 55 sacs aujourd'hui", explique Roselène Léon, une revendeuse de Plaisance du Sud. La majeure partie prend néanmoins la route de Cité Soleil, le plus grand bidonville de la capitale où la misère est criante.La préparation des tablettes d'argile s'y fait dans des conditions d'hygiène déplorables. Dégoulinant de sueur sous un soleil de plomb, des brasseurs de terre qui disent gagner jusqu'à 75 gourdes par jour (moins de 2 €) malaxent argile, beurre et sel, puis disposent les tablettes à sécher parmi les ordures où prolifèrent rats et chiens faméliques. "Ces ordures ne peuvent pas infecter la marchandise puisque le soleil tue les microbes !", assure Dalien Rosemarie, brasseuse de terre à Cité Soleil.
Altagrace n'est pas la seule marchande de terre alimentaire en Haïti. À mesure que la misère augmente dans les bidonvilles et certaines zones rurales touchées par la sécheresse, ils sont nombreux à exploiter ce nouveau filon. "Moi, je fais de grands progrès dans ce commerce", se vante Chambon, un grossiste de Port-au-Prince. "Des familles très pauvres ont vu leur situation économique s'améliorer grâce à cette activité", confirme Armand Nozé, un ancien maire de Plaisance du Sud.
L'avis des autorités de santé publique
De plus
en plus répandue dans le pays, la mode de l'argile semble gagner la diaspora.
Certains Haïtiens de l'étranger développent le goût de la terre. "Mes amis
de New York m'ont demandé des tablettes de terre de même que du café haïtien,
explique Yvette Dolcin qui réside aux États-Unis, en saisissant une poignée
de tablettes, vendues 3 gourdes l'unité (0,06 €), dans un marché du centre-ville
de Port-au-Prince. Ils seront contents à mon arrivée car là-bas cette terre
est rare."
Jusqu'ici, les autorités ferment les yeux sur cet usage risqué pour la santé
publique, qui ne répond à aucune tradition. "Nous voudrions en finir avec
cette pratique, dit Rodolphe Malebranche, un ancien ministre de la Santé publique.
Mais comment l'empêcher si les gens qui en font le commerce n'ont pas d'autre
activité économique ? Chose certaine, c'est une honte pour nous."
" La consommation de terre à des fins alimentaires affecterait la
santé de la population, selon un chirurgien qui dit constater une nette augmentation
des crises d'appendicite aiguë en Haïti, à l'origine de nombreux décès. "
Depuis que les Haïtiens ont introduit cette pratique dans leurs habitudes,
le taux de personnes atteintes d'appendicite augmente considérablement à l'hôpital,
s'inquiète le docteur Jean Louis Godson, de l'hôpital de l'Université d'État
d'Haïti. L'appendicite est la première cause de nos interventions chirurgicales
et cela résulterait en grande partie de la consommation de terre. "(
30/06/2006, Haïti Jean-Pierre Arisma) (Syfia Haïti).
Créée en 1988, Syfia international est une agence associative qui regroupe 10 agences de presse et un réseau de 70 correspondants qui couvrent 35 pays.
2 février 2008
Production agricole et dépendance alimentaire
La misère haïtienne est installée sur une série de contradictions. Par exemple conflit entre la production agricole locale et la dépendance alimentaire. Des potentialités en culture vivrière n'empêchent pas l'envahissement des endroits les plus reculés par les produits importés ! Kiskeya a présenté le cas de Cap Rouge le 240108
Cap-Rouge
Section communale de Cayes-Jacmel dans le département du Sud-Est d'Haïti,
est en train de connaître cette expérience que les autres
régions
du pays ont vécu et continuent à affronter depuis plusieurs décennies D'abord
pour s'y rendre , il faut trouver un véhicule tout-terrain à cause de l'état
lamentable de la route. Peuplée d'environ 18 mille habitants, Cap-Rouge est
réputée pour sa production de vivres alimentaires, de fruits et légumes. Le
gingembre est aussi cultivé, parce qu'il fait toujours froid dans ce paradis
méprisé. Des produits locaux, comme l'igname, la banane, le manioc, les haricots
(pois) et leurs dérivés, constituent le plat privilégié des paysans très attachés
à la terre.
Pourtant,
ces produits agricoles ont tendance à disparaître dans l'habitude de consommation
de la population locale. Riz et farine importés, sucre, boissons gazeuses
et énergisantes, quoique vendus à des prix exorbitants, concurrencent les
produits régionaux. C'est comme si on était à Port-au-Prince, la capitale
politique et économique d'Haïti. Partout, les prix des biens essentiels grimpent
La petite marmite de riz s'achète à 20 gourdes (36 gourdes pour un dollar
américain) comme à Port-au-Prince. Un paysan qui voudrait s'approvisionner
en riz doit débourser 850 gourdes le sac. La petite marmite de sucre crème
se vend, quant à elle, à 17 gourdes. C'est à peu près la même situation qu'à
la capitale haïtienne, où la petite marmite de farine et de maïs coûte respectivement
22 et 17 gourdes. Le sac de haricots frais, cultivés par les paysans, se vend
depuis Cap-Rouge à 750 gourdes.
Les " madan Sara
" (commerçantes intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs)
préfèrent acquérir la cuvette à 300 gourdes pour revendre le sac à 1750 gourdes,
explique une jeune paysanne. " Le coût de la vie est partout élevé, nous devons
nous aussi vendre nos produits à des prix élevés pour pouvoir nous procurer
les produits étrangers ", raconte une marchande d'ignames. Pour une cuvette
d'ignames, la paysanne demande 500 gourdes à un visiteur qui souhaitait goûter
la saveur de ce produit agricole.
A Cap-Rouge, la nécessité d'un marché public se fait vraiment sentir. Acheteurs et vendeurs sont contraints d'occuper, trois fois par semaine, la voie principale. Une zone supposée riche en production de café et de chou. La culture du chou, plante comestible de la famille des Brassicacées, originaire du Sud-Ouest de l'Europe - est très fréquente à Cap-Rouge. Andrée-Rose Lycée, une paysanne de 34 ans, vend jusqu'à 30 sachets par jour. " Ici, nous avons notre mode de production. Grâce à l'ouverture de la boutique d'intrants, le volume de choux cultivés augmente au fur et à mesure ", affirme Andrée-Rose Lycée, dont le mari est l'un des responsables de l'organisation paysanne locale " Viv Espwa pou Devlopman Kap Wouj " (Vedek).
La boutique d'intrants agricoles, mise en place avec l'aide, notamment, de la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda), est gérée par Vedek. " Les insecticides sont vendus ici, à Vedek. Mais, pour avoir l'engrais naturel, il faut du bétail ". Pour cela, Andrée-Rose et son époux Joachim Sanon élèvent des porcs. A Cap-Rouge, si petite soit-elle, chaque paysan dispose de sa plantation caféière. " Nous produisons aussi du café, mais pour cette année, la récolte a été détruite par les cyclones ", se désole une vendeuse de bananes. Dans cette localité du Sud-Est d'Haïti, au sol dénudé, privée d'eau potable, le plus grand espoir pour les responsables de Vedek c'est d'habiter un Cap-Rouge verdoyant où il continue à faire bon vivre. " Nous devons planter des arbres fruitiers pour reboiser nos mornes.
Cette année, nous célèbrerons (chez nous) la fête de l'agriculture ", avance Joachim Sanon, qui annonce que les paysans de Cap-Rouge seront à Jacmel le 1er mai 2008 pour faire valoir leurs revendications. L'encadrement des techniciens de Vedek semble être un atout majeur pour les paysans de Cap-Rouge, ignorés de l'Etat. La cassaverie (une usine de transformation de manioc), dont ils disposent, permet de trouver une alternative à la farine de blé. D'ailleurs, le pain qu'ils consomment est un mélange de 80% de farine de manioc et de 20% de farine de blé. Conservée dans des sacs de 110 livres des Moulins d'Haïti, la farine de manioc est revendue à 850.00 gourdes le sac.
31 octobre 2007
Après le passage de la tempête tropicale Noël sur Haiti
24 morts, 5 disparus, 15 blessés, c'est le nouveau bilan partiel présenté mercredi par l'Office de la Protection Civile (OPC) après le passage de la tempête tropicale Noël sur Haiti. Les victimes ont été dénombrées pour la plupart à Pétion -Ville, Cité Soleil, Ganthier, Grand Goâve et Petit-Goâve, dans le département de l'Ouest. 138 maisons ont été détruites et 1188 autres endommagées et 4523 personnes placées dans des abris provisoires, Ces données ont pu être recueillies auprès des 10 comités départementaux de gestion des risques et des désastres et auprès d'une centaine de comités communaux et plus de 200 comités locaux de la protection civile, selon Alta Jean Baptiste.
Elle a fait savoir que le département de l'Ouest est le plus affecté par les pluies qui se sont abattues sur le pays durant le passage de la tempête Noel. La directrice de l'OPC, Alta Jean Baptiste, a fait savoir que le gouvernement mobilise actuellement ses ressources de manière à apporter de l'aide aux victimes. Elle appelle la population à faire preuve de prudence car les risques d'inondation sont encore évidents dans la quasi-totalité des dix départements du pays et dans les zones à risque en particulier. Un responsable du Centre National de Météorologie, Ronald Sémelfort, a de son coté affirmé que des pluies diluviennes vont continuer de s'abattre sur plusieurs départements du pays. Selon M. Sémelfort, la tempête Noel qui se dirige actuellement vers les Bahamas et une partie de la Floride, est suivie par une onde tropicale qui doit traverser Haïti dans l'après-midi de ce mercredi. Selon les prévisions métorologiques, les départements les plus vulnérables, sont l'Ouest, le Sud, le Sud Est, les Nippes et la Grande Anse.
Le gouvernement affirme disposer d'une enveloppe de 24 millions de gourdes pour venir en aide aux victimes des intempéries qui ont frappé Haïti au cours du mois d'octobre 2007. Les comptes des directions départementales du ministère de l'économie et des finances ont en outre été alimentés par un montant additionnel d'un million de gourdes afin qu'elles puissent appuyer les comités départementaux de la protection civile dans leurs efforts visant à accompagner les victimes. Il appelle la population à redoubler de vigilance, à suivre les recommandations des autorités et à rester solidaire de manière à limiter les dégâts. La Croix Rouge Haïtienne prête aussi main forte aux victimes. Sa présidente, le docteur Michaëlle Amédée Gédéon, a fait savoir que des trousses d'hygiène, des tablettes de purification d'eau et des Kits de cuisine leur ont été distribués. Du matériel scolaire a également été distribué à plus de 500 enfants dans la commune de Cabaret. Des membres du personnel de la Croix-Rouge incluant des médecins, des infirmières et des volontaires ont également été affectés aux abris provisoires où sont placées les victimes, a informé Michaëlle Amédée Gédéon (Source : AHP 31 octobre 2007)
3 octobre 2007
La ville des Cayes sous les eaux
La ville
des Cayes sud d'Haiti, est complètement inondée suite aux averses qui s'abattent
sur la région depuis la soirée du 30 septembre, indique la presse haïtienne.
Des riverains ont abandonné leurs maisons. L'Hôpital général, la prison civile
et l'aéroport ne sont pas épargnés. Le centre national de météorologie avait
prévu un mauvais temps sur divers départements du pays, dont le Sud, les Nippes
et la Grand'Anse en raison d'une
onde
tropicale qui traverse la Colombie.
Aucune perte humaine n'a été dénombrée, toutefois les premières informations font état d'importants dégâts matériels. La circulation est pratiquement impossible dans la ville des Cayes où toutes les activités sont paralysées, a expliqué un correspondant local. Les secours tardent encore à intervenir. Les habitants s'organisent avec le support des autorités locales pour se mettre dans des abris sûrs. Toutes les rivières qui passent par la ville sont en crue, " Ravine du Sud ", " Dlo Madan Samdi ", pour ne citer que celles-là. La dernière fois que la ville des cayes a été inondée c'était en 1986.
Le quasi
totalité des résidences, l'hôpital et l'aéroport des Cayes étaient inondés
hier après une journée d'averses, en raison du passage d'une onde tropicale
sur la côte sud du pays. Les trois rivières entourant la ville, Lilet, La
ravine du sud et Madame Samedi étaient en crue, laissant leur lit pour se
déverser dans la ville, a indiqué Radio Métropole. En plusieurs endroits,
les eaux arrivaient au niveau de leur hanche, indiquent certains riverains
qui ont dû abandonner leur domicile. Les responsables de la protection civile
ont apporté une première assistance aux victimes en plaçant une trentaine
de familles dans des abris provisoires.
Le quasi totalité des résidences, l'hôpital et l'aéroport des Cayes étaient
inondés hier après une journée d'averses, en raison du passage de l'une onde
tropicale sur la cote sud du pays. Les trois rivières entourant la ville,
Lilet, La ravine du sud et Madame Samedi étaient en crues, laissant leur lits
pour se déverser dans la ville.En plusieurs endroits les eaux arrivaient au
niveau de la hanche indiquent certains riverains qui ont dû abandonner leur
domicile.
Les responsables de la protection civile ont apporté une première assistance aux victimes. on apprend qu'au moins une maison s'est effondrée. Les autorités locales et la population craignaient aujourd'hui de nouvelles averses parce que les eaux s'écoulent lentement. Les constructions anarchiques et les containers de commerce, selon Métropole, empêchent l'écoulement normale des eaux dans les canalisations. Les activités commerciales et le transport en commun fonctionnaient au ralenti hier en raison des inondations dans plusieurs régions telles Bergeau, quatre chemins et Chapentier. En ce qui concerne les autres communes du sud les informations n'étaient pas disponibles.Camp-Périn, Maniche, Saint-Jean du Sud, Chantal, Arniquet et Roche-a-Bateau sont sous la menace des rivières en crue.
15 mars 2007
ACCUEIL POPULAIRE
POUR HUGO CHAVEZ
EN VISITE EN HAÏTI 12/03/2007
Le président
vénézuélien Hugo Chavez est arrivé à Port-au-Prince ce lundi 12 mars 2007
dans le cadre d'une visite de 4 heures. Chavez a été reçu
par
son homologue René Préval avant d'avoir un tête-à-tête avec ce dernier au
palais national.
« Quel
peuple magnifique et quel espoir ! », s’est exclamé Chavez, qui a été
accueilli à Port-au-Prince par des milliers de manifestants scandant des slogans
en sa faveur et contre le chef d’État américain. Ces derniers l’ont suivi
à chaque étape de son agenda, jusqu’aux abords du palais.
Le Venezuéla soutient
Haïti dans le cadre de plusieurs projets dont le Programme Petro Caribe qui
permet à Haïti et à plusieurs autres pays de la région d'acheter du pétrole
vénezuélien à des prix préférentiels. Chavez devrait évaluer avec les
autorites haïtiennes la marche de ce programme ainsi que d'autres projets
en cours.
Les deux pays ont signé la semaine dernière un accord de 20 millions de dollars
pour la création d'un fonds humanitaire. 57 millions devraient être décaisssés
dans le cadre du réaménagement des aéroports de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien,
3 millions de dollars ont été décaissés pour l'achat de camions de ramassage
d'ordures.
Les présidents
haïtien et venezuelien devraient discuter de la possibilité de renforcer le
contingent de médecins cubains exerçant en Haïtii.
Les
gouvernements haïtien, cubain et vénézuélien ont conclu hier un accord de
coopération tripartite portant sur les domaines de la santé, de l'énergie
et du pétrole, a annoncé le président René Préval. Il a fait cette annonce
lors d'une conférence conjointe avec le président vénézuélien Hugo Chavez
et le vice-président cubain Esteban Juan Lazo Hernandez en visite officielle
à Haïti.
15
mars 2007
Coopération
trilatérale Haïti-Cuba-Venezuela
Les
dirigeants des trois pays ont jeté les bases d’une coopération trilatérale
au bénéfice d’Haïti, dans plusieurs secteurs, particulièrement dans les domaines
de la médecine et de l’énergie. « Nous avons effectué un grand pas en avant
pour la concrétisation de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA)
», a fait savoir Chavez.
Le président René Préval
a souligné qu’après des années d’une « politique internationale timide
et peureuse » d’Haïti, « aujourd’hui (…) Haiti va chercher à Cuba et
au Venezuela ce dont elle a besoin, parce qu’elle a aussi aidé Cuba et le
Venezuela », qualifiés de « peuples frères ». Préval a fait savoir que
le fonds de 21 millions de dollars créé par le Vénézuéla pour aider Haiti
sera consacré à la logistique pour les médecins cubains qui vont être déployés
dans toutes les régions d’Haïti.
D’autre part, après
l’évaluation de la capacité très faible d’Haïti en matière électrique,
le Vénézuéla va construire 3 usines électriques et réparer des infrastructures
pour pouvoir assurer une disponibilité de 100 mégawatts. Le Vénézuéla
a doublé son aide en pétrole à Haïti qui est passé de 7 mille
à
14 mille barils par jour, a informé Préval. Il a ajouté que le Vénézuéla
va travailler pour améliorer les capacités aéroportuaires du pays et va financer
pour 3 millions de dollars l’achat de camions à ordures.
Le chef d’État
haitien a annoncé l’établissement prochain en Haïti d’un bureau de coopération
Haïti-Vénézuéla- Cuba. Soulignant l’intérêt de Cuba pour Haïti, Préval a confié
que durant la réunion au palais présidentiel ce 12 mars, le leader cubain
actuellement en convalescence, Fidel Castro, a appelé plusieurs fois au téléphone
pour s’enquérir de l’état d’avancement des pourparlers. Dans son intervention
au Palais national d’Haïti, le vice-président cubain, Esteban Lazo, a souligné
« le sentiment profond que nourrit Fidel pour ce peuple courageux ». Il a
fait part de l’engagement de Cuba à étendre la coopération avec Haiti, dans
un esprit « de fraternité, d’humanité et de solidarité ».
Chàvez et Lazo
ont paraphé au Palais National (siège de la Présidence) une convention en
vue de la création en faveur d’Haïti d’un fonds d’un montant d’un milliard
dollars". Cette assistance financière doit permettre aux autorités haïtiennes
de faire l’acquisition d’équipements destinés à des travaux d’assainissement
et d’infrastructure, de lancer la construction de logements sociaux.
"C'est
un accord entre trois pays frères, qui n'est pas basé sur des intérêts",
a déclaré le président haïtien. "Le président Fidel nous a téléphoné à
quatre reprises au cours des discussions sur la coopération entre Cuba, le
Venezuela et Haïti", a t-il déclaré précisant "Haïti va chercher à
Cuba et au Venezuela ce dont elle a besoin parce que Haïti avait également
aidé ces deux pays". Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a pour sa
part indiqué que "le président Fidel Castro avait pris part à la rencontre
par téléphone pour consolider un grand espace de coopération trilatérale entre
Cuba, le Venezuela et Haïti". "Ma présence ici c'est pour rembourser une partie
de la dette du Venezuela envers Haïti", a par ailleurs déclaré le président
vénézuélien qui a rendu hommage aux héros haïtiens qui avaient aidé les pères
fondateurs du Venezuela, Francisco Miranda et Simon Bolivar dans la conquête
de l’indépendance en 1817. "Miranda, Bolivar et Marti étaient passés en Haïti
il y a deux siècles et une année", a-t-il rappelé. "
Chavez a rappelé les liens historiques entre le Vénézuéla et Haïti. « Ici
Miranda (héros vénézuélien) a lancé le premier cri pour l’indépendance vénézuélienne
», le 12 mars 1806, a-t-il souligné. « Nous sommes conscients du lieu
où nous nous trouvons, conscients de ce que représente le peuple haïtien »,
a affirmé le président venezuelien, en rappelant l’aide des autorités haïtiennes
du début du XIX siècle aux résistants qui ont combattu pour faire du Venezuela
un territoire indépendante.
Le Président Préval avait seulement annoncé quelque six projets dont le coût initial atteignait une centaine de millions de dollars. Il avait aussi souligné que la santé, l’énergie et les infrastructures dominaient cette nouvelle forme de coopération trilatérale.
25 novembre 2006
Chronique des Affaires haïtiennes

Les haïtiens
votent
Enfants dominicains d'origine haïtienne
Sonia
Pierre, qui est d'origine haïtienne, a reçu vendredi 17 novembre le prix Robert
kennedy pour son engagement en faveur du respect des droits humains. Mme Pierre
a saisi l'occasion pour dénoncer, devant le Congrès, les autorités dominicaines
pour les graves abus commis contre les enfants dominicains nés de parents
haïtiens. " Ils souffrent de discrimination depuis le jour où ils sont
nés, a-t-elle fait savoir, au cours de la cérémonie dans une salle du Sénat,
ajoutant que les autorités dominicaines s'obstinent à ne pas vouloir les reconnaître
comme des dominicains". Sonia Pierre fondatrice du Mouvement des
Femmes Dominicano-Haïtiennes a reçu la distinction des mains de Ethel Kennedy,
la veuve du sénateur assassiné en 1968, devant quelque 300 personnes. "Elle
a vu personnellement ces barrières aux droits humains", mais elle a refusé
de baisser les bras, malgré les souffrances et les discriminations, a dit
le sénateur Ted Kennedy (frère de Robert) au moment de la présentation du
prix.( AHP 17 novembre 2006)
Dominicanie
diaspora haïtienne une évolution positive
M. Paraison a fait savoir qu'une évolution positive a été enregistrée au cours
de ces 20 dernières années parmi les membres de la communauté haïtienne de
la Dominicanie estimée à 800.000 personnes. Il a souligné que les mots "bracero"
et "batey" ne peuvent plus être la référence exclusive quand on parle
de la présence haïtienne en République dominicaine, car il y a désormais une
grande diversification.
Il y a les ouvriers agricoles qui sont là depuis 100 ans pour travailler dans
les champs de canne, il y a aussi les travailleurs de la construction qui
augmentent de jour en jour et qui sont dans tous les chantiers de construction,
ou dans l'industrie touristique et hôtelière. Les haïtiens ont été impliqués
dans la construction des 60.000 chambres d'hôtels de la république dominicaine.
Ils travaillent aussi comme gardiens de building ou comme vendeurs ambulants
alors que de nombreuses femmes travaillent dans les maisons de famille.
Il y a également les petits commerçant qui ont ouvert des boutiques ou qui
font le commerce entre Haïti et la République dominicaine.
Parallèlement, une catégorie en pleine croissance est celle des jeunes haïtiens
étudiant en République dominicaine évaluée entre 10.000 et 12000, ce qui implique
une fuite de capitaux de l'ordre de 60 millions de dollars l'an.
La
diaspora haïtienne en territoire voisin, ce sont aussi les cadres professionnels,
les médecins, les avocats et les employés du secteur privé. De nombreux prêtres,
religieux et religieuses, et pasteurs travaillent dans différentes régions
de la République dominicaine. Les pasteurs protestants sont à eux seuls au
nombre d'une soixantaine. La peinture haïtienne brille aussi en République
dominicaine, a dit Paraison, soulignant que de nombreux artistes haïtiens
ont fait leur nom dans la peinture et la musique en République dominicaine.
Il a cité notamment Hérold Christophe, Zaras Placide et Michel Batista.
Edwin Paraison a toutefois souligné que malgré ce nouveau profil de la
diaspora haïtienne, cette communauté figure parmi celles qui souffrent le
plus à travers le monde. " Il n'y a pas une seule communauté à être autant
victime de rapatriements brutaux et violents", a-t-il dit. Il a fait part
de l'intention de la fondation Zile d'organiser en janvier 2007 en République
dominicaine la première conférence internationale de la diaspora haïtienne.
Ambassade
haïtienne en République dominicaine
Fritz Cinéas, a appelé jeudi les autorités dominicaines
à respecter la dignité des Haïtiens lors des opérations de rapatriement. Le
diplomate intervenait lors du lancement du réseau des organisations haïtiennes
au cours de la cérémonie du 11ème aniversaire du service jesuite pour les
réfugiés et migrants Il a exigé du gouvernement dominicain qu'il se garde
de traiter comme des animaux les haïtiens qui résident de manière irrégulière
en République dominicaine au moment de leur expulsion. " Nous allons exiger
du gouvernement Fernández qu'il procède aux rapatriements en plein jour dans
des postes frontaliers où Haïti a des des représentants et qu'il ne sépare
pas les rapatriés de leur famille, a indiqué M. Cinéas qui réclame aussi que
les autorités dominicaines respectent le protocole de rapatriement signé par
les deux pays" . Cinéas a reconnu le droit de la République Dominicaine
de rapatrier les personnes qui résident illégalement sur son territoire, pourvu
qu'elle respecte les principes internationaux en la matière.
Il a assuré que l'ambassade haïtienne défendra ses ressortissants et réclamera
le respect de leurs droits en utilisant la voie des négociations. Il a insisté
sur le fait que les haïtiens résidant en République dominicaine s'imaginent
que l'ambassade ne fait rien, alors qu'il y a, a-t-il dit, dans la diplomatie,
le principe de la discrétion et de la confidentialité. L'agence en ligne Espacinsular
rapporte que des " buscones" d'une usine sucrière appartenant à la famile
Viccini à San Pedro de Macoris, se trouvent actuellement à la frontière en
train d'embaucher des coupeurs de canne haïtiens sous le nez des autorités
dominicaines (Santo-Domingo, 16 novembre 2006)
Le père Gérard
Jean-Juste
a déploré mercredi qu'un certain secteur du pays cherche, a-t-il dit, à mettre
tous les maux sur le dos des habitants des quartiers populaires. Il est tout
à fait inadmissible et révoltant qu'ils tentent de rendre les habitants de
Cité Soleil et des autres zones pauvres responsables de tous les actes de
violence qui frappent la capitale. Il a cité en exemple l'assassinat de deux
soldats jordaniens de la force onusienne que le même secteur tente, a-t-il
dit, de mettre sur le compte de Cité soleil en faisant savoir qu'ils ont été
tués à proximité de ce bidonville. Ces manoeuvres n'ont pas d'autres objectifs
que d'attirer la mort et plus de violence sur Cité Soleil, a dit le père Jean-Juste
qui rappelle que ce sont ces mêmes mensonges et diffamations qui avaient préparé
son arrestation, Le père Jean-juste qui a été arrêté et incarcéré de longs
mois par le régime Lartortue pour des motifs politiques et de fausses accusations"
reçoit des soins en Floride après avoir été libéré suite à de nombreuses pressions
étrangères exercées sur l'ancien régime. La haine et la discrimination ne
peuvent attirer que plus de haine et de violence, a souligné le père Jean-Juste,
faisant savoir que les habitants de Cite Soleil méritent aussi la compréhension,
le respect et l'amour. De nombreux habitants de la paroisse de petite Place
Cazeau ont exprimé à plusieurs reprises ces dernières semaines leur impatience
de revoir leur curé en raison de "tout l'accompagnement qu'il savait leur
donner" (Miami, 15 novembre 2006)
Elections locales: violences à Maïssade, Plusieurs personnes ont été blessées le week-end dernier dans la commune de Maissade. Les élections locales et municipales fixées au 3 décembre sont d'une importance capitale. Et c'est ce qui explique que les partis politiques ne semblent pas vouloir faire de quartier. C'est en effet, à travers les collectivités territoriales qui seront élues lors de ces élections que les juges de paix, et les juges d'instruction seront choisis. L'autre enjeu, c'est la mise en place des assemblées départementales et des 9 membres du conseil interdépartemental qui doit siéger lors des conseils des ministres. Les assemblées départementales ont également leur mot à dire dans le choix du conseil électoral permanent. Ce sont tous ces enjeux qui font que ces élections sont difficiles à réaliser depuis 1990, date des premières élections post-Duvalier. (AHP 8 novembre 2006)
26 septembre 2006
NOUVELLES
&
COMMENTAIRES
Pour la 2è fois en moins de 2 mois, Saint-Marc est victime d'inondations
Une
quinzaine de maisonnettes et de nombreuses plantations ont été détruites à
Saint-Marc (Artibonite), par des inondations provoquées par des pluies torrentielles
qui se sont abattues sur cette région dans la nuit de samedi à dimanche 23
et 24 septembre. Plusieurs têtes de bétail ont été emportées par les eaux
en furie qui ont fait de nombreux sinistrés. Les victimes qui déclarent désespérés
ont appelé les autorités gouvernementales à leur secours. C'est la 2è fois
en moins de 2 mois que les habitants de cette région sont frappés par des
inondations. Le maire de la ville Charlénor Thompson avoue l'incapacité de
l'administrration communale à venir en aide aux sinistrés. Il appelle la Protection
civile , la Croix-Rouge et le Ministère ds Affaires sociales à leur venir
en aide. M. Thompson pointe du doigt les autorités centrales qui n'ont jamais
pensé, a-t-il dit, à prendre des mesures pour le curage des deux principales
rivières qui posent problème. ( Source:AHP 25 septembre 2006)
Cette incapacité à fournir aux Haïtiens les services
publics auxquels ils ont droit prouve que l'Etat n'existe pas. L'Etat est
l'entité qui a pour mission de fournir les services publics à
la population. Donc la tâche prioritaire de chaque haïtien, à
l'intérieur comme à l'extérieur des pouvoirs est de travailler
à rétablir l'Etat.
Vaste scandale de corruption
Les
nouveaux responsables du Ministère des Affaires étrangères (MAE) ont mis en
disponibilité l'administrateur qui a servi à la chancellerie haïtienne sous
l'ancien général Hérard Abraham. Selon des documents communiqués ces dernières
semaines par des membres du parlement haïtien, l'ancien administrateur, Harold
Bruno et d'autres hauts cadres du Ministère ainsi que des diplomates seraient
mêlés à un vaste scandale de corruption se chiffrant en millions de dollars.
D'anciens fonctionnaires accusés d'implication dans ce dossier de détournement
dont l'ancien chancelier Hérard Abraham clament leur innocence. D'autres ont
indiqué que les fonds auxquels on fait allusion ont été utilisés pour payer
des arriérés. Entre mars 2004, date de l'arrivée du régime intérimaire et
mai 2006 (investiture du président Préval) le nombre des employés du MAE a
augmenté de plus de 90% dans les missions diplomatiques et de pus de 50% au
ministère même.
Des sources proches du Ministère ont confirmé qu'aucune pièce comptable n'a pu être retrouvée pour justifier des dépenses faramineuses qui ont été effectuées au cours de ces deux dernières années. Et l'administrateur mis en disponibilité a été incapable de s'expliquer, se contentant de "fouiller dans les tiroirs à la recherche d'une introuvable pièce".
Invité à faire un audit de la gestion de l'administration Abraham, la cour des comptes aurait fait savoir qu'aucune enquête sérieuse ne peut être effectuée dans cette boîte en raison de l'absence de ces pièces. De leur côté, des parlementaires ont affirmé qu'ils ne sont pas prêts à baisser les bras face à ce scandale.
Un d'entre eux s'est déclaré indigné du fait que des responsables de la chancellerie soient allés, a-t-il dit, jusqu'à détourner 6 millions de gourdes décaissées par le ministère de la coopération au profit de jeunes haïtiens étudiant à Cuba. Le Ministère des Affaires étrangères aurait été utilisé uniquement comme canal pour l'envoi de cette somme. (Source:AHP 5 septembre 2006)
Office National d'Assurance Viellesse (ONA):900 millions de déficit
Le directeur général de l'Office National d'Assurance Viellesse (ONA), Ronald Joseph, a déclaré mardi que cette institution est déficitaire depuis sa création, en 1965. Ronald Joseph intervenait à l'occasion d'une rencontre entre le ministre des affaires sociales Gérald Germain et la commission affaires sociales de la chambre des députés. Il s'agit d'un déficit de 900 millions culminé pendant 39 ans, a fait savoir M. Joseph se félicitant d'avoir permis à l'ONA d'accuser une encaisse de près de 600 millions de gourdes après 2 ans et 3 mois de gestion. M. Joseph a exprimé le souhait que cette gestion se poursuive pour permettre à l'institution de continuer sur cette même lancée. Un nouveau directeur général devrait être nommé cettte semaine à l'ONA (Source:AHP 5 septembre 2006)
Indignation des citoyens de la corruption du régime de facto
Des dizaines de personnnes dont des étudiants, des enseigants, des membres du secteur socio-professionnel et de simples citoyens se sont déclarés indignées des actes de corruption dont des rsponsables du régime intérimaire de Gérard Latortue se seraien rendus coupables.
Lors d'un micro-trottoir réalisé dans les rues de Porrt-au-Prince, ces citoyens ont accusé les autorités intérimaires d'avoir vidé systématiquement les caisses de l'Etat Selon des informations rendues publiques par des parlementaires, ce sont plusieurs millions de dollars qui auraient été detounés au niveau du seul minnistère des Affaires étrangères et de certaines missions diplomatiques. " Nous comprenons maintenant le sens des propos de l'ancien premier ministre intérimaire Gérard Latortue, quand il disait que sa résidence est à Bocca Raton (Floride). Il était en Haïti dans le but d'accomplir une mission déterminée ", a déclaré un jeune étudiant rencontré sur le Champ-de-Mars dans le centre de la capitale.
Un enseignant membre de l'Union nationale des normaliens haïtiens qui réclame un audit sur la gestion de l'ancienne administration du ministère de l'Education, a estimé qu'Haïti est frappée par une terrible malédiction. "Même des technocrates, fer de lance de la pseudo lutte anti-corruption après Aristide, n'ont pas su résister aux millions du trésor public", a -t-il fait savoir. Allant dans le même sens, un jeune socio-professionel a fait savoir que ceux qui font les plus beaux discours en faveur de l'honnêteté, sont les plus habiles magouilleurs. Il a estimé honteux que les plus grands dénonciateurs d'hier tentent d'occulter les faits ou font aujourd'hui toutes sortes de gymnastiques pour chercher à blanchir des gens accusés de corruption, au lieu d'apporter leur contribution aux démarches visant à faire toute la lumière sur le dossier.
Certains agitent même un nouveau style de discours visant à décourager ceux qui essaient de découvrir la vérite, en faisant comprendre qu'en poussant les enquêtes trop loin sur la gestion de l'ancien régime, on pourrrait retarder le décaissement de l'aide internationale. Plusieurs des citoyens interrogés croient toutefois que les autorités compétentes se doivent d'adopter des mesures contre tous ceux qui se font coupables de malversations. D'autres se disent sceptiques quant à l'aboutissement de ce dossier puisque ont-ils, dit, les enquêtes se poursuivent toujours indéfiniment en Haïti, sans jamais aboutir.
En
ce qui a trait aux plus de 6 millions de dollars qui auraient été détournés,
la cour supérieure des comptes a fait savoir dans une lettre adressée aux
différentes commissions du parlement haïtien qu'il était difficile de réaliser
un audit au ministère des affaires étrangères puisque les anciens responsables
ont fait disparaïtre toutes les pièces comptables. Le président de la commission
des affaires étrangères du sénat, Evalières Beauplan, a dans le même temps
annoncé ce jeudi la formation d'une commission bicamérale pour mener une enquête
à la chancellerie haïtienne et dans plusieurs ambassades et consulats d'Haïti.
(Source : AHP 31 août 2006)
Importants dégats matériels à l'occasion du passage du cyclone Ernesto au large de la côte sud d'Haïti
Des personnes ont été tuées et des dégats matériels importants ont été enregistrés à l'occasion du passage de l'Ouragan Ernesto au large de la côte sud d'Haïti les 26 et 27 août. Des pluies, des rafales de vents et des crues de rivières ont été observées dans les départements de l'Ouest, du Sud, des Nippes, du Sud-Est, de l'Artibonite et de la Grande-Anse.
Les deux morts ont été enregistrés à l'Ile-à-Viache (Cayes) et à Saint-Louis du Sud. 680 personnes sont sinistrées dont 280 à Saint-Jean du Sud, 200 à l'Ile-a-Viache et 200 à Camp-Perrin. 8 maisons ont éte détruites et 93 enndomagées notamment à Arniquet, Ile-à-Vache, Saint-Jean du Sud et Camp-Perrin, a informé le Système National de Gestion des Risques et des Désastres.
Des pertes importantes de bâteaux de pêche, et de nasses ont également été enregistrées à l'Ile-à-Viache. Dans le Sud-Est, la toiture de l'Eglise catholique des Orangers a été détruite. Des fissures sont observées sur le tronçon de route Cayes-Jacmel Marigot, alors que les tronçons Anse-à-Pître, Belle-Anse, Thiotte ont été détériorés.
D'importantes pertes de bétail ont été signalées à Ennery dans le département de l'Artibonite. La population de Nan Manmye (Passe-Reine, Artibonite), a été évacuée en raison des crues de la rivière la Quinte, tandis que dans l'Ouest, le pont provisoire érigé depuis plus d'un an sur la rivière de Grand-Goiave pour pallier l'effondrement du pont de la ville, a été endommagé par les eaux de la rivière.
Des techniciens du Ministère des travaux publics devaient ibntervenir pour réhabiliter le pont et rétablir la circulation normale des véhicules. Les vols en provenance et à destination des villes de la presqu'île du Sud étaient toujours interdites lundi. Et les populatuions ont été appelées à rester vigilantes même après l'eloignement de la tempête. Des kits contenant des médicaments, des sérums, fournitures, des équipements, des couvertures, ustensiles de cuisineet articles de première nécessité sont distribués dans les zones touchées avec l'appui des Volontaires des Nations Unies (VNU).
Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé qui présentait le bilan partiel des dégâts causés par la tempête, a fait savoir que des fonds ont été à la disposition des comités départementaux pour la période cyclonique et toutes les instances concernées mobilisées pour aider les personnes en danger. Rappelant que l'état d'alerte numéro 2 est toujours maintenu pour les département de la Grande-Anse, du Nord-Ouest et de l'Artibonite, Paul Antoine Bien-Aimé appelle toute la population à la vigilance.(Source:AHP, 28 août 2006)
Le
syndicat des planteurs de la Vallée de l'Artibonite réclament
des dirigeants sérieux à la tête de l'ODVA
Le syndicat des planteurs de la Vallée de l'Artibonite a appelle jeudi les autorités à faire effectivement de l'agriculture l'une de leurs priorités dans le cadre du programme de développement du pays. Les responsables du syndicat se disent persuadés que le développement d'Haïti doit nécessairement passer par l'augmentation de la production nationale.
Ils
demandent au gouvernement de nommer des dirigeants compétents et sérieux à
la tête de l'Organisme de Dévelopemment de la Vallée de l'Artibonite (l'ODVA)
puisque ont-ils dit, les responsables actuels ne font rien pour aider les
paysans de la région.
" Si rien n'est fait en ce sens, nous nous soulèverons ".
Les paysans ont fait savoir que l'irrigation représente pour eux un problème majeur. Ils ont exprimé le souhait que le chef de l'Etat tienne ses promesses de mettre des moyens à leur disposition notamment des engrais à un prix abordable. (Source:AHP 29 juin 2006)
Des
paysans des sections communales de Petit-Goâve
victimes d'escroqueries, appellent les autorités compétentes à l'aide
Des habitants des sections communales de Petit-Goâve ont dénoncé jeudi l'attitude de certains individus de la région qui exigent des paysans le versement d'une somme d'argent sur tous les produits vendus au marché. Ces individus qui s'identifieraient comme des Agents Intérimaires de la Police Nationale d'Haïti et de la Direction Générale des Impôts ont à leur disposition des sceaux pour mener leurs opérations.
Les paysans demandent aux autorités compétentes d'intervenir rapidement pour freiner ce dérapage. Les responsables de la DGI et du commissariat de police de Petit-Goâve ont décliné toute responsabilité dans ces actes de brigandage, annonçant l'ouverture d'une enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire. Les pseudos agents Intérimaires de la Police Nationale d'Haïti "AIPNH" remplacent aujourd'hui les agents des Assemblées des Sections communales (ASECs) et ceux des Conseils d'Administration des Sections Communales (CASECs). déplorent les paysans aux abois. (Source:AHP 29 juin 2006)
Corruption
et malversations
dans le port de Miragoâne
coûtent beaucoup d'argent à l'Etat
Selon le reportage 15 juin 2006 de l'envoyé spécial d'AlterPresse à Miragoane, grâce à la contribution de l'Organisation internationale de la Francophonie et de l'Agence Monde noir
Les marchandises et colis sont sous facturés et les agences maritimes n'en certifient qu'une partie sur les manifestes de dédouanement. Des témoignages de fonctionnaires des douanes confirment que des milliers de gourdes sont ainsi volées à l'État à chaque débarquement. Des clients venus dédouaner leurs marchandises sont dissuadés de payer les sommes dus à l'Etat parce que "c'était pour rien", car "si j'avais payé le vrai montant, l'État n'en aurait jamais vu la couleur." l'État haïtien a perdu et quelques fonctionnaires de douane ont gagné".
S'adresser aux responsables de l'Administration générale des douanes (AGD) à Port-au-Prince est sans résultat. Toutes les décisions sont prises dans les lignes hiérarchiques
Tout le monde reconnait que cet état de fait est du au manque de structure de contrôle et à la connivence des autorités douanières et des agences maritimes. C'est une tradition. Sous le gouvernement de transition, la situation aurait encore empiré :
" Dix commissionnaires formés par l'État sonnt chargés d'assurer la liaison entre les importateurs et la douane. Mais le système de fonctionnement mis en place réduit à néant leur marge de manœuvre "l. Josué Dorival, président du Syndicat des débardeurs de Miragoâne (SYDEM), estiment que pas moins de 45 000 dollars américains échapperaient chaque jour à l'État. Soit plus de 12 millions de dollars US l'an. Josué Dorival met carrément en cause les autorités de Port-au-Prince quant au dysfonctionnement de la douane locale : "
Seulement
dix pour cent environ des produits importés sont vraiment inscrits sur les
manifestes ". Le directeur de la Douane de Miragoâne, Fedler Jean Baptiste
répond : " Je regrette mais je ne suis pas autorisé à vous accorder
d'entrevuel. Adressez-vous à l'Administration générale des douanes à Port-au-Prince...
Pour Édouard Valès Jean Laurent, le directeur en chef de l'Administration
générale des douanes,
" Partout dans ce pays il y a de la contrebande, et les fraudeurs viennent
de partout. Que ce soit à la frontière haïtiano-dominicaine, à Miragoâne,
au Cap-Haïtien, à Saint-Marc ou aux Gonaïves, nous sommes confrontés au problème
de la contrebande. Tout le monde cherche à en profiter parce que les structures
et infrastructures ne répondent guère aux normes ".
En janvier dernier, nous avons intercepté un navire dans une affaire de corruption. Nous avons infligé au propriétaire une amende de 3 800 000 gourdes et une deuxième de 500 000 gourdes pour cause de produits non déclarés.
Quand nous sommes arrivés à la tête de l'AGD, les recettes douanières se chiffraient à environ 56 000 000 de gourdes, tous ports compris. Aujourd'hui, elles s'élèvent à un milliard 200 millions de gourdes par mois ". Et de trois à quatre millions par mois, les taxes collectées au port de Miragoâne sont passées à 10 000 000 de gourdes, se félicite le patron des douanes des 15 ports, deux aéroports et trois bureaux frontaliers d'Haïti depuis deux ans et demi.
Le SYDEM, qui existe depuis deux ans afin de défendre les intérêts des quelque 400 débardeurs de Miragoâne, estime que les recettes du port de Miragoâne sont, dans les faits, plus grandes encore. Toute l'activité économique du 'waf' permet à l'État de collecter environ 17 millions de gourdes par mois "...
Mais
le président du SYDEM et le directeur général des douanes s'accordent à reconnaître
qu'avec de sérieux contrôles, le port pourrait procurer beaucoup plus à l'État,
environ 30 000 000 de gourdes le mois selon le directeur. L'activité qu'il
génère est en effet considérable. Installés le long des rues étroites et
bondées du centre-ville, détaillants et grossistes offrent aux passants la
multitude de leurs produits : chaussures, vêtements, ustensiles de cuisine,
matériel électronique, appareils électriques, meubles pour maison. Il s'agit
en grande partie de produits de seconde main provenant de la Floride - et
exportés par des Haïtiens vivant à Miami - et que les consommateurs et revendeurs
s'arrachent comme s'il s'agissait de petits " pate cho ".
Perspectives
d'exploitation
de l'or et du cuivre dans le Nord-est
La société Ste-Geneviève-Haiti a organisé, le 9 juin à Roche-Plate, une réunion sur le début de ses activités d'exploration des gisements d'or et de cuivre dans le Nord-Est du pays.La cérémonie s'est déroulée en présence des autorités locales, de responsables religieux, des représentants du Bureau des mines et de l'énergie, d'experts étrangers et d'habitants de la zone.
La société minière Ste Geneviève Haiti S.A. a signé avec l'Etat haïtien, le 3 février 1997, une convention minière lui conférant les droits exclusifs de recherches et d'exploitation des gisements d'or et de cuivre découverts dans le sud du secteur de Trou du Nord et Terrier Rouge, précisément à Douvray, Blondin et Faille, dans le Nord-Est d'Haiti. Trois gisements vont être exploités : deux gisements de cuivre situés dans les régions de Blondin et Douvry, un gisement d'or à Faille-B. Celui de Faille-B, donc le plus important.
D'après les explications du président de la compagnie haitiano-canadienne, M Severin Lachapelle, le gisement de Faile-B est deux fois plus grand que celui du Canada, pourtant grand producteur d'or mondial avec une moyenne de 5 à 6 grammes par tonne. " Investir dans le secteur minier est une très bonne initiative qui serait profitable à l'Etat haïtien ", pense le directeur général du Bureau des mines et de l'énergie, l'ingénieur Dieuseul Anglade, qui dit avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour que les intérêts de l'Etat ne soient pas lésés.
Pour obtenir son permis d'exploration, la compagnie canadienne a dû se transformer en une société haïtiano-canadienne. Pierre-Yvon Beaubeuf est le directeur général de la société. D'après ses responsables, la compagnie effectuera ses travaux d'exploration sur une période minimale de 25 ans.
L'état d'Haïti, la vie et l'esprit des Haïtiens
COMMUNIQUE
DE PRESSE DE LA MINUSTAH
L'hôpital
Bon Samaritain, situé à Limbé dans le département
du Nord, de gestion privée, est fermé depuis le vendredi 9 juin 2006, suite
à une situation de conflit local. Ayant constaté, le samedi 10 juin, la situation
de malnutrition dans laquelle évoluait un groupe de 24 enfants handicapés
mentaux et physiques, trouvés seuls dans les locaux de l'hôpital, une patrouille
de la Police de la MINUSTAH a réagi immédiatement. La Mission et les Agences
des Nations Unies se sont tout de suite mobilisées en vue de fournir l'assistance
nécessaire et rapide à ces enfants.
D'une part, la MINUSTAH travaillait avec les autorités locales pour rétablir les conditions sécuritaires dans la zone, nécessaires à la réouverture du centre, d'autre part la Section de coordination humanitaire et de développement de la Mission contactait les autorités sanitaires pour connaître leurs capacités de gestion d'un programme nutritionnel thérapeutique pour ces enfants. Une évaluation menée à l'hôpital, le mardi 13 juin, par le Bureau régional de la MINUSTAH, le PAM et les autorités locales a permis de constater que les enfants sont mal nourris, très amaigris et très faibles, manquant de soins particuliers notamment dans le cas des handicapés physiques et mentaux.
Suite
à cette évaluation, les décisions suivantes ont été prises:
-Les enfants seront gardés sur place, leur encadrement étant mieux garanti
avec les quelques dames qui s'occupaient d'eux depuis quelque temps déjà.
-Des vivres et des médicaments seront fournis sur place par la Section de
coordination humanitaire de la MINUSTAH et les agences comme le PAM et l'UNICEF.
-La direction de l'hôpital s'engage à payer le personnel et à faire marcher
effectivement l'hôpital.
- Le délégué départemental s'engage à constituer un comité de suivi de l'ouverture
effective de l'hôpital.
-La MINUSTAH et PNH s'engagent à sécuriser l'hôpital et à intensifier leurs
patrouilles aux alentours, mais elles reconnaissent que les gangs menacent
aussi la sécurité du personnel sur leurs trajets et à leurs domiciles, et
pas seulement à l'hôpital.
-La police s'engage à lancer des mandats d'arrêt contre les gangs dont elle
a les noms. La prochaine étape consiste dans la remise par le PAM d'un rapport
médical sur la situation nutritionnelle des enfants afin de programmer l'aide
à leur apporter. '16 juin 2006)
18 avril 2006
NOUVELLES
& COMMENTAIRES
L'état d'Haïti, la vie et l'esprit des Haïtiens
Détérioration
des conditions de vie des haïtiens au cours de ces deux dernières années.
Les conditions
de vie de la population haïtienne s'est détériorée de façon alarmante au
cours de ces deux dernières années (2004/2006). Les régions defavorisées,
les quartiers populaires et les bidonvilles ont été rarement aussi frappées
par la misère et la faim qu'au cours de cette période. Une enquête menée
pa l'AHP dans le quartier populaire du Bel-air a révélé que
Plus de 75% de ceux qui avaient un petit emploi dans l'administration publique
ont été révoqués sans dédommagement au lendemain du 29 fevrier 2004.
Beaucoup d'entre eux qui travaillaientt notamment à la compagnie nationale
de téléphone (Téléco), à l'Autorité portuaire nationale (APN) ou à l'Office
nationale d'assurance vieillesse (ONA) ont même été emprisonnés,
sous prétexte qu'ils étaient des chimères (pauvres des bidonvilles taxés
de violents) à la solde d'Aristide.
Dans le même temps, les prix des produits de première nécessité ont considérablement augmenté parallèlement à la baisse ou plutôt à la suppression quasi totale du pouvoir d'achat des masses populaires. Dans certains cas les prix ont même doublé, triplé voire quadruplé.
-La
caisse de hareng saur qui se vendait à 600 gourdes avant le 29 février s'achète
actuellement à plus de 2000 gourdes
- Une caisse d'huile de cuisine est passée de 800 gourdes à 1050 gourdes,
la boite de maggi Nina de 375 gourdes à 495 gourdes. La caisse de lait qui
se vendait à 450 gourdes est passée à 640 gourdes;le sac de pois blanc de
750 à 1950 gourdes, la caisse d'ail de 900 à 1400 gourdes et le sac d'oignon
de 3000 à 4000 gourdes, Un sac de riz qui se vendait à 500 gourdes s'achète
aujourd'huià 625 gourdes. Le sac de maïs de Miami est passé de 500 à 600
gourdes, la caisse de spaghetti, de 250 à 290 gourdes.
Les membres du secteur prive des affaires ont profité, ont-ils dit, de 3 ans d'exonération de taxes. Nous attendons toujours la démocratie et les meilleures conditions de vie qui nous ont été promises en mars 2004, ont ironisé des marchands du centre-ville. Des chauffeurs de transport en commun ont eux aussi dénoncé la détérioration des conditions de vie de la population au cours de ces deux dernières années C'est pour la première fois en Haïti que les prix des produits pétroliers connaissent de telles hausses, se sont plaints des chauffeurs de tap-tap.
Le gallon de gazoline 95 est passé en effet de 95 gourdes avant le 29 février 2004 à 184 gourdes aujourd'hui, la gazoline 91 de 85 gourdes à 179 gourdes, le diesel de 66 gourdes avant le 29 février à 109 gourdes aujourd'hui. Plusieurs mouvements de protestation lancées par des organisations syndicales pour forcer les autorités intérimaires à baisser les prix du carburant ont été ignorées par le régime en place arguant qu'il ne fait que rspecter la tendance des prix sur le marche international.
Des chauffeurs affirment que jamais en Haïti, il n'y a eu un régime aussi jusqu'auboutiste et ausi sourd aux revendications de la population. Les chauffeurs et les petits commerçants interviewés disent toutefois espérer que le prochain gouvernement se penchera sur cette désatreuse situation pour chercher rapidement à soulager les souffrances de la population notamment celles des couches dévaforisées. (Source : AHP 17 avril 2006)
Crise
énergétique : Rupture du stock de carburant -
La zone métropolitaine de Port-au-Prince est de nouveau en passe de sombrer
dans le « black-out » en raison de l’épuisement du stock de 300.000 gallons
de carburant mis à la disposition de la compagnie nationale d’électricité
(Electricité d’Haïti, EDH) via la firme privée Alstrom qui vend de l’énergie
à l’Etat haïtien.
La Fédération Syndicale des Travailleurs et Employés de l’EDH (FESTREDH)
appelle les autorités à réorienter la politique énergétique
du pays. Le syndicat dénonce l’option d’achat d’énergie et la somme exorbitante
versée mensuellement par l’Etat haïtien à la compagnie Alstrom, plus de
6 millions de dollars, pour la fourniture d’au moins 50 Mégawatts d’électricité
à la zone métropolitaine.
Les besoins en électricité de la capitale haïtienne s’élèvent actuellement
à environ 200 Mégawatts. L’usine hydro-électrique de Péligre (Centre) en
fournit entre 40 et 45 Mégawatts pendant la saison pluvieuse.
Les
usines thermiques de l’aire métropolitaine, notamment celles de Varreux
et de Carrefour font face à d’énormes difficultés incluant la pénurie constante
en carburant, des problèmes mécaniques et/ou de gestion.
En province, en plus des ressources propres à l’EDH, la firme privée SOGENER
alimente le réseau sur la base d’un contrat avec l’Etat haïtien.
De nombreuses organisations du secteur des mouvements sociaux haïtiens ont
récemment exhorté le président élu René Préval à faire en sorte que le pays
intègre au plus vite le programme vénézuélien Petrocaribe. (Source:Radio
Kiskeya,17 mars 2006)
Black-out général en Haïti - La compagnie d’Etat fournit désormais zéro mégawatt à ses clients
La fédération du syndicat des employés de l’Electricité d’Haïti (FESTREDH) a indiqué que les moteurs de Péligre ne fonctionnent plus sont à zéro mégawatt. Toutes les turbines ont cessé de tourner et même le Palais National (siège de la Présidence) est privé d’électricité, affirme le président de la FESTREDH, Lionel Jeune. Le syndicaliste précise que l’hôpital de l’université d’Etat d’Haïti (HUEH), principal établissement hospitalier du pays, le circuit de secours et le siège social de l’ED’H étaient également logés à la même enseigne.
Même le payroll de la compagnie et les opérations de perception au service commercial restaient bloqués. Des employés désargentés redoutent une privatisation prochaine de l’entreprise. M. Jeune s’en est pris au Premier ministre Gérard Latortue, accusé d’avoir fait au début de la transition, de vaines promesses à la population sur la fin possible de la crise énergétique.Il dénonce le juteux contrat passé entre le gouvernement intérimaire et la compagnie Alsthom pour la fourniture d’électricité qui serait d’un montant de plus de six millions de dollars américains par mois.
Pour sa part, le secrétaire général de la FESTREDH, Alix Clervaux, a vertement critiqué la communauté internationale qui, dit-il, malgré les conférences internationales de Washington, Cayenne et Montréal, n’a jamais décaissé des fonds suffisants pouvant permettre de résoudre les graves problèmes d’électricité auxquels Haïti reste confrontée depuis plusieurs décennies.
La fédération du syndicat des employés de l’Electricité d’Haïti estime que le scénario du black-out général devrait se répéter dans les jours à venir puisque les techniciens de la compagnie d’Etat sont obligés d’attendre un flux plus important du fleuve Artibonite afin de faire remonter le niveau de l’eau à Péligre.
Totalement injoignable jeudi, le directeur général de l’EDH, Jean Hérold Morose, avait tiré lundi la sonnette d’alarme et prévenu la clientèle que la compagnie ne serait pas en mesure de lui fournir ses services à cause d’énormes difficultés financières confrontées en pleine saison sèche.
L’ED’H, qui ne peut plus continuer à s’approvisionner en mazout ni en diesel, est incapable d’atteindre un niveau de production et de distribution acceptable. Outre Péligre, les centrales thermiques de Varreux (banlieue nord de Port-au-Prince) et de Carrefour (sud) sont tombées en panne. (9 mars 2006, Radio Kiskeya)
(Extraits
d’un document du PNUD
AlterPresse le 2 février 2006)
Elections : combien ça coûte? - La communauté internationale, à travers le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a mobilisé US$ 59,026,754.
-Gouvernement
d’Haïti (US$ 2,900,000),
-
du Canada (US$ 16,160,183),
-
de l’Union Européenne (US$ 20,481,389),
-
des USA (US$ 17,194,424),
-
du Brésil (US$ 1,000,000)
- du Japon (US$ 890,757)
- PNUD (US$ 400,000).
7 accords (Memorandum of Understanding), totalisant un montant de US$ 11, 037,140 ont déjà été signés avec le CEP. Un 8ème pour un montant de US$ 10, 860,440 est en train d’être finalisé.
Au 30 Novembre 2005, le PNUD, sur requête de ses partenaires impliqués dans l’exécution du projet (CEP, MINUSTAH et OEA), a engagé US$ 58, 570,172.77 dans le cadre du projet.
L’organisation des élections en Haïti est un processus qui a nécessité la mise en place de l’ensemble des moyens logistiques adéquats, le pays ne disposant pas d’infrastructures de base nécessaires à ce type d’opération.
Cette opération d’envergure a impliqué :
1. L’acquisition des équipements informatiques, de matériels de bureaux et équipements : plus de 7 millions de dollars de matériels techniques et équipements divers ont été acquis dans le cadre du projet électoral. Ce lot comprend, entre autres :
Des matériels électoraux :
De
30,0000 urnes et plus de 13 millions bulletins de vote,
Du
matériel roulant :
45 pick-up
4x4 et 220 motocyclettes,
Des équipements énergétiques :
200 génératrices et 850 panneaux solaires,
Des équipements de communication :
900 radios de communication, 20 GPS, 17 téléphones satellites, 108 téléphones
cellulaires,
Des équipements informatiques :
24 laptops, 10 imprimantes, 11 scanners,
Des mobiliers de bureau :
1428 tables, 5786 chaises, 669 ventilateurs et 1161 classeurs.
Des équipements divers :
50 camera vidéo, 300 mégaphones.
2. le réaménagement de centres d’inscription :
Plus de 400 centres d’inscription et 200 centres mobiles ont été rendus opérationnels à travers tout le pays.
Pour ce faire, le PNUD conjointement avec ses partenaires (CEP, OEA et MINUSTAH) a mis à la disposition du projet les équipements nécessaires au fonctionnement des opérations d’inscription.
3. sécurisation des centres :
le PNUD et la UNPOL (Police des Nations Unies), a recruté, formé et équipé 3,600 Agents de Sécurité Electorale (ASEs).
4. campagne médiatique :
l’éducation civique et l’information pour un budget de US$ 3,7 millions. En outre, en vue d’informer et de sensibiliser les citoyens à la question électorale, le CEP, de concert avec le PNUD et la MINUSTAH, a recruté et déployé à travers le pays 4,500 Agents civiques pour une période de 4 mois (septembre-décembre 2005).
5. personnel des Centres de Vote : 38,000 membres des Centres de vote
21 janvier 2006
Haïti compte plus de 8,37 millions d'habitants, - Haïti compte plus de 8.37 millions d'habitants, selon les résultats définitifs du 4e recensement général de la population et de l'habitat, que vient de publier l'Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI).
Le pays comptait 8.373.750 habitants en 2003, contre 5.053.792 en 1982, aujourd'hui plus de 20 fois supérieure à celle estimée en 1804, l'année de son indépendance, à 400.000 habitants.
La structure de la population haïtienne demeure jeune avec plus de la moitié des Haïtiens âgée de moins de 21 ans.
Les moins de 15 ans représentent 36,5% de la population et les personnes âgées de 60 ans et plus 7,4%. Les femmes représentent 51,8 % des Haïtiens, avec seulement 89 hommes pour 100 femmes en milieu rural.
Quelque 63% de la population haïtienne vivent dans trois des dix départements géographiques du pays, dont plus d'un tiers, 37%, dans le seul département de l'Ouest, où se trouve Port-au-Prince, la capitale, et ses banlieues avec plus de 2 millions d'habitants.
L'Artibonite, 16 %, et le Nord (10%) arrivent en deuxième et en troisième position. Par ailleurs, environ 60% de la population haïtienne vivent en milieu rural où le taux de la population active, 54,4% des quinze ans et plus pour l'ensemble du pays, est plus élevé.
Près des deux tiers de la population urbaine vivent dans le département de l'Ouest. Par sa population, Haïti reste le troisième pays, derrière Cuba et la République dominicaine, parmi les 25 États et territoires des îles de la Caraïbe qui rassemblaient plus de 38 millions d'habitants en 2002, soit 0,6 % de la population mondiale. (Source : HPN, 20 janvier 2006)
Le
docteur Frantz Large, candidat au Sénat de l'Espoir
qualifie d'indécence le sit-in contre la MINUSTAH
organisé par le groupe des 184
Le docteur Frantz Large, candidat au Sénat pour le département du Sud'Est, a qualifié d'indécence le sit-in contre la MINUSTAH organise la veille par le groupe des 184. Les initiateurs du mouvement avaient affirmé avoir pris cette initiative pour exiger de la MINUSTAH qu'elle adopte des mesures drastiques pour résoudre le problème de l'insécurité dans le pays.
Selon le Dr Large, "en allant manifester devant la MINUSTAH, pour récalmer sécurité les responsables du Groupe des 184 affirment reconnaitre que le pays est sous occupation et que c'est la MINUSTAH qui a la responsabilité officielle de la sécurité".
"Il est inconcevable de réclamer de la MINUSTAH qu'il résolve tous les problèmes liés à l'insécurité a-t-il dit, souligant que seules des élections libres, honnêtes et démocratiques débouchant sur un gouvernement légitime peuvent garantir la sécurité".
Tous ceux qui s'en prennent à la MINUSTAH cherchent à détourner l'attention de la population des vrais responsables de ses malheurs, a encore déclaré Frantz Large qui désigne du doigt ceux qui se sont accaparés du pouvoir au lendemain du 29 février 2004.
Le candidat au Sénat de la Plate-Forme l'Espoir a promis qu'avec un gouvernement L'Espoir, ce sera la renaissance du développement du tourisme à partir de la province et la décentralisation.
Pour sa part, le coordonnateur du groupe des 184 André Apaid Jr, s'est défendu d'exiger l'usage de la force contre la population des quartiers populaires de Port-au-Prince. André Apaid qui intervenait lundi à Espace Pluriel sur Radio Solidarité, a pris le contrepied des déclarations récentes du président de la Chambre de Commerce et d'Industrie, Réginald Boulos qui avait dit vouloir constituer un fonds de plusieurs millions de gourdes pour dédommager les victimes d'un éventuel raid des soldats et policiers de l'ONU à Cité Soleil.
M. Apaid s'était déclaré plutôt en faveur d'actions contre
ceux qui détiennent des armes illégales à Cité Soleil. (Source
:AHP 17 janvier 2006)
Pourquoi seulement à Cité Soleil, Monsieur
Apaid junior? Encore un effort dans la bonne direction et le pays vous en
revaudra ça!
Droits
humains
&respect du droit en
Haïti
L'état de santé du père Gérard Jean Juste pourrait empirer sérieusement si les autorités intérimaires s'obstinent à le garder en prison et le priver d'assistance médicale, a prévenu Amnesty International. Le prêtre qui souffre de leucémie court de graves risques d'infection s'il continue à être gardé en prison.
Amnesty International lance un appel aux autorités haïtiennes pour qu'elles procèdent à la libération immédiate du père Jean Juste incarcéré illégalement. Amnesty International appelle les autorités intérimaires à mettre un terme aux détentions arbitraires en Haïti.
Le juge Pérez Paul qui instruit le dossier a fait savoir que si le parquet ne décide pas de faire appel de l'ordonnance, il la signifiera aux parties. Et si ces dernières ne font aucun recours, ou bien le dosssier sera acheminé au tribunal ou bien le prévenu sera libéré, a dit le juge. (Source:AHP 10 janvier 2006)
Des députés brésiliens accusent des groupes de pression haïtiens de forcer les soldats de la MINUSTAH à réprimer les pauvres des bidonvilles - De nombreux parlementaires soulignent que le coût est excessif pour le Brésil qui accomplit son rôle militaire, alors que les nations riches ne respectent pas les promesse qu'elles ont faites de promouvoir le développement économique de ce pays après le départ du président Aristide.
Le député socialiste Orlando Fantazzini, membre de la commission des Affaires étrangères de la Chambre basse, a indiqué qu'il est lamentable que les troupes brésiliennes fassent le sale boulot pendant que les Etats-Unis refusent de tenir leurs promesses. "La mort du général Bacellar nous force à entrer dans une profonde réflexion. Devons-nous rester en Haïti ou partir ", s'est interrogé M. Fantazzini.
Le député Fernando Gabeiras, membre du parti vert, a estimé lui aussi que le Brésil doit rappeler ses troupes. Selon M. Gabeiras, les soldats de la MINUSTAH font l'objet de pressions constantes pour réprimer les pauvres des bidonvilles. On demande à nos soldats de régler militairement un problème social, s'est indigné le parlementaire.
Au Brésil comme en Haïti, Plusieurs secteurs lient la mort du général Bacellar aux pressions qu'ils subissait pour intervenir de façon musclée dans le bidonville de Cité Soleil (nord de la capitale).( Source : AHP 10 janvier 2006)
L'état d'Haïti, la vie des Haïtiens
Le Dr Frantz Large, candidat au Sénat de la Plate de l'Espoir pour le département du Sud-Est, a dénoncé la situation de terreur dans laquelle est plongé actuellement le pays. Dans une intervention sur Radio Solidarité, le Dr Large a rendu un secteur de la société civile responsable de cette situation catastrophique.
Il s'agit, a-t-il dit, du même secteur jusqu'auboutiste qui avait refusé de négocier avec le président Jean Bertrand Aristide pour trouver une solution de compromis et empêcher l'effondrement pays.
Concernant les multiples reports des dates des élections, Frantz Large a dit croire que ledit secteur en est le principal responsable parce que son but principal est de barrer la route au candidat de la Plate-forme de l'Espoir, René Garcia Préval, "en raison du fait qu'il n'a aucune chance de gagner les prochaines joutes électorales".
A la question de savoir si les élections peuvent avoir lieu aux nouvelles dates fixées par les autorités politiques et électorales, le candidat s'est refusé à tout commentaire. Il a dit toutefois croire que le pays a besoin d'un gouvernement d'union nationale avec une base populaire pour aider à résoudre la crise haïtienne vieille de plusieurs années.
Selon lui, c'est ce type de gouvernement qui peut trouver une solution au phénomène de l'insécurité et non la MINUSTAH. "Si on persiste à ne pas vouloir suivre ce conseil, le pays ira tout droit vers une occupation humiliante", a-t-il prévenu. Le candidat au Sénat a dit par ailleurs appuyer toute initiative visant à appuyer le combat contre l'insécurité.
Il s'est dit toutefois contre toute exploitation polititique du phénomène de l'insécurité. Frantz Large appelle la population haïtienne à la mobilisation, à la vigilance et l'unité pour empêcher des secteurs nationaux et internationaux de continuer à se moquer d'elle.(Source:AHP, 9 janvier 2006)
Amaral
Duclona rejette des accusations portées contre lui par
Réginald Boulos et André Apaid
Amaral Duclona, a mis le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie
d'Haïti, Réginald Boulos et le Coordonnateur du groupe des 184 André Apaid,au
défi de prouver les allégations selon lesquelles il mènerait campagne pour
le candidat à la présidence de la Plate-forme de l'Espoir, à Cité Soleil.
"Je n'ai aucun candidat officiel, mais je suis déterminé à marcher avec celui qui aidera le pays le pays à sortir du gouffre et à améliorer les conditions de vie de la population ", a fait savoir Amaral Duclona. Il s'est déclaré prêt à se constituer prisonnier si ses acusateurs arrivent à prouver qu'il travaille pour la Plate-forme de l'Espoir.
Amaral Duclona a rejeté également les accusations de chef de gang porté
contre lui par MM. Boulos et Apaid. Selon lui, ces accusations viennent
du fait qu'il aurait refusé l'offre qui lui aurait été faite par ces derniers
de travailler pour eux et de renoncer à ses convictions
Lavalas.
"Je ne suis pas un chef de gang, je travaille avec d'autres habitants de Cité Soleil à l'amélioration des conditions de vie dans ce bidonville", a lancé Amaral Duclona, ajoutant qu'il n'entend pas devenir un 2ème labanyè pour les habitants de Cité Soleil. Labanyè de son vrai nom Robenson Thomas assassiné l'année dernière était accusé de travailler pour le secteur de l'ancienne opposition à Aristide.
Il était connu comme le rival de Dread Wilmé réputé pro-lavalas tué lui même lors d'une opération de la MINUSTAH le 6 juillet 2005 à Cité Soleil. (Source:AHP 9 janvier 2006)
Un candidat au Sénat de la Plate de l'Espoir accuse un secteur de la société civile de responsabilité dans la situation de terreur en Haïti
Grève des patrons
Ce lundi 9, à Port-au-Prince, à l'appel de Réginald Boulos, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, une grève a été organisée par le secteur patronal pour forcer, a-t-il dit, les responsables de la MINUSTAH et de la Police nationale à sévir contre les actes de kidnapping et d'insécurité.
A Port-au-Prince, le gros commerce, les pompes à essence, les banques commerciales, le transport en commun, l'administration publique et l'école n'ont pas fonctionné dans leur grande majorité.
Dimanche soir, des rafales nourries d'armes automatiques ont été tirées dans toute la capitale, comme pour préparer les esprits à la grève, selon certains habitants. Les activités ont également été paralysées en grande partie à Jacmel dans le Sud-est du pays à l'exception des tap-tap assurant des circuits intérieurs.
Au Cap- Haïtien, la grève n'a pas été suivie. Le transport en commun, le commerce informel ont fonctionné comme à l'accoutumée. Quelques rares magasins et bureaux publics n'ont pas ouvert leurs portes. La même situation a été enregistrée aux Cayes où toutes les activités ont fonctionné à l'exception des banques commerciales qui ont gardé leurs portes fermées.
A Petit-Goâve les habitants qui se déclarent contre l'insécurité ont toutefois fait savoir qu'ils n'entendent pas marcher aux ordres du secteur privé qui ne cesse, ont-ils dit, d'augmenter les prix des produits de première nécessité alors qu'il bénéficie de 3 ans de franchise douanière. Ils ont également jugé absurde que la grève du 9 janvier ait été lancé par un secteur pro-gouvernemental.
Dans la capitale, le nombre réduit de chauffeurs qui ont assuré le transport en commun ont accusé des policiers de leur avoir mené la vie dure pour les forcer à évacuer la rue. Ils ont également accusé des secteurs du monde des affaires d'implication dans l'augmentation de l'insécurité. "Ils dénoncent l'insécurité pour tenter de faire croire que les élections ne sont pas possibles", a lancé un chauffeur, faisant savoir que de nombreux actes de kidnapping ont aujourd'hui des objectifs politiques et ne sont pas commis dans les seuls quartiers populaires.(Source : AHP 9 janvier 2006)
Droits
humains
&respect du droit en
Haïti
Le Bureau des Avocats Internationaux (BAI) a déclaré mardi condamner la mise à la retraite forcée des 5 juges de la Cour de Cassation et dit considérer cet acte comme une atteinte grave à l'indépendance et l'intégrité du pouvoir judiciaire et à la constitution.
Lors d'une conférence de presse, un responsable du BAI, Me Mario Joseph, a déclaré que la révocation de ces juges constitue une violation flagrante des articles 174 et 177 de la constitution de 1987 qui prévoient que les juges de la Cour de Cassation sont nommés pour 10 ans, sont inamovibles et ne peuvent être destitués que pour forfaiture légalement prononcée ou suspendus qu'à la suite d'une inculpation.
Selon lui, la nomination des 5 nouveaux juges est illégale et conséquemment nulle, étant contraire a-t-il dit, à l'article 175 de la loi fondamentale selon lequel les juges de la Cour de Cassation sont nommés sur une liste soumise par le Sénat de la République.
Selon lui, la justice ne peut pas s'étonner de la décision du gouvernement de révoquer 5 juges de la Cour de Cassation après avoir, pendant des mois, manifesté de la complaisance envers l'Exécutif, voire même cautionné certains de ses nombreux actes arbitraires.
Me Mario Joseph s'est déclaré préoccupé par la paralysie de l'appareil judiciaire . Il s'est déclaré d'autant plus préoccupé que les premières victimes sont les détenus dont plus de 90% n'ont pas encore été jugés. Me Joseph a dit vouloir attirer l'attention sur le fait que les détenus ne devraient pas payer le prix des actes anti-constitutionnels du pouvoir Exécutif.
Il a estimé que les protestations et l'arrêt de travail des magistrats de l'ANAMAH et du personnel de la justice sont arrrivés après l'agonie de l'appareil judiciaire. (Source :AHP 20 décembre 2005)
Deux des 5 juges de la Cour de Cassation récemment révoqués par arrête par le gouvernement intérimaire ont empêché mercredi l'organisation de la cérémonie d'installation des juges nommés pour les remplacer.
Me Djacaman Charles et Michel Donatien qui déclarent être toujours en poste, se sont opposés à l'investiture des nouveaux venus, Georges Moïse, Henri Augustin, Josué Pierre, Jules Cantave et Jean Metzger Théodore, estimant inconstitutionnelle la mesure gouvernementale.
Nous nous opposerons à l'installation de ces juges qui prétendent avoir été nommés, a dit Me Charles, invitant ces derniers à la décence en s'abstenant de participer, a-t-il dit, à cette forfaiture. Nous avons été nommés pour 10 ans, il nous reste encore 5 ans et 6 mois de service, a-t-il dit, soulignant " nous ne sommes ni infirmes ni séniles"
Avocats, huissiers et autres employés ont pris fait et cause en faveur des juges mis à pied. Un groupe d'étudiants dans la rue depuis lundi ont investi le tribunal, scandant des slogans injurieux contre le régime intérimaire dont ils ont réclamé le départ, forçant le juge en siège, Charles Danastor, à renvoyer la séance.
Les juges mis à pied ont fait part de leur intention de saisir la cour des comptes du dossier et de le porter devant le tribunal des référés Ils ont également fait savoir qu'ils ont été révoqués pour avoir dénoncé, ont-ils dit, la corruption au sein de l'institution et refusé certaines offres qui leur auraient été faites. (Source : AHP 14 décembre 2005)
Deuil, Grève et protestations - après la mise à pied de juges à la Cour de cassation - Des magistrats ont entamé une grève dans les tribunaux haïtiens pour protester contre la décision du gouvernement de mettre à la retraite 5 juges de la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire du pays.
L’association nationale de magistrats haïtiens (Anamah) et l’association
de femmes juges ont appelé à une semaine de "deuil"
dans tous les tribunaux au cours de laquelle aucune décision de justice
ne sera rendue.
Vendredi, le gouvernement provisoire haïtien a par arrêté présidentiel décidé d’envoyer à la retraite 5 juges de la Cour de cassation qui ont été immédiatement remplacés.
Cette mesure est intervenue au lendemain d’un arrêt rendu par cette cour en faveur d’un candidat écarté de la présidentielle haïtienne prévue le 8 janvier en raison de sa nationalité américaine.
"La plupart des juges étaient âgés et n’étaient malheureusement plus aussi performants qu’avant", avait expliqué le directeur de cabinet de M. Alexandre.
Lundi, un des juges limogés Michel Donatien a contesté la décision gouvernemental qualifié "d’acte illégal et arbitraire". "Nous avons été nommés en 2001 pour 10 ans. On ne peut pas nous mettre à la retraite sans notre consentement", a fait valoir le juge à l’AFP.
Le Conseil de l’ordre des avocats de Port-au-Prince "déplore ces scandales à répétition qui fragilisent les fondements de l’institution judiciaire". Selon le batônnier de l’ordre des avocats de la capitale, Gervais Charles, les faits établissent que ces révocations déguisées sont arbitraires. "Le critère de l’âge n’a pas été déterminant dans le remplacement des magistrats mis à la retraite", a-t-il fait remarquer. (AFP)
L'Association Nationale des Magistrats (ANAMAH) affirme que son action vise à forcer le gouvernement à annuler sa décision de révoquer les Juges de la Cour Suprême. "La Cour Supreme" est tout ce qui reste dans ce pays. Nous n'allons pas permettre au gouvernement intérimaire de la détruire," a déclaré le juge Jean Perez Paul, le mardi 13 décembre.
"Non seulement cette décision est arbitraire, inconstitutionnelle, mais elle est prise par un gouvernement intérimaire qui n'a aucune autorité pour prendre une telle décision," a dit Me Paul expliquant que l'arrêt de travail de cinq jours est la première d'une série d'action que l'association a l'intention d'engager pour forcer le gouvernement à retirer sa décision.
En dépit de la décision gouvernementale de démettre
les juges, trois d'entr'eux étaient à leurs bureaux, mardi
ignorant l'ordre de l'exécutif. " Nous avons été
nommés pour dix ans et nous respectons notre mandat," déclare
un des juges.
" La constitution stipule que nulle instance n'a le pouvoir de mettre
fin à nos fonctions sans notre consentement ou en absence de preuve
d'incapacité physique ou mentale dûment établie."
Me Constantin Mayard Paul, avocat haïtien respecté, septuagénaire, déplorait n'avoir jamais vu une pareille "catastrophe". "C'est un vrai désastre. Nous ne pouvons pas permettre que cela se produise," a déclaré Contantin Mayard-Paul à la radio.
"Cela est même pire quand cette honteuse décision vient de quelqu'un qui a été président de la Cour Suprême", affirme l'octogénaire Gérard Gourgue, professeur de droit hautement considéré et ancien Ministre de la Justice, qui est lui-même candidat à la présidence.(Source :Posté HPN, le 12 décembre 2005, AFP, CANA, 13 décembre 2005)
Un autre expert en droits de l'homme des Nations-Unies
"scandalisé" par les violations flagrantes
des droits des Haïtiens
Un expert onusien des droits de l'homme, le juriste français, Louis Joinet, s'est déclaré lundi "scandalisé" par le dossier de centaines de prisonniers incarcérés sans jugement dans les prisons haïtiennnes, dont des anciens responsables, cadres et militants du gouvernement de Jean Bertrand Aristide.
Louis Joinet, à la fin d'une mission de 12 jours en Haïti, déclare considérer cette situation comme un véritable drame national. Il s'est déclaré particulièrement inquiet par l'incarcération de l'ex Premier ministre Yvon Neptune qui observe une grève de la faïm depuis plusieurs mois.
Neptune a été incarcéré en juin 2004 accusé d'implication dans un massacre qui aurait été perpétré le 11 février 2004 dans une localité de Saint-Marc nommée la Scierie. Lors d'une précédente mission en Haïti, Joinet avait lui-même déclaré qu'il n'y a jamais eu massacre dans cette région mais des affrontements entre 2 bandes rivales pour le contrôle du port de la ville.
L'expert en droits de l'homme a également cité le cas du père Gérard Jean-Juste incarcéré sans motif précis, alors qu'il devrait être candidat à la présidence. Jean-Juste a été arrêté en juillet dernier à l'intérieur d'une église de Port-au-prince.
Les autorités judiciaires feraient mieux de libérer les personnnes incarcérées sans charge, a prévenu Joinet, ajoutant que lorsqu'un détenu est gardé en prison au-delà des limites de la loi, il devient un prisonnier politique.
De nombreux autres membres et partisans du gouverrnememt Aristide dont l'ancien ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert, l'ancien député Amanus Maette, et la miltante Annette Auguste incarcérée dans les mêmes conditions, se considèrent tous comme des prisonniers d'opinion.
Louis Joinet a fait savoir qu'il ne connait pas la quantité exacte de la population carcérale, mais plus de 1700 détenus sont gardés dans le surpeuplé pénitencier nationnal de Port-au-Prince, dont seulement quelques douzaines ont été chargées. *
Les dénonciations de Louis Joinet sont considérées comme les critiques les plus virulentes jamais faites par un membre de la communauté inerrnaionnale contre l'inefficience et la coruption de l'aparreil judiciaire haïtien, au cours de ces deux derrnières années.
M Joinet s'est dit inquiet de l'augmentation et de l'aggravation de la violence à l'égard des femmes. "85 % des violations des droits humains en Haïti concerne des femmes dont 47% d'agressions sexuelles exercées sur des mineurs", a-t-il dit, estimant que beaucoup reste à faire en haïti en matière de respect des droits de l'homme. (Source:AHP, 30 novembre 2005)
L'état d'Haïti, la vie des Haïtiens
3ème
manifestation des Elèves
de l'Ecole nationale des infirmières
pour exiger
leurs diplômes de fin d'études
Des
finissantes de l'Ecole nationale des infirmières ont manifesté une nouvelle
fois, lundi, à Port-au-Prince pour continuer de dénoncer ce qu'elles appellent
le comportement inacceptable de la ministre de la santé, Josette Bijou,
qui refuse de leur remettre leur diplôme après trois années d'études.
La manifestation du jour a pris de nouvelles dimensions. Les étudiantes
accompagnées de collègues des facultés d'ethnologie, de l'Ecole Normale
Supérieure et des Sciences Hunaines, ont lancé des propos acides à l'endroit
de la ministre.
La situation allait dégénérer devant le bâtiment du ministère quand un agent
de sécurité a menacé de lancer en leur direction des gaz lacrymogènes. Les
étudiantes, furieuses, ont décidé de crever les pneus des véhicules garés
dans les parages et lancer en direction du local du ministère, des urines
et des objets de toutes sortes.
Un responsable de la sécurité du ministère, le docteur Yves Cadet, mouillé
par un liquide douteux, a déploré le comportement des infirmières, tout
en affirmant reconnaitre le droit qu'elles ont de faire passer leur revendications.
Des étudiantes, ont tenté de justifier l'action de leurs camarades par le fait qu'aucun responsable du ministère n'a voulu les rencontrer. Elles ont quitté les lieux furieuses, promettant de revenir à la charge jusqu'à satisfaction de leurs revendications.
C'est la 3è manifestation organisée par étudiantes au cours du mois de novembre. Les étudiantes de l'Ecole des Infirmières du Cap-Haïtien, avaient elles aussi manifesté la semaine dernière pour les mêmes motifs. (Source:AHP 21 novembre 2005)
Des
employés du service de la voirie de Port-au-Prince menace de fermer le grand
cimetière de la capitale pour exiger des arriérés de salaires - Des
employés du service de la voirie de la mairie de Port-au-Prince, ont manifesté,
lundi, devant le local du ministère de l'Intérieur et des Collectivités
territoriales pour réclamer le paiement de 7 mois d'arriérés de salares.
L'un des employés, Philippe Delva, a dénoncé les responsables du ministere
de l'Intérieur qui refusent de satisfaire leurs revendications en dépit
de la révocation de la mairesse Carline Simon.
Les manifestants qui étaient munis de cadenas ont menacé de fermer les barrières du grand cimetière de la capitale pour forcer les responsables du ministére de l'Intérieur à donner suite à leurs revendications Ils se sont déclarés déterminés à rester mobilisés jusqu'à satisfaction de leurs revendications. (Source:AHP 21 novembre 2005)
La maladie du diabète en Haïti
La Fédération Haïtienne de Diabète et de Maladies Cardio-Vasculaires (FHADIMAC),
a annoncé pour le mardi 15 novembre, l'organisation d'une journée portes
ouvertes, à l'occasion de la célébration de la journée mondiale du diabète
célébrée à travers le monde le 14 novembre. "Le
diabète et soins des pieds", est le thème retenu pour cette journée
mondiale du diabète.
Docteur Nancy Charles Larco a précisé que dans la majorité des cas, la maladie ne s'annonce par aucun symptôme. Nancy Charles Larco, a fait savoir que l'objectif de la journée porte ouverte est de sensibiliser la population sur le danger de la maladie, surtout la nécessité de se soumettre à des tests de dépistage.
En 2003, le nombre de diabétique dans le monde était évalué à 133 millions et pourrait atteindre les 333 millions d'ici 2025, a encore informé Nancy Charles Larco, précisant que cette maladie constitue dans les pays en voie de développement, la 2è cause de cécité.
85% des personnes amputées de la jambe à travers le monde sont des diabétiques. Des études réalisées par la FHADIMAC montrent que 7% de la population haïtienne (8.5 millions) souffre de la maladie du diabète qui n'est toutefois pas encore reconnue par la santé publique comme une maladie prioritaire.
La responsable de la FHADIMAC rappelle que l'obésité constitutue l'une des causes du diabète. Nancy Charles Larco appelle les diabétiques à suivre scrupuleusement les conseils de leur médecin et les responsables de l'Etat à s'intéresser davantage à cette maladie dans le pays.(Source:AHP 11 novembre 2005)
12 novembre 2005
NOUVELLES
& COMMENTAIRES
Le rapporteur spécial des Nations Unies pour les questions de
droits humains en Haïti, le magistrat français Louis Joinet, est attendu
en Haïti en vue, normalement, de s’enquérir de l’état des droits humains
dans le pays.
A son dernier séjour en Haïti, avril 2005, il s’était exprimé sur le dossier du « Massacre de la Scierie » qu'il considère s’inscrire plutôt dans le cadre d’une série d’affrontements entre groupes rivaux.
Depuis, une ordonnance accuse les anciens premier ministre et ministre de l’intérieur lavalas Yvon Neptune et Jocelerme Privert, ainsi que d’autres ex-responsables politiques dont l’ex-député de St-Marc, Amanus Mayette. (Source: Radio Kiskeya, 12 novembre 2005)