Sommaire



21 mai 2009

THE WHITE HOUSE
Office of the Press Secretary
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FOR IMMEDIATE RELEASE
May 18, 2009
 

Statement of President Barack Obama on Haitian Flag Day

 

The United States and Haiti share a deeply intertwined history and a long standing friendship. In 1779, freemen from the French colony of Saint Domingue, now the Republic of Haiti, came to the aid of American patriots fighting for freedom at the Siege of Savannah. Today, we remain connected by a Haitian-American community that contributes greatly to the economic, social, cultural, scientific and academic fabric of the United States and by my administration’s steadfast commitment to come to the aid of those in Haiti  working to ensure that Haiti’s future is stable, sustainable and prosperous. On this Haitian Flag Day, I am proud to send my warm wishes and those of the American people to the people of Haiti and the Haitian Diaspora as they celebrate during Haitian Heritage Month.


7 avril 2009

Discours de Ségolène Royal à Dakar

(6 avril 2009

Merci, chers amis de votre hospitalité, dont je sais qu’en wolof, elle se dit teranga. Un mot magnifique qui exprime une valeur que, de longue date, les civilisations africaines exaltent.

Dans cette salle qui porte son nom, je pense bien sûr à l’œuvre de Léopold Sedar Senghor, à ce qu’il voulut et fit pour pour son pays.

Je pense aussi, et votre université porte aujourd’hui son nom, à Cheikh Anta Diop.

Je pourrais vous dire que je suis une amie ancienne et fidèle du peuple Sénégalais: mais je vous dirai beaucoup plus : je suis une fille de l'Afrique et une sœur des hommes et des femmes d’ici.

C’est sur votre terre que je suis née, à Ouakam. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de deux ans. Je n’en ai pas beaucoup de souvenirs conscients. Mais tout s’est imprimé. Car on garde enfouis en soi les couleurs, les musiques, la chaleur, la lumière, les parfums engrangés dans les premiers jours de sa vie. De cette naissance j’ai toujours ressenti un profond sentiment de fierté. C’est une force d’être une citoyenne du monde et d’avoir toujours le réflexe de regarder ce qui se passe loin de nos frontières et plus loin encore dans l’hémisphère sud.

Avant de me lancer dans la campagne présidentielle, je suis revenue au Sénégal. J’avais besoin de retrouver mes racines et de renouer avec mes origines. A cette occasion, j’ai rencontré une femme à Thiaroye, avec une centaine d’autres. Elles avaient perdu leurs fils, noyés alors qu’ils tentaient de gagner l’Europe. Nous nous sommes longuement serrées dans nos bras. Cette femme, submergée par le chagrin, a décidé, avec d'autres, de le dépasser en s’investissant pour les jeunes de son village.

Nous nous sommes revus longuement hier. Que de progrès dans leurs actions dont j'avais vu les balbutiements en 2006 : activité de pêche, artisanat, alphabétisation des femmes. Avec quel courage toutes ces mères ont dépassé leurs souffrances pour prendre en main leur vie, leur subsistance, et donner à leurs enfants des raisons d'espérer et de vivre dignement de leur travail dans leur pays.

Ces femmes symbolisent la force des êtres humains quand ils utilisent leurs souffrances pour créer l’espoir. Quand ils agissent localement pour apaiser le monde dans sa globalité.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que je parle de l’Afrique. A Villepinte, dans le discours d'ouverture de la campagne présidentielle, ce continent était au cœur de mes préocupations (« De quoi souffre-t-elle l'Afrique? D’une économie mondiale absolument débridée qui ne laisse aucune chance à des produits agricoles fragiles et incapables de rivaliser avec les politiques de pays bardés d'atouts financiers et technologiques! »).

Elle était là aussi, l'Afrique, dans l’ouvrage coécrit avec Alain Touraine, Si la gauche veut des idées. J'y annonçais : « L'Afrique est notre avenir. Le développement de l'Afrique sera l'oeuvre des africains » et dans Femme debout, écrit avec Françoise Degois.

Dans chacune de mes responsabilités j'ai toujours pensé à l'Afrique. En 1992, ministre de l'Environnement, j'avais choisi le Mali comme pays partenaire d’actions communes environnementales. Devenue ministre de l'Enseignement scolaire, j'ai pris beaucoup de soin à intégrer le Sénégal dans des actions de développement commun de l'Education, comme la bibliothèque de Ouakam.

Je pourrais vous donner bien d'autres exemple de cette préoccupation au long cours et de ce lien indéfectible qui me ramène toujours vers l'Afrique tant est forte ma conviction que cette alliance entre le continent européen et le continent africain est une chance à saisir pour équilibrer un monde multipolaire qui doit construire la paix et la prospérité. C'est dire à quel point dans le contexte actuel de toutes les violences qui nous assaillent : crise économique brutale, dégâts environnementaux, désastres sanitaires, notre responsabilité est forte et notre capacité commune à oser les stratégies visionnaires qui nous donnent les clefs du monde d'après. L'Afrique, je ne l'ai jamais lâchée.

C'est une conviction très profonde. Ce n'est pas seulement une conviction d'ailleurs, c'est une raison d'agir. C'est pourquoi aujourd'hui, présidente d'une région française, j'ai choisi comme principale coopération décentralisée, une région du Sénégal, la région de Fatick. Et cette coopération est si efficace, si exemplaire (j'y reviendrai), qu'elle vient d'être retenue comme le premier modèle de réfèrence de coopération décentralisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement.

Voilà chers amis, la démonstration politique par la preuve qu'il y a un lien très étroit, pour l'avenir de l'humanité entre le local et le global, c'est à dire entre les actions concrètes de terrain qui bénéficient directement aux gens et les échelons financiers à l'échelle des Etats et des organisations internationales qui doivent les permettre.

Oui il y aura un avenir pour l’humanité avec une Afrique forte, debout et respectée, partenaire d’une Europe forte, debout et respectée.

Oui, je veux devant vous porter une parole de respect, de fraternité et de justice, celle qu’aurait dû porter le G20 en associant davantage l’Afrique dans son ensemble. Au delà des avancées positives qu’il faut saluer et qui viennent poser d'autres règles du jeu, pourquoi l'Afrique ne s'y trouve-t-elle pas ? Pourquoi avoir écarté un milliard d’habitants et 1/3 des ressources naturelles de la planète? Ce n'est ni juste ni efficace. Tout comme n'est ni juste ni efficace l'absence de ce continent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ou encore sa sous-représentation dans les conseils du FMI et de la Banque mondiale. L’Afrique doit enfin avoir toute sa place dans les instances internationales car nous avons besoin d’elle, de sa vision, de ses talents, de sa faculté de don, de ses idées.

Chers amis,

Nous vivons une époque historique, avec une crise sans précédent faite de drames mais aussi d'opportunités. L'opportunité de nous en sortir en décidant des changements profonds et des valeurs nouvelles qui nous permettront d'inventer le monde d'après, un monde plus humain et plus juste.

L'aménagement à la marge du système actuel ne permettra pas la sortie de crise. Les peuples doivent exiger de leurs gouvernants et de leurs élites qui n'ont su ni anticiper, ni guérir, qu'ils changent de logique.

Partout les peuples se révoltent. Il n'y aura pas de paix sans justice. Et il n'y aura pas de justice sans respect. La finance doit impérativement être mise au service de l'économie réelle et l'économie réelle au service des hommes et des femmes.

Une crise écologique sans précédent menace notre survie. Depuis 2000, le nombre de personnes touchées par des catastrophes naturelles a triplé. D’ici 2040 un milliard de personnes seront contraintes à se déplacer, victimes de la sécheresse, de l’appauvrissement des sols, de la hausse du niveau de la mer. La plupart seront originaires des pays en développement et du continent africain en particulier. Les forêts denses de ce continent sont menacées par la surexploitation des sols et par une agriculture intensive destinée non pas à nourrir les peuples mais aux seules exportations. En 2025, 750 millions de personnes vivront dans des zones désertiques. Aujourd'hui déjà, seule la moitié de la population africaine a accès à l'eau potable.

Une crise financière et bancaire d’une ampleur inouïe provoque par ailleurs une crise économique et sociale mondiale. Cette crise, l’Afrique et les pays émergents n’en sont pas responsables et pourtant ils en sont les premières victimes. Pour la première fois depuis 50 ans, le commerce mondial s’est contracté de près de 10%. L’accès au financement pour des projets de développement a lui aussi été réduit de plusieurs milliards de dollars. L’Afrique, trop souvent oubliée de la mondialisation, est aussi l’oubliée des plans de relance. Les bailleurs du Fonds monétaire international et en particulier les Pays du Nord, devront impérativement consacrer le triplement des réserves décidées lors du G20 aux pays en développement, notamment à l’Afrique.

La boulimie financière, l’avidité de profit, la gloutonnerie d’argent ont conduit le monde au bord du précipice en inversant les valeurs, en prenant l’accessoire pour l’essentiel, en oubliant que le bonheur des êtres humains - éducation, santé, culture, alimentation, cadre de vie - doit impérativement passer avant tout le reste, oui je dis bien tout le reste.

En oubliant ce principe fondamental « Par le peuple, pour le peuple » qui est d’ailleurs aussi le principe de gouvernement de la République du Sénégal, nous voici tous entraînés collectivement vers le gouffre si nous subissons. Mais nous sommes nombreux à l'échelle planétaire à avoir les moyens et la volonté de réagir et à refuser de subir.

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons être à la hauteur du défi que le siècle nous pose. Les forces de vie doivent l'emporter sur les forces de l'argent.

Et d’abord, pour bâtir un monde commun, qui fait reculer la rupture intolérable qu’engendrent les inégalités dans la répartition des richesses. Selon l’ONU, 2% de la population mondiale possède 50% de la richesse mondiale quand la moitié de la population doit se contenter d'à peine 1% de cette richesse. La malnutrition est responsable de plus de la moitié de la mortalité infantile. 2/3 des séropositifs dans le monde se trouvent en Afrique. Rien qu'en 2007, un million de personnes sont mortes à cause de la pandémie. 40 millions d'enfants n'ont toujours pas accès à l'école et moins de la moitié des enfants en école primaire n'achèvent pas leur cursus alors même que, nous le savons tous, l'éducation est la condition absolue du développement.

Il existe un seuil de richesse, et un seuil de pauvreté, à partir desquels, ce qui est en cause, c’est l’unité même de l’espèce humaine.

Certes des progrès existent. Mais dans les pays pauvres, on le sait, la misère a doublé en 10 ans. L'aggravation de la pauvreté s'est traduite par les émeutes de la faim.

Je le dis avec la plus grande solennité : cette situation n’est pas tenable. C’est terminé le temps où certains pensaient pouvoir s’en sortir en fermant les yeux sur le péril.

Il est urgent que nous définissions ensemble à l'échelle planétaire d'autres façons de faire, d'autres formes de solidarité, d'autres transferts de richesse.

Il est urgent que les pays du Nord tiennent enfin leurs promesses et respectent leurs engagements internationaux. En aucun cas, la crise ne doit donner prétexte à baisser l’aide au développement.

De quelle aide publique parle-t-on ? Aujourd'hui elle se compose essentiellement des annulations de dettes et de prêts. La part des financements destinés à de nouveaux projets, elle, diminue. Ce qui a été donné d’un côté a été repris de l’autre.

Je veux pour mon pays, la France, et pour l’Europe le courage de ne pas se payer de mots. Et l’honnêteté de ne pas tromper ceux qu’on prétend aider. Le respect commence là.

Lorsque j’étais à Belém, j’ai entendu Lula dire qu’il en avait assez d’être convoqué dans les grandes capitales du Nord par de jeunes banquiers qui lui disent comment gérer son pays alors qu’ils n’y ont jamais mis les pieds et savent à peine où il se situe.

Sous la plume d’Aminata Traoré, j’ai lu que les Maliens en avaient assez que ceux qui n' ont jamais vu une boule de coton, leur disent ce qu’ils devraient en faire.

Dans les textes d’artistes comme Tiken Jah Fakoly ou le rappeur Didier Awadi, j’ai entendu la colère que provoque l’injustice. De nombreux universitaires, et responsables politiques africains demandent que l’Europe tire la leçon d’accords de partenariats économiques qui ont échoué et qui sont perçus non comme une aide mais comme un rapport de force.

L’aide au développement ne doit plus être une version moderne de la charité, condescendante, assénant ses certitudes depuis Washington, Bruxelles ou Paris. Elle doit être construite avec, et non pas pour. Mais des progrès ont été faits, il faut le dire, et je voudrais vous rappeler comment nous nous en sommes inspirés.

Deux principes ont guidé la coopération décentralisée menée entre la Région de Fatick et la région Poitou-Charentes que je préside : ne jamais plaquer de solution toute faite mais chercher ensemble, en mutualisant nos expériences, les meilleures réponses ; appuyer les initiatives locales, fidèles à un esprit d’écoute qui conditionne le succès de tout programme.

Avec la région de Fatick, nous avons développé un programme de coopération qui comprend plusieurs volets :
agricole, éco-énergétique, éco-touristique, économique,
sanitaire et éducatif.

Notre coopération agricole a commencé à l’automne 2004. Nous avons déjà obtenu de très bons résultats en formation des éleveurs caprins, en amélioration des structures, en niveau de production, en respect de l’environnement.

Ces succès nous permettent aujourd’hui d’envisager de nouveaux partenariats, notamment avec Agronomes et Vétérinaires sans Frontières.

Nous avons développé l’énergie solaire pour l’accès à l’eau. Et nous pouvons maintenant, tout en économisant la consommation du bois, électrifier des chèvreries, des fromageries, des pompes à eau, des services publics, notamment des établissements scolaires et des unités sanitaires rurales. Je les visiterai demain et pendant trois jours avec les élus et les habitants de Fatick.

À terme, l’énergie solaire permettra d’électrifier les territoires isolés du réseau électrique conventionné, notamment les Îles du Saloum.

Et grâce à ces réalisations, la région de Fatick a été retenue par le Programme des Nations Unies pour le Développement comme région-pilote pour la lutte contre le changement climatique.

Voilà comment, en agissant localement, on transforme globalement.

Pour favoriser le développement de l’éco-tourisme, nous avons lancé des projets pilotes dans la zone du parc naturel du delta du Sine-Saloum et dans l’arrière-pays.

Bientôt, les habitants de ces régions pourront accueillir des visiteurs de tout le Sénégal, de toute l’Afrique de l’Ouest, et du monde entier, tout en respectant l’harmonie et les équilibres de la nature locale.

Voilà comment, en agissant localement, on transforme globalement.

Plus généralement, le Poitou-Charentes a soutenu la mise en place du microcrédit pour permettre aux éleveurs de financer les fourrages et les équipements dans les coopératives pour le lait.

La devise du microcrédit est la nôtre : agir localement, transformer globalement.

Ce programme dans son ensemble englobe de nombreux partenaires locaux et en particulier les Groupements de Promotion Féminine. Elles sont venues en Poitou Charentes. Elles m’ont raconté leur histoire. Elles m’ont dit tout leurs efforts en tant que mères, en tant qu’épouses, pour colmater les brèches du quotidien. Elles m’ont dit les trésors d’ingéniosité, d’opiniâtreté, de créativité qu’elles déploient.

Nous nous sommes appuyés sur cette ingéniosité et sur cette créativité pour imaginer des programmes de développement pionniers: microcrédit, foyers de cuisson améliorée, utilisation de l’énergie solaire pour les séchoirs et pour les fours. Les potentiels des savoir-faire locaux ont été valorisés. Des forgerons, des potières ont été formés, des centres de production d’inserts en céramique ont été construits, des villages ont été accompagnés dans leur démarche éco-touristique. Mais surtout nous avons beaucoup appris nous-mêmes par les missions d’échange et nos agriculteurs et nos techniciens en énergie solaire ont beaucoup appris en venant ici. C’est dans cet échange de réciprocité que nous sommes plus efficaces ensemble.

La qualité du partenariat a été reconnue par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a signé une lettre d’intention le 17 novembre 2008 avec les deux Régions.

Notre programme de coopération décentralisée va faire de Fatick la première région du Sud à devenir neutre en émission de gaz carbonique.

C’est à travers ce type d’action, conjuguée naturellement à l’action d’un Etat que l’on peut changer les règles de la planète. Partout se mettent en place ces actions qui changent concrètement la vie des gens, créent de la ressource, développement des régions. Ces petites rivières font de grands fleuves.

La coopération décentralisée, bien sûr, ne remplace pas des coopérations à l’échelle des Etats et des continents. Mais on pourrait faire tellement plus si on n'avait ne serait-ce que quelques miettes des milliards perdus par les établissements bancaires.

L’aide au développement n’est pas un luxe de pays riche. C’est précisément parce que nous sommes tous confrontés, ensemble, au même moment, à la plus grave crise économique que nous devons agir ensemble. Car nul ne s’en sortira seul et encore moins contre les autres, mais les uns avec les autres.

Chers amis,

Vous le voyez il existe des raisons profondes d’espérer. J’aime cette phrase de Martin Luther King : « Il n’y a que quand il fait suffisamment sombre que l’on peut voir les étoiles. »

Une de ces lueurs est apparue récemment, aux Etats-Unis d’Amérique avec l‘élection de Barack Obama. Au-delà du symbole de cet homme noir, jeune qui accède à la première puissance du monde et redonne une fierté à tous les hommes et femmes de couleur et plus largement, à ceux qui se sentent opprimés, au-delà de ce symbole créateur d’espoir, il y a la politique américaine qui change radicalement.

Son économie s’est effondrée comme une maison rongée par les termites depuis des années et qui s’écroule subitement. Une violence qui oblige l’Administration Obama à mener une révolution sur tous les fronts. Front intérieur avec la refonte du système financier, la loi sur les superbonus, l’investissement dans la croissance verte. Front extérieur avec un tournant dans les relations internationales, le dialogue. Cette stratégie de la main tendue portera ses fruits, j’en suis convaincue. Dialoguer même lorsqu’il n’y a plus de mots pour le faire. Construire des médiations là où le dialogue est rompu. Voilà ce que doit être la diplomatie du XXIè siècle.

Il y a ensuite le forum de Belém. L’altermondialisme n’a jamais autant mérité de porter son nom. Penser le monde différemment, faire le serment de dépasser tous les schémas, les lieux communs, les systèmes de pensée qui rapetissent, être créatif et réaliste à la fois. A Belem comme à Washington, j’ai ressenti la même pulsation : celle de l’énergie vitale des peuples qui prennent les fausses vérités à contre-pied, se rassemblent, joyeux, sentant que le monde d’après se soulève.

Oui, je crois à la force citoyenne, la force du peuple qui se dresse, comme s’est dressé le peuple des outremers, autour d’un leader qui a porté la soif de justice et de respect : Elie Domota. Aucune atteinte à la dignité, aucune arrogance ne peut résister à la force de conviction et à la détermination d’un peuple qui a soif de respect et d’actions justes.

L’écoute, la démocratie participative, la médiation font leurs preuves partout où elles s’appliquent. Là où l’écoute est défaillante, là où l’exaspération et la violence surgissent.

Plusieurs révolutions soufflent sur le monde et notamment une révolution des couleurs. Nous sentons bien que nous sommes à un tournant. Mais nous ne savons pas quel en sera le sens.

Si bien que la question qui se pose à nous aujourd’hui, Sénégalais et Français, Africains et Européens, est celle-ci : Que faire naître ensemble ? Et comment le faire naître?

La réponse commune, nous la vivons ici dans cette salle, nous la vivrons encore à Fatick demain, avec tous les exemples de développement durable. C’est celle de la fraternité qui nous permet de bâtir ensemble des solutions respectueuses de la planète que nous partageons. Vous avez autant si ce n’est plus d’atouts que nous avec l’énergie solaire pour réussir la croissance verte. Alors vous imaginez comment nous pouvons être efficaces en unissant nos efforts et nos volontés.

Chers amis,

Pour le meilleur et parfois hélas le pire, nos destins ont été liés. Ils sont liés.

Le pire : ce fut l’esclavage, cette « déportation la plus massive et la plus longue de l’histoire des hommes », comme l’a écrit Christiane Taubira dans l’exposé des motifs de notre loi de 2001 qui reconnaît ce « crime orphelin » pour ce qu’il fut : un crime contre l’humanité.

Le pire : ce fut la colonisation dont une partie de la droite, dans un projet de loi, a essayé de nous faire croire, en 2005, qu’elle eut des « aspects positifs ».

Voici ce que je disais en 2005 au ministre de l'Intérieur à ce sujet:

« La vive réaction de nos compatriotes des Antilles vous a permis de mesurer l’offense faite à la République par la loi adoptée par votre majorité, qui promeut une lecture révisionniste de la colonisation et heurte, dans l’Hexagone comme outremer, celles et ceux pour qui l’adhésion à la France ne peut s’inspirer que des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, bafouées hier par le colonialisme et aujourd’hui par les discriminations.

L’honneur de la République, c’est la lucidité d’une histoire partagée dans une France accueillante à tous les siens. »

Permettez-moi d’être très claire. Qu’il y ait eu à cette époque des hommes et des femmes sincères de bonne volonté, cela est sûr. Mais on n’a rien dit quand on n’a dit que cela. Le problème est que la colonisation fut un système. Ce système doit être condamné pour ce qu’il fut : une entreprise systématique d’assujettissement et de spoliation. Ses séquelles doivent être combattues sans fléchir.

Les colonisés n’avaient pas le choix. Le travail forcé et le Code de l’Indigénat étaient la règle. Et le mépris. Et le racisme. Et la violence d’un système qui fit les uns ployés sous le joug des autres.

Je veux rendre honneur à ceux qui, dans toute l’Afrique, se sont battus et sont morts dans une combat qui était le combat des Africains, oui, et de toute l’humanité.

Et je suis fière qu’il y ait eu en France des consciences pour s’insurger et des militants pour se porter aux côtés de ceux qui luttaient pour leur indépendance. Ceux-là défendaient nos valeurs quand la colonisation en était la négation.

Je crois que nous avons le devoir de poser les mots justes sur ce qui fut. Car les mots font plus que nommer : ils construisent la réalité et le regard qu’on porte sur elle. Nos plaies d’histoire ne sont pas toutes cicatrisées. Le devoir de mémoire n’a pas besoin de permission. Chacun s’en acquitte avec la subjectivité et l’héritage qui est le sien. Ce dont, en revanche, nous sommes collectivement comptables et responsables, c’est du droit à l’histoire et du devoir de vérité.

Ce droit à l’histoire et ce devoir de vérité, c’est ce qui permet de regarder les faits en face et de partager un récit qui ne soit pas ressassement du passé mais moyen de le dépasser sans amnésie et de se projeter ensemble dans l’avenir.

Dans la dernière lettre qu’il a écrite à sa femme avant d’être assassiné, Patrice Lumumba a dit sa foi inébranlée dans l’établissement de la vérité historique : « L’Histoire dira un jour son mot. L’Afrique écrira sa propre histoire ».

Honneur aux maîtres de la parole qui conservèrent et transmirent. Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont rappelé au monde que non seulement l’Afrique était le berceau de l’humanité mais qu’elle était avec l’Asie mineure le berceau de la civilisation humaine.

Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont rappelé au monde l’existence des grands royaumes et des grands empires de l’Afrique. Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont retracé les mille et une relations nouées bien avant la conquête, en des temps où le Sahara, la Méditerranée et l’Océan Indien n’étaient pas des frontières mais des points de passage et de mise en contact.

Quelqu'un est venu ici vous dire que « l’Homme africain n'est pas entré dans l'Histoire ».

Pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas la France. Car vous aussi, vous avez fait l’histoire, vous l’avez faite bien avant la colonisation, vous l’avez faite pendant, et vous la faites depuis.

Et ce que Léopold Sedar Senghor et Aimé Césaire ont magistralement accompli avec le concept « négritude » , vous l’avez poursuivi avec le mot « Afrique », cet étendard d’une dignité reconquise.

C’est pour cela que les œuvres des historiens Cheikh Anta Diop du Sénégal et de Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso, constituent non seulement un sommet de la science, mais aussi un sommet de la lutte pour la liberté.

C’est pour cela qu’il était si important de démontrer comme ils l’ont fait que la Grèce ancienne devait tant à l’Egypte ancienne qui elle-même devait beaucoup à l’Afrique. Ils ont montré que les langues africaines permettent le même déploiement de la rationalité humaine que les langues européennes.

Il leur a souvent été reproché d’être partisans.

En insistant sur leur engagement indépendantiste et panafricain, on a voulu mettre en doute la rigueur scientifique de leurs recherches.

Mais aujourd’hui, chaque jour, les découvertes de l’égyptologie valident les thèses de Cheikh Anta Diop.

Une certaine histoire européenne de l’Afrique a voulu dénier aux Africains la fierté d’être Africains.

Et comme le pensait Lumumba, écrire c’est agir et agir c’est écrire.

Pour aujourd’hui, il est bon que se constituent autant que cela est possible des équipes mixtes de chercheurs africains et européens pour retracer le destin commun de l’Afrique et de l’Europe. Car c’est en élucidant ensemble les pages communes de nos histoires que nous pourrons écrire ensemble les pages communes de nos futurs.

Alors oui, il est temps que nous pratiquions davantage entre nous l’égalité vraie, loin des paternalismes, des misérabilismes, des ostracismes, loin des doubles langages qui masquent mal les doubles jeux.

Oui, la France doit honorer sa dette à l’égard de l’Afrique et que les Français doivent apprendre à l’école ce qu’ils ont reçu de l’Afrique.

Quand notre territoire national fut envahi, l’Afrique fut un refuge et une aide pour les forces de la France Libre.

Les soldats africains ont contribué, sur tous les champs de bataille, à inverser le cours de l’histoire.

Le 8 mai 1945, sans l’Afrique et les Africains, jamais la France n’aurait retrouvé sa liberté.

Alors comment oublier la sanglante répression menée au camp de Thiaroye contre des Tirailleurs qui réclamaient simplement le respect, leur dû et le droit de porter leurs galons car ils croyaient qu'à l'égalité du sang versé devait succéder l'égalité des droits. Ils avaient raison.

Il y a des mots que le peuple français doit au peuple sénégalais et à tous les peuples africains qui ont souffert pour nous et par nous, ce sont des mots simples mais puissants, trois mots que j'ai envie de dire ici en tant que citoyenne et élue de la République française :

Pardon. Merci pour le passé. Et s'il vous plaît, pour l’avenir, bâtissons ensemble.

Je veux que nous ayons la force de reconnaître enfin tout ce que nous vous devons et tout ce que nous pouvons ensemble.

Et c’est parce que j’aime la France, parce que je la crois suffisamment forte et généreuse, que je la veux capable de regarder son histoire en face. Je le veux capable d’assumer son devoir de vérité et son devoir de responsabilité.

Nous devons créer ensemble, à l’échelle de nos deux continents, une "Commission Vérité du passé et avenir commun" qui aurait accès à toutes les archives civiles et militaires, qui accueillerait tous les témoignages et qui aurait pour mission de dire le vrai, de pacifier les mémoires et de récueillir tous les témoignages.

La France républicaine mérite aussi que cesse ce qu'on appelle - et on sait ce que cela veut dire - la Françafrique et l'opacité de décisions prises dans le secret de quelques bureaux.

Chers amis,

Nos pays doivent inventer une relation fondée sur le respect et l’intérêt mutuel. Je veux une France du respect, dénuée d’arrogance, ouverte, mais exigeante sur la défense des libertés démocratiques partout où il le faut.

Il faut en finir avec cette idée fausse selon laquelle la démocratie et les droits fondamentaux n’auraient qu’un seul berceau, l’Occident. Dans une conférence donnée récemment par Stéphane Hessel sur l’histoire de la Déclaration universelle des droits de l’homme dont il fut l’un des rédacteurs, il avait donné la parole à Suleiman Bachir Diagne. Ce dernier rappelait que dans la Charte du Mandé du XIIIème siècle, ce « Serment des Chasseurs » qui se voulait aussi adresse au monde, on trouve une définition toujours actuelle des droits de la personne humaine.

Je veux rendre hommage au Sénégal, au Mali, au Ghana, au Bénin, au Liberia, à tous les pays du continent qui ont su s’ouvrir aux transitions démocratiques. Surtout, je veux rendre hommage à tous ceux qui, jeunes et moins jeunes, fidèles aux idéaux qui guidaient leurs aînés au moment des indépendances, se battent pour faire vivre leurs droits à la liberté, à l’égalité et à fraternité.

Pour nous, Français, cela veut dire que nous ne pouvons ni soutenir les dictatures, ni jamais abandonner les démocrates. Le refus absolu de l’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain ne signifie pas que l’on s’abstienne de lui demander des comptes toutes les fois que cela est nécessaire. C’est cela le dialogue entre égaux.

Chers amis, la démocratie est un droit ; elle est aussi une chance. Je crois qu’elle est un facteur fondamental de développement économique et social. Partout où les citoyens prennent part aux décisions qui les concernent, les inégalités diminuent, et l’efficacité économique augmente.

Nous devons favoriser toutes les initiatives pour faire de l’Afrique le continent du XXIe siècle.

Mesdames et messieurs, la crise que nous traversons est mondiale, et c’est parce qu’elle touche tous les recoins de la planète, toutes les activités humaines, que nous allons la surmonter ensemble. Le temps est venu de la citoyenneté planétaire.

Croyons pour cela aux forces de la vie. Ayons la certitude que le temps est venu de ne plus perdre un seul instant, de se consacrer corps et âme à jeter des ponts et non plus dresser des murs. Croyons aux hommes et aux femmes de bonne volonté, croyons à leur sincérité, leur créativité, leur courage, leur bon sens, leur espoir, leur aspiration à la paix : civile, économique, sociale, écologique, et à l’épanouissement personnel. Croyons à la défense des valeurs humaines comme arme politique à part entière. C’est la décision de placer coûte que coûte le progrès de l’être humain au cœur de toute action. D’en faire l’axe permanent et non plus la variable d’ajustement.

Le rôle de l’Afrique dans cette profonde mutation est majeur. Parce que l'Afrique a subi plus que tout autre endroit du monde, souffert plus que tout autre continent, elle peut imposer l’être humain au cœur du système et devenir un phare pour le monde. Qui mieux qu’elle peut saisir l’impasse de la déshumanisation, elle qui a subi à travers les siècles cette déshumanisation. C’est dans le feu qu’on forge les plus belles lames, c’est dans les larmes que l’on peut aussi forger les plus grandes joies. Alors imaginons ensemble, agissons ensemble, réussissons ensemble le nouveau monde qui vient.

Faisons notre cette jolie phrase que j’ai entendu de la bouche des jeunes de Thiaroye: soyons solidaires comme les grains de l’épi de maïs, forts comme le baobab, courageux comme le lion.

Ségolène Royal


LIYANNAJ KONT PWOFITASYON 

Mi nou ! nou gwadloupéyen 

Nou ansanm ansanm sanblé adan on bel balan a konsyans avè angajman é détewminasyon pou nou détòtyé Gwadloup
Mi nou…nou LIYANNAJ KONT PWOFITASYON, liyannaj a owganizasyon, liyannaj  a jenn, liyannaj a fanm, nonm, avoté kon matrité…, moun wodibou ansanm avè moun badibou an chimen é kapab konstwi on sosyété nèf ki dwet kapab prévwa manjé, édikasyon, konésans, santé, kaz, travay é respé pou tout pitit ay avè mès é labitid ay .
Mi nou…nou avè détwa lidé nou ka kwè ki bon pou nou, ki ka ba Gwadloup sans…tout sans ay davwa sé pawol senk é kat, sé pawol nèf, sé pawol a soufwans, sé pawol an-nou.
Nou ja gannyé davwa nou sanblé pou alé pli lwen

KA NOU VLE… 
 
1- NIVEAU ET CONDITIONS DE VIE
• Un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200 €, des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d’achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande.
• Le relèvement immédiat du SMIC, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux. 
• Un salaire minimum guadeloupéen  calculé sur le coût réel de la vie  en Guadeloupe.
• Création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs. 
• Réductions d’impôts fondées sur la justice fiscale. 
• Baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et sur les transports.
• Baisse des taux  de la taxe sur les carburants. 
• Suppression de la taxation des produits locaux 
 
Logements 

• Gel  des loyers  pour une période indéterminée  et pour l’année 2009 l’annulation de l’augmentation  de 2,98%
• L’arrêt des saisies immobilières des propriétés des
guadeloupéens et restitution des biens 
• Un plan quinquennal pour résorber l’habitat insalubre
• Un vaste programme de construction de logements sociaux et intermédiaires. 
 
Environnement
Contamination des terres par la chlordécone : 
• Définition de mesures sanitaires pour protéger les populations des zones contaminées 
• Indemnisation des victimes professionnelles et civiles
 
Transports
• Mise en place d ‘un véritable service de transport
des usagers.
• Engagement d’un audit indépendant  sur les modalités de constitution des Groupements et d’attribution des marchés ;
• Révision des conditions d’exécution des marchés envers les usagers (abris bus, arrêts matérialisés, gares routières, poteaux d’indications des horaires de passage des bus) 
• Réhabilitation et indemnisation des Transporteurs déclarés ‘’clandestins’’ 
• Révision des conditions d’exécution des marchés par les groupements vis-à-vis des  transporteurs (mise en fonction de la billetterie, fixation du prix à verser par chaque sous-traitant en fin de mois)

2-EDUCATION
 
• Mise en place dans l’immédiat d’un moratoire de 4 ans en ce qui concerne la réforme du recrutement des enseignants, le temps de permettre la mise en place par l’U.A.G. des masters de professionnalisation et les sorties des premières promotions.
• Acter dans ce cadre un plan de titularisation des
contractuels pour palier les besoins de recrutement.
• Maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place une politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins.
• Disposer d’un pouvoir décisionnel en matière de
programmes, d’orientation, d’éducation de gestion des ressources, de la mise en place d’un plan de titularisation des personnels contractuels et des contrats aidés. 
 2
 
3-FORMATION PROFESSIONNELLE
• Création d’une structure assurant un véritable service public de la formation professionnelle : le CRFP ne constituant pas une réponse à la hauteur des enjeux.
• Augmentation des  fonds alloués à la formation
professionnelle - Minimum 100 millions d’euros.
• Création de filières de formation professionnelle liées à tous les secteurs stratégiques pour le développement de la Guadeloupe et adaptées à nos réalités avec production de référentiels spécifiques (Agriculture, Environnement, Energies renouvelables,…)
• Plan de formation obligatoire dans toutes les entreprises  et particulièrement dans les entreprises de  moins de 10 salariés.
• Mise en place d’un dispositif d’accompagnement et
de formation pour un chômeur ou un travailleur  dans le cadre de la création d’activité.
• Création d’un Fonds d’urgence pour la formation profes- sionnelle alimenté par les remboursements des trop perçus de la SARA.
 
4-EMPLOI

• Priorité d’embauche pour les Guadeloupéens.
• Embauche obligatoire de Guadeloupéens dans toutes les entreprises qui bénéficient d’aide  publique.
• Mise en place d’un avenant régional à la prochaine
convention Unedic en vue d’améliorer et d’élargir les conditions d’indemnisation du chômage en Guadeloupe : revalorisation des allocations de chômage en montant et en durée (moins du ¼ des chômeurs de Guadeloupe ont droit à ce jour à l’ARE).
• Respect de l’obligation de recrutement des Travailleurs Handicapés
• Arrêt de la déprogrammation des fonds de la formation professionnelle
• Ouverture des financements de la formation profes- sionnelle à tous les chômeurs et non plus uniquement aux seuls indemnisés au titre de l’ARE & instauration d’un crédit annuel de formation pour chaque chômeur.
• REHABILITATION DU FONDS SOCIAL de l’ex ASSEDIC pour les situations individuelles.
• Limitation du CDD à 6 mois renouvelable une fois,
à l’issue du renouvellement, embauche du salarié.
• Limitation du recours aux sociétés d’intérim à 5%
des contrats du secteur marchand
• Embauche prioritaire à l’issue d’un contrat en alternance
• Obligation d’embauche des travailleurs handicapés
au lieu du paiement de la pénalité prévue par la loi.
 
Contre les  LICENCIEMENTS
• Participation des représentants des salariés dans
les instances dirigeantes de l’entreprise avec voix
délibératives. 
• Plan social, reclassement et formation obligatoire quel que soit le nombre de licenciés et l’effectif salarié de l’entreprise,
• Réintégration de droit des licenciés pour faute, suite à la décision de justice ne confirmant pas la faute et systé- matisation du droit à la réparation.
• Remboursement par l’entreprise des aides publiques perçues en cas de licenciement économique,
 
5-DROITS SYNDICAUX ET LIBERTES SYNDICALES
• Obligation d’un Accord de Branche ou d’Entreprise
avant toute autorisation de travail le dimanche
• Mise à disposition d’une Maison des Syndicats à Jarry
• Négociation d’un Accord de Branche et Interpro-  fessionnel sur l’exercice du droit syndical, la représenta- tivité, la représentation de Branche, l’emploi
• Régularisation des travailleurs en situation irrégulière.
• Négociation de Convention Collective dans tous les secteurs.
• Renforcement de moyens des Inspecteurs et Contrôleurs du travail.
• Mise en place et respect du comité d’hygiène, de
sécurité et de conditions de travail dans toutes les
entreprises.
• Mise en place de délégué du personnel dans toutes les entreprises d’au moins 5 salariés.
• Représentation des syndicats de Guadeloupe dans les entreprises et les organismes paritaires,(ASSEDIC-Sécurité Sociale-CAF- AGEFOS-PME-FONGECIF…)
• Liberté de participation de syndicalistes extérieurs
au Comité d’Entreprise et aux Négociations Annuelles Obligatoires
• Extension systématique des Accords Collectives
de Guadeloupe à l'ensemble de l'archipel,
• Reconnaissance du 27 Mé, jour férié, chômé et payé.
• Droit à l'organisation de formation syndicale ouverte à toutes les organisations syndicales de Guadeloupe.
• Budget formation alloué aux syndicats dans le cadre de la formation syndicale
• Annulation et Arrêt des poursuites pénales en matière d’action syndicale.
 
6-SERVICES PUBLICS
Création  et préservation de véritables services publics
dans les secteurs stratégiques (eau, transport, énergie
électrique et fossiles, traitement des déchets, prévention et sécurité civile, crédit...) au service de la population et des besoins économiques du pays, comprenant au sein des instances dirigeantes des représentants des usagers et des travailleurs.
 
• TRANSPARENCE sur la fixation des prix de l’eau, des transports, des carburants, des loyers, du gaz, de l’électricité, des nouvelles technologies de l’information et de communication
• Baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants
• Baisse du prix de l’eau, du prix de transport de passa- gers, du prix des communications
 
EAU
• Distribution de l’eau en qualité et en quantité sur
l’ensemble du territoire
• Fixation d’un prix unique sur l’ensemble du territoire
• Facturation en fonction de la quantité réellement
consommée.
• Remplacement du réseau vétuste (plus de 50 ans)
• Révision du mode de calcul de l’assainissement des eaux usées.
• Suppression de la majoration de 12 € pour retard de paiement
 
SANTE
• Ouverture des négociations portant sur l’équilibre de l’offre de soins entre le Public et le Privé, entre Etablis-   sements Privés et sur l’ensemble du territoire ;
• Résorption des déficits structurels des Hôpitaux ;
• Engagement des procédures pour la reconstruction du CHU ;
• Révision du système d’évaluation des budgets dans le public et le privé
 
7-PRODUCTION
Volet Agricole
 
• Maintien et aménagement du foncier agricole (eau d’irrigation, voiries, téléphone, électricité) afin de créer des entités de production viables et en constante recherche d’autonomie. 
• Finalisation de la mise à disposition des 32 hectares de terre pour la réalisation du projet porté par « Kè a Kanpech ».
• Maintien du traitement des dossiers collectifs par les SICA et Groupements de producteurs.
• Exonération de la taxe foncière au profit des exploitants agricoles sur l’ensemble du territoire.
• Suppression des taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments de bétail et gasoil etc.., destinés à la production agricole.
• Paiement des aides aux agriculteurs.
• Prise en compte de la valorisation de tous les co-produits issus de l’agriculture comme partie intégrante de la richesse produite par l’exploitation agricole (ex : bagasse pour l’énergie etc..).
• Mise en place de mécanismes fiscaux et douaniers pour développer la préférence guadeloupéenne.

Volet Pêche
• Suppression immédiate de toutes les taxes perçues sur les matériels, révision du coût des intrants.
• Révision immédiate du texte concernant les exonérations au titre de l’URSSAF pour les marins pêcheurs embarqués seuls.
• Mise en place d’un plan de formation des professionnels et des jeunes aux différentes activités  de la pêche, aux acquisitions des techniques de capture nouvelles, aux utilisations de matériel électronique embarqué, aux
techniques de conservation et de vente.
• Traiter les problématiques, conditions de vente en gros et au détail réalisé par les marins pêcheurs, produits d’importation, groupements d’intérêt économique, organi- sation des producteurs.
• Traiter les problématiques d’aménagement portuaire, points d’avitaillement, zone d’entretien des navires, zone de stockage des matériels.
• Mise en place d’une plate-forme de rencontres et
d’échange avec les professionnels de la Caraïbe.
 
8-AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET INFRASTRUCTURES
 
La maîtrise foncière
• Fixer à 50 000 ha la surface agricole incompressible sous forme de ZAP (Zone Agricole Protégée) et mise en place d’une commission d’évaluation et de contrôle annuel.
• Favoriser l’installation des jeunes diplômés sur des
exploitations viabilisées (350 dossiers en attente).
• Protection du patrimoine écologique de la Guadeloupe (forêt, mangrove,…)
• Arrêt de toutes spéculations immobilières et de la discri-   mination privant les Guadeloupéens du droit à l’accession à la propriété dans leur pays.
• Arrêt d’implantation de nouvelles stations services
• Arrêt de l’implantation et de l’extension des grandes surfaces
• Arrêt définitif du projet d’implantation d’un circuit automobile « Vigie Gate » à Anse Bertrand.
• Publication de tous les baux passés par les collectivités locales avec des particuliers et/ou des structures privées, à propos de la mise à disposition des terres achetées par ces dites collectivités
 
Un développement équilibré du territoire
• Rééquilibrage  des territoires  pour harmoniser l’organi- sation,  la complémentarité et la répartition des activités sur l’ensemble du pays.
• Renforcement de pôles secondaires complémentaires aux pôles principaux (Région Pointoise et Basse Terre) 
• Redynamisation des bassins de vie par le développe- ment  économique d’activités de terroir (exemples : agro-transformation, pêche…)
• Dynamiser et valoriser les îles en s’appuyant sur leur identité culturelle.
• Redynamiser les quartiers et les bourgs susceptibles de développer l’emploi de proximité.
 
Les infrastructures

 
• Dynamiser l’habitat social au travers d’un recensement des besoins égalitaire et concerté (Région – Etat- Mairie).
• Réaliser un recensement des besoins en logements, établissements scolaires, crèches, équipements sportifs, maisons de quartier afin d’y pourvoir par-delà toute prétention politicienne et électoraliste. 
• La création d’une pépinière artisanale et agricole qui serait la vitrine de nos produits du terroir
• Le développement urgent de réseaux de transport
secondaires : maritime, inter-iles, intercôtiers..
• Mise aux normes parasismiques de tous les établisse- ments et infrastructures publics (écoles, hôpitaux, ponts…)
• Arrêt du projet d’implantation du port en eaux profondes.
 
9-KILTI
• Prise en compte dans la programmation des medias de la langue et de la culture guadeloupéenne par la présence de représentants des associations culturelles dans les conseils d’administration.
• Favoriser le développement d’entreprises et associations d’insertion culturelle. 
• Réhabilitation des lieux de mémoire populaire par
l’adressage (non a lari).
• Création d’un institut culturel « Papa Yaya » à Capesterre Belle Eau.
 
 
10-ARETE PWOFITASYON
 
• Rachat par les Collectivités du patrimoine foncier de Kalenda en vue de la création d’une unité hôtelière de luxe et du reclassement des salariés licenciés d’Anchorage et Kalenda.
• Restitution du patrimoine (financier, mobilier et immo- bilier) des mutuelles liquidées en Guadeloupe. 
• Dessaisissement de l’administrateur provisoire (M.BORGAT) du dossier des mutuelles.
• Domiciliation des paiements de France Télécom, EDF…, dans les banques  installées en Guadeloupe.
• Poursuites pénales pour les infractions relevant d’abus de position dominante, d’entente illicite et de publicité mensongère.
• Poursuite contre les Responsables des massacres
de mai 67 à Pointe à Pitre et réparation des préjudices aux victimes et ayant-droits.
• Transparence et baisse des coûts des services et des taux pratiqués par les banques et par les établissements de crédit.
• Priorité et facilité d’accès au marché et aux aides
publiques pour les entreprises Guadeloupéennes.
• Arrêt des abominations à l’encontre des travailleurs étrangers.
• Résolution de tous les conflits en cours.
 
 
POU BOUT…..
 
Peuple de Guadeloupe, ouvriers, paysans, artisans, retraités, chômeurs, entrepreneurs, jeunes, LIYANNAJ KONT PWOFITASYON est notre construction, notre idée, notre outil, notre conscience.
 
Liyannaj kont pwofitasyon c’est nous !!!
An nou bay lanmen pou ba’y sans é pouvwa…
 
Ansanm ansanm nou ké gannyé tout rèvandikasyon nou dépozé an kabech a lé pwofitan.
 
Que partout dans les bourgs, les villes, les campagnes, le peuple envahisse les rues !!
 
Nou péké konstwi on sosyété nèf si nou rété anba dominasyon é pwofitasyon kapitalis é kolonyalis.
 
 La Gwadloup sé tan nou,  La Gwadloup a pa ta yo, 
 yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou 
 
 
ADIM - AFOC – AGPIHM - AKIYO – AN BOUT’AY - ANG - ANKA – ASSE - ASS.AGRICULTEURS DU NORD
BASSE-TERRE – ASS.LIBERTE EGALITE JUSTICE - CFTC - CGTG – CNL - COMBAT OUVRIER – COMITE
DE L’EAU - CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE – COPAGUA – CSFG - CTU – ESPERANCE
ENVIRONNEMENT – FAEN SNCL - FO – FSU – GIE SBT - KAMODJAKA - KAP Gwadloup - LES VERTS -
MADICE – MAS KA KLE - MOUVMAN NONM - PCG – SGEP/SNEC/CFTC - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT -
SPEG - SUD PTT GWA – SUNICAG - SYMPA CFDT - TRAVAYE é PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT – UNSA
- UGTG - UPG - UPLG - UMPG – VOUKOUM. 
         Lapwent, 20.01.09


23 février 2009

ELIE DOMOTA dirigeant de LKP

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

Un peuple en lutte contre toutes les exploitations

Des travailleurs, des jeunes, des retraités, des créateurs en mouvement pour une Guadeloupe plus juste.

Population de Guadeloupe, voilà déjà 5 semaines que des dizaines de milliers de guadeloupéens  sont dans les rues  pour dénoncer les pwofitasyon dont ils sont victimes du fait tant du système colonial qui a encore cours en Guadeloupe, que des pouvoirs octroyés à la puissance patronale, que de la lâcheté et de la soumission de la représentation politique.

Il fallait en effet tôt ou tard dire « Awa », dire non !

- Non au chômage qui frappe plus de 30 % de la population active, soit 50 000 hommes et femmes.
- Non à la précarité, à la misère qui assaille plus de 60 000 foyers
- Non à l'exclusion, à la discrimination à l'embauche qui interdit aux jeunes, principale composante de la population (plus de 40 % de la population est âgée de moins de 25 ans) tout projet de vie
- Non à l'échec scolaire qui jette près de 1000 jeunes chaque année dans les rues sans qualification
- Non au hold up économique organisé par des importateurs distributeurs, par des affairistes avec le soutien politique et l'aide  financière de l'Etat, qui pratiquent des prix de services (électricité, carburant, transport, gaz, loyer) et de produits de première nécessité inaccessibles aux ménages petits et moyens.
- Non à l'empoisonnement des terres agricoles, aux spéculations foncières et immobilières, à la disparition de la production locale qui autorise l'importation de plus 80 % de ce qui est consommé sur place.
- Non à la taxation, aux impôts excessifs des collectivités et de l'Etat, et aux marges exorbitantes des commerçants agoulou et des établissements financiers.
- Non à l'accaparement de toutes les richesses produites par on ti pilo fanmi.
- Non au chantage au licenciement et à la répression anti-syndicale qui voudraient imposer à plus de 60000 salariés de ne se contenter que de 1000 euro net mensuel de salaire sous prétexte de la crise, du réalisme, et de l'amour pour la Guadeloupe.
- Non à la destruction du patrimoine écologique, non à la délinquance environnementale.

Depuis le 16 décembre, LIYANNNAJ KONT PWOFITASYON, véritable fédération de 48 organisations d'origines diverses, syndicats, associations, organisations politiques, culturelles, de consommateurs a décidé de fédérer les mécontentements et les revendications de tout un peuple et de les porter au plus haut.

LIYANNNAJ KONT PWOFITASYON (L.K.P.) a su ainsi donner de la voix aux sans voix et donner de la dimension à toutes les voix.

Aujourd'hui, malgré des dizaines de milliers de manifestants fiers, dignes et solidaires dans les rues, malgré des heures et des heures de négociation, après l'assassinat du militant syndicaliste de la CGTG et militant culturel de AKIYO, Jacques BINO, le gouvernement français, les patrons de Guadeloupe refusent toujours de satisfaire les justes revendications et aspirations du Peuple. 

Le Président N. SARKOZY préférant noyer nos revendications dans une formule magique « Assemblée Unique, Evolution statutaire ». Ce n'est pas là la revendication du LKP.

Pour mettre un terme au conflit, ils ne proposent que des mesures de portée générale (RSA, prime exceptionnelle de 1500 euro maximum par an exonérée de charges, Š), mais n'entendent pas réformer leur système inique.
En clair, le revenu de solidarité active (RSA) est une allocation familiale payée par la CAF, destinée aux familles à bas revenus ; 

le RSA est le petit frère du RMI et de l'Allocation parent isolé (API), alokasyon fanm sel.
Le RSA n'est donc pas un salaire mais une prestation sociale basée sur la situation familiale et non sur la rétribution du travail. Ainsi par exemple pour une même qualification et un même travail, deux salariés avec une situation familiale différente percevront un salaire différent.

La fameuse prime exceptionnelle de 1500 euro est une prime prévue par la loi du 3 décembre 2008, destinée à donner aux salariés l'illusion d'une participation au bénéfice des entreprises. Ce n'est donc pas non plus une augmentation de salaire. Yo péké kouyonné nou

Les grands patrons et les békés, eux, n'ont proposé lors de la dernière séance de négociations du 20 février 2009 qu'une prime comprise entre 50 et 70 euro. Ils attendent que l'Etat finance entièrement comme il l'a toujours fait l'augmentation de 200 euro réclamée ; en leur octroyant subventions, exonérations et défiscalisations de tous ordres.
C'est inacceptable, inadmissible !

Pourtant ils déclarent tous avoir perdu depuis le début de la grève des centaines de millions d'euros. Ils n'ont pas évolué depuis 1967, et persistent à dire que lè nèg ké fen yo ké woupran travay.

LKP et les travailleurs de Guadeloupe continuent de réclamer 200 euro d'augmentation nette en faveur des salariés du secteur privé, l'application de la garantie individuelle du pouvoir d'achat  et du régime indemnitaire pour les salariés des trois fonctions publiques.

Contrairement aux allégations laissant entendre qu'un certain nombre de points auraient été actés,  LKP et le Peuple de Guadeloupe exigent plus que jamais, la poursuite des négociations et la satisfaction de tous les autres points de revendications immédiates 

(Baisse des prix - Mise en place d'un moratoire de 4 ans pour la réforme du recrutement des enseignants - Plan d'urgence pour la formation et l'emploi des jeunes - Règlement de la situation des Transporteurs, des Marins-pêcheurs et des Agriculteurs, des petites Mutuelles - Prise en compte dans la programmation des media de la langue et de la culture Guadeloupéenne -  Résolution définitive des conflits en cours - Abandon des poursuites liées au conflit en coursŠ).

LKP et le Peuple de Guadeloupe continuent de réclamer la transformation des rapports sociaux, le respect de toutes les libertés fondamentales, le droit de vivre et de travailler dignement au pays, en somme l'arrêt de toute pwofitasyon.

LKP appelle à la Solidarité Internationale et invite les Organisations de travailleurs, les Organisations progressistes anticapitalistes et anticolonialistes de France et des dernières colonies de la France à poursuivre et à renforcer leur soutien et leur mobilisation.

La GREVE GENERALE EST MAINTENUE !
Travailleurs et peuple de Guadeloupe, en mémoire et en respect de Jacques BINO, renforçons et amplifions la mobilisation et la solidarité dans toutes les entreprises, dans tous les secteurs, dans les rues, les ronds-points, dans les quartiers, dans nos familles !

Travailleurs et peuple de Guadeloupe, continuons la lutte pour dénoncer et nous opposer à toutes les répressions : tant celles conduites par la police et la justice à l'encontre de notre jeunesse ; que celles conduites par le patronat en refusant de payer les salaires,  en mettant en chômage partiel les travailleurs grévistes et solidaires !

NOU PÉKÉ LAGÉ !
Tous au rendez-vous de négociations
du lundi 23 février 2009 à 11 h00 au Port Autonome.
Rassemblement à 08H00 douvan bik la, Lapwent.

L.K.P
      Lapwent,  le  21.02.09



ECHOS DE L'ÉTRANGER


6 août 2006

Messages de sympathie et d’amitié
en provenance d’Haïti
pour Fidel Castro

 
Haïti et Cuba : des liens historiques

Parmi les multitples gestes et manifestations d’amitié et de sympathie qui inondent Cuba depuis lundi et l’annonce du retrait provisoire du pouvoir du Président Fidel Castro à cause d’une hémorragie intestinale ayant nécessité une intervention chirurgicale délicate, des échos favorables sont venus d’Haïti, rapporte l’agence cubaine Prensa Latina.

La représentantion diplomatique de La Havane à Port-au-Prince annonce avoir reçu des messages de sympathie provenant de la brigade des médecins cubains déployés dans le pays dans le cadre de la coopération haïtiano-cubaine. D’autres coopérants venus régénérer l’industrie sucrière locale et les membres de l’association des médecins haïtiens diplômés des universités cubaines ont également envoyé des vœux de prompt rétablissement au "Lider Maximo", souligne l’ambassade cubaine.

"Merci à notre commandant en chef pour les programmes mis en œuvre en faveur des personnes économiquement faibles. Ils ont donné à des milliers de gens à travers le monde l’opportunité de recouvrer la vue, de sortir de l’analphabétisme et de devenir médecins", peut-on lire dans l’un des messages envoyés par des cubains vivant en Haïti, mais dont les noms n’ont pas été révélés. D’autres sont partis du même élan et ont témoigné de leurs sentiments et de leur affection pour le dirigeant cubain avec des mots d’une tonalité différente. "Que Dieu bénisse notre cher Fidel. C’est un bienfaiteur qui lutte et a toujours lutté pour la cause de l’humanité. Il mérite la sympathie des peuples qui luttent pour la paix et un certain bien-être", ont écrit certains admirateurs haïtiens de l’une des grandes figures politiques du XXe siècle.

La sœur et secrétaire particulière du chef de l’Etat, René Préval, Marie-Claude Calvin, a souhaité au dirigeant cubain un complet rétablissement qui lui permettra de retrouver bientôt ses fonctions au Palais de la révolution, indique Prensa Latina. Le chef de cabinet du ministre de la culture, Olsen Jean Julien, a aussi formulé les mêmes vœux dans un message acheminé à la mission diplomatique cubaine. Le titulaire du ministère, Daniel Elie, avait effectué au cours du mois de juillet une visite à La Havane.

L’agence cubaine signale également un message adressé au Président Castro par Suzy Castor, épouse de Gérard Pierre-Charles. Ce dernier s’était d’ailleurs éteint, le 10 octobre 2004, dans un hôpital de La Havane après avoir été victime d’une pneumonie. Deux journalistes, Rotschild François Junior de radio Métropole et Franck Séguy du quotidien Le Matin, sont dénombrés parmi les personnes ayant voulu exprimer leurs préoccupations devant la mauvaise santé du dirigeant du seul pays socialiste de l’hémisphère occidental.

En 1996, les relations diplomatiques ont été rétablies entre Port-au-Prince et La Havane après environ 40 ans de rupture. Une mission de coopération cubaine pluridisciplinaire, établie de plusieurs années en Haïti, a été récemment renforcée dans certaines régions reculées à la demande du Président Préval. En mai dernier, le dirigeant haïtien s’était fait opérer d’une hernie au cours d’une visite à Cuba qui comportait notamment un tête-à-tête avec son homologue cubain axé sur le renforcement de la coopération bilatérale. (Nouvelles de Radio Kiskeya, 5 août 2006)


FÉLICITATIONS!

 

19 mars 2006

La présidence de la CARICOM - Dans une lettre adressée au Président élu d’Haïti, le Premier ministre trinidadien Patrick Manning, président en exercice de l’organisation annonce officiellement la décision de l’organisation de rétablir ses relations avec Port-au-Prince, a rapporté l’agence cubaine Prensa Latina.

Dans une lettre adressée au Président élu, René Préval, le Premier ministre trinidadien Patrick Manning le félicite de sa victoire et indique que Port of Spain rejoint les membres de la CARICOM favorables à la fin de l’isolement d’Haïti. "Votre victoire constitue le renouvellement de l’engagement au plus haut niveau de votre Etat vis-à-vis du conseil de notre communauté et nous porte à appuyer la volonté de votre peuple de résoudre les problèmes", dit la lettre datée de la capitale du Guyana, Georgetown, siège de l’organisme sous-régional.

Manning estime plus loin que le large succès électoral de M. Préval a démontré combien la majorité des Haïtiens ont placé leurs espoirs dans une nouvelle gestion basée sur les résultats obtenus au cours du premier mandat présidentiel du leader de la Plate-Forme Lespwa (Espoir), de 1996 à 2001.

25 février

France - Le président français Jacques Chirac a transmis ses "vives félicitations" et ses "voeux les plus chaleureux de réussite" à René Préval vainqueur de l'élection présidentielle du 7 février à Haïti, a annoncé samedi l'Elysée.

Le président français souhaite un "nouvel élan" dans les "relations historiques d'amitié et de cooopération qui unissent nos deux pays" et serait "heureux" dans cette perspective d'accueilir M. Préval "prochainement" à Paris. AP


24 février

Etats-Unis d'Amérique - Dana Perino, porte-parole de la Maison Blanche a informé qu’hier jeudi 23, le président américain George W. Bush a eu un entretien avec M. René Préval, "pour le féliciter et lui dire qu'il continuait à souhaiter le succès démocratique et économique d'Haïti" et l’assurer de la volonté des Etats-Unis de travailler avec lui.
La note de la Maison Blanche qui a donné l’information a aussi indiqué que les deux hommes "ont brièvement discuté de la coopération pour le développement économique d'Haïti et du combat contre le commerce illégal de la drogue".

23 février

Trinidad and Tobago - Dans une lettre datée du 23 février 2006, PRIME MINISTER Patrick Manning a présenté ses félicitations au président René Préval. Manning dit espérer qu'ils " puissent travailler ensemble au renforcement des relations entre Trinidad et Tobago et Haïti pour le bien-être futur de nos deux peuples.

21 février, Aterpresse

L’Union européenne - "se félicite du taux de participation élevé et de l’engagement digne avec lequel la population haïtienne a exercé son droit démocratique de choisir ses futurs dirigeants, et ceci malgré les problèmes techniques et logistiques significatifs dans l’organisation du scrutin ». Selon le communiqué de l’UE publié à Bruxelles, un pas important vient d’être franchi dans la mise en œuvre du processus de transition démocratique en Haïti. Tout en félicitant le vainqueur de l’élection présidentielle, René Garcia Préval, l’Union européenne réaffirme son engagement durable aux côtés du peuple haïtien et des autorités étatiques pour la reconstruction et le développement du pays.

États-Unis - Le 16 février dernier, les États-Unis ont félicité René Préval pour sa victoire et se sont déclarés résolus à travailler avec son nouveau gouvernement à aider le peuple haïtien à « se bâtir un avenir meilleur », selon un communiqué du département d’État

Afrique du Sud - Samedi 18 février, le président Sud-Africain Thabo Mbeki a félicité le président René Préval pour so, élection à la présidence de la République d'Haïti. "L'Afrique du Sud considère fermement que le résultat des élections est une expression claire de la volonté démocratique du peuple d'Haïti, a dit Mbeki. "Nous louons les efforts déployés par les Nations Unies ... pour aider à créer un climat permettant au peuple d'Haïti d'exercer ses droits démocratiques sans peur ni "favor", en dépit dd défis et d'obstacles difficiles."

Canada - Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a félicité de vive voix le nouveau président d'Haïti, René Préval, pour sa victoire. Les deux hommes ont eu, vendredi 17 février, un entretien téléphonique au cours duquel M. Harper a réitéré l'engagement du Canada envers le développement d'Haïti. «Au nom de tous les Canadiens, je lui ai offert notre soutien à la démocratie, la reconstruction et la réconciliation en Haïti», a indiqué le premier ministre par voie de communiqué.

Vénézuéla - Le Président vénézuélien Hugo Chàvez a chaleureusement salué l’élection du nouveau Président haïtien René Préval et annoncé vendredi 17, son intention d’envisager l’intégration d’Haïti dans l’accord pétrolier préférentiel Petrocaribe et sa visite prochaine en Haïti.

a été évoquée dans un entretien téléphonique entre Chàvez et Préval. Le premier mandataire vénézuélien a invité son homologue haïtien à "se rendre immédiatement au Vénézuéla au cours d’une conversation empreinte de sincérité et d’une grande cordialité", précise le communiqué. Selon la Présidence vénézuélienne, le prochain voyage de Préval à Caracas aurait pour objectif de "renforcer les liens d’intégration et de cordialité qui ont caractérisé les relations entre les deux peuples caraïbéens".

Hugo Chàvez a, par ailleurs, annoncé au Président élu haïtien son intention de visiter le 12 mars la ville de Jacmel (Sud-Est d’Haïti), dans le cadre des festivités commémoratives des 200 ans de la visite historique du généralissime Francisco de Miranda, précurseur de l’indépendance vénézuélienne.

Arrivé le 19 février 1806 dans la ville portuaire haïtienne, Miranda, bénéficaire au même titre que Simon Bolivar de l’aide révolutionnaire et généreuse d’Haïti, ne quitta Jacmel que le 12 mars. A cettte date et en ce lieu, fut cousu et hissé pour la première fois le tricolore (jaune, bleu et rouge) qui allait devenir, bien des années plus tard, le drapeau national du Vénézuéla.

La CARICOM - La Communauté Caraïbe (CARICOM) s’est réjouie vendredi 17, de l’élection de René Préval à la Présidence d’Haïti et a sollicité l’aide de la communauté internationale en faveur du pays, rapporte l’Agence France-Presse. "Nous comptons sur toute l’aide possible de la communauté à Haïti, aussi bien pour le gouvernement que pour la société, parce qu’ils en ont besoin et parce que le peuple haïtien le mérite", a déclaré à la presse le secrétaire général de la CARICOM, Edwin Carrington, dans la capitale du Guyana, Georgetown, où se trouve le siège de l’organisation.

Brésil - Le chancelier brésilien Celso Amorim indique que la proclamation de René Préval comme président élu d’Haïti met à l’épreuve la volonté de la Communauté internationale « d’aider le pays ». Selon Amorim, « le processus n’a pas terminé avec l’annonce d’un gagnant ; il se poursuit avec l’investiture du président et la formation d’un gouvernement qui nécessiteront l’appui de la Communauté internationale ».
Amorin prône le dialogue au sein de la classe politique haïtienne afin de favoriser l’avancement d’Haïti. Le ministre brésilien des affaires étrangères a eu une conversation téléphonique avec Préval, qui a souhaité effectuer une visite au Brésil avant son investiture le 29 mars prochain.

Chili - Le nouveau Président haïtien, René Garcia Préval, a été invité jeudi par son homologue chilien Ricardo Lagos à assister à l’investiture de la Présidente élue, Michelle Bachelet, le 11 mars prochain à Santiago du Chili, rapporte le quotidien chilien La Segunda. Au cours d’un entretien téléphonique en début d’après-midi, Lagos a félicité Préval pour sa victoire proclamée quelques heures plus tôt par le Conseil Electoral Provisoire en accord avec le gouvernement de transition et la communauté internationale.

L’Argentine adresse ses félicitations au Président René Préval - Le chancelier Jorge Taiana a appelé le nouveau chef de l’Etat haïtien au nom du Président Néstor Kirchner .
Le chef de la diplomatie argentine Jorge Taiana a présenté jeudi des félicitations au nouveau Président d’Haïti et renouvelé le soutien de Buenos Aires au pays. Taiana qui a eu avec René Préval une conversation téléphonique, l’a salué "au nom du Président Néstor Kirchner et du peuple argentin", indique un communiqué de la chancellerie argentine cité par l’agence espagnole EFE.
Préval - Le présient Préval a "remercié le chancelier pour son appui et celui de son pays à Haïti". Il lui a également demandé de transmettre le même message au Président Kirchner qui a envoyé jeudi après-midi une lettre formelle de félicitations à son homologue haïtien. Préval et Taiana se sont entendus sur "la poursuite et l’approfondissement de la coopération bilatérale entre Port-au-Prince et Buenos Aires", poursuit le communiqué.

République Dominicaine - Le chef de l’Etat dominicain Leonel Fernandez félicite le gouvernement haïtien et assure que Préval peut compter sur le soutien de la République Dominicaine, selon un communiqué de la présidence, en date du 16 février 2006. Le chef d‘Etat Dominicain en profite pour complimenter le peuple haïtien qui a fait montre d’un comportement civique le jour des élections.
Selon la presse dominicaine, René Préval effectuera en République Dominicaine sa première visite officielle à l’étranger, peu après son investiture le 29 mars prochain. Il en profitera pour renforcer ses liens personnels avec Fernàndez qu’il avait rencontré durant son premier mandat de 1996 à 2001

18 février - L’ex-chef d’Etat et leader du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD) social-démocrate, Hipòlito Mejìa, a envoyé une lettre de félicitations au Président élu René Préval.
Dans sa missive, Mejìa souhaite du succès à M. Préval et soutient que le retour de la stabilité politique en Haïti sera dans l’intérêt du peuple dominicain. Il insiste sur le rôle que le succès de la prochaine administration peut jouer dans le renforcement de la démocratie, de la paix et de l’harmonie sur l’île d’Haïti ou Quisqueya qu’Haïti partage avec la République Dominicaine.
"Sa victoire est pour notre organisation un motif de satisfaction. Elle représente un baume d’espérance que son peuple a idéalisé en adhérant à son programme électoral" a laissé entendre le Parti Révolutionnaire Dominicain.
Enfin, les sociaux-démocrates dominicains souhaitent que la classe dirigeante d’Haïti s’élève au-dessus des différences traditionnelles.


31 janvier 2006

Brian Dean Curran accuse l'IRI et Stanley Lucas
d'avoir contribué à l'actuel chaos en Haïti


L'ex ambassadeur américain en Haïti, Brian Dean Curran, a accusé l'Institut Républicain et son représentant en Haïti, d'avoir contribué à plonger ce pays dans le chaos actuel. La situation d'haïti s'est détériorée de façon catastrophique sur les plans politique, social et écomique au cours de ces 23 derniers mois.

Dans des déclarations rapportées dans l'édition du 29 janvier du New York Times, Brian Dean Curran, en poste à Port-au-Prince de 2001 à 2003, déclare avoir averti l'administration Bush pendant tout son mandat qu'un groupe censé affecté à la construction de la démocratie en Haïti et très proche de la Maison Blanche, (l'IRI), lui mettait des bâtons dans les roues et dans celles de la politique officielle des Etats-Unis.

J'ai averti qu'Haïti se précipitait tête baissée vers un ctaclysme, un désordre, un autre coup violent qui le mettrait encore plus loin de l'époque où la populaition en liesse avait embrassé la démocratie, il y a 10 ans, a encore fait savoir M. Dean Curran.

Mais au lieu d'un changement de politique, a dit Curran, on voyait 7 mois plus tard, un individu accusé d'avoir été à la tête d'escadrons de la mort, aider des rebelles armés à renverser le président Jean Bertrand Aristide. Et depuis, Haïti qui n'a jamais été un modèle de stabilité, s'est transformé en un état sans loi, bouleversant même ceux là qui avaient aidé à renverser Aristide.Aujourd'hui, la capitale haïtienne est virtuellement paralysée par une vague de violences dont des actes de kidnappings qui sèment la panique parmi riches et pauvres. Des officiers de police corrompus portant l'uniforme ont assassiné des gens en pleine rue et en plein jour.

Brian Dean Curran, accuse l'IRI, d'avoir sciemment travaillé à miner tout processus de réconciliation en Haïti. Le leader du groupe en Haïti, l'haïtiano-américain, Stanley Lucas, un opposant farouche à Aristide est devenu soudain, a-t-il fait savoir, le super conseiller de l'opposition haïtienne, l'encourageant à rester sur ses positions jusqu'auboutistes et à ne pas négocier avec Aristide, afin de paralyser son gouvernement et de lui enlever tout pouvoir.

Ces déclarations ont été confirmées, selon le journal, par d'autres diplomates et par des figures de l'ex opposition à Aristide. Plusieurs d'entre eux ont accepté de parler ouvertement pour la première fois de ce sujet au New York Times, a souligné le quotidien.

Aujourd'hui, la situation est tellement cahotique et le gouvernement intérimaire tellement dysfonctionnel que des élections pour élire un nouveau gouvernement ont déjà été reportées à 4 reprises, la dernière date choisie est le 7 février 2006. Alors qu'Haïti se prépare à choisir le premier président élu depuis la rebellion, d'il y a 2 ans, des questions se posent aujourd'hui avec acuité sur les circonstances exactes ayant conduit au renversement brutal d'Aristide.

Le New-York Times souligne que la question le plus souvent posée est celle-ci: pourquoi l'administration Bush qui fait de la construction de la démocratie la pièce centrale de sa politique étrangère en Irak et à travers le monde, n'a pas fait davantage pour préserver la démocratie dans un pays qui se trouve si prêt des Etats-unis.

L'administration Bush avait pourtant toujours déclaré que sa politique était de continuer à travailler avec Jean Bertrand Aristide comme leader démocratiquement élu d'Haïti. Cependant, a dit Curran, les actions de l'administration Bush contredisaient ses déclarations. Les Etats-Unis parlaient en Haïti un double langage, 2 discours contradictories et cela dans un pays, poursuit le journal, où le mot américain et la parole des Etats-Unis pèsent de tout leur poids.

Ce message mixte, a dit l'ex-ambassadeur américain en Haïti, rend encore plus difficile les efforts pour ramener la paix et la réconciliation dans le pays. Il a indiqué que sans un accord politique, un gouvernement faible sera toujours déstabilisé pour finalement laisser la place à des rebelles.

Brian Dean Curran accuse Stanley Lucas d'avoir fait croire à l'opposition haïtienne que c'était lui (Stanley Lucas) et non l'ambassadeur des Etats-Unis en Haïti qui représentait les véritables intentions de l'administration Bush. Des rapports indiquent que Dean Curran a averti ses supérieurs à Washimgton que "le comportement de M. Lucas était contraire à la politique américaine et risquait de nous faire accuser de tentative de déstabilization d'un gouvernement élu".

Mais Brian Dean Curran souligne que lorsqu'il a demandé à l'administration Bush d'exercer un contrôle plus serré sur Lucas au cours de l'été 2002, il s'est heurté à un bloc de pierre. Des personnages importants du département d'Etat ont exprimé ouvertement, a-t-il dit, leur support à Lucas et au groupe IRI. Brian Dean Curran compte 30 ans dans la diplomatie. Il avait été nommé pour Haïti par l'administration Clinton et reconduit par celle de Bush. (Source : AHP 30 janvier 2006)


20 janvier 2006

Des hauts gradés militaires dominicains
retraités et actifs estiment qu'
un affrontement
entre les deux pays est inévitable.

Le président du parti révolutionaire dominicain (PRD), Ramon Alburquerque a accusé mardi le président Léonel Fernández d´utiliser de façon démagogique le "thème haitien" et de chercher un conflit armé avec Haiti. M. Alburquerque qui s´est adressé en des termes très durs au président dominicain, a fait savoir que les positions assumées par le Chef de l´Etat par rapport à Haiti entrent dans le cadre d´une stratégie ayant pour objectif sa réélection à la présidence en l´an 2008.

De hauts gradés militaires retraités et actifs dont le général Wessin y Wessin estiment qu´un affrontement entre les deux pays est inévitable.

Une campagne systématique est maintenue dans les médias dominicains faisant la promotion de l'idée selon laquelle Haiti et la présence haitienne sont un danger pour la République Dominicaine. Ces médias vont jusqu'à lancer des appels ouverts à la haine et la violence contre les ressortissants haitiens au cours d'émissions "lignes ouvertes"ou sur leur site web.

Indépendamment des tendances politiques le "thème haitien" a la capacité d´unifier les dominicains d´où l´avantage d´un usage politique qui a commencé par la constitution du "front patriotique" entre deux ennemis jurés de toujours, Joaquim Balaguer (PRSC) et Juan Bosch (PLD), pour barrer la route en 1996 au candidat à la présidence du PRD, Peña Gomez, accusé alors de planifier la fusion des deux pays en une seule nation avec l´aide de puissances etrangères.

Différents commentateurs de la télévision dominicaine ont relevé mecredi l´influence de secteurs politiques de l´extrême droite dominicaine peu favorables à la présence haitienne, au sein du gouvernement de Fernández qui avait reçu lors de son premier mandat (1996 2000) l´appui de Joaquim Balaguer, l´un des idéologues de l´anti haitianisme en République Dominicaine.

Deux jours avant sa dernière visite en Haïti, Leonel Fernández avait déclaré à la BBC de Londres que les autorités haïtiennes sont corrompues et qu´Haiti est un pays en faillite, position qu´il avait exprimée en d´autres occasions. L´ambassadeur des Etats Unis en République dominicaine Hans Hertell a déclaré lundi être disposé si on lui le demande à aider a preserver l´harmonie entre les deux pays.(Source : AHP 18 janvier 2006)

Déportations massives d'Haïtiens de la République dominicaine - Plus de 400 illégaux haïtiens ont été arrêtés, mercredi 18 janvier 2006, à Santiago en République Dominicaine, puis refoulés en Haïti dans le cadre d'une vaste opération lancée par les autorités migratoires dominicaines, a rapporté le quotidien Listin Diario.

Les personnes arrêtées l'ont été en plusieurs quartiers de Santiago, selon le responsable des affaires haïtiennes dans cette ville, Ramon Vreña, qui a fait savoir que les opérations vont se poursuivre. 10.000 illégaux haïtiens auraient déjà été déportés ou ont laissé volontairement la République Dominicaine au cours du mois de décembre 2005. (Source : AHP 18 janvier 2006)

Le secrétaire general de la Confédération des Travailleurs Haïtiens (CTH), Paul Loulou Chéry, a accusé le gouvernement intérimaire haïtien de laxismedans le dossier des "sans papier haïtiens" en République Dominicaine. Selon Paul Loulou Chéry, les autorités en place n'ont rien fait pour permettre à ces ressortissant haïtiens de régulariser leur situation.

Il a déploré le fait que les autorités de transition aient exigé, a-t-il dit, de chaque haïtiens travaillant dans les batays 70 dollars américains pour lui délivrer un passeport. " Exiger cette somme d'un salarié des batey pour avoir un passeport, c'est l'empêcher gentiment de se le procurer ", s'est indigné M. Chéry. (Source:AHP)

Une organisation canadienne, "Solidarité Sans Frontières ", qui défend les droits des immigrants et des réfugiés, a demandé aux Etats-Unis, à la France et au Canada de changer de politique vis-à-vis d'Haïti en vue d'aider à réduire le nombre d'Haïtiens qui risquent dit-elle, leur vie en quête d'un mieux-être en terre étrangère. Un représentant de cette organisation, Awon Lakoff, qui a visité des bateys en République Dominicaine, s'est déclaré indigné face aux conditions infra-humaines dans lesquelles vivent les Haïtiens. Selon M. Lakoff, le nombre de migrants haïtiens a augmenté considérablement depuis le départ précipité du président Jean Bertrand Aristide le 29 février 2004. (Source : AHP 18 janvier 2006)


15 janvier 2006

La CARICOM déploierait
des observateurs électoraux en Haïti

Les pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM) se sont dits prêts, vendredi 17/01/06, à participer à l’observation internationale des élections présidentielles et parlementaires fixées au 7 février, mais ont exigé parallèlement des autorités haïtiennes la libération de tous les anciens dirigeants Lavalas (le parti d’Aristide) détenus sans avoir été jugés.

Les membres de la CARICOM ont jugé nécessaire l’élargissement de "toutes les personnes emprisonnées arbitrairement et le jugement dans les meilleurs délais de tous ceux qui font l’objet d’accusations".

"L’incarcération prolongée de personnalités politiques sans aucune charge retenue contre elles et la lenteur du processus judiciaire engagé contre ceux qui sont accusés compromettent la situation des droits humains et compliquent l’atmosphère de sécurité" estime le Conseil de la Communauté Caraïbe, dans une déclaration adoptée à Georgetown (Guyana) où se trouve le siège de l’organisation.

Haïti, membre de plein droit et, de loin, le pays le plus important démographiquement au sein de la CARICOM, est exclue de toutes les instances de l’organisation depuis la chute de Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004. (Source : Radio Kiskeya, 14 janvier 2006)


13 janvier 2006

La communauté internationale promet d'assurer
qu'il soit permis au peuple haïtien d'élire ses dirigeants",
malgré les extravagances des secteurs
antidémocratiques

 

Une délégation chilienne a fait une visite de 48 heures en Haïti dans le but d'apporter l'appui des autorités de ce pays à la mission des Nations Unies et à son chef Juan Gabriel Valdès qui font l'objet de graves attaques ces derniers jours. Cette délégation était composée entre autres du vice-ministre chilien de la défense, Gabriel Gasparal et du responsable pour l'Amérique centrale et la Caraïbe au ministère des affaires étrangères.

Le Chili n'est pas prêt à appuyer aucun gouvernement qui ne serait pas issu d'élections après le 7 février, a indiqué une source proche de la délégation. L'ambassadeur chilien en Haïti, Marcel Young Deboeuf, avait rejeté en début de semaine les accusations proférées par le secteur privé des affaires haïtien à l'encontre de la MINUSTAH.

Le diplomate chilien avait questionné l'indifférence des  membres de ce secteur vis-à-vis des souffrances de la population. "Qu'est-ce qu'ils ont fait pour créer des emplois dans le quartier populaire du Bel-air et aider à y combattre la délinquance, après la pacification de cette zone", s'est interrogé Marcel Young.

L'ambassadeur du Brésil, Paulo Andrade Da Pinto, a abondé dans le même sens que son collègue chilien. Il s'est dit sidéré de la véhémence des accusations du secteur privé des affaires haïtien à l'endroit de la MINUSTAH. Le ministre chilien des affaires étrangères Ignacio Walker avait lui aussi dénoncé les attaques contre la mission onusienne citant ceux qu'il nomme des activistes qui tentent de perturber le processus électoral.

Des souces diplomatiques ont indiqué jeudi à l'AHP que des groupes de pressions prépareraient des actions et des mouvements de rue pour signifier leur refus des nouvelles dates fixées pour la tenue des élections. Parallèlement, les ministres des affaires étrangères de 6 pays, les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, l'Argentine, le Chili et la France, ont apporté leur ferme soutien aux nouveaux rendez-vous annoncés par le régime intérimaire.

"La communauté internationale à assurer qu'il soit permis au peuple haïtien d'élire ses dirigeants", ont indiqué ces ministres. (Source : AHP 12 janvier 2006)


12 décembre 2005

Violente manifestation d'indignation
contre la visite du président dominicain

L'indignation c'est bien, mais la solution
est l'union et la solidarité entre les Haïtiens!


Quelques centaines de personnes ont manifesté violemment à proximité du palais national pour protester contre la visite à Port-au-Prince du président Léonel Fernandez. Cette démonstration au cours delaquelle au moins 3 personnes ont été blessées, a dégénéré en violences quand des individus ont lancé des jets de pierres en direction du cortège du président dominicain.

Des policiers ont tiré en l'air pour tenter de disperser les protestataires. Des policiers ont également essuyé des jets de pierres et ont chargé à l'aide de gaz lacrymogènes et des coups de bâtons. Une jeune femme a été blessée à la tête. Le chef GNB, Hervé Saintilus a été balayé à coups de pieds par des policiers avant d'être chargé par des canons à eau du corps des pompiers.

Les manifestants qui ont brûlé des pneus en 3 points dans l'aire du palais présidentiel, scandaient des slogans pour dénoncer les mauvais traitements infligés aux haitiens en République dominicaine et appeler Fernandez à "faire cesser le massacre"

Dans la rue, les manifestants appelaient parallèlement au départ immédiat du régime intérimaire pour avoir invité le président dominicain en Haïti au moment où des haïtiens vivent un calvaire en république voisine. Dans une interview à la BBC, à la veille de cette visite, le président Fernández avait taxé Haïti :

"d'état en faillite qui menace la sécurité de tous les pays et ses dirigeants d'autorités corrompues qui n'ont aucun interêt pour Haïti."

"Le régime du 29 février traine la dignité des haïtiens dans la boue. Il doit partir", a lancé un responsable de la manifestation. Des étudiants victimes de brutalités ont accusé des agents de la CIMO de les avoir matraqués parce qu'ils protestaient contre les violations des droits des haitiens.

Une forte tension a régné pendant toute la journée dans une bonne partie de la capitale où des casques bleus de l'ONU montaient la garde. D'autres manifestants ont fait savoir que si la situation des haïtiens en République dominicaine a dégénéré à ce point, c'est en grande partie en raison du laxisme des autorités haïtiennes, de la faiblesse de leur diplomatie et d'une absence de solidarité entre les haïtiens.

Beaucoup relèvent que plusieurs secteurs haïtiens étaient bien solidaires du gouvernement de Hippolito Méjia quand il tolérait ou appuyait la présence sur le sol dominicains des groupes armés qui ont pris les armes contre le président Aristide en février 2004.

Parallèlement, les bulletins de vote qui seront utilisés en haïti lors des prochaines élections (symbole de la souveraineté) ont été confiés par la firme haïtienne ayant gagné l'appel d'offre du CEP à des imprimeries dominicaines pour être imprimés. (Source:AHP 12 décembre 2005)


26 novembre 2005

La sagesse du retraité Aznar



L’ex-dirigeant de droite espagnol, José Marìa Aznar, souligne le "désordre institutionnel"qui prédomine en Haïti et la "faible capacité des dirigeants nationaux", lors d’une conférence qu’il a prononcée au siège de l’ONG Fondation Globale, Démocratie et Développement (FUNGLODE

L’ancien Premier ministre conservateur espagnol José Marìa Aznar s’est dit certain qu’il appartient à la classe politique haïtienne de trouver les vraies solutions aux problèmes d’Haïti, ont rapporté vendredi des médias dominicains.

"Il n’y pas de formule magique ni de coopération internationale qui soit à même de suppléer à l’incapacité d’un pays, aux défaillances des dirigeants lorsqu’il faut s’engager sur une voie pour prendre des décisions et je suis convaincu de cela" .

José Marìa Aznar, leader pendant des années du Parti Populaire (droite) et Premier ministre de 1996 à 2004, avait placé son intervention sous le thème "Les défis et opportunités de l’Amérique latine".

"Le désordre institutionnel est le pire ennemi de la prospérité et de l’avenir d’un pays" a-t-il averti en se référant à Haïti et à d’autres pays de la région.

"La stabilité institutionnelle basée sur des pactes solides, sérieux, respectés par tout le monde, et en second lieu la stabilité économique qui permet d’engager un processus accéléré de réformes furent les deux alternatives par lesquelles l’Espagne arriva au développement ; mais, cela demande le consensus et la générosité des forces politiques" a conclu José Marìa Aznar.

Comme beaucoup d’autres pays ibéroaméricains, l’Espagne est engagée militairement en Haïti dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Il y a un peu plus de quinze jours, 200 soldats sont arrivés du royaume ibérique et ont été déployés à la frontière haïtiano-dominicaine.

Cependant, en début de semaine, le gouvernement Zapatero a dû abandonner son projet d’augmenter les effectifs du contingent espagnol en Haïti face notamment à l’opposition farouche de ses alliés du Parti Communiste. (Source : Radio Kiskeya, samedi 26 novembre 2005)


6 novembre 2005

Accord Pétrolier une délégation vénézuélienne
arrive à Port-au-Prince


Le
vice-président de la compagnie pétrolière vénézuélienne d’Etat PDVSA Alejandro Granado doit ouvrir des négociations avec le gouvernement intérimaire en vue de conclure un accord pétrolier préférentiel avec Haïti
 

La délégation s'est entretenu avec les responsables de la mission diplomatique vénézuélienne dans la capitale haïtienne afin "de déterminer les orientations à prendre pour permettre à la population haïtienne de bénéficier d’une aide en hydrocarbure sûre, dans les meilleures conditions et à des prix justes conformément à la stratégie d’intégration énergétique de la région".

Le Vénézuela s'engage à développer une coopération solidaire "avec les nations soeurs de la Caraïbe" et continue à renouveler l’importance qu’il accorde "aux principes humanitaires et de justice sociale aux côtés des peuples de la région".

La délégation discute avec les autorités intérimaires des termes de référence "d’un accord préférentiel qui permettra à Haïti de faire l’acquisition du pétrole et de ses produits dérivés à des prix exceptionnels sans intermédiaire et en dehors des fluctuations habituelles du brut sur le marché international."

La plupart des quatorze pays signataires de l’accord dont la République Dominicaine reçoivent déjà 196 mille barils de pétrole par jour. (Source : Radio Kiskeya, 5 novembre)


27 octobre 2005


Jesse Jackson rencontre Aristide
en Afrique du Sud

Wed Oct 26,  Le pasteur américain, Jesse Jackson, leader du mouvement des droits civiques a renouvelé un fort soutien à Jean Bertrand Aristide après une rencontre avec le président déporté, mardi 25 octobre, en affirmant qu'il était le président légitime qui avait été renversé par Washington.

"Le peuple ne l'a pas fait partir, le gouvernement américain l'a fait partir", a déclaré Jackson aux journalistes après avoir rencontré Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud.

"Il n'a pas terminé son mandat. Il était un leader légitime démocratiquement élu."

"Je l'ai connu lmongtemps", "nous le considérons comme un démocrate".

Aristide vit en exile en Africa du Sud depuis le 31 mai avec sa femme et ses deux filles.


5 octobre 2005

Pétrole :
le Venezuela pourrait venir en aide à Haïti

Sur demande du gouvernement brésilien, le président vénézuelien Hugo Chavez a annoncé l’envoi prochain d’émissaires en Haïti pour étudier la possibilité de négocier un accord préférentiel sur les produits pétroliers. Cet éventuel accord se situe dans le cadre du programme « Petro-caribe » lancé en août dernier entre le Venezuela et des pays de la Caraïbe. Haïti n’y était pas impliquée. (Source : Haiti Press Network, 4 octobre 2005)

Au sommet présidentiel de la Communauté Sud-américaine, à Brasilia, en présence des chefs d’État de la région, le président brésilien Luis Inacio Lula Da Silva, a défendu la conduite de ses troupes en Haïti.

« La-bas, nous respectons les droits humains »
, déclare Lula, soulignant que les troupes brésiliennes n’adoptent nullement l’attitude « arrogante » de ceux qui entreprennent des « aventures coloniales ».

Au lendemain du Sommet , le président Chavez a annoncé à Caracas une assistance pétrolière à Haïti. Lors de son émission télévisée « Allo président », le chef d’État vénézuélien annonce que « nous allons tendre la main au peuple d’Haïti ». « Je crois que le Brésil et le Venezuela peuvent travailler conjointement avec Haïti », ajoute-t-il.

Petrocaribe, « une initiative politique et commerciale basée sur la solidarité partagée et la co-responsabilité sociale visant à assurer l’accès à l’énergie à un prix juste et raisonnable dans le cadre de l’intégration énergétique régionale »
.

La création de Petrocaribe complète les accords de Caracas et de San Jo
sé, signés en 2000 et 1980, en vue d’approvisionner en pétrole brut vénézuelien les pays de la Caraïbe à des conditions préférentielles (Source : 3 octobre 2005, AlterPresse)


8 septembre 2005

Les élections prévues pour le 20 novembre
ne remplissent pas
les conditions conduisant
à la paix et à la prospérité en Haïti


Nkosazana Dlamini-Zuma



Le gouvernement d'Afrique du Sud a déclaré, le mercredi 7 septembre, que les élections prévues en Haïti ne résoudront pas les problèmes de la stabilité du pays, et que le président Aristide restera en Afrique du Sud jusqu'à ce que les conditions se stabilisent.

Cette déclaration a été faite aux medias par le Ministre des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma au Parlement, à Cap Town. Elle a dit que les conditions qui devraient conduire à la paix et à la prospérité en Haïti, par les élections prévues pour 20 novembre, n'existent pas actuellement.

"Parce que nous pensons que si on doit avoir une élection qui aurait une chance de régler les problèmes d'Haïti, cette élection devrait se tenir dans une atmosphère où chaque parti est libre non seulement de participer, mais de faire campagne réellement, sans répression, sans crainte d'être arrêté,"

"Nous pensons aussi qu'il est important que le parti Lavalas (d'Aristide) participe aux élections, parce qu'il est le parti qui avait le soutien du peuple et dont un grand nombre de leaders sont en exil ou en prison," a-t-elle ajouté.

Aristide avait dèjà clairement indiqué qu'il ne serait pas candidat aux élections cette fois, parce que "il ne veut pas que des gens qui cherchent à déstabiliser utilisent son nom comme prétexte". Mais il avait dit aussi clairement qu'il aimerait voir des élections libres et honnêtes en Haïti, dans lesquelles chacun est libre de participer et de faire campagne et " le retour d'exil des leaders".

Dlamini-Zuma déclare que, si, après ces élections, il n'y a ni paix ni stabilité en Haïti, il sera difficile pour Aristide de revenir. Cependant, l'accord initial avec les Etats-Unis et la France, pour l'accueil de Aristide en Afrique du Sud, prévoyait qu' "il ne partait pas en exil pour toujours." "Il restera ici jusqu'à ce que les conditions lui permettront de revenir," (Source: Xinhua, September 08, 2005)


10 août 2005 (AHP) Le congressman américain Kendrick Meek, a indiqué mardi que l'arrestation du père Gérard Jean Juste et le maintien en prison de l'ancien premier ministre Yvon Neptune peuvent compromettre l'avenir d'Haïti.

Kendrick Meek a exprimé de sérieuses inquiétudes concernant le fonctionnement du système judiciaire en Haïti caractérisé a-t-il dit, par des jugements truqués, des arrestations politiques, des détentions prolongées injustifiées.

Le congressman a estimé que l'arrestation et l'emprisonnement du père Gérard Jean Juste est l'un des actes le plus irréguliers commis par la justice Haïtienne, ajoutant que l'emprisonnement de l'ex-premier ministre Yvon Neptune reste pour lui un dossier préoccupant. Il presse le gouvernement intérimaire de respecter la constitution et les principes de base des organismes internationaux de droits humains. (AHP, 10 août 2005)

Nouvelles du 9 août 2005 - Port-au-Prince, 9 août 2005 (AHP)- le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Juan Gabriel Valdès, a déclaré mardi ne pas comprendre pourquoi les autorités intérimaires gardent encore l'ancien premier ministre, Yvon Neptune en prison.

M. Valdès a dit comprendre la nécessité pour la justice haitienne de faire son travail mais a estime anormal que la détention de M. Neptune soit si prolongée. "Si aucune charge n'a été retenue contre l'ancien premier ministre, il doit être libéré", a lance le chef de la MINUSTAH.

Juan Gabriel Valdès a declare avoir déjà rencontré les autorités intérimaires sur le dossier de la détention prolongée. Pour sa part, Le ministre de la Justice, Henri Dorléans, a declare avoir mis sur pied une commission d'enquête en vue de faire avancer le dossier des prisonniers en detention prolongée notamment celui de Yvon Neptune.

"Si on ne peut pas faire avancer les enquêtes sur des gens en détention qu'ils soient libérés", a lance M. dorléans dénonçant certains juges sans les citer nommément, d'utiliser leur pouvoir pour faire de l'injustice.

Port-au-Prince, 9 août 2005 (AHP)- Le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Juan Gabriel Valdès, a déclaré mardi que les Nations Unies et la communauté internationale n'ont aucune intention de placer Haïti sous protectorat.

La MINUSTAH fera usage de la force nécessaire pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui ne comprennent que le langage de la violence et des armes, a lancé Juan Gabriel Valdès, appelant les gangs armés à déposer leurs armes et à rejoindre le programme de désarmement et de réinsertion sociale de la MINUSTAH. "Nous sommes prêts à discuter avec eux", a assuré M. Valdès.

Port-au-Prince, 11 août 2005 ;(AHP)- Le secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), Jose Miguel Insulza, a déclaré mercredi : "L'heure est venue pour la République Dominicaine de se préparer à subir les impacts de la crise Haïtienne vieille de plusieurs années".

a estimé le dirigeant de l'OEA dans une interview au journal Listin Diario. Concernant la situation d'Haïti, a-t-il dit, il existe toujours la possibilité du "fideicomiso", une figure maintenue dans les normes des Nations Unies depuis la fin des états coloniaux, que l'on comprend comme la situation juridique d'un pays incapable de se prendre en charge et qui est sous la tutelle de l'ONU.

Port-au-Prince, 11 août 2005 (AHP)- Le Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD), a exigé jeudi du gouvernement de Leonel Fernandez qu'il fixe une politique migratoire claire vis-à-vis d'Haïti. Le responsable des relations internationales du PRD, Fausto Liz, a précisé que cette politique doit permettre de réguler la circulation des travailleurs, touristes et visiteurs Haïtiens en transit en République Dominicaine, sans être obligé de faire usage de la force.

Il a également dénoncé la situation de misère et de précarité des habitants qui vivent des deux côtés de la frontière haïtiano-dominicaine.

Le dirigeant du PRD a assuré par ailleurs que la République Dominicaine peut générer annuellement des exportations vers Haïti de l'ordre de 200 à 800 millions de dollars à partir d'un échange commercial transparent.

Port-au-Prince, 9 août 2005 (AHP) - L'ambassadeur américain en Haïti, James B. Foley, a été rappelé à Washington. Un ancien diplomate qui a déjà travaillé en Haïti dans les années antérieures, Timothy Michael Carney le remplacere provisoirement comme chargé d'affaires.

Le département d'Etat américain ne devrait pas faire connaitre de si tôt le nom du successeur de James Foley, celui-ci n'étant pas arrivé au terme de son mandat en Haïti.

Dans certains milieux, on relève que le rappel de James B. Foley vient après le départ précipité de l'ancien secrétaire d'état adjoint des Etats-Unis, pour les affaires latino-américaines, l'ambassadeur Roger Noriega.

Selon les mêmes milieux, MM Noriega et Foley ont joué un rôle important en Haïti au cours de ces deux dernières années, notamment dans le départ précipité de Jean Bertrand Aristide.


5 août 2005

Une Haïtiano-Québécoise devient
Gouverneure générale du Canada


Paul Martin présente Michaëlle Jean


Née à Port-au-Prince, Michaelle Jean a fui le régime de François Duvalier en 1968, pour s'établir au Québec avec sa famille. "J'ai fait un long chemin", a-t-elle déclaré à Ottawa jeudi, au moment de sa présentation comme le 27ème gouverneur général du Canada.

"Mes ancêtres furent des esclaves qui ont combattu pour la liberté."

"Je suis née en Haïti, le pays le plus pauvre de notre hémisphère. Je suis une fille d'exilés chassés de leur foyer par un régime dictatorial."

Invitée à choisir trois mots qui la décriraient, Madame Jean répond:

- nuance, parce que dans son métier de reporter elle devait constamment essayer de comprendre les choses

- feu, parce que derrière son calme apparent vit une nature intense

- eau, à cause de sa nature apaisante



8 juillet 2005

Menaces et intimidations
Beaucoup de sang
pour imposer une si mauvaise politique

Le commandant en chef du bataillon brésilien de la MINUSTHA, Adelson Mangracchi, a affirmé qu'un climat de paix et de sécurité sera établi dans le pays, avant l'organisation des élections prévues pour cette année.

Selon M. Mangracchi, des opérations seront menées régulièrement dans différentes zones du pays en vue de mettre en déroute les gangs armés qui terrorisent la population.

Il a déclaré que depuis le vote de la récente résolution du Conseil de Sécurité qui place la police nationale d'haïti (PNH) sous le contrôle de la MINUSTHA, toutes les opérations menées par la PNH sont appuyées par la mission onusienne. (Source : AHP 4 juillet 2005)

L'ambassadeur américain en Haïti taxe de terroristes ses adversaires politiques et assure qu'ils ne pourront pas empêcher la tenue des élections. M. Foley, à l'occasion d'une réception pour marquer la commémoration de l'indépendance américaine ce 4 juillet.

James B. Foley a accusé, sans le citer nommément, un secteur qui serait derrière ces violences et dont le but, a-t-il dit, est de paralyser le processus électoral. Ils ne réussiront pas et ils seront mis hors jeu pour avoir choisi le chemin de la violence, a-t-il assuré, réaffirmant la volonté de la communauté internationale d'aider à la réalisation des élections de cette année.

Le diplomate américain a ajouté que la MINUSTAH et toutes les Nations Unis soutiennent le scrutin et vont créer les conditions nécessaires à la réalisation de ces compétitions électorales. Plusieurs figures très connues de la classe politique, du groupe des 184 et du secteur des affaires n'étaient pas présents à la réception du 4 juillet. (Source:AHP 4 juillet 2005)



21 juin 2005

Où sont les milliards
pour la "reconstruction"
et le mandat de l'ONU
de protéger les droits humains


Retour à la charité - Les bailleurs de fonds d'Haïti notamment le Canada, se sont engagés à accorder un montant de 30 millions de dollars américains, au gouvernement haïtien "pour des projets concrets à court terme". Cette entente a été trouvée lors de la conférence sur Haïti, tenue au Canada, les 16 et 17 juin 2005.

Ces fonds devraient êtres employés à la
a) préparation de la rentrée scolaire de septembre prochain, à
b) l'aménagement des terrains de jeux pour les enfants et à une
c) meilleure distribution du courant électrique.

Selon le ministre canadien de la coopération, Ayleen Carole, une partie de cette somme servira à

d) soutenir les opérations électorales en Haïti.

Pour sa part, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Juan Gabriel Valdès, a fait savoir que l'argent qui va être décaissé, servira à;

e) donner un appui humanitaire aux habitants des quartiers pauvres dont Cité Soleil et Bel-Air qui vivent a-t-il dit, dans des conditions infra-humaine.

Obsession électorale - La formation d'une mission internationale d'observation des scrutins législatif et présidentiel qui doivent se tenir en Haïti à la fin de l'année 2005, a été envisagée lors de la conférence des bailleurs de fonds d'Haïti.

Un secrétariat sera ouvert à Port-au-Prince d'ici quelques semaines. des commissions électorales indépendantes de 8 pays des Amériques dont le Brésil, le Chili, les Etats-Unis et le Canada, participeront à la mission internationale. Parallèlement, un activiste canadien a perturbé la conférence en déversant de la peinture rouge sur les mains du chancelier Pierre Pettitgrew, le taxant de menteur. (AHP 20 juin 2005)



« Pettigrew menteur, les Haïtiens meurent »

Yves Engler 26 ans, un canadien anglais



Un citoyen canadien a aspergé de gouache le ministre canadien des affaires étrangères, Pierre Pettigrew, au moment où ce dernier donnait vendredi une conférence de presse, conjointement avec son homologue haïtien Hérard Abraham, à l’issue d’une conférence internationale de deux jours à Montréal sur le dossier d’Haïti.

L’individu s’en est violemment pris au ministre Pettigrew en lui faisant savoir avec colère "qu’il mentait pendant que les haïtiens meurent". Il a été maîtrisé et emmené par la sécurité rapprochée des officiels présents.

Le conseiller spécial du premier ministre Paul Martin pour Haïti, le député de Bourassa, Denis Coderre a, de son coté, qualifié l’activiste canadien d’« aristidien violent ».

La conférence internationale sur Haïti à laquelle ont pris part des ministres canadiens et haïtiens, ainsi que de hauts fonctionnaires des grands pays donateurs, avait pour but d’examiner l’évolution de la situation en Haïti depuis leur dernière réunion il y a trois mois à Cayenne (Guyane française).
Pendant toute la durée de la conférence qui s’est déroulée dans un grand hôtel de Montréal, des partisans de Jean Bertrand Aristide de la diaspora haïtienne du Canada ont manifesté contre la communauté internationale et le gouvernement de transition dirigé par Gérard Latortue. (Radio Kiskeya, vendredi 17 juin 2005)


Représentant à Port-au-Prince du secrétaire général de l’Onu Kofi Anan, le chilien Juan Gabriel a fait toute une plaidoirie en faveur de l’amélioration de la sécurité. À Montréal, M. Valdes a présenté la situation comme un défi à relever par la communauté internationale.

« Ce n’est pas possible pour l’hémisphère et les pays du continent d’accepter que cette violence continue », a-t-il martelé. Juan Gabriel Valdes a invité ses partenaires à ne pas « voir la question de façon idéologique ou quelques fois mythique ».

Il attribue la violence à des groupes armés du secteur de la drogue et du crime organisé. Une semaine plus tôt, à Port-au-Prince, le représentant de Kofi Anan, dénonçait aussi des partis politiques dans le climat d’insécurité. « Il y a vraiment des gens qui sont tués et kidnappés en Haïti », a lancé M. Valdes visiblement ému, souligne R. K.


Nouvel ambassadeur haïtien à Taïwan

La cérémonie de présentation, le 16 juin, des lettres accréditant Raymond Pérodin à ce poste a eu lieu dans un hôtel situé au centre de Taipei. Le diplomate haïtien a fait savoir que la fructueuse conversation qu’il a eue avec les responsables taïwanais « laisse augurer une nouvelle impulsion dans l’histoire des relations haïtiano-chinoise ».

Evoquant une certaine appréhension provoquée par des « pressions exercées ça et là - ces derniers jours - et qui visent peut-être à porter atteinte à ces relations », Raymond Pérodin a rassuré le président et le peuple taïwanais qu’il n’y aura pas de changement dans les rapports entre Haïti et Taïwan.

Le diplomate a ajouté que Taïwan peut toujours compter sur l’appui du gouvernement haïtien dans ses « démarches pour réintégrer les organisations internationales ». « L’arrivée prochaine du président Boniface Alexandre pour une visite d’Etat constitue une preuve tangible de sa volonté de renforcer encore davantage les liens qui unissent les deux pays », a souligné le diplomate haïtien. Les relations diplomatiques entre Haïti et la République de Chine existent depuis plus d’un demi-siècle.

Suite à l’annonce de cette visite du Chef d’Etat haïtien, la Chine continentale, qui est membre du Conseil de sécurité et qui considère Taïwan comme une province rebelle, avait récemment retardé le processus de renouvellement du mandat de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (MINUSTAH). (La RPC l'utilisation de ses policiers contre des civils innocents au Bel-Air!)

La cérémonie de remise des lettres d’accréditation de l’ambassadeur Pérodin au gouvernement taïwanais s’est déroulée en présence d’une quinzaine d’étudiants haïtiens séjournant dans la République de Chine. On compte parmi ces derniers un bousier suivant un programme de licence en diplomatie au « National Chengchi University » à Taïpei, deux qui étudient les télécommunications à « China International Institute of Technology » (à Taïpei) et enfin deux autres qui complètent un programme de maîtrise en « Business administration » au « National Central University », au nord de Taïwan, et en « Economie du Développement » au « National TNT University ». ( lundi 20 juin 2005, AlterPresse)



20 mai 2005

Kendrik Meek appelle le régime intérimaire
à mettre un terme aux violations des droits de l'homme:

Le congressman américain, Kendrik Meek a effectué une visite de quelques heures à Port-au-Prince, à l'issue de laquellle il a rencontré le premier ministre Yvon Neptune emprisonné près d'un an pour des motifs politiques.

Selon Kendrik Meek, la communauté internationale est préoccupée au plus haut point par le cas Neptune dont l'état de santé s'est nettement détérioré par une grève de la faim, qu'il mène depuis plus de 25 jours.

Le congressman a dénoncé les violations intolérables des droits de l'homme par le régime intérimaire. " Si ces violations persistent, la communauté internationale peut ne pas débloquer des fonds en faveur d'Haïti, a averti Meek qui appelle le gouvernement en place à mettre un terme aux graves violations dont il se rend coupable."


Le Congrès national africain (ANC), de son côté, a appelé vendredi les Sud-Africains à se joindre au peuple haïtien et aux autres peuples du monde entier pour lutter en faveur du retour à la stabilité, de l'état de droit et de la démocratie, avec le retour du président Jean Bertrand Aristide et de tous les exilés politiques.

Le déploiement des marines américains le jour même du départ forcé d'Aristide puis l'arrivée des casques bleus des Nations-Unies ne pemettent pas le retour au calme en Haïti dominée depuis le 29 février 2004 par la violence, l'arrestation de centaines de partisans lavalas, l'exil et l'assassinat de beaucoup d'autres, a fait savoir le parti de Nelson Mandela

Il ajoute que cette situation de non-droit s'est acentuée avec le maintien en prison de l'ancien premier ministre Yvon Neptune en dépit de l'aggravation de son état de santé par une grève de la faim.

La siuation des haïtiens s'est nettement dégradée depuis depuis le 29 février 2004, a indiqué l'ANC, citant une enquête de la faculté de droit de l'Université de Miami. L'ANC appelle les Etats-Unis à se mettre avec les pays de la Caricom pour demander aux autorités intérimaires et illégitimes d'Haïti de mettre fin aux persécutions politiques et aux exécutions sommaires.

"Les Etats-Unis et la Caricom doivent exiger du gouvernememt intérimaire le désamement de tous les groupes armés et comme première mesure, la libération de Yvon Neptune et de tous les prisonniers politiques contre lesquels ne pèse aucune charge", a indiqué l'ANC, ajoutant que l'ordre constitutionnel doit être rétabli en haïti, avec la création des conditions du retour de tous les exilés et du président Aristide pour l'organisation d'élections démocratiques, libres et honnêtes.


30 mars 2005

La mission de l'ONU en Haïti a échoué
selon un rapport du programme
des droits de l'homme de la faculté de droit
de l'Université de Harvard

 

La Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah), sous le commandement du Brésil, «a peu fait» pour stabiliser le pays et réduire les violations des droits de l'homme, d'après un rapport qui sera présenté simultanément dans trois pays hier.
Le document de 112 pages critiquant durement le travail de la Minustah, déployée le 1er juin 2004, a été élaboré par le programme des droits de l'homme de la faculté de droit de l'Université de Harvard et par l'organisation non gouvernementale Justicia Global.
La Minustah, envoyée en juin dernier, trois mois après le renversement du président Jean-Bertrand Aristide, «a peu contribué à la stabilisation, à la protection de la population ou à freiner les violations des droits de l'homme», dit le rapport qui sera présenté à Rio, à Londres et à Boston (siège de Harvard).
Le texte intitulé Maintien de la paix en Haïti documente les «failles» de la Minustah dans trois secteurs de compétence de son mandat :
- désarmement et démobilisation des troupes,
- processus démocratique et
- sauvegarde des droits de l'homme.

«Le rôle de la Minustah a été très mauvais dans ces trois domaines», a déclaré à l'AFP James Cavallaro, coordonnateur du rapport. Cavallaro, qui s'est rendu en Haïti avec son équipe deux fois, en octobre 2004 et en janvier 2005, a affirmé que la mission de l'ONU dirigée par le général brésilien Augusto Heleno «n'a pas exercé pleinement le mandat dicté par l'ONU».
«Le désarmement est la colonne vertébrale des opérations de paix. Il y a un mois, il n'y avait pas de plan de désarmement. La Minustah désarmait les membres du parti Lavalas [de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide] et apportait son soutien logistique à la police nationale», a critiqué Cavallaro.
Le parti Lavalas, selon lui, «est la plus grande force politique d'Haïti et n'a pas été inclus dans le processus démocratique».


23 février 2005


La Minustha n'embête pas que les chimères!
Bientôt toute la Nation sera en colère!

Les résidents de Bourdon
se plaignent de ne pas pourvoir jouir
de toute leur liberté de mouvement

Les résidents de la zone de Bourdon se plaignent de ne pas pourvoir jouir de toute leur liberté de mouvement, en raison de mesures adoptées par les soldats de la MINUSTAH qui se sont installés dans la zone.
Ceux qui passent dans le quartier ou qui vont chez eux doivent être munis d'un badge et les résidents doivent être capables de dire à peu près combien de gens les visitent régulièrement.
Toutes ces dispositions ont été adoptées par la MINUSTHA pour garantir la sécurité de ses soldats et policiers, selon les résidents du quartier qui estiment que la Mission onusienne aurait reçu l'aval du régime en place pour mettre en vigueur de telles dispositions.
"Nous ne sommes pas en résidence surveillée, nous ne sommes pas des criminels ni des voleurs, nous ne pouvons pas être prisonniers dans nos propres maisons et dans notre propre pays", a dit Mme Yolette Etienne, une résidente de la zone qui fait savoir que les soldats et policiers pénètrent dans leur maison sans autorisation.
" Ils peuvent m'abattre, mais je ne porterai pas le badge qu'ils exigent a lancé Mme Etienne", qui affirment que quand les résidents de Bourdon tentent de faire valoir leurs droits, les soldats de la MINUSTHA les insultent et nous taxent d'indisciplinés.
Si nous sommes ici, c'est parce que vous nous avez appelés, puisque vous n'êtes pas capables de vous diriger, a rapporté Mme Etienne qui affirme citer les soldats étrangers. (AHP 22 février 2005)

Notre commentaire: "l'Histoire nous apprend qu'il est hasardeux de livrer sa patrie aux étrangers,au lieu de rechercher l'unité nationale."


14 février 2005

Le Président MBEKI travaille

pour des élections démocratiques en Haïti

Dans son discours sur l'état de la Nation, prononcé à Cap Town, à l'ouverture de la Deuxième Session du Troisième Parlement Démocratique, le Président Mbeki a confirmé que l'Afrique du Sud travaille avec l'Union Africaine, la CARICOM et les Nations Unies à normaliser la situation en Haïti pour rendre possible la tenue d'élections démocratiques au plus tard cette année, coimme prévu (par les résolutions de l'ONU). C'est nous qui soulignons.

Après avoir salué le Speaker de l'Assemblée Nationale et le Vice-Speaker, Le Président Sud-Africain désigna les invités en ces termes:

Le Président et le Vice Président du Conseil Nationl des Provinces; le Vice  Président de la République; les Honorables leaders des partis politiques, les Honorables membres du Parlement; Notre estimé Grand Juge et les membres du corps judiciaire; les Chefs de nos services de sécurité; le Gouverneur de la Banque de Réserve; le Président Mandela et Madame Gracia Machel; le Président Jean Bertrand Aristide et Madame Aristide; le Président du Parlement Pan Africain, l'Honorable Gertrude Mongella; Ministres et Vice-Ministres; les Premiers et Chefs de la SALGA(SOUTH AFRICAN LOCAL GOVERNMENT ASSOCIATION), le Maire de Cape Town et les autres leaders de notre système de gouvernement local; nos vénérés leaders traditionnels; les Chefs des organes d'Etat qui soutiennent notre système démocratique; Directeurs-Généraux de nos Entreprises d'Etat et autres responsables du service public; Vos Excellences, Ambassadeurs et Hauts Commissaires; Distingués invités, amis et camarades; Peuple d'Afrique du Sud:

Mbeki souligne que cette session parlementaire marquait la fin de la Première et le commencement de la Seconde Décade de la Démocratie, et qu'il était fier d'affirmer que, en tant que peuple, les Sud-Africains ont toutes les raisons d'être fiers de leurs réalisations historiques durant la Première Décade de la Démocratie.

Parlant d'Haïti, le leader Sud-Africain déclare que l'Afrique du Sud a eu le privilège, dans huit derniers mois, d'accueillir le Président Jean Bertrand Aristide et sa famille, assumant notre responsabilité envers l'Afrique et la Diaspora Africaine. "Nous sommes en vérité très heureux que le Président et Madame Aristide sont avec nous dans cette enceinte aujourd'hui."

Afin de contribuer aux efforts tendant à nous assurer que le peuple d'Haïti connaisse la paix et la prospérité, nous travaillons avec l'Union Africaine, la Caricom et les Nations Unies à normaliser la situation dans ce pays afin que des élections démocratiques puissent être tenues au plus tard cette année, comme prévu; (par les résolutions de l'ONU). C'est nous qui soulignons. Dans les deux mois qui viennent, nous participerons à une Conférence de la Diaspora Caraïbéenne, qui conduira, nous l'espérons, à une Conférence Globale dans un proche avenir.(Source : IOL, 11 février 2005)

Haïti Échanges, qui défend la reprise du processus démocratique, ne peut que saluer la fidélité de l'engagement Sud-Africain en faveur de la démocratie en Haïti. Nous sommes reconnaissants qu'un pays africain aussi prestigieux dans le monde se préoccupe de manière si désintéressée du sort du peuple haïtien. Car il faut s'intéresser à quelqu'un pour le comprendre de cette manière là. Les puissances, apparemment proches d'Haïti, ne comprennent pas ses problèmes, parce que, en réalité, Haïti ne les intéresse pas. Elle les gêne!

La balle est dans le camp d'en face. On libère tous les prisonniers politiques! On libère les libertés et les droits de tous les partis politiques! Et des élections démocratiques en Haïti trouveront un vaste de soutien dans le monde! Sinon on se moque du monde entier à ses risques et périls!


3 février 2005

(Chronique de Samedi Smith)

Pour Hugo Chavez, le vrai président d'Haïti

c'est Jean-Bertrand Aristide

Le président vénézuélien Hugo Chavez - a déclaré le 30 janvier au cours d'une conférence de presse à Porto Alegre que pour lui, "le président d'Haïti c'était Jean-Bertrand Aristide". Il a estimé que l'ex-président avait été victime d'un "enlèvement" comme lui en avril 2002 lors du bref coup d'Etat dont il fut victime.

"Mais le peuple vénézuélien sortit alors dans les rues et je pus être libéré à temps et les militaires se mobilisèrent", a-t-il dit. "Dans le cas d'Aristide, il avait supprimé l'armée, répondant ainsi à une condition posée par l'empire (américain pour accepter son retour au pouvoir, NDRL). Alors ils l'ont séquestré et l'ont emmené en Afrique du Sud", a poursuivi M. Chavez.

Le chef de l'Etat vénézuélien a indiqué qu'à son avis, "il n'y avait pas de solution à Haïti sans Aristide" et il a indiqué l'avoir dit aux autres pays latino-américains qui étaient pour la plupart "d'accord" avec lui sur ce point.

Selon lui, la meilleure solution pour sortir de la situation actuelle en Haïti serait d'organiser un référendum car "la solution n'est pas aux Nations unies ou aux mains d'un groupe de présidents, elle doit être prise par le peuple d'Haïti". "Il existe un instrument historique et juridique, l'Assemblée nationale constituante", a-t-il indiqué, soulignant la nécessité d'un "référendum libre avec des observateurs internationaux du monde entier". "C'est ça la démocratie, une consultation populaire", a-t-il souligné. (PORTO ALEGRE, (Brésil, 30 jan AFP)

Le CARLI dénonce

les exécutions sommaires en Haïti

à l'Université du Québec à Montréal

Renan Hédouville à Montréal - Le secrétaire général du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuels (CARLI), Renan Hédouville, a dénoncé les violations des droits de l'homme en Haïti, lors d'une conférence prononcée à l'Université du Québec à Montréal.

Dans son intervention, M. Hédouville a particulièrement dénoncé le non-respect du droit à la vie en Haïti. Le responsable du CARLI qui s'adressait à un groupe important d'étudiants de l'UQUAM, a mis l'accent notamment sur l'implication d'agents de la police dans des actes de violence et sur la pratique d'exécutions sommaires enregistrés dans les quartiers populaires.

Il a cité entre autres le cas du militant Lavalas Jimmy Charles retrouvé criblé de balles à la morgue de l'hôpital général alors qu'il avait été arrêté par la MINUSTHA et celui du journaliste Abdias Jean exécuté de sang-froid alors qu'il couvrait une intervention musclée de la police dans le village de Dieu. Concernant le dossier du désarmement, Renan Hédouville s'est prononcé en faveur d'un désarmement sans discrimination. (AHP 2 février 2005)

Déclaration du Forum de Porto Alegre sur Haïti

Forum de Porto Alegre - La déclaration faite sur Haïti à l'issue du Forum de Porto Alegre, organisée du 26 au 31 janvier 2005, recommande le retour du Président Jean Bertrand Aristide et la reprise du processus démocratique en Haiti.

Selon cette déclaration, le Président Aristide qui a été contraint par des puissances étrangères de quitter le pays doit finir son mandat, avant l'organisation d'élections libres et honnêtes telles que prévues par la Constitution Haitienne.

La déclaration de Porto Alegre sur Haïti prône :

"la fin de l´occupation d´Haiti, et la réallocation de fonds et d'autres ressources, utilisées dans la guerre contre les pauvres, pour lutter contre la pauvreté en Haiti. Les forces de stabilisation des Nations Unies doivent cesser les arrestations illégales, les interventions militaires ciblant les quartiers pauvres et le support aux opérations illégales de la Police Nationale et des membres de l'ancienne armée". souligne la déclaration".

Elle plaide également en faveur de la libération des prisonniers politiques et la cessation de toute persécution à caractère politique.

"Les Gouvernements et organisations intergouvernementales doivent refuser de reconnaître le gouvernement illégitime et doivent demander une investigation sur les circonstances du départ forcé du Président Aristide", précise encore la déclaration de Porto Alegre, estimant que les réfugiés fuyant les persécutions politiques doivent obtenir l´asile.Les personnes obligées d'abandonner leur domicile à cause de persécutions à caractère politique en Haiti doivent recevoir protection et assistance financière.

La déclaration souligne que la population haïtienne mérite mieux parce son pays n´a jamais cessé depuis 1804 année de son indépendance de lutter pour la libération des Noirs et de tous les peuples opprimés de la terre. Après l´Indépendance, Haiti offrit son appui à Simon Bolivar et lui fournit refuge, armes et autres matériels; contribuant ainsi à l´abolition de l´esclavage dans les Amériques.

Selon la déclaration, les Etats Unis doivent cesser "leur mainmise sur l´Amérique Latine et les Caraïbes". Nous apportons notre solidarité aux gouvernements et peuples du Venezuela et de Cuba, pays qui luttent contre le processus de déstabilisation qui n´est pas différent de celui qui a conduit au coup d´état contre le Président Aristide, indique le document

En deux occasions, en 1991 et en 2004, le président constitutionnel d'haïti, Jen Bertrand Aristide a été vicitime d'un coup d'état, indique la déclaration de Porto Alegre sur Haïti, ajoutant que l'une des premières actions du gouvernement inconstitutionnel qui prit le pouvoir en mars 2004 a été d´autoriser les familles riches à ne pas payer les taxes pour une période de 3 années. "Le gouvernement de facto a pu aussi payer les ex-militaires pour attaquer la résistance alors que les programmes essentiels destinés aux pauvres en éducation, soins de santé, alimentation et logements sociaux ont été éliminés", indique le document. (AHP 1er février 2005 )

Le directeur général de l'UNESCO

condamne l'exécution du journaliste haïtien

Abdias Jean

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, - a condamné le meurtre du journaliste Abdias Jean, exécuté le 14 janvier, lors d'une intervention de la police dans le Village de Dieu, à Port-au-Prince.

"Je condamne fermement l'assassinat d'Adbias Jean, abattu pour avoir exercé son métier qui consiste à informer le public ", a dit le Directeur général de l'UNESCO."

Selon lui, le recours à la force pour priver les journalistes et leur public de la liberté d'expression, un droit fondamental garanti par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, est une attaque intolérable contre la démocratie et l'Etat de droit.

Si les rapports selon lesquels Adbias Jean a été tué par la police se confirment, il serait particulièrement choquant de penser que de tels crimes sont commis par les forces qui sont précisément en charge de la loi et de l'ordre, a-t-il estimé.

Les dépêches des agences de presse citent des témoins indiquant qu'Adbias Jean a été tué par des policiers alors qu'il couvrait leur descente dans le bidonville Village de Dieu, au cours de laquelle ils ont tué plusieurs autres personnes, a souligné le responsable de l'UNESCO. (AHP 1er février 2005)

 

Le commandant militaire de la MINUSTHA,

de la performance des forces sous son contrôle

Heleno Ribeiro a assuré que la MINUSTHA est aujourd'hui présente dans les coins les plus reculés du pays. Le général Ribeiro a fait savoir que ses troupes vont continuer à occuper les quartiers réputés chauds tant à la capitale que dans les villes de province.

Le porte-parole des forces onusiennes, Damian Onsès Cardona, a démenti les informations selon lesquelles, les soldats de la MINUSTHA agiraient de manière discriminatoire dans le cadre de son plan de désarmement.

M. Cardona, qui répondait aux critiques selon lesquelles la MINUSTAH mène ses opérations de désarmement uniquement dans les quartiers populaires, a expliqué qu'il n'y a aucun préjugé dans le travail de rétablissement de la paix de la mission onusienne.

Pourtant, les militaires démobilisés qui avaient observé un recul suite à l'échec de l'occupation de la résidence du président Aristide à Tabarre, ont refait surface avec leurs armes depuis quelques jours dans différentes régions du pays. A Port-au-Prince, ils sont particulièrement actifs dans la région de Frères à proximité du Night Club Djoumbala. (Source : AHP 2 février 2005)

L'ancien ministre canadien Denis Coderre, a renouvelé samedi l'engagement du Canada d'appuyer le processus électoral, à l'issue d'une visite de 24 heures à Port-au-Prince. M. Coderre a affirmé que son pays n'a l'intention de s'associer à un quelconque projet qui viserait à placer Haïti sous protectorat. Denis Coderre a fait part des préoccupations du Canada face au traitement accordé à l'ancien Premier Ministre Yvon Neptune avec lequel il affirme s'être entretenu vendredi au Pénitencier National.

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