
2009
INSTITUTIONS 2006
6 juin 2006
Liste
officielle du gouvernement national présenté
par
le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis au Sénat.
Selon la liste communiquée par le Président René Préval,
le cabinet comprend 18 portefeuilles ministériels :.
Jean Raynald Clérismé : ministre des Affaires étrangères et des Cultes
Jean Généus : ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger
René Magloire : ministre de la Justice et de la Sécurité Publique
Paul Antoine Bien-Aimé : ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
Daniel Dorsainville : ministre de l’Economie et des Finances
Jean-Max Bellerive : ministre de la Planification et de la Coopération Externe
François Sévrin : ministre de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural
Patrick Delatour : Ministre du Tourisme
Maguy Durcé : ministre du Commerce et de l’Industrie
Frantz Verela : ministre des Travaux Publics Transports et Communications
Jean-Marie Claude Germain : ministre de l’Environnement
Gabriel Bien-Aimé : ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Fritz Bélizaire : ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique
Robert Auguste : ministre de la Santé Publique et de la Population
Gérald Germain : ministre des Affaires sociales
Marie-Laurence Jocelyn Lassègue : ministre à la Condition Féminine et aux Droits de la Femme
Daniel Elie : ministre de la Culture et de la Communication
Joseph Jasmin : ministre Délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement
26 mai 2006
Les
deux chambres ratifient le choix
de Jacques Edouard Alexis
au poste de premier ministre
79 députés ont ratifié, le jeudi 25 mai, le choix de l'agronome Jacques Edouard Alexis comme nouveau premier ministre, par le président de la république.
2 abstentions ont été enregistrées, mais aucun député n'a voté contre.
22 sénateurs
sur 24 avaient ratifié, mercredi 24 mai, le choix de Jacques Edourad Alexis.
La seule abstention était celle du sénateur OPL Jean Joseph Pierre-Louis.
Un autre parlementaire de cette formation politique, Mélius Hypolite, a quitté
la salle de séance au moment du vote.
Félicitations
à tous les protagonistes pour ce pas important dans la reconstruction
des institutions. On avait perdu l'habitude des choses positives. C'est maintenant
que le patiotisme haïtien va être mis à rude épreuve.
12 mai 2006
Reconstruction
nationale
et responsabilité citoyenne
des électeurs et des parlementaires

En Amérique
du Sud
Dans des conditions difficiles, le pays a élu un président de la République, le 7 février 2006, pour mettre en œuvre un programme de " Reconstruction de ses institutions en vue de faciliter les investissements nécessaires à son développement économique ". C'est celui proposé par la coalition Espoir, sous la direction de René Préval. Les programmes des autres partis et personnalités en compétition n'ont pas eu la faveur du suffrage universel. Logiquement, la politique choisie doit pouvoir s'appliquer et le président élu pouvoir gouverner.
Le 2ème tour du scrutin législatif s'est tenu le 21 avril. Le parti du président est classé en tête des formations représentées à la législature. Mais, il n'existe pas de parti majoritaire au parlement. L'expérience enseigne que la fragmentation parlementaire est très souvent une source d'instabilité et de paralysie gouvernementale. L'absence du " fait majoritaire " invite à des alliances de circonstance, au petit jeu des soutiens et des retraits tactiques qui ont tué la IV° République française.
La IV° est connue comme le régime des " crises " gouvernementales à répétition, le parlementarisme dans tous ses états. Le pouvoir appartenait au parlement qui nommait le président de la république, acceptait, refusait ou renversait le président du conseil désigné par ce dernier. C'était le " régime des partis ", selon l'expression du Général de Gaulle. Malgré les brillantes qualités des hommes politiques de ce régime, son bilan est généralement reconnu catastrophique.
Bien avant l'adoption de la constitution de la IV° République en 1946, des milieux réformateurs, en France, réfléchissaient à l'adaptation des institutions aux projets de modernisation du pays. Mais, la tradition du parlementarisme a survécu jusqu'aux années 50, aboutissant à " l'Etat déliquescent ". Celui-ci privé de direction finit par perdre le contrôle des affaires nationales. Le dernier président, René Coty, impuissant à trouver un chef de gouvernement du goût des partis, sonnait l'alarme en vain ; il insistait sur " l'inadaptation des institutions françaises au rythme des temps nouveaux ", dénonçait la débilité de l'Etat en même temps que son instabilité.
" L'Etat déliquescent " est le titre d'un récit de Ph. M. Williams de la marche à la mort du régime français qui montre, " outre-mer (Algérie), l'exemple de la désobéissance donné par les proconsuls, l'impunité des agitateurs et des conspirateurs, tandis que dans la métropole la longueur des crises, exaspère l'opinion et sape la confiance en soi des chefs politiques eux-mêmes. "
La V° république est née en réaction à cette faillite. Les autorités finirent par en appeler au général de Gaulle pour " restaurer l'Etat. " La réforme gaulliste ne fut pas improvisée. Etudes et débats l'ont préparée. Alimentèrent ces réflexions des suggestions, discussions et rapports savants d'hommes politiques, de comités d'études, de spécialistes du droit constitutionnel et de science politique.
Au printemps 1956, le juriste Georges Vedel, futur doyen de la Faculté de Droit de Paris, publie le Rapport sur " L'Instabilité gouvernementale. " L'auteur invite à aller à la racine du mal, aux " causes des causes ". L'une est qu'il n'y a pas de majorité dans le pays lui-même ; une autre est l'absence de consultation des électeurs sur les authentiques problèmes d'intérêt national, objet des décisions de la représentation parlementaire. L'auteur rejette les " réformettes " comme palliatifs impuissants à changer fondamentalement les choses.
Q" Ce n'est pas dans cette voie que nous trouverons les conditions véritables d'une démocratie moderne telle que nous l'offrent les exemples étrangers : un exécutif puissant en prise direct sur la nation ".
Quelle voie s'interroge l'auteur ? Une révolution parlementaire qui établirait le bipartisme à l'anglaise, avec sa discipline rigoureuse de parti, avec deux forces seulement : le cabinet et l'opposition. Ce serait supposer que les Français deviendront des Britanniques. C'est exclu.
Il reste la voie d'un régime présidentiel adapté aux données de la politique française. " Un seul changement : l'exécutif serait indépendant du parlement, tout en ne pouvant gouverner que dans le cadre des lois et des crédits votés par le parlement ; il ne s'agit pas de dépouiller le parlement de ses attributions au profit de l'exécutif mais d'assurer la stabilité de celui-ci, ce qui est fort différent ".
Les grandes lignes d'un tel régime seraient les suivantes : un chef de l'exécutif élu par la nation au suffrage universel direct ; l'assemblée ne pourrait le renverser ni lui, ni ses ministres, responsables devant lui qui les choisit librement ; en cas de désaccord persistant, soit lui soit l'Assemblée, l'un ou l'autre, peut provoquer des élections anticipées qui renouvellent à la fois l'un et l'autre.
Le Rapport Vedel reçut un accueil favorable dans l'opinion réformatrice. M Goguel, dans la Revue Française de Science Politique, admit la justesse de l'analyse et de la démonstration, mais estime que cette " campagne présidentielle" du printemps 1956 ne pourrait aboutir à un plein succès que dans une hypothèse : celle d'une crise intérieure ou extérieure très grave qui provoquerait un véritable effondrement des institutions actuelles. En effet, la réforme n'intervient qu'en mai 1958, à la faveur de la rébellion militaire d'Alger.
La configuration actuelle du parlement haïtien est une véritable invitation au désordre et à l'instabilité. Elle a été voulue. Les " pays amis " sont bien à l'abri de ces fléaux. La France a fait le nécessaire en 1958, comme on l'a vu. Les Etats-Unis, dès l'origine, ont organisé avec une science achevée, l'équilibre de leurs pouvoirs, le régime présidentiel, le rôle du Congrès, celui de la Cour suprême. La stabilité est assurée.Ces pays considèrent leur Etat comme le garant des intérêts supérieurs de leur nation. Pourquoi alors fait-on croire que les Haïtiens pourraient gérer le leur comme un joujou ou un gâteau de communion.
Le danger est là, mais le pire n'est pas inévitable. Chaque Haïtien, chaque élu a toujours la liberté d'aider son pays à éviter les dangers qui le menacent. Dans la diversité des opinions politiques, on peut choisir de participer à la mise en œuvre du programme de " Reconstruction des institutions nationales en vue de faciliter les investissements dans le pays ", ou bien s'opposer clairement à ce programme et préparer l'alternance démocratique.
Préval réclame le concours de tous les honnêtes gens. Trop d'occasions ont été perdues ! Il est souhaitable que le chantage, les marchandages, les convoitises exagérées ne prévalent point sur l'intérêt général.
6 mai 2006
Prophéties
et analyses
sur le futur gouvernement
L' envoyé spécial du journal français Le Monde, Jean-Michel Caroit dans l'édition du 28.04.06, affirme que René Préval devra former une coalition de centre gauche.
Coalition de centre gauche - Le parti du président a remporté le scrutin présidentiel dès le premier tour, laissant son plus proche concurrent loin derrière avec un score de 11% environ. Malgré la "mauvaise organisation" des législatives, le parti choisi par l'électorat est placé première formation de la législature, sans obtenir la majorité absolue.
C'est dans ce contexte que certains milieux étrangers prophétisent
que le président de la République serait obligé de
former une coalition de "centre gauche" avec l'OPL et la Fusion
des sociaux-démocrates, qui ont récolté chacun 2,62% des voix
aux présidentielles, et arrivent en deuxième et troisième position
aux législatives.
Dans son article, Caroit semble minimiser l'existence du parti Fanmi Lavalas.
Curieusement, il semble vouloir ignorer également le parti Alyans
de Evans Paul qui a quand même recueilli 2,49% des voix aux présidentielles,
et a été consulté aussi par Préval sur "son
programme de gestion à court, moyen et long terme pour Haïti."
Cette
prophétie étrangère est confortée par
Serge Gilles, le candidat de la Fusion à la présidentielle.
"Nous sommes prêts à participer à un gouvernement de coalition pour
mettre en oeuvre un plan de développement à long terme," et
Rosny Smarth, dirigeant de l'OPL : "Nous sommes ouverts à une participation
au gouvernement".
Une configuration politique dans
l'intérêt de la démocratie - Chronique
"Les Matinales" LE MATIN du 23 au 2 mai 2006 intitulée "Les
dangers de la coalition", Margaret Cartier s'inquiète
pour l'avenir de la démocratie, si
ce problème de coalition est traité à la légère.
"René
Préval va devoir en effet montrer son talent dans l’exercice difficile de
savoir jusqu’où élargir sa coalition," soutient Mrs Cartier.
"Trop
étroite, elle sera instable et le ou les petits partis appelés à la rescousse
exerceront une influence disproportionnée par rapport à leur poids électoral
réel. C’est la situation que connaissait Israël avant Sharon, et elle est
très dangereuse pour la démocratie, même si elle en respecte en apparence
les formes.
"
Mais
si au contraire cette coalition devenait trop large, elle serait dangereuse
elle aussi car, sous couvert d’une émouvante « union nationale», elle aurait
pour conséquence de réduire l’opposition à quelques confettis hétéroclites.
Or la démocratie en Haïti a presque autant besoin d’une opposition que d’une
majorité.
"Il faut comprendre que le pays a en fait besoin des deux : un gouvernement
en mesure de gouverner, de prendre ses responsabilités, mais aussi une opposition
représentant une alternative. Pas une opposition systématique, destructive,
une opposition d’obstruction. Mais une opposition d’alternative, de concurrence,
voire de recours. Le défi du nouveau président sera donc de savoir s’arrêter
: une trop étroite coalition le condamnerait à l’instabilité et donc à l’inaction,
mais une trop large, même constituée par souci de générosité et d’union
nationale, serait une négation du principe même de la démocratie : le parti
au pouvoir doit avoir des concurrents."
13 avril 2006
Blocage
du programme d'éducation civique du CEP
doté de 200 000 dollars
Le programme d'éducation civique est toujours
bloqué au Conseil électoral provisoire (CEP) à moins de 10 jours de la tenue
du second tour du scrutin. Plus de 200.000 dollars seraient pourtant affectés
au volet éducation civique.
De
nombreux responsables de partis politiques estiment que l'organisme électoral
devrait lancer sans délai une campagne non stop pour sensibiliser la population
sur l'importance du parlement, s'il souhaite une paticipation massive au prochain
scrutin.
La non-réalisation de cette campagne pourrait signifier que le Conseil électoral
provisoire et les autres instances engagées dans le processus ne sont pas
intéressés à une réédition de l'exploit réalisé par les haïtiens le 7 février
2006. Plus de 2 millions de citoyens avaient investi les urnes au premier
tour des présidentiellles et législatives en dépit d'un manque de préparation
flagrant de l'organisme électoral.
Pour l'instant, seuls des émissions et des spots de la MINUSTAH et de l'Union européenne sont diffusés sur quelques stations de radio. Le président du CEP, Max Mathurin, a reconnu mercredi que la campagne d'éducation civique était dans l'impasse.
Cette
situation serait due au fait que la firme engagée par le PNUD est confrontée
à des difficultés. C'est le PNUD qui gère les fonds engagés dans l'organisatiion
des élections. Dans l'entourage du CEP, beaucoup s'interrogent sur le devenir
des fonds destinés à l'éducation civique s'ils ne sont pas dépensés tout de
suite pour sensibiliser les électeurs. (Source:AHP 11 avril
2006)
7 avril 2006
L'
UNCRH pour une campagne d'éducation civique
et appelle les secteurs hostiles au changement
à oublier leurs intérêts mesquins
Directeur général des élections
Le leader de l'Union Nationale Chrétienne pour le Renouveau d'Haïti (UNCRH), Chavannes Jeune, a plaidé, jeudi 6 avril 2006, en faveur d'une campagne d'éducation civique en faveur des électeurs, dans la perspective des législatives du 21 avril 2006.
En Haïti, il y a une tendance à mettre toute l'emphase sur l'organisation des élections présidentielles et minimiser les autres compétitions électorales, a déploré le Pasteur Jeune. Il appelle les organisations internationales intéressées aux questions électorales, les responsables de l'organisme électoral et les partis et regroupements politiques à assumer leurs responsabilités dans le cadre de la réalisation du scrutin du 21 avril.
L'UNCRH compte 5 candidats au Sénat et 25 à la députation, a précisé Pasteur Jeune qui se dit inquiet quant au bon déroulement de ces compétitions électorales en raison, a-t-il dit, des intérêts mesquins qui empêchent souvent le pays d'avancer.
"Il est grand temps que l'on donne une chance à Haïti ", a lancé le candidat à la présidence de l'UNCRH. Des sources proches de l'organisme électorale avait accusé mercredi la direction générale du CEP de se livrer à des manoeuvres pour diviser les 9 membres de l'organisme électoral et créer ainsi un climat visant à perturber le bon déroulement du scrutin législatif. (Source:AHP 6 avril 2006)
16 février 2006
Haïti
a un Président légitime
choisi par le peuple haïtien lui-même
CONFIRMÉ
Le pouvoir a officiellement communiqué ce matin que suite à un accord trouvé avec les acteurs politiques, René Préval est déclaré Président de la République élu dès le premier tour avec 51% des voix.
(une note du Front de l'Espoir, 16 février 2006)
15 février 2006
K-PLIM
admet la victoire de René Préval Posté
Evans Paul a admis, le 14 février 2006, que René Garcia Préval a remporté les élections dès le Premier tour. Il appelle le CEP a respecté le choix populaire. "Je pense que le CEP doit publier des résultats qui reflète le vote du peuple", a déclaré Evans.
E. Paul a estimé que l'avance de Préval est telle que ses poursuivants, loin derrière, ont peu de chance de le ratrapper dans un second tour. "Il faut admettre qu'il a gagné au premier tour", a déclaré le leader de la KID qui estime qu'il existe un problème de crédibilité au sein du CEP.
"Il faut trouver un compromis pour éviter au pays d'autres aventures politiques plus graves que ce qu'il est en train de vivre", a déclaré Evans Paul. Il a d'autre part demandé à René Préval de lancer un appel à la population pour arrêter les manifestations
3 février 2006
Siméus
prêt à collaborer avec
le prochain président pourvu
qu'il ne soit pas arrivé au pouvoir par la force
Le candidat à la présidence écarté de la course électorale, Dumarsais Siméus, a fait savoir, jeudi 2 février, qu'il ne soutenait aucun candidat, mais s'est déclaré disposé à donner toute sa collaboration au président que la population aura élu. "Je lui donnerai mon appui pourvu qu'il ne soit pas arrivé au pouvoir par la force", a insisté Siméus.
" Je ne suis pas en Haïti en quête de job mais pour y créer des emplois ", a déclaré M. Siméus souvent présenté comme un multimillionnaire. Siméus qui invite le peuple haïtien à se rendre massivement aux urnes, a fait savoir qu'il restera au pays pour y défendre les intérêts de tous les haïtiens.
L'homme d'affaires a d'un autre côté exprimé le souhait que le prochain gouvernement se mette à l'oeuvre pour doter Haïti d'une constitution moderne et plus adaptée à la réalité socio-économique haïtienne en abrogeant notamment les articles ayant rapport aux droits des Haïtitiens évoluant dans la diaspora.
Dumarsais
Siméus Haïtien d'origine avait acquis comme de nombreux autres citoyens la
nationalité américaine. Selon certaines informations d'autres candidats dans
la course auraient également obtenu une nationalité étrangère sous la disctature
de duvalier " Haïti a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils pour
surmonter les obstacles auxquels elle fait face ", a déclaré M. Siméus
qui invite le prochain gouvernement à faire de la réconciliation l'une de
ses priorités. Dumarsais Siméus en a profité pour annoncer sa candidature
à la présidence en 2011.(Source:AHP 2 février 2006)
2 février 2006
Nouvelle
manifestation à Cité Soleil
pour réclamer des bureaux de votes
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans le quartier populaire de Cité Soleil pour exiger l'installation de bureaux de vote dans cette zone et permettre aux citoyens de remplir leur devoir civique.
Les manifestants ont également demandé au CEP d'acheminer les cartes d'identification des électeurs de Cité Soleil qui n'ont pas encore été retirées, au lycée de cette commune pour qu'ils puissent les avoir avant le 7 février 2006.
" Nous sommes disposés et déterminés à nous rendre aux urnes pour élire des dirigeants légitimes qui puissent réconcilier la nation avec elle-même et satisfaire nos revendications ", ont-ils fait savoir.
Les manifestants ont indiqué à l'occasion que la population de Cité Soleil est unie et qu'il n'y a plus de conflits entre les quartiers. Ils ont dénoncé à ce sujet une campagne de dénigrement orchestrée, ont-ils dit, par certains secteurs pour tenter de faire croire qu'ils sont des bandits et ainsi attirer la foudre contre eux.
Deux candidats étaient en campagne dans la Cité. Il s'agit du candidat au Sénat , Serge Simon et du candidat à la députation, Exile Jean-Claude. (Source:AHP, 1er février 2006)
24 janvier 2006
Le
docteur Large dénonce l'interférence
de soi-disant
membres de la société civile
dans l'appareil électoral
L'ancien président de la Chambre de Commerce du Sud-Est et candidat au Sénat de la Plateforme L'Espoir dans ce département, le docteur Frantz Large, a exprimé mardi ses inquiétudes face à la présence, au sein de la machine électorale, d'individus se réclamant, a-t-il dit, de la société civile.
Dans une intervention sur Radio Solidarité, le Dr Large a fait savoir que ces éléments présentés comme des observateurs électoraux ou membres de bureaux de vote ont été recommandés à dessein pour imposer leur loi au sein de l'appareil électoral au détriment de la Plateforme l'Espoir.
Ou bien l'on fait partie de la société civile ou bien l'on déclare ouvertement faire de la politique, a lancé Frantz Large qui critique ce qu'il appelle "l'arrogance d'une prétendue société civile de plus en plus accapareuse, avide de pouvoir politique au mépris de toute éthique".
Frantz Large qui a cité nommément "le groupe des 184 et la chambre de commerce de Port-au-Prince", dont il conteste la légitimité comme faisant partie de la société civile, les a mis en garde contre toute tentative de fraude au cours des prochaines élections au mépris des intérêts du peuple haitien.
Les membres de cette société civile porteraient seuls les responsabilités du chaos qui pourraient résulter d'élections truquées, a soutenu le Dr Large. (Source:AHP 24 janvier 2006)
23
décembre 2005
Le candidat à la présidence du l'Union pour Haïti, Marc L. Bazin, a lié jeudi les multiples reports des dates des élections à un manque de compétence et d'expérience de la part des conseillers électoraux.
M. Bazin qui intervenait à l'émission "Espace Pluriel" sur Radio Solidarité, a fait savoir que dans tous les pays du monde, l'organisation d'élections est un métier et une commission électorale composée d'experts travaille en permanence, contrairement à la réalité en haïti où tout est toujours bâclé.
A 17 jours de la date fixée pour la tenue du premier tour des présidentielles fixée au 8 janvier 2006, les électeurs éprouvent toujours les plus grandes difficultés à retirer leurs cartes d'identification nationale, les problèmes de distance entre leur lieu de résidence et les centres de vote se posent avec la plus grande acuité alors que la plupart des partis dans la course électorale n'ont toujours pas accès au financement de l'Etat.
Marc Bazin dénonce la composition actuelle du CEP, essentiellement politique, a-t-il dit, puisqu'il a été mis en place pour diminuer le pouvoir de Lavalas et renforcer celui des partis de l'ancienne opposition à Aristide.
De manoeuvres de toutes sortes ont été entreprises pour compliquer la participation de Lavalas au processus électoral, a déploré M. Bazin. "Si on se rend compte que le processus va déboucher sur un produit qu'on ne digère pas, ce processus va tout bonnement être étouffé", a dit Bazin, soulignant que tous ceux qui ont fait la lutte contre Aristide n'ont aucun projet alternative et n'ont en commun que l'hystérie anti-Lavalas.
"Ils n'ont jamais dit que 5% de la population contrôlent 50% des richessses du pays ni ce qu'ils vont faire pour ameliorer les condistions de vie des masses defavorisées".
Le candidat à la présidence a fustigé "l'interférence du gouvernement dans le processus électoral et la pagaille totale qu'il a créée dans le fonctionnement du CEP avec la mise en place d'une multiplicité de commissions pour des motifs jusqu'ici inavoués".
Des centaines de citoyens croupissent derrière les barreaux sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre eux. Les autorités intérimaires n'ont pas fait grand chose non plus, a-t-il dit, pour améliorer les conditions de vie de la population près de 2 ans après le départ de Jean Bertrand Aristide.
Il a souligné que certains secteurs dont une bonne partie de la presse gardent, en raison de leur proximité avec le régime en place, le mutisme le plus complet sur un ensemble de dossiers qu'il auraient dénoncés hier encore avec la dernière rigueur. Il a cité notamment les dossiers de violations des droits de l'homme et celui des 5 juges révoqués de manière illégale de la Cour de Cassation.
Les secteurs sus-cités comprennent bien l'illégalité de certaines mesures mais ne peuvent pas les dénoncer, a dit Bazin, pour avoir été tout simplement au coeur du mouvement GNB anti-Aristide.
Le candidat à la présidence appelle la population à voter pour l'Union pour
Haïti et se dit en bonne position pour gagner les élections, parce qu'il
cristallise les revendications, a-t-il dit, les revendications de la majorité
de la population. " Je suis capable de relever les plus grands défis
et c'est ce que j'ai fait toute ma vie", a souligné Bazin.(Source:
AHP 22 décembre 2005)
9 novembre
2005
Jusqu'où iront
encore les faiseurs de crise
pour dépouiller le peuple
de ses droits politiques?
La
cellule de réflexion des organisations populaires de Fanmi Lavalas, a rejeté
les accusations de Victor Benoît imputant des violences qui auraient été
commises à la manifestation en faveur du candidat René Préval le 3 novembre
dernier.

M. Joseph a fait savoir que la manifestation du 3 novembre était pacifique
et ordonnée, ce que la Minustha elle-même a reconnu.
Il a prôné dans le même temps des élections libres, honnêtes et démocratiques
pour faire avancer, a-t-il dit, le processus de réconciliation et d'unité
nationale.
Victor Benoît, avait appelé lundi tous les secteurs de même tendance à faire
front commun pour barrer la route à René Garcia Préval et aux anti-démocrates
qui sont de retour, a-t-il dit.
Le porte-parole des militants du Bel-Air, Samba Boukman, a appelé à la poursuite
de la mobilisation visant à obtenir la libération des prisonniers politiques.
Samba Boukman a invité les cadres et militants de Fanmi Lavalas et tous les
partisans de la justice a intensifier leurs efforts pour porter les autorités
intéreimaires à respecter les droits des citoyens.
Concernant
les prochaines élections, Samba Boukman s'est déclaré contre toutes élections
qui se feraient sur la base d'exclusion. (Source:AHP 8 novembre
2005)
Il est évident que les faiseurs de crises
lucratives ne feront pas de cadeaux à des électeurs qui les
avaient écartés d'un pouvoir qu'ils croyaient leur appartenir
de droit divin. Il faut donc s'attendre à tout, sauf à la compréhension.
Il faudra compter sur l'intelligence, le courage, la patience.
Il y a de l'espoir, mais avec une autre façon de faire la politique.
4 novembre 2005
Des
partisans de Préval
manifestent dans les rues
Des
milliers de partisans et sympathisants de l’ancien président lavalas René
Préval ont manifesté à Port-au-Prince le jeudi 3 novembre pour réclamer son
retour au pouvoir.
Les manifestants, accompagnés par un char de musique racine, provenaient de
divers quartiers populaires périphériques dont Gran Ravin, Cité Soleil, La
Saline, Bel-Air et Delmas 2.
Les
différentes branches de cette manifestation se sont dirigées en direction
du siège central du Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Là, les partisans et sympathisants lavalasont campé Préval comme celui qui
va faciliter le « retour » en Haiti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide,
libérer les « prisonniers politiques » et offrir un « lendemain meilleur »
aux masses populaires.
Des partisans de René Préval avaient organisé une manifestation similaire,
à plusieurs branches, à Port-au-Prince, le 21 octobre dernier, la veille du
lancement officiel de la campagne électorale de l’ancien président lavalas.
(Source: AlterPresse, 03 nov. 05)
26 octobre 2005
Lavalas dans le manège électoral
La
cellule de base de réflexion de Fanmi Lavalas, a appelé, mardi 25, tous
les militants du parti à se regrouper autour de la table qui représente
l'emblème du parti.
Lors d'une conférence de presse, un membre de cette cellule, Deshommes Présengloire,
a appelé les militants Lavalas à se méfier des candidats qui se sont éloignés,
a-t-il dit, du parti.
Il a fait savoir que Fanmi Lavalas participera aux prochaines compétitions
électorales à tous les niveaux et invité les partisans de l'organisation
à voter massivement en faveur des candidats se présentant sous la bannière
de l'Union pour Haïti, plateforme composée de Fanmi Lavalas et du
Mouvement pour l'Insttauration de la démocrratie en Haïti (MIDH).
De leur côté, la Coordination Nationale des Anciens Marons et des Victimes
Directes - 1991/2004 (KONAMAVID) et le Kombit de Résistance des masses(KOREM),
ont déclaré appuyer la candidature de René Garcia Préval à la présidence.
Le coordonnateur général du KONAMAVID, Romestil Pierre Mélès, a rappelé
que l'ancien président Réné Préval avait débloqué 60 millions de gourdes
pour dédommager les victimes du coup d'état du 30 septembre 1991.
Il a également rappelé que c'est sous la présidence de M. Préval que plus
de routes et d'écoles ont été construites dans le pays. Romestil Mélès invite
tous les haïtiens conséquents à voter en faveur de Réné Préval. (Source
: AHP 25 octobre 2005)
Les Français disent : au premier tour on choisit, au deuxième tour on élimine!
19 octobre
2005
Leslie Voltaire souhaite
que les candidats
René Préval et Marc Bazin fasse cause commune
Leslie
Voltaire
prône l'unité dans le camp Lavalas dans la pespective des prochaines joutes,
souhaitant que les candidats René Préval et Marc Bazin comprennent la nécessité
de faire cause commune.
Selon Leslie Voltaire, l'alliance entre le Mouvement
pour l'Instauration de la Démocratie en Haïti (MIDH) et Fanmi Lavalas, a
été faite sur la base de la raison puisque a-t-il dit, le leader du MIDH,
Marc Bazin a toujours soutenu les revendications des masses populaires.
Il a estimé que si l'on est arrivé à cette alliance, c'est en raison d'une
certaine réticence de l'ancien président René Garcia Préval. Leslie Voltaire
a également critiqué la lenteur du processus électoral et la présence au
sein de l'organisme chargé d'organiser les élections de membres de partis
politiques actuellement dans la course électorale.
Les élections sont possibles dans le pays, a-t-il fait savoir, tout en exprimant
des doutes quant à leur réalisation aux dates prévues dans le calendrier
électoral. Le responsable Lavalas a d'un autre côté dénoncé le confusion
qui entoure le processus électoral et qui aurait comme finalité le contrôle
de l'appareil électoral.
Il a cité en exemple la formation du comité d'appui au CEP, de la commission
de garantie et la nomination d'un directeur exécutif à l'institution électorale,
ce qui est anticonstitutionnel, a-t-il dit. . "Il est inacceptable que
jusqu'à présent, les partis politiques et les candidats ne puissent encore
commencer à mener campagne, en raison de la confusion qui entoure le processus
électoral et la méfiance qu'inspire le CEP", a déclaré M. Voltaire.
De son côté, Samba Boukman, a appelé les militants de base
de Fanmi Lavalas à l'unité dans la perspective des prochaines élections.
Samba Boukman a également appelé les candidats à la présidence René Préval
et Marc L. Bazin à s'unir pour permettre au camp populaire de rééditer l'expérience
du 16 décembre 1990 (date de la première élection de Jean Bertand Aristide
à la presidence d'Haïti. "Les masses populaires ne se sont jamais rendues
aux électionsa dans la division", a-t-il lancé. (AHP
18 octobre 2005)
17
octobre 2005
Des ambassadeurs accrédités en Haïti
s'aperçoivent enfin qu'il y a des électeurs à Cité
Soleil
Des
militants Lavalas de Cité Soleil ont affirmé avoir eu une rencontre,
vendredi 14
octobre, ,dans la cité, avec plusieurs ambassadeurs
accrédités en Haïti, dont ceux de la France,
du Canada et d'Allemagne, autour de la réalisation des prochaines élections
et la participation des habitants des quartiers populaires.
Un porte-parole des militants de cette commune, René Monplaisir, a déclaré
avoir expliqué aux diplomates la volonté des masses populaires de participer
à des élections libres, honnêtes et démocratiques.
Il déclare avoir plaidé en faveur du respect des droits des habitants des
quartiers populaires au même titre que ceux des autres franges de la société
haïtienne.
" Les habitants de ces quartiers sont des humains et méritent d'être traités
en tant que tel ", a déclaré Monplaisir, affirmant qu'ils sont en train
de prouver leur bonne volonté en acceptant que des bureaux d'inscription soient
installés dans la cité.
Il dit espérer que le vote populaire sera respecté lors des prochaines compétitions
électorales. (Source : AHP 14 octobre 2005)
Cité Soleil veut retirer la carte d'identification nationale
En aura-t-elle le temps?
Un porte-parole des militants de Cité Soleil,
John Joël Joseph, a fait savoir vendredi que les habitants du plus grand bidonville
du pays investissent massivement les bureaux d'inscription dans cette commune
en vue de se faire enregistrer, à 24 heures de la fermeture du processus d'inscription
des électeurs.
Une dizaine de bureaux d'inscription sont installés à Cité Sioleil depuis
environ une semaine. John Joël Joseph, a indiqué que face à l'engouement de
la population à retirer la carte d'dentification nationale, la période des
inscriptions devrait se prolonger jusqu'à la fin du mois d'octobre.
Le calendrier électoral n'est toujours pas finalisé et on ne sait pas à quelle
date précise sera organisé le premier tour des présidentielles et des législatives.
Les quartiers populaires de la zone métropolitaine de Port-au-Prince notamment
Cité Soleil, Bel-Air et Grand-Ravine, n'avaient pas pu bénéficier à temps
de l'installation des bureaux et centres d'inscription, en raison du climat
d'insécurité qui y régnait. (Source :AHP 14 octobre 2005)
11 octobre 2005
Dumarsais
Siméus reprend sa course
aux élections présidentielles
Selon l'agence Haiti Press Network (HPN), le candidat à la présidence, Dumarsais
Siméus est autorisé, ce mardi, à prendre part aux élections de 2005,
suite à une décision de la cour de cassation.
L'avocat
du candidat à la présidence, Me Guerdy Lissade, a confirmé ce mardi qu’une
décision de la cour de cassation a autorisé M. Siméus à participer aux prochaines
joutes électorales.
Il a déclaré qu'il acheminera cette décision au CEP pour que son client
soit inscrit sur la liste des candidats à la présidence.
Dumarsais
Siméus a été écarté préalablement par le Conseil Electoral Provisoire de
la course présidentielle, ainsi que par le bureau du contentieux électoral,
pour une question de double nationalité.
Siméus à Pont Sondé (Artibonite)
La décision de la cour de cassation rendue en faveur de Siméus, porte à
35 le nombre de candidats à la présidence autorisés à faire campagne. (
11 octobre 2005, HPN )
Docteur Frantz Large, président de la Chambre
de Commerce, d’industrie
candidat au Sénat dans le Sud-Est
«La communauté internationale a poignardé Haïti
par une campagne médiatique
de désinformation et de dénigrement»
Dans une conférence
de presse, le docteur Frantz Large, a souhaité l’assainissement du
secteur privé haïtien. Selon le médecin, des dealers de drogue peuplent
ce milieu. « Si nous arrivons au sénat , il n’en serait plus ainsi »
a-t-il déclaré.
Docteur Large a déploré l’exclusion sociale dont est victime la masse haïtienne.
« La classe moyenne ne met, ni n’a jamais mis son bagage intellectuel, sa
vision, son savoir au service de la majorité depuis 1804 » a-t-il souligné.
« Je n’ai aucun problème à ce qu’un étranger, un syrien, un libanais
par exemple, immigrant en Haïti , affranchit sa progéniture de tout ce qui
est haïtien, en l’envoyant étudier aux Etats-Unis, mais je m’oppose, catégoriquement,
à ce que ces jeunes éduqués pour servir l’international au détriment d’Haïti,
aient le contrôle de l’économie du pays », a encore déclaré le candidat
Il est impératif que tous les citoyens qui se veulent haïtiens, acceptent
de s’identifier en tant que tels. La nation haïtienne, si elle veut avancer,
se développer, doit se réconcilier avec elle-même. Il faut que des lois
haïtiennes punissent sévèrement le racisme blanc-nègre, mulâtre-nègre, nègre-mulâtre,
a recommandé le médecin.
"La question de couleur doit être anéantie, oubliée, enterrée, pour
que chaque citoyen vivant dans ce pays, se sente chez lui, et accepte d’y
investir son savoir, son argent, son amour » a expliqué le docteur Frantz
Large.
Le président de la Chambre du Commerce, d’industrie du Sud-est a pointé
du doigt l’International qui, selon lui, a mené une campagne de désinformation
et de dénigrement sur Haïti dans les années 20-80, époque d’or pour cette
nation où la question de couleur s’est fait oublier, où ce pays avait une
paysannerie productive, objective et lucide, où Haïti avait une classe ouvrière.
L’International a tué tous les cochons créoles et a cité Haïti comme patrie
du VIH, ce qui a coûté à ce pays de passer de 800,000 touristes à quelques
centaines ! «La communauté internationale, en faisant cette campagne
médiatique, a poignardé Haïti », a conclu docteur Large.(Source
: HPN, 21 septembre 2005)
15
septembre 2005
L’ancien président René Préval
officiellement candidat à la présidence
"L'exclusion du parti lavalas, dont les manifestations
sont interdites et réprimées, les cadres et dirigeants incarcérés,
est évidente. Son candidat, le Révérend Jean Juste
est empêché de s'inscrire. C'est une violation gravissime des
droits et libertés. La force occupante, garante de ces valeurs, au
terme de son mandat, est lourdement coupable de manquements à ses
obligations.
Face à une coalition injuste et violente, les partis démocratiques
haïtiens devraient comprendre qu'ils ont aussi des devoirs et pas seulement
des appétits et des passions."(Haïti Échanges)
L’ancien
président René Préval (1996-2001) est arrivé jeudi après-midi aux
environs de 2
heures PM locales (18h00 GMT) au BED1 à Port-au-Prince, pour remplir les
formalités d’inscription comme candidat à la présidence sous la bannière
d’une Plate-forme politique dénommée Espoir réunissant des partis politiques
tels le Pati Louvri Baryè (PLB),le Comité de Relèvement de la Grand’Anse
(sigle créole KOREGA), Effort et solidarité pour construire une alternative
populaire (ESCAMP), l’Association paysanne KOZEPEP et l’organisation KONPA.
Accompagné notamment de son ancien secrétaire d’Etat à la sécurité publique,
Robert "Bob" Manuel, fraîchement revenu d’exil et de l’ex-député Joseph
Jasmin, René Préval est arrivé au premier bureau électoral départemental
de l’Ouest (BED1), au siège du Conseil Electoral Provisoire à Delmas (est
de Port-au-Prince) au milieu d’un imposant dispositif de sécurité mis en
place par des policiers nationaux et des casques bleus de l’ONU.
Plus d’une dizaine de candidats à la présidence dont Evans Paul (Alyans),
Joël Borgella (OLAH), Dumarsais Siméus (Tèt Ansanm), Reynold Georges
(ALAH), Paul Denis (OPL) avaient précédé René Préval au siège du CEP pour
s’inscrire, avant la clôture de la période de dépôt de candidature jeudi
minuit heures locales (4h00 GMT).
En fin d’après-midi, une course folle s’emparait des "présidentiables".
L’ancien colonel Himler Rébu, du GREH arrivait en trombe au BED1 en vue
de remplir les formalités d’usage.
L’ancien Premier ministre Marc Bazin (1992-1993) cherchait à se faire
enregistrer sous la bannière d’une nouvelle coalition Union pour bâtir Haïti,
résultant d’une alliance entre le Mouvement pour l’instauration de la démocratie
(MIDH) et une des factions rivales de Fanmi Lavalas (le parti d’Aristide),
représentée par l’ex-sénateur contesté Yvon Feuillé.
Les présidentielles et législatives haïtiennes sont prévues, en deux tours,
les 20 novembre et 3 janvier, alors que les élections locales sont fixées
au 11 décembre.(15 septembre 2005, Kiskeya)
4 septembre 2005
Révérend
père Jean-Juste
candidat empêché
Les
militants et cadres de Fanmi lavalas n'ont pu inscrire le père Gérard Jean-Juste,
un responsable du CEP ayant fait savoir que c'est le candidat qui doit se
présenter en personne au CEP. Or, le père Jean-Juste est incarcéré depuis
le 21 juillet pour des motifs imprécis.
Des agents de la police nationale et des soldats de la MINUSTAH ont été
également accusés ce mardi d'avoir bloqué de nombreux militants Lavalas
qui voulaient se rendre au CEP pour inscrire le prêtre emprisonné. AHP
13 septembre 2005 12:50 PM
L'ancien sénateur Lavalas Louis Gérald Gilles, a critiqué
mardi l'attitude des autorités intérimaires qui empêchent a-t-il dit, les
militants Lavalas de se présenter devant le CEP pour inscrire leur candidat
à la présidence, le père Gérard Jean Juste
Toutes les dispositions avaient été prises par des cadres Lavalas pour inscrire
le candidat, a fait savoir M. Gilles, affirmant que des dizaines de citoyens
s'étaient déjà mobilisés pour faire respecter la constitution.
Le porte-parole des militants Lavalas du Bel-air, Samba Boukman,
a accusé les autorités intérimaires de vouloir exclure les masses populaires
des élections, en tentant a-t-il dit, d'intimider les militants Lavalas
de concert avec des secteurs de la communauté internationale.
Dénonçant les exécutions sommaires et les lynchages dans les quartiers populaires,
il a fait savoir que la population restera mobilisée de façon pacifique
pour faire respecter son droit de choisir ses dirigeants et de léguer un
meilleur pays aux citoyens de demain. (AHP 13 septembre
2005)
6 septembre 2005
Révérend
père Jean-Juste candidat choisi
à la présidence
Un candidat choisi, toujours dans les geôles!
Quelle démocratie, Monsieur Valdès!
Des militants Lavalas de plusieurs quartiers
populaires de la zone métropolitaine de Port-au-Prince dont Bel-Air, Cité
Soleil, Solino, Lasaline, Grand-Ravine, ainsi que des cadres du parti ont
réaffirmé lundi leur volonté de participer aux prochaines joutes électorales.
Lors d'un rassemblement au local de la Fondation Aristide pour la Démocratie,
l'invitation a été lancée une nouvelle lfois à toute la population pour
qu'elle retire la carte d'identification
nationale. Dans une déclaration lue par l'ancien sénateur Louis Gérald Gilles,
l'organisation politique Fanmi Lavalas, a dénoncé ce qu'elle appelle l'enlèvement
de Jean Bertrand Aristide le 29 février 2004.
Elle a rappelé que les élections constituent depuis toujours la force de
Fanmi Lavalas. Les lavalassiens en ont profité pour annoncer que leur dévolu
a été jeté sur le curé de la paroisse Ste Claire de Petite place Cazeau,
le père Gérard Jean-Juste, comme candidat à la présidence.
Le père jean-Juste est incarcéré depuis près de deux mois sans aucune charge
formelle après avoir´été molesté puis arrêté à l'Eglise
Saint-Pierre de Pétion-Ville où il s'était rendu participer en tant que
prêtre à la cérémonie de funérailles du jounaliste/poète Jacque Roche.
Fanmi lavalas a également rappelé que toutes les revendications de l'organisation
sont maintenues à savoir la libération de tous les prisonniers politiques,
la fin des persécutions politiques et le retour au
pays de tous ceux qui ont été obligés de se réfugier à l'étranger.
Le porte-parole des militants Lavalas de Cité Soleil, René Monplaisir, a
annoncé, pour le 13 septembre, l'inscription du père Jean-Juste au CEP.
René Monplaisir a promis que plusieurs centaines de milliers de partisans
et sympathisants Lavalas se rassembleront ce jour-là pour prouver que l'organisation
politique fanmi lavalas reste et demeure la principale force politique du
pays.
Il a également annoncé pour les mardi 6 et mercredi 7 deux manifestations
pacifiques dans les rues de Port-au-Prince et à Petite-Place Cazeau pour
réclamer la libération du père Jean-Juste ainsi que celle de tous tous les
autres prisonniers politiques. René Monplaisir a lui aussi invité tous les
partisans de Fanmi Lavalas à retirer leur carte d'identification nationale.
(AHP 5 septembre 2005)
.
Autre candidat indépendant à la présidence Dumarsais Mécène Siméus entre
en lice Un nouveau candidat indépendant à la présidence, Dumarsais Mécène
Siméus, est entré mercredi en lice au cours d’un rassemblement de plusieurs
centaines de personnes dans sa localité natale de Dessouliers, à Pont Sondé
(Bas Artibonite, Nord d’Haïti).
Dumarsais Siméus assure être en mesure de rassembler avant la date-butoir
du 10 septembre les 100.000 signatures requises pour la validation de sa candidature
comme indépendant. Il affirme aussi disposer des moyens financiers nécessaires
à la prise du pouvoir.
Dumarsais Mécène Siméus, dans la soixantaine, est un ingénieur et entrepreneur
figurant parmi les industriels noirs les plus en vue du Texas. (17 août 2005,
Radio Kiskeya)
(Selon Danna Harman, de The Christian Science Monitor) Siméus serait
inéligible d'après l'interprétation actuelle de la constitution
haïtienne. L'article 135 stipule que pour être candidat à
la présidence, il faut "être Haïtien d'origine et n'avoir
jamais renoncé à la nationalité haïtienne",
et avoir résidé dans le pays cinq années consécutives
avant les élections.
Siméus, âgé de 65 ans, a acquis la nationalité
américaine et vécu aux Etats-Unis durant 44 ans. Mais il rejette
toute barrière constitutionnelle potentielle. "Je n'ai aucun
problème avec la constitution ou le scrutin. Je n'ai jamais renoncé
à ma nationalité", "j'ai eu de la chance d'avoir
d'autres domiciles et d'autres citoyennetés, mais je n'ai jamais abandonné
mes origines haïtiennes".
Le secrétaire
général du Mouvement
pour l'Instauration de la Démocratie en Haïti(MIDH), Patrick Michel,
a appelé samedi l'organisation politique Fanmi Lavalas à ne pas rester en
dehors des prochaines élections pour ne pas compromettre, a-t-il dit, son
avenir. Selon Patrick Michel, Fanmi Lavalas, en tant que force politique,
n'a rien à tirer d'une telle démarche.
Le responsable du MIDH a annoncé la participation de son parti , à un niveau
ou à un autre, au gouvernement qui sortira des prochaines élections pour continuer
de combattre l'exclusion dans le pays. En ce sens, Patrick Michel n'a pas
écarté la possibilité de faire alliance avec d'autres formations politiques
dont Fanmi Lavalas pour tenter ensemble de sortir le pays de l'impasse. "Il
faut rejeter le traditionnel pour penser pays et changer les conditions de
vie de la population", a lancé M. Michel. (AHP
8 août 2005)
Réginald
Boulos conteste le droit de Préval d'être candidat à la présidence - Le
président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Réginald
Boulos, s'en est pris lundi à l'ancien président René Préval suite à des rumeurs
selon lesquelles, ce dernier aurait l'intention de se porter candidat aux
élections annoncées pour cette année.
Selon Réginald Boulos, il est inacceptable que le citoyen Haïtien
René Préval pense briguer un second mandat, après tout ce qui s'est passé,
a-t-il dit, sous son gouvernement.
" Ce n'est pas sous le gouvernement d'Aristide que la "chimérisation de
la police a commencé, que l'ancien militaire Jean lamy a été tué et que l'ancien
secrétaire d'état à la sécurité publique, Robert Manuel avait quitté le pays",
s'est souvenu Boulos.
"M. Préval ne devrait pas avoir intention, car ce serait le retour à l'anarchie",
a-t-il lancé. (AHP 8 août 2005)
5
août 2005
leaders
partis politiques
Fanmi
lavalas - Dans
une note de presse envoyée à l'AHP, Fanmi Lavalas a fait savoir que seul
un gouvernement démocratique a la capacité d'organiser des élections libres,
honnêtes et démocratiques.
L'organisation politique Fanmi Lavalas se déclare en faveur des élections,
car c'est la voie constitutionnelle pour arriver au pouvoir. Mais elle se
dit pour des joutes qui soient organisées dans de bonnes conditions, avec
la garantie que le verdict du peuple Haïtien ne sera pas foulé aux
pieds.
Parallèlement,
la porte-parole du président Jean Bertrand Aristide, Dr Maryse Narcisse,
a démenti les allégations selon lesquelles certains secteurs qu'elle n'a
pas cités nommément seraient en contact avec M. Aristide dans la perspective
des prochaines élections.
(4 août 2005 AHP)
Le
MIDH prêt à s'allier à Fanmi Lavalas -
Patrick Michel - Le secrétaire général
du Mouvement pour l'Instauration de la Démocratie en Haïti (MIDH), Patrick
Michel, a annoncé lundi que le parti était déjà en pourparlers avec d'autres
formations et regroupements politiques sur des possibilités d'alliance, dans
la perspective des prochaines joutes électorales.

Patrick Michel s'est toutefois refusé à citer les partis avec lesquels le
MIDH serait en discussions pour ne pas entraver a-t-il, dit le processus.
A la question de savoir s'il existe une possibilité d'alliance entre le MIDH
et Fanmi Lavalas, M. Michel a répondu par l'affirmative, puisque selon lui,
son parti embrasse toute l'idéologie de Fanmi Lavalas, à savoir la prise en
compte des revendications de toutes les catégories sociales du pays.
Toutefois il a estimé que ce processus serait long vu a-t-il dit, qu'il faudrait
rencontrer personnellement le président Jean Bertrand Aristide, le chef légal
du parti. Le responsable du MIDH a par ailleurs appelé à l'unité pour sauver
le pays. Patrick Michel a plaidé également en faveur de la libération de tous
les prisonniers politiques et le retour au pays de tous les exilés politiques.
AHP 1er août 2005
Débats
parmi les cadres lavalassiens
autour de la participation aux élections
annoncées par le gouvernement de facto
Gerard
Jean-Juste, un candidat présidentiel
potentiel, derrière les barreaux
La belle démocratie de l'ONU!
Selon Le Jamaica Observer, July 26, 2005, L'ancien
sénateur Lavalas Louis Gerard Gilles, considéré comme
un représentant de l'aile modérée du Parti, a dit qu'il
est en pourpalers avec Aristide- le chef du parti- sur une déclaration
publique appelant à la participation aux deux tours des élections.
"Nous avons l'obligation d'aller à ces élections et de
les gagner," a déclaré Gilles au cours d'une réunion
des partis politiques organisée par le gouvernement de facto et les
Nations Unies. "Le leader de notre parti est un homme intelligent,
nous sommes convaincus de trouver un accord avec lui," soutient Gilles.
Une autre figure importante de Lavalas l'ex-député Rudy Hériveaux,
a confirmé la décision. "C'est 100 pour cent sur",
a dit Hériveaux. "Nous en ferons l'annonce officielle dans
les prochains jours." Tous les deux affirment qu'un Congrès
pourraient être convoqué bientôt pour désigner le
candidat du Parti aux présidentielles.
Jonas
Petit, un leader du Parti en exil, nie que Lavalas pourrait prendre part aux
élections. "Cela est absolument faux", a dit Petit
au téléphone depuis les Etats-Unis. "C'est contraire
à la position officielle de notre Parti." Il accuse les autres
de plier sous la pression du gouvernement de facto.
Aristide n'a pu être contacté immédiatement pour des commentaires.
Un candidat potentiel à la présidence, le Révérend
Gérard Jean-Juste, vient juste d'être emprisonné en rapport
avec la mort d'un journaliste connu, bien que les autorités n'aient
produit aucune preuve et que le prêtre catholique soutient qu'il était
à l'étranger au moment des faits.