Sommaire

ECHOS DE L'ÉTRANGER


26 mai 2009

On ne peut rien improviser
en Haïti


       Réflexions de Fidel Castro au sujet de la nomination de Bill Clinton  comme envoyé spécial de Ban Ki Moon en Haïti     

Rédaction AHORA - Monday, 25 May 2009 redaccion@ahora.cu


J’ai lu voilà cinq jours, dans une dépêche de presse, que Ban Ki-moon allait nommer Bill Clinton comme son envoyé spécial en Haïti. Selon cette dépêche,
« Clinton a, en mars dernier, accompagné le Secrétaire général durant une visite officielle de deux jours en Haïti afin d’appuyer le plan de développement élaboré par le gouvernement de Port-au-Prince qui cherche à éveiller l’économie haïtienne assoupie.

« L’ancien président s’est fortement engagé sur le plan philanthropique envers la nation antillaise à travers l’Initiative mondiale Clinton.

« "C’est un honneur pour moi d’accepter l’invitation du Secrétaire général à être son envoyé spécial en Haïti", a déclaré l’ancien président.

« Selon Clinton, le peuple et le gouvernement haïtiens sont en mesure de surmonter les graves dommages causés par les quatre tempêtes qui ont frappé l’île l’an dernier. »

Le lendemain, cette même agence de presse informait que Mme Clinton, secrétaire d’État, avait déclaré toute heureuse que « Bill était un envoyé vedette ». De son côté, « le Secrétaire de l’ONU a confirmé avoir nommé Bill Clinton comme son nouvel envoyé spécial en Haïti. Nous avons été ensemble dans ce pays voilà deux mois et sa présence a contribué à conscientiser la communauté internationale au sujet des problèmes de ce pays caribéen. »

“L’ONU craint qu’après plusieurs années de calme relatif grâce au concours de la MINUSTAH, l’instabilité politique ne s’empare de nouveau du pays. »

La nouvelle dépêche répète l’histoire des « quatre cyclones et tempêtes qui ont causé 900 morts, laissé 800 000 sinistrés et détruit la maigre infrastructure civile du pays. »

L’histoire d’Haïti et de sa tragédie est bien plus complexe.

Après les États-Unis qui se déclarèrent souverains en 1776, Haïti fut le second pays du continent à conquérir son indépendance en 1804. Dans le premier cas, les descendants blancs des colons qui fondèrent les Treize Colonies, croyants fervents, austères et instruits, propriétaires de terres et d’esclaves, secouèrent le joug colonial anglais et jouirent de l’indépendance nationale, ce qui ne fut le lot ni de la population autochtone ni des esclaves africains et de leurs descendants qui restèrent privés de tout droit malgré les principes inscrits dans la Déclaration d’Indépendance.

C’est en Haïti, où plus de 400 000 esclaves travaillaient pour 30 000 propriétaires blancs, que les hommes et les femmes soumis à l’odieux système furent capables, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, d’abolir l’esclavage, de maintenir et de défendre un État indépendant en lutte contre les soldats qui avaient mis les monarchies européennes à genoux.

Cette étape coïncida avec l’essor du capitalisme et l’apparition de puissants empires coloniaux qui dominèrent les terres et les mers de la planète durant des siècles.

Les Haïtiens ne sont pas coupables de leur pauvreté actuelle : ils sont les victimes du système imposé au monde. Ils n’ont pas inventé le colonialisme, le capitalisme, l’impérialisme, l’échange inégal, le néolibéralisme, ni les formes d’exploitation et de pillage qui sévissent sur la planète depuis deux cents ans.

Haïti mesure 27 750 kilomètres carrés et abrite d’ores et déjà en 2009, selon des estimations fiables, 9 millions d’habitants. Soit 885 habitants par kilomètre carré de terre arable, l’un des taux les plus élevés au monde, dans un pays sans le moindre développement industriel ou d’autres ressources qui lui permettraient d’acquérir le minimum de moyens matériels indispensables à la vie.

La population rurale représente 53 p. 100 des habitants ; le bois de feu et le charbon constituent le seul combustible domestique à la portée d’une grande partie des familles haïtiennes, ce qui entrave la reforestation. Les forêts qui retiennent l’eau grâce à l’humus des feuilles, des branches et des racines sont rares, de sorte que les pluies intenses provoquent des dommages humains et économiques aux localités, aux chemins et aux cultures. Les cyclones, on le sait, causent des dommages supplémentaires considérables et qui seront toujours plus graves si le climat continue de changer à rythme accéléré. Ce n’est un secret pour personne.

Notre coopération avec la population haïtienne a débuté voilà dix ans justement quand les cyclones George et Mitch ont frappé les Caraïbes et l’Amérique centrale.

René Préval était alors président et Jean-Bertrand Aristide chef du gouvernement. Les cents premiers médecins cubains furent envoyés le 4 décembre 1998, et le chiffre de coopérants de la santé s’éleva par la suite à 600.

C’est à cette occasion que nous avons créé l’École latino-américaine de médecine (ELAM) où plus de 12 000 jeunes latino-américains font actuellement des études. Et c’est aussi à partir de là que nous avons concédé à de jeunes Haïtiens des centaines de bourses d’étude à la faculté de médecine de Santiago de Cuba, l’une des meilleures du pays.

En Haïti, la quantité d’écoles primaires avait augmenté et continuait de le faire. Même les familles les plus modestes rêvaient que leurs enfants puissent faire des études, seul espoir pour eux d’échapper à la pauvreté en travaillant dans le pays ou à l’étranger. Le programme cubain de formation de médecins fut bien accueilli. Les jeunes sélectionnées pour étudier à Cuba avaient une bonne préparation de base, héritage peut-être des progrès de la France dans ce domaine. Ils devaient faire une année de propédeutique, dont des cours d’espagnol. Ce programme a constitué une bonne pépinière de médecins de qualité.

À ce jour, 533 jeunes Haïtiens ont conclu leurs études comme spécialistes de Médecine générale intégrale dans nos facultés de médecine, et 52 d’entre eux étudient maintenant à Cuba une seconde spécialité en fonction des besoins. Un autre groupe de 527 continuent d’en faire, selon le quota de bourses adjugé à la République d’Haïti.

Actuellement, 413 personnels cubains de la santé travaillent en Haïti, prêtant des services gratuits à ce peuple frère. Les médecins cubains sont présents dans les dix départements du pays et dans 127 des 137 communes. Par ailleurs, plus de 400 médecins haïtiens formés à Cuba y exercent aussi, ainsi que les élèves de dernière année qui font leur pratique aux côtés de nos médecins, soit un total de plus de 800 jeunes Haïtiens consacrés à l’exercice de la médecine dans leur patrie. Les nouveaux diplômés haïtiens ne cesseront d’augmenter cette quantité.

Ce fut là un défi difficile à relever. Les médecins cubains se sont heurtés à des problèmes compliqués. La mortalité infantile se chiffrait à plus de 80 décès pour mille naissances vivantes ; l’espérance de vie était inférieure à soixante ans ; on comptait 120 000 sidéens adultes en 2007. Des dizaines de milliers d’enfants et d’adultes continuent de mourir tous les ans de maladies infectieuses et contagieuses comme la tuberculose, le paludisme, la diarrhée, la dengue et la malnutrition, pour ne signaler que quelques indicateurs. Le VIH est désormais une affection à laquelle on peut faire face pour préserver la vie des patients. Mais ceci ne se fait pas en un an : il y faut absolument une culture de la santé que le peuple haïtien acquiert avec un intérêt croissant. On note des progrès qui prouvent qu’il est possible d’améliorer considérablement les indicateurs de santé.

Les trois centres ophtalmologiques ouverts en Haïti ont permis d’opérer 37 109 personnes de la vue. Les cas trop compliqués pour être opérés sur place sont envoyés à Cuba et soignés gratuitement.

Grâce à la coopération économique du Venezuela, on est en train d’ouvrir dix Centres de diagnostic intégraux, dotés d’une technologie de pointe déjà achetée.

Il est quelque chose de plus important que les ressources que la communauté internationale pourrait apporter : le personnel humain qui les utilise.

Nous avons pu aider modestement le peuple haïtien bien que les cyclones dont a parlé Clinton nous aient aussi frappés. C’est là une bonne preuve que ce qui fait défaut dans le monde, c’est la solidarité.

Je pourrais parler également de la contribution cubaine aux programmes d’alphabétisation et à d’autres domaines, malgré nos ressources économiques limitées. Mais je ne tiens pas à m’appesantir sur notre contribution, et cela n’est pas souhaitable. Je me suis borné à la santé, qui est un point incontournable. Nous ne craignons pas que d’autres fassent ce que nous faisons. Les jeunes Haïtiens qui se forment à Cuba sont en train de se convertir en ces prêtres de la santé dont ce peuple frère a de plus en plus besoin.

Le plus important, c’est la mise en place des nouvelles formes de coopération dont ce monde égoïste a tant besoin. Les organismes des Nations Unies peuvent attester que Cuba apporte ce qu’ils qualifient de Programmes de santé intégraux.

On ne peut rien improviser en Haïti, et rien ne sera le fruit de l’esprit philanthropique d’aucune institution.

À l’École latino-américaine de médecine, s’est ajouté ensuite le nouveau Programme de formation à Cuba de médecins provenant du Venezuela, de la Bolivie, des Caraïbes et d’autres pays du Tiers-monde, à mesure que leurs programmes de santé les réclamaient d’urgence. Aujourd’hui, plus de 24 000 jeunes du Tiers-monde font des études de médecine dans notre patrie. En aidant d’autres pays, nous nous sommes développés aussi nous-mêmes dans ce domaine et nous constituons une force importante. Voilà ce que nous pratiquons, et non le vol de cerveau ! Les pays riches et surdéveloppés du G-7 peuvent-ils en dire autant ? D’autres suivront notre exemple, que nul n’en doute !



Fidel Castro Ruz

Le 24 mai 2009




6 août 2006

Messages de sympathie et d’amitié
en provenance d’Haïti
pour Fidel Castro

 
Haïti et Cuba : des liens historiques

Parmi les multitples gestes et manifestations d’amitié et de sympathie qui inondent Cuba depuis lundi et l’annonce du retrait provisoire du pouvoir du Président Fidel Castro à cause d’une hémorragie intestinale ayant nécessité une intervention chirurgicale délicate, des échos favorables sont venus d’Haïti, rapporte l’agence cubaine Prensa Latina.

La représentantion diplomatique de La Havane à Port-au-Prince annonce avoir reçu des messages de sympathie provenant de la brigade des médecins cubains déployés dans le pays dans le cadre de la coopération haïtiano-cubaine. D’autres coopérants venus régénérer l’industrie sucrière locale et les membres de l’association des médecins haïtiens diplômés des universités cubaines ont également envoyé des vœux de prompt rétablissement au "Lider Maximo", souligne l’ambassade cubaine.

"Merci à notre commandant en chef pour les programmes mis en œuvre en faveur des personnes économiquement faibles. Ils ont donné à des milliers de gens à travers le monde l’opportunité de recouvrer la vue, de sortir de l’analphabétisme et de devenir médecins", peut-on lire dans l’un des messages envoyés par des cubains vivant en Haïti, mais dont les noms n’ont pas été révélés. D’autres sont partis du même élan et ont témoigné de leurs sentiments et de leur affection pour le dirigeant cubain avec des mots d’une tonalité différente. "Que Dieu bénisse notre cher Fidel. C’est un bienfaiteur qui lutte et a toujours lutté pour la cause de l’humanité. Il mérite la sympathie des peuples qui luttent pour la paix et un certain bien-être", ont écrit certains admirateurs haïtiens de l’une des grandes figures politiques du XXe siècle.

La sœur et secrétaire particulière du chef de l’Etat, René Préval, Marie-Claude Calvin, a souhaité au dirigeant cubain un complet rétablissement qui lui permettra de retrouver bientôt ses fonctions au Palais de la révolution, indique Prensa Latina. Le chef de cabinet du ministre de la culture, Olsen Jean Julien, a aussi formulé les mêmes vœux dans un message acheminé à la mission diplomatique cubaine. Le titulaire du ministère, Daniel Elie, avait effectué au cours du mois de juillet une visite à La Havane.

L’agence cubaine signale également un message adressé au Président Castro par Suzy Castor, épouse de Gérard Pierre-Charles. Ce dernier s’était d’ailleurs éteint, le 10 octobre 2004, dans un hôpital de La Havane après avoir été victime d’une pneumonie. Deux journalistes, Rotschild François Junior de radio Métropole et Franck Séguy du quotidien Le Matin, sont dénombrés parmi les personnes ayant voulu exprimer leurs préoccupations devant la mauvaise santé du dirigeant du seul pays socialiste de l’hémisphère occidental.

En 1996, les relations diplomatiques ont été rétablies entre Port-au-Prince et La Havane après environ 40 ans de rupture. Une mission de coopération cubaine pluridisciplinaire, établie de plusieurs années en Haïti, a été récemment renforcée dans certaines régions reculées à la demande du Président Préval. En mai dernier, le dirigeant haïtien s’était fait opérer d’une hernie au cours d’une visite à Cuba qui comportait notamment un tête-à-tête avec son homologue cubain axé sur le renforcement de la coopération bilatérale. (Nouvelles de Radio Kiskeya, 5 août 2006)


FÉLICITATIONS!

 

19 mars 2006

La présidence de la CARICOM - Dans une lettre adressée au Président élu d’Haïti, le Premier ministre trinidadien Patrick Manning, président en exercice de l’organisation annonce officiellement la décision de l’organisation de rétablir ses relations avec Port-au-Prince, a rapporté l’agence cubaine Prensa Latina.

Dans une lettre adressée au Président élu, René Préval, le Premier ministre trinidadien Patrick Manning le félicite de sa victoire et indique que Port of Spain rejoint les membres de la CARICOM favorables à la fin de l’isolement d’Haïti. "Votre victoire constitue le renouvellement de l’engagement au plus haut niveau de votre Etat vis-à-vis du conseil de notre communauté et nous porte à appuyer la volonté de votre peuple de résoudre les problèmes", dit la lettre datée de la capitale du Guyana, Georgetown, siège de l’organisme sous-régional.

Manning estime plus loin que le large succès électoral de M. Préval a démontré combien la majorité des Haïtiens ont placé leurs espoirs dans une nouvelle gestion basée sur les résultats obtenus au cours du premier mandat présidentiel du leader de la Plate-Forme Lespwa (Espoir), de 1996 à 2001.

25 février

France - Le président français Jacques Chirac a transmis ses "vives félicitations" et ses "voeux les plus chaleureux de réussite" à René Préval vainqueur de l'élection présidentielle du 7 février à Haïti, a annoncé samedi l'Elysée.

Le président français souhaite un "nouvel élan" dans les "relations historiques d'amitié et de cooopération qui unissent nos deux pays" et serait "heureux" dans cette perspective d'accueilir M. Préval "prochainement" à Paris. AP


24 février

Etats-Unis d'Amérique - Dana Perino, porte-parole de la Maison Blanche a informé qu’hier jeudi 23, le président américain George W. Bush a eu un entretien avec M. René Préval, "pour le féliciter et lui dire qu'il continuait à souhaiter le succès démocratique et économique d'Haïti" et l’assurer de la volonté des Etats-Unis de travailler avec lui.
La note de la Maison Blanche qui a donné l’information a aussi indiqué que les deux hommes "ont brièvement discuté de la coopération pour le développement économique d'Haïti et du combat contre le commerce illégal de la drogue".

23 février

Trinidad and Tobago - Dans une lettre datée du 23 février 2006, PRIME MINISTER Patrick Manning a présenté ses félicitations au président René Préval. Manning dit espérer qu'ils " puissent travailler ensemble au renforcement des relations entre Trinidad et Tobago et Haïti pour le bien-être futur de nos deux peuples.

21 février, Aterpresse

L’Union européenne - "se félicite du taux de participation élevé et de l’engagement digne avec lequel la population haïtienne a exercé son droit démocratique de choisir ses futurs dirigeants, et ceci malgré les problèmes techniques et logistiques significatifs dans l’organisation du scrutin ». Selon le communiqué de l’UE publié à Bruxelles, un pas important vient d’être franchi dans la mise en œuvre du processus de transition démocratique en Haïti. Tout en félicitant le vainqueur de l’élection présidentielle, René Garcia Préval, l’Union européenne réaffirme son engagement durable aux côtés du peuple haïtien et des autorités étatiques pour la reconstruction et le développement du pays.

États-Unis - Le 16 février dernier, les États-Unis ont félicité René Préval pour sa victoire et se sont déclarés résolus à travailler avec son nouveau gouvernement à aider le peuple haïtien à « se bâtir un avenir meilleur », selon un communiqué du département d’État

Afrique du Sud - Samedi 18 février, le président Sud-Africain Thabo Mbeki a félicité le président René Préval pour so, élection à la présidence de la République d'Haïti. "L'Afrique du Sud considère fermement que le résultat des élections est une expression claire de la volonté démocratique du peuple d'Haïti, a dit Mbeki. "Nous louons les efforts déployés par les Nations Unies ... pour aider à créer un climat permettant au peuple d'Haïti d'exercer ses droits démocratiques sans peur ni "favor", en dépit dd défis et d'obstacles difficiles."

Canada - Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a félicité de vive voix le nouveau président d'Haïti, René Préval, pour sa victoire. Les deux hommes ont eu, vendredi 17 février, un entretien téléphonique au cours duquel M. Harper a réitéré l'engagement du Canada envers le développement d'Haïti. «Au nom de tous les Canadiens, je lui ai offert notre soutien à la démocratie, la reconstruction et la réconciliation en Haïti», a indiqué le premier ministre par voie de communiqué.

Vénézuéla - Le Président vénézuélien Hugo Chàvez a chaleureusement salué l’élection du nouveau Président haïtien René Préval et annoncé vendredi 17, son intention d’envisager l’intégration d’Haïti dans l’accord pétrolier préférentiel Petrocaribe et sa visite prochaine en Haïti.

a été évoquée dans un entretien téléphonique entre Chàvez et Préval. Le premier mandataire vénézuélien a invité son homologue haïtien à "se rendre immédiatement au Vénézuéla au cours d’une conversation empreinte de sincérité et d’une grande cordialité", précise le communiqué. Selon la Présidence vénézuélienne, le prochain voyage de Préval à Caracas aurait pour objectif de "renforcer les liens d’intégration et de cordialité qui ont caractérisé les relations entre les deux peuples caraïbéens".

Hugo Chàvez a, par ailleurs, annoncé au Président élu haïtien son intention de visiter le 12 mars la ville de Jacmel (Sud-Est d’Haïti), dans le cadre des festivités commémoratives des 200 ans de la visite historique du généralissime Francisco de Miranda, précurseur de l’indépendance vénézuélienne.

Arrivé le 19 février 1806 dans la ville portuaire haïtienne, Miranda, bénéficaire au même titre que Simon Bolivar de l’aide révolutionnaire et généreuse d’Haïti, ne quitta Jacmel que le 12 mars. A cettte date et en ce lieu, fut cousu et hissé pour la première fois le tricolore (jaune, bleu et rouge) qui allait devenir, bien des années plus tard, le drapeau national du Vénézuéla.

La CARICOM - La Communauté Caraïbe (CARICOM) s’est réjouie vendredi 17, de l’élection de René Préval à la Présidence d’Haïti et a sollicité l’aide de la communauté internationale en faveur du pays, rapporte l’Agence France-Presse. "Nous comptons sur toute l’aide possible de la communauté à Haïti, aussi bien pour le gouvernement que pour la société, parce qu’ils en ont besoin et parce que le peuple haïtien le mérite", a déclaré à la presse le secrétaire général de la CARICOM, Edwin Carrington, dans la capitale du Guyana, Georgetown, où se trouve le siège de l’organisation.

Brésil - Le chancelier brésilien Celso Amorim indique que la proclamation de René Préval comme président élu d’Haïti met à l’épreuve la volonté de la Communauté internationale « d’aider le pays ». Selon Amorim, « le processus n’a pas terminé avec l’annonce d’un gagnant ; il se poursuit avec l’investiture du président et la formation d’un gouvernement qui nécessiteront l’appui de la Communauté internationale ».
Amorin prône le dialogue au sein de la classe politique haïtienne afin de favoriser l’avancement d’Haïti. Le ministre brésilien des affaires étrangères a eu une conversation téléphonique avec Préval, qui a souhaité effectuer une visite au Brésil avant son investiture le 29 mars prochain.

Chili - Le nouveau Président haïtien, René Garcia Préval, a été invité jeudi par son homologue chilien Ricardo Lagos à assister à l’investiture de la Présidente élue, Michelle Bachelet, le 11 mars prochain à Santiago du Chili, rapporte le quotidien chilien La Segunda. Au cours d’un entretien téléphonique en début d’après-midi, Lagos a félicité Préval pour sa victoire proclamée quelques heures plus tôt par le Conseil Electoral Provisoire en accord avec le gouvernement de transition et la communauté internationale.

L’Argentine adresse ses félicitations au Président René Préval - Le chancelier Jorge Taiana a appelé le nouveau chef de l’Etat haïtien au nom du Président Néstor Kirchner .
Le chef de la diplomatie argentine Jorge Taiana a présenté jeudi des félicitations au nouveau Président d’Haïti et renouvelé le soutien de Buenos Aires au pays. Taiana qui a eu avec René Préval une conversation téléphonique, l’a salué "au nom du Président Néstor Kirchner et du peuple argentin", indique un communiqué de la chancellerie argentine cité par l’agence espagnole EFE.
Préval - Le présient Préval a "remercié le chancelier pour son appui et celui de son pays à Haïti". Il lui a également demandé de transmettre le même message au Président Kirchner qui a envoyé jeudi après-midi une lettre formelle de félicitations à son homologue haïtien. Préval et Taiana se sont entendus sur "la poursuite et l’approfondissement de la coopération bilatérale entre Port-au-Prince et Buenos Aires", poursuit le communiqué.

République Dominicaine - Le chef de l’Etat dominicain Leonel Fernandez félicite le gouvernement haïtien et assure que Préval peut compter sur le soutien de la République Dominicaine, selon un communiqué de la présidence, en date du 16 février 2006. Le chef d‘Etat Dominicain en profite pour complimenter le peuple haïtien qui a fait montre d’un comportement civique le jour des élections.
Selon la presse dominicaine, René Préval effectuera en République Dominicaine sa première visite officielle à l’étranger, peu après son investiture le 29 mars prochain. Il en profitera pour renforcer ses liens personnels avec Fernàndez qu’il avait rencontré durant son premier mandat de 1996 à 2001

18 février - L’ex-chef d’Etat et leader du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD) social-démocrate, Hipòlito Mejìa, a envoyé une lettre de félicitations au Président élu René Préval.
Dans sa missive, Mejìa souhaite du succès à M. Préval et soutient que le retour de la stabilité politique en Haïti sera dans l’intérêt du peuple dominicain. Il insiste sur le rôle que le succès de la prochaine administration peut jouer dans le renforcement de la démocratie, de la paix et de l’harmonie sur l’île d’Haïti ou Quisqueya qu’Haïti partage avec la République Dominicaine.
"Sa victoire est pour notre organisation un motif de satisfaction. Elle représente un baume d’espérance que son peuple a idéalisé en adhérant à son programme électoral" a laissé entendre le Parti Révolutionnaire Dominicain.
Enfin, les sociaux-démocrates dominicains souhaitent que la classe dirigeante d’Haïti s’élève au-dessus des différences traditionnelles.


31 janvier 2006

Brian Dean Curran accuse l'IRI et Stanley Lucas
d'avoir contribué à l'actuel chaos en Haïti


L'ex ambassadeur américain en Haïti, Brian Dean Curran, a accusé l'Institut Républicain et son représentant en Haïti, d'avoir contribué à plonger ce pays dans le chaos actuel. La situation d'haïti s'est détériorée de façon catastrophique sur les plans politique, social et écomique au cours de ces 23 derniers mois.

Dans des déclarations rapportées dans l'édition du 29 janvier du New York Times, Brian Dean Curran, en poste à Port-au-Prince de 2001 à 2003, déclare avoir averti l'administration Bush pendant tout son mandat qu'un groupe censé affecté à la construction de la démocratie en Haïti et très proche de la Maison Blanche, (l'IRI), lui mettait des bâtons dans les roues et dans celles de la politique officielle des Etats-Unis.

J'ai averti qu'Haïti se précipitait tête baissée vers un ctaclysme, un désordre, un autre coup violent qui le mettrait encore plus loin de l'époque où la populaition en liesse avait embrassé la démocratie, il y a 10 ans, a encore fait savoir M. Dean Curran.

Mais au lieu d'un changement de politique, a dit Curran, on voyait 7 mois plus tard, un individu accusé d'avoir été à la tête d'escadrons de la mort, aider des rebelles armés à renverser le président Jean Bertrand Aristide. Et depuis, Haïti qui n'a jamais été un modèle de stabilité, s'est transformé en un état sans loi, bouleversant même ceux là qui avaient aidé à renverser Aristide.Aujourd'hui, la capitale haïtienne est virtuellement paralysée par une vague de violences dont des actes de kidnappings qui sèment la panique parmi riches et pauvres. Des officiers de police corrompus portant l'uniforme ont assassiné des gens en pleine rue et en plein jour.

Brian Dean Curran, accuse l'IRI, d'avoir sciemment travaillé à miner tout processus de réconciliation en Haïti. Le leader du groupe en Haïti, l'haïtiano-américain, Stanley Lucas, un opposant farouche à Aristide est devenu soudain, a-t-il fait savoir, le super conseiller de l'opposition haïtienne, l'encourageant à rester sur ses positions jusqu'auboutistes et à ne pas négocier avec Aristide, afin de paralyser son gouvernement et de lui enlever tout pouvoir.

Ces déclarations ont été confirmées, selon le journal, par d'autres diplomates et par des figures de l'ex opposition à Aristide. Plusieurs d'entre eux ont accepté de parler ouvertement pour la première fois de ce sujet au New York Times, a souligné le quotidien.

Aujourd'hui, la situation est tellement cahotique et le gouvernement intérimaire tellement dysfonctionnel que des élections pour élire un nouveau gouvernement ont déjà été reportées à 4 reprises, la dernière date choisie est le 7 février 2006. Alors qu'Haïti se prépare à choisir le premier président élu depuis la rebellion, d'il y a 2 ans, des questions se posent aujourd'hui avec acuité sur les circonstances exactes ayant conduit au renversement brutal d'Aristide.

Le New-York Times souligne que la question le plus souvent posée est celle-ci: pourquoi l'administration Bush qui fait de la construction de la démocratie la pièce centrale de sa politique étrangère en Irak et à travers le monde, n'a pas fait davantage pour préserver la démocratie dans un pays qui se trouve si prêt des Etats-unis.

L'administration Bush avait pourtant toujours déclaré que sa politique était de continuer à travailler avec Jean Bertrand Aristide comme leader démocratiquement élu d'Haïti. Cependant, a dit Curran, les actions de l'administration Bush contredisaient ses déclarations. Les Etats-Unis parlaient en Haïti un double langage, 2 discours contradictories et cela dans un pays, poursuit le journal, où le mot américain et la parole des Etats-Unis pèsent de tout leur poids.

Ce message mixte, a dit l'ex-ambassadeur américain en Haïti, rend encore plus difficile les efforts pour ramener la paix et la réconciliation dans le pays. Il a indiqué que sans un accord politique, un gouvernement faible sera toujours déstabilisé pour finalement laisser la place à des rebelles.

Brian Dean Curran accuse Stanley Lucas d'avoir fait croire à l'opposition haïtienne que c'était lui (Stanley Lucas) et non l'ambassadeur des Etats-Unis en Haïti qui représentait les véritables intentions de l'administration Bush. Des rapports indiquent que Dean Curran a averti ses supérieurs à Washimgton que "le comportement de M. Lucas était contraire à la politique américaine et risquait de nous faire accuser de tentative de déstabilization d'un gouvernement élu".

Mais Brian Dean Curran souligne que lorsqu'il a demandé à l'administration Bush d'exercer un contrôle plus serré sur Lucas au cours de l'été 2002, il s'est heurté à un bloc de pierre. Des personnages importants du département d'Etat ont exprimé ouvertement, a-t-il dit, leur support à Lucas et au groupe IRI. Brian Dean Curran compte 30 ans dans la diplomatie. Il avait été nommé pour Haïti par l'administration Clinton et reconduit par celle de Bush. (Source : AHP 30 janvier 2006)


20 janvier 2006

Des hauts gradés militaires dominicains
retraités et actifs estiment qu'
un affrontement
entre les deux pays est inévitable.

Le président du parti révolutionaire dominicain (PRD), Ramon Alburquerque a accusé mardi le président Léonel Fernández d´utiliser de façon démagogique le "thème haitien" et de chercher un conflit armé avec Haiti. M. Alburquerque qui s´est adressé en des termes très durs au président dominicain, a fait savoir que les positions assumées par le Chef de l´Etat par rapport à Haiti entrent dans le cadre d´une stratégie ayant pour objectif sa réélection à la présidence en l´an 2008.

De hauts gradés militaires retraités et actifs dont le général Wessin y Wessin estiment qu´un affrontement entre les deux pays est inévitable.

Une campagne systématique est maintenue dans les médias dominicains faisant la promotion de l'idée selon laquelle Haiti et la présence haitienne sont un danger pour la République Dominicaine. Ces médias vont jusqu'à lancer des appels ouverts à la haine et la violence contre les ressortissants haitiens au cours d'émissions "lignes ouvertes"ou sur leur site web.

Indépendamment des tendances politiques le "thème haitien" a la capacité d´unifier les dominicains d´où l´avantage d´un usage politique qui a commencé par la constitution du "front patriotique" entre deux ennemis jurés de toujours, Joaquim Balaguer (PRSC) et Juan Bosch (PLD), pour barrer la route en 1996 au candidat à la présidence du PRD, Peña Gomez, accusé alors de planifier la fusion des deux pays en une seule nation avec l´aide de puissances etrangères.

Différents commentateurs de la télévision dominicaine ont relevé mecredi l´influence de secteurs politiques de l´extrême droite dominicaine peu favorables à la présence haitienne, au sein du gouvernement de Fernández qui avait reçu lors de son premier mandat (1996 2000) l´appui de Joaquim Balaguer, l´un des idéologues de l´anti haitianisme en République Dominicaine.

Deux jours avant sa dernière visite en Haïti, Leonel Fernández avait déclaré à la BBC de Londres que les autorités haïtiennes sont corrompues et qu´Haiti est un pays en faillite, position qu´il avait exprimée en d´autres occasions. L´ambassadeur des Etats Unis en République dominicaine Hans Hertell a déclaré lundi être disposé si on lui le demande à aider a preserver l´harmonie entre les deux pays.(Source : AHP 18 janvier 2006)

Déportations massives d'Haïtiens de la République dominicaine - Plus de 400 illégaux haïtiens ont été arrêtés, mercredi 18 janvier 2006, à Santiago en République Dominicaine, puis refoulés en Haïti dans le cadre d'une vaste opération lancée par les autorités migratoires dominicaines, a rapporté le quotidien Listin Diario.

Les personnes arrêtées l'ont été en plusieurs quartiers de Santiago, selon le responsable des affaires haïtiennes dans cette ville, Ramon Vreña, qui a fait savoir que les opérations vont se poursuivre. 10.000 illégaux haïtiens auraient déjà été déportés ou ont laissé volontairement la République Dominicaine au cours du mois de décembre 2005. (Source : AHP 18 janvier 2006)

Le secrétaire general de la Confédération des Travailleurs Haïtiens (CTH), Paul Loulou Chéry, a accusé le gouvernement intérimaire haïtien de laxismedans le dossier des "sans papier haïtiens" en République Dominicaine. Selon Paul Loulou Chéry, les autorités en place n'ont rien fait pour permettre à ces ressortissant haïtiens de régulariser leur situation.

Il a déploré le fait que les autorités de transition aient exigé, a-t-il dit, de chaque haïtiens travaillant dans les batays 70 dollars américains pour lui délivrer un passeport. " Exiger cette somme d'un salarié des batey pour avoir un passeport, c'est l'empêcher gentiment de se le procurer ", s'est indigné M. Chéry. (Source:AHP)

Une organisation canadienne, "Solidarité Sans Frontières ", qui défend les droits des immigrants et des réfugiés, a demandé aux Etats-Unis, à la France et au Canada de changer de politique vis-à-vis d'Haïti en vue d'aider à réduire le nombre d'Haïtiens qui risquent dit-elle, leur vie en quête d'un mieux-être en terre étrangère. Un représentant de cette organisation, Awon Lakoff, qui a visité des bateys en République Dominicaine, s'est déclaré indigné face aux conditions infra-humaines dans lesquelles vivent les Haïtiens. Selon M. Lakoff, le nombre de migrants haïtiens a augmenté considérablement depuis le départ précipité du président Jean Bertrand Aristide le 29 février 2004. (Source : AHP 18 janvier 2006)


15 janvier 2006

La CARICOM déploierait
des observateurs électoraux en Haïti

Les pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM) se sont dits prêts, vendredi 17/01/06, à participer à l’observation internationale des élections présidentielles et parlementaires fixées au 7 février, mais ont exigé parallèlement des autorités haïtiennes la libération de tous les anciens dirigeants Lavalas (le parti d’Aristide) détenus sans avoir été jugés.

Les membres de la CARICOM ont jugé nécessaire l’élargissement de "toutes les personnes emprisonnées arbitrairement et le jugement dans les meilleurs délais de tous ceux qui font l’objet d’accusations".

"L’incarcération prolongée de personnalités politiques sans aucune charge retenue contre elles et la lenteur du processus judiciaire engagé contre ceux qui sont accusés compromettent la situation des droits humains et compliquent l’atmosphère de sécurité" estime le Conseil de la Communauté Caraïbe, dans une déclaration adoptée à Georgetown (Guyana) où se trouve le siège de l’organisation.

Haïti, membre de plein droit et, de loin, le pays le plus important démographiquement au sein de la CARICOM, est exclue de toutes les instances de l’organisation depuis la chute de Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004. (Source : Radio Kiskeya, 14 janvier 2006)


13 janvier 2006

La communauté internationale promet d'assurer
qu'il soit permis au peuple haïtien d'élire ses dirigeants",
malgré les extravagances des secteurs
antidémocratiques

 

Une délégation chilienne a fait une visite de 48 heures en Haïti dans le but d'apporter l'appui des autorités de ce pays à la mission des Nations Unies et à son chef Juan Gabriel Valdès qui font l'objet de graves attaques ces derniers jours. Cette délégation était composée entre autres du vice-ministre chilien de la défense, Gabriel Gasparal et du responsable pour l'Amérique centrale et la Caraïbe au ministère des affaires étrangères.

Le Chili n'est pas prêt à appuyer aucun gouvernement qui ne serait pas issu d'élections après le 7 février, a indiqué une source proche de la délégation. L'ambassadeur chilien en Haïti, Marcel Young Deboeuf, avait rejeté en début de semaine les accusations proférées par le secteur privé des affaires haïtien à l'encontre de la MINUSTAH.

Le diplomate chilien avait questionné l'indifférence des membres de ce secteur vis-à-vis des souffrances de la population. "Qu'est-ce qu'ils ont fait pour créer des emplois dans le quartier populaire du Bel-air et aider à y combattre la délinquance, après la pacification de cette zone", s'est interrogé Marcel Young.

L'ambassadeur du Brésil, Paulo Andrade Da Pinto, a abondé dans le même sens que son collègue chilien. Il s'est dit sidéré de la véhémence des accusations du secteur privé des affaires haïtien à l'endroit de la MINUSTAH. Le ministre chilien des affaires étrangères Ignacio Walker avait lui aussi dénoncé les attaques contre la mission onusienne citant ceux qu'il nomme des activistes qui tentent de perturber le processus électoral.

Des souces diplomatiques ont indiqué jeudi à l'AHP que des groupes de pressions prépareraient des actions et des mouvements de rue pour signifier leur refus des nouvelles dates fixées pour la tenue des élections. Parallèlement, les ministres des affaires étrangères de 6 pays, les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, l'Argentine, le Chili et la France, ont apporté leur ferme soutien aux nouveaux rendez-vous annoncés par le régime intérimaire.

"La communauté internationale à assurer qu'il soit permis au peuple haïtien d'élire ses dirigeants", ont indiqué ces ministres. (Source : AHP 12 janvier 2006)


12 décembre 2005

Violente manifestation d'indignation
contre la visite du président dominicain

L'indignation c'est bien, mais la solution
est l'union et la solidarité entre les Haïtiens!


Quelques centaines de personnes ont manifesté violemment à proximité du palais national pour protester contre la visite à Port-au-Prince du président Léonel Fernandez. Cette démonstration au cours delaquelle au moins 3 personnes ont été blessées, a dégénéré en violences quand des individus ont lancé des jets de pierres en direction du cortège du président dominicain.

Des policiers ont tiré en l'air pour tenter de disperser les protestataires. Des policiers ont également essuyé des jets de pierres et ont chargé à l'aide de gaz lacrymogènes et des coups de bâtons. Une jeune femme a été blessée à la tête. Le chef GNB, Hervé Saintilus a été balayé à coups de pieds par des policiers avant d'être chargé par des canons à eau du corps des pompiers.

Les manifestants qui ont brûlé des pneus en 3 points dans l'aire du palais présidentiel, scandaient des slogans pour dénoncer les mauvais traitements infligés aux haitiens en République dominicaine et appeler Fernandez à "faire cesser le massacre"

Dans la rue, les manifestants appelaient parallèlement au départ immédiat du régime intérimaire pour avoir invité le président dominicain en Haïti au moment où des haïtiens vivent un calvaire en république voisine. Dans une interview à la BBC, à la veille de cette visite, le président Fernández avait taxé Haïti :

"d'état en faillite qui menace la sécurité de tous les pays et ses dirigeants d'autorités corrompues qui n'ont aucun interêt pour Haïti."

"Le régime du 29 février traine la dignité des haïtiens dans la boue. Il doit partir", a lancé un responsable de la manifestation. Des étudiants victimes de brutalités ont accusé des agents de la CIMO de les avoir matraqués parce qu'ils protestaient contre les violations des droits des haitiens.

Une forte tension a régné pendant toute la journée dans une bonne partie de la capitale où des casques bleus de l'ONU montaient la garde. D'autres manifestants ont fait savoir que si la situation des haïtiens en République dominicaine a dégénéré à ce point, c'est en grande partie en raison du laxisme des autorités haïtiennes, de la faiblesse de leur diplomatie et d'une absence de solidarité entre les haïtiens.

Beaucoup relèvent que plusieurs secteurs haïtiens étaient bien solidaires du gouvernement de Hippolito Méjia quand il tolérait ou appuyait la présence sur le sol dominicains des groupes armés qui ont pris les armes contre le président Aristide en février 2004.

Parallèlement, les bulletins de vote qui seront utilisés en haïti lors des prochaines élections (symbole de la souveraineté) ont été confiés par la firme haïtienne ayant gagné l'appel d'offre du CEP à des imprimeries dominicaines pour être imprimés. (Source:AHP 12 décembre 2005)


26 novembre 2005

La sagesse du retraité Aznar



L’ex-dirigeant de droite espagnol, José Marìa Aznar, souligne le "désordre institutionnel"qui prédomine en Haïti et la "faible capacité des dirigeants nationaux", lors d’une conférence qu’il a prononcée au siège de l’ONG Fondation Globale, Démocratie et Développement (FUNGLODE

L’ancien Premier ministre conservateur espagnol José Marìa Aznar s’est dit certain qu’il appartient à la classe politique haïtienne de trouver les vraies solutions aux problèmes d’Haïti, ont rapporté vendredi des médias dominicains.

"Il n’y pas de formule magique ni de coopération internationale qui soit à même de suppléer à l’incapacité d’un pays, aux défaillances des dirigeants lorsqu’il faut s’engager sur une voie pour prendre des décisions et je suis convaincu de cela" .

José Marìa Aznar, leader pendant des années du Parti Populaire (droite) et Premier ministre de 1996 à 2004, avait placé son intervention sous le thème "Les défis et opportunités de l’Amérique latine".

"Le désordre institutionnel est le pire ennemi de la prospérité et de l’avenir d’un pays" a-t-il averti en se référant à Haïti et à d’autres pays de la région.

"La stabilité institutionnelle basée sur des pactes solides, sérieux, respectés par tout le monde, et en second lieu la stabilité économique qui permet d’engager un processus accéléré de réformes furent les deux alternatives par lesquelles l’Espagne arriva au développement ; mais, cela demande le consensus et la générosité des forces politiques" a conclu José Marìa Aznar.

Comme beaucoup d’autres pays ibéroaméricains, l’Espagne est engagée militairement en Haïti dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Il y a un peu plus de quinze jours, 200 soldats sont arrivés du royaume ibérique et ont été déployés à la frontière haïtiano-dominicaine.

Cependant, en début de semaine, le gouvernement Zapatero a dû abandonner son projet d’augmenter les effectifs du contingent espagnol en Haïti face notamment à l’opposition farouche de ses alliés du Parti Communiste. (Source : Radio Kiskeya, samedi 26 novembre 2005)


6 novembre 2005

Accord Pétrolier une délégation vénézuélienne
arrive à Port-au-Prince


Le
vice-président de la compagnie pétrolière vénézuélienne d’Etat PDVSA Alejandro Granado doit ouvrir des négociations avec le gouvernement intérimaire en vue de conclure un accord pétrolier préférentiel avec Haïti
 

La délégation s'est entretenu avec les responsables de la mission diplomatique vénézuélienne dans la capitale haïtienne afin "de déterminer les orientations à prendre pour permettre à la population haïtienne de bénéficier d’une aide en hydrocarbure sûre, dans les meilleures conditions et à des prix justes conformément à la stratégie d’intégration énergétique de la région".

Le Vénézuela s'engage à développer une coopération solidaire "avec les nations soeurs de la Caraïbe" et continue à renouveler l’importance qu’il accorde "aux principes humanitaires et de justice sociale aux côtés des peuples de la région".

La délégation discute avec les autorités intérimaires des termes de référence "d’un accord préférentiel qui permettra à Haïti de faire l’acquisition du pétrole et de ses produits dérivés à des prix exceptionnels sans intermédiaire et en dehors des fluctuations habituelles du brut sur le marché international."

La plupart des quatorze pays signataires de l’accord dont la République Dominicaine reçoivent déjà 196 mille barils de pétrole par jour. (Source : Radio Kiskeya, 5 novembre)


27 octobre 2005


Jesse Jackson rencontre Aristide
en Afrique du Sud

Wed Oct 26, Le pasteur américain, Jesse Jackson, leader du mouvement des droits civiques a renouvelé un fort soutien à Jean Bertrand Aristide après une rencontre avec le président déporté, mardi 25 octobre, en affirmant qu'il était le président légitime qui avait été renversé par Washington.

"Le peuple ne l'a pas fait partir, le gouvernement américain l'a fait partir", a déclaré Jackson aux journalistes après avoir rencontré Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud.

"Il n'a pas terminé son mandat. Il était un leader légitime démocratiquement élu."

"Je l'ai connu lmongtemps", "nous le considérons comme un démocrate".

Aristide vit en exile en Africa du Sud depuis le 31 mai avec sa femme et ses deux filles.


5 octobre 2005

Pétrole :
le Venezuela pourrait venir en aide à Haïti

Sur demande du gouvernement brésilien, le président vénézuelien Hugo Chavez a annoncé l’envoi prochain d’émissaires en Haïti pour étudier la possibilité de négocier un accord préférentiel sur les produits pétroliers. Cet éventuel accord se situe dans le cadre du programme « Petro-caribe » lancé en août dernier entre le Venezuela et des pays de la Caraïbe. Haïti n’y était pas impliquée. (Source : Haiti Press Network, 4 octobre 2005)

Au sommet présidentiel de la Communauté Sud-américaine, à Brasilia, en présence des chefs d’État de la région, le président brésilien Luis Inacio Lula Da Silva, a défendu la conduite de ses troupes en Haïti.

« La-bas, nous respectons les droits humains »
, déclare Lula, soulignant que les troupes brésiliennes n’adoptent nullement l’attitude « arrogante » de ceux qui entreprennent des « aventures coloniales ».

Au lendemain du Sommet , le président Chavez a annoncé à Caracas une assistance pétrolière à Haïti. Lors de son émission télévisée « Allo président », le chef d’État vénézuélien annonce que « nous allons tendre la main au peuple d’Haïti ». « Je crois que le Brésil et le Venezuela peuvent travailler conjointement avec Haïti », ajoute-t-il.

Petrocaribe, « une initiative politique et commerciale basée sur la solidarité partagée et la co-responsabilité sociale visant à assurer l’accès à l’énergie à un prix juste et raisonnable dans le cadre de l’intégration énergétique régionale »
.

La création de Petrocaribe complète les accords de Caracas et de San Jo
sé, signés en 2000 et 1980, en vue d’approvisionner en pétrole brut vénézuelien les pays de la Caraïbe à des conditions préférentielles (Source : 3 octobre 2005, AlterPresse)


8 septembre 2005

Les élections prévues pour le 20 novembre
ne remplissent pas
les conditions conduisant
à la paix et à la prospérité en Haïti


Nkosazana Dlamini-Zuma



Le gouvernement d'Afrique du Sud a déclaré, le mercredi 7 septembre, que les élections prévues en Haïti ne résoudront pas les problèmes de la stabilité du pays, et que le président Aristide restera en Afrique du Sud jusqu'à ce que les conditions se stabilisent.

Cette déclaration a été faite aux medias par le Ministre des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma au Parlement, à Cap Town. Elle a dit que les conditions qui devraient conduire à la paix et à la prospérité en Haïti, par les élections prévues pour 20 novembre, n'existent pas actuellement.

"Parce que nous pensons que si on doit avoir une élection qui aurait une chance de régler les problèmes d'Haïti, cette élection devrait se tenir dans une atmosphère où chaque parti est libre non seulement de participer, mais de faire campagne réellement, sans répression, sans crainte d'être arrêté,"

"Nous pensons aussi qu'il est important que le parti Lavalas (d'Aristide) participe aux élections, parce qu'il est le parti qui avait le soutien du peuple et dont un grand nombre de leaders sont en exil ou en prison," a-t-elle ajouté.

Aristide avait dèjà clairement indiqué qu'il ne serait pas candidat aux élections cette fois, parce que "il ne veut pas que des gens qui cherchent à déstabiliser utilisent son nom comme prétexte". Mais il avait dit aussi clairement qu'il aimerait voir des élections libres et honnêtes en Haïti, dans lesquelles chacun est libre de participer et de faire campagne et " le retour d'exil des leaders".

Dlamini-Zuma déclare que, si, après ces élections, il n'y a ni paix ni stabilité en Haïti, il sera difficile pour Aristide de revenir. Cependant, l'accord initial avec les Etats-Unis et la France, pour l'accueil de Aristide en Afrique du Sud, prévoyait qu' "il ne partait pas en exil pour toujours." "Il restera ici jusqu'à ce que les conditions lui permettront de revenir," (Source: Xinhua, September 08, 2005)


10 août 2005 (AHP) Le congressman américain Kendrick Meek, a indiqué mardi que l'arrestation du père Gérard Jean Juste et le maintien en prison de l'ancien premier ministre Yvon Neptune peuvent compromettre l'avenir d'Haïti.

Kendrick Meek a exprimé de sérieuses inquiétudes concernant le fonctionnement du système judiciaire en Haïti caractérisé a-t-il dit, par des jugements truqués, des arrestations politiques, des détentions prolongées injustifiées.

Le congressman a estimé que l'arrestation et l'emprisonnement du père Gérard Jean Juste est l'un des actes le plus irréguliers commis par la justice Haïtienne, ajoutant que l'emprisonnement de l'ex-premier ministre Yvon Neptune reste pour lui un dossier préoccupant. Il presse le gouvernement intérimaire de respecter la constitution et les principes de base des organismes internationaux de droits humains. (AHP, 10 août 2005)

Nouvelles du 9 août 2005 - Port-au-Prince, 9 août 2005 (AHP)- le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Juan Gabriel Valdès, a déclaré mardi ne pas comprendre pourquoi les autorités intérimaires gardent encore l'ancien premier ministre, Yvon Neptune en prison.

M. Valdès a dit comprendre la nécessité pour la justice haitienne de faire son travail mais a estime anormal que la détention de M. Neptune soit si prolongée. "Si aucune charge n'a été retenue contre l'ancien premier ministre, il doit être libéré", a lance le chef de la MINUSTAH.

Juan Gabriel Valdès a declare avoir déjà rencontré les autorités intérimaires sur le dossier de la détention prolongée. Pour sa part, Le ministre de la Justice, Henri Dorléans, a declare avoir mis sur pied une commission d'enquête en vue de faire avancer le dossier des prisonniers en detention prolongée notamment celui de Yvon Neptune.

"Si on ne peut pas faire avancer les enquêtes sur des gens en détention qu'ils soient libérés", a lance M. dorléans dénonçant certains juges sans les citer nommément, d'utiliser leur pouvoir pour faire de l'injustice.

Port-au-Prince, 9 août 2005 (AHP)- Le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Juan Gabriel Valdès, a déclaré mardi que les Nations Unies et la communauté internationale n'ont aucune intention de placer Haïti sous protectorat.

La MINUSTAH fera usage de la force nécessaire pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui ne comprennent que le langage de la violence et des armes, a lancé Juan Gabriel Valdès, appelant les gangs armés à déposer leurs armes et à rejoindre le programme de désarmement et de réinsertion sociale de la MINUSTAH. "Nous sommes prêts à discuter avec eux", a assuré M. Valdès.

Port-au-Prince, 11 août 2005 ;(AHP)- Le secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), Jose Miguel Insulza, a déclaré mercredi : "L'heure est venue pour la République Dominicaine de se préparer à subir les impacts de la crise Haïtienne vieille de plusieurs années".

a estimé le dirigeant de l'OEA dans une interview au journal Listin Diario. Concernant la situation d'Haïti, a-t-il dit, il existe toujours la possibilité du "fideicomiso", une figure maintenue dans les normes des Nations Unies depuis la fin des états coloniaux, que l'on comprend comme la situation juridique d'un pays incapable de se prendre en charge et qui est sous la tutelle de l'ONU.

Port-au-Prince, 11 août 2005 (AHP)- Le Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD), a exigé jeudi du gouvernement de Leonel Fernandez qu'il fixe une politique migratoire claire vis-à-vis d'Haïti. Le responsable des relations internationales du PRD, Fausto Liz, a précisé que cette politique doit permettre de réguler la circulation des travailleurs, touristes et visiteurs Haïtiens en transit en République Dominicaine, sans être obligé de faire usage de la force.

Il a également dénoncé la situation de misère et de précarité des habitants qui vivent des deux côtés de la frontière haïtiano-dominicaine.

Le dirigeant du PRD a assuré par ailleurs que la République Dominicaine peut générer annuellement des exportations vers Haïti de l'ordre de 200 à 800 millions de dollars à partir d'un échange commercial transparent.

Port-au-Prince, 9 août 2005 (AHP) - L'ambassadeur américain en Haïti, James B. Foley, a été rappelé à Washington. Un ancien diplomate qui a déjà travaillé en Haïti dans les années antérieures, Timothy Michael Carney le remplacere provisoirement comme chargé d'affaires.

Le département d'Etat américain ne devrait pas faire connaitre de si tôt le nom du successeur de James Foley, celui-ci n'étant pas arrivé au terme de son mandat en Haïti.

Dans certains milieux, on relève que le rappel de James B. Foley vient après le départ précipité de l'ancien secrétaire d'état adjoint des Etats-Unis, pour les affaires latino-américaines, l'ambassadeur Roger Noriega.

Selon les mêmes milieux, MM Noriega et Foley ont joué un rôle important en Haïti au cours de ces deux dernières années, notamment dans le départ précipité de Jean Bertrand Aristide.


5 août 2005

Une Haïtiano-Québécoise devient
Gouverneure générale du Canada


Paul Martin présente Michaëlle Jean


Née à Port-au-Prince, Michaelle Jean a fui le régime de François Duvalier en 1968, pour s'établir au Québec avec sa famille. "J'ai fait un long chemin", a-t-elle déclaré à Ottawa jeudi, au moment de sa présentation comme le 27ème gouverneur général du Canada.

"Mes ancêtres furent des esclaves qui ont combattu pour la liberté."

"Je suis née en Haïti, le pays le plus pauvre de notre hémisphère. Je suis une fille d'exilés chassés de leur foyer par un régime dictatorial."

Invitée à choisir trois mots qui la décriraient, Madame Jean répond:

- nuance, parce que dans son métier de reporter elle devait constamment essayer de comprendre les choses

- feu, parce que derrière son calme apparent vit une nature intense

- eau, à cause de sa nature apaisante



8 juillet 2005

Menaces et intimidations
Beaucoup de sang
pour imposer une si mauvaise politique

Le commandant en chef du bataillon brésilien de la MINUSTHA, Adelson Mangracchi, a affirmé qu'un climat de paix et de sécurité sera établi dans le pays, avant l'organisation des élections prévues pour cette année.

Selon M. Mangracchi, des opérations seront menées régulièrement dans différentes zones du pays en vue de mettre en déroute les gangs armés qui terrorisent la population.

Il a déclaré que depuis le vote de la récente résolution du Conseil de Sécurité qui place la police nationale d'haïti (PNH) sous le contrôle de la MINUSTHA, toutes les opérations menées par la PNH sont appuyées par la mission onusienne. (Source : AHP 4 juillet 2005)

L'ambassadeur américain en Haïti taxe de terroristes ses adversaires politiques et assure qu'ils ne pourront pas empêcher la tenue des élections. M. Foley, à l'occasion d'une réception pour marquer la commémoration de l'indépendance américaine ce 4 juillet.

James B. Foley a accusé, sans le citer nommément, un secteur qui serait derrière ces violences et dont le but, a-t-il dit, est de paralyser le processus électoral. Ils ne réussiront pas et ils seront mis hors jeu pour avoir choisi le chemin de la violence, a-t-il assuré, réaffirmant la volonté de la communauté internationale d'aider à la réalisation des élections de cette année.

Le diplomate américain a ajouté que la MINUSTAH et toutes les Nations Unis soutiennent le scrutin et vont créer les conditions nécessaires à la réalisation de ces compétitions électorales. Plusieurs figures très connues de la classe politique, du groupe des 184 et du secteur des affaires n'étaient pas présents à la réception du 4 juillet. (Source:AHP 4 juillet 2005)



21 juin 2005

Où sont les milliards
pour la "reconstruction"
et le mandat de l'ONU
de protéger les droits humains


Retour à la charité - Les bailleurs de fonds d'Haïti notamment le Canada, se sont engagés à accorder un montant de 30 millions de dollars américains, au gouvernement haïtien "pour des projets concrets à court terme". Cette entente a été trouvée lors de la conférence sur Haïti, tenue au Canada, les 16 et 17 juin 2005.

Ces fonds devraient êtres employés à la
a) préparation de la rentrée scolaire de septembre prochain, à
b) l'aménagement des terrains de jeux pour les enfants et à une
c) meilleure distribution du courant électrique.

Selon le ministre canadien de la coopération, Ayleen Carole, une partie de cette somme servira à

d) soutenir les opérations électorales en Haïti.

Pour sa part, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Juan Gabriel Valdès, a fait savoir que l'argent qui va être décaissé, servira à;

e) donner un appui humanitaire aux habitants des quartiers pauvres dont Cité Soleil et Bel-Air qui vivent a-t-il dit, dans des conditions infra-humaine.

Obsession électorale - La formation d'une mission internationale d'observation des scrutins législatif et présidentiel qui doivent se tenir en Haïti à la fin de l'année 2005, a été envisagée lors de la conférence des bailleurs de fonds d'Haïti.

Un secrétariat sera ouvert à Port-au-Prince d'ici quelques semaines. des commissions électorales indépendantes de 8 pays des Amériques dont le Brésil, le Chili, les Etats-Unis et le Canada, participeront à la mission internationale. Parallèlement, un activiste canadien a perturbé la conférence en déversant de la peinture rouge sur les mains du chancelier Pierre Pettitgrew, le taxant de menteur. (AHP 20 juin 2005)



« Pettigrew menteur, les Haïtiens meurent »

Yves Engler 26 ans, un canadien anglais



Un citoyen canadien a aspergé de gouache le ministre canadien des affaires étrangères, Pierre Pettigrew, au moment où ce dernier donnait vendredi une conférence de presse, conjointement avec son homologue haïtien Hérard Abraham, à l’issue d’une conférence internationale de deux jours à Montréal sur le dossier d’Haïti.

L’individu s’en est violemment pris au ministre Pettigrew en lui faisant savoir avec colère "qu’il mentait pendant que les haïtiens meurent". Il a été maîtrisé et emmené par la sécurité rapprochée des officiels présents.

Le conseiller spécial du premier ministre Paul Martin pour Haïti, le député de Bourassa, Denis Coderre a, de son coté, qualifié l’activiste canadien d’« aristidien violent ».

La conférence internationale sur Haïti à laquelle ont pris part des ministres canadiens et haïtiens, ainsi que de hauts fonctionnaires des grands pays donateurs, avait pour but d’examiner l’évolution de la situation en Haïti depuis leur dernière réunion il y a trois mois à Cayenne (Guyane française).
Pendant toute la durée de la conférence qui s’est déroulée dans un grand hôtel de Montréal, des partisans de Jean Bertrand Aristide de la diaspora haïtienne du Canada ont manifesté contre la communauté internationale et le gouvernement de transition dirigé par Gérard Latortue. (Radio Kiskeya, vendredi 17 juin 2005)


Représentant à Port-au-Prince du secrétaire général de l’Onu Kofi Anan, le chilien Juan Gabriel a fait toute une plaidoirie en faveur de l’amélioration de la sécurité. À Montréal, M. Valdes a présenté la situation comme un défi à relever par la communauté internationale.

« Ce n’est pas possible pour l’hémisphère et les pays du continent d’accepter que cette violence continue », a-t-il martelé. Juan Gabriel Valdes a invité ses partenaires à ne pas « voir la question de façon idéologique ou quelques fois mythique ».

Il attribue la violence à des groupes armés du secteur de la drogue et du crime organisé. Une semaine plus tôt, à Port-au-Prince, le représentant de Kofi Anan, dénonçait aussi des partis politiques dans le climat d’insécurité. « Il y a vraiment des gens qui sont tués et kidnappés en Haïti », a lancé M. Valdes visiblement ému, souligne R. K.


Nouvel ambassadeur haïtien à Taïwan

La cérémonie de présentation, le 16 juin, des lettres accréditant Raymond Pérodin à ce poste a eu lieu dans un hôtel situé au centre de Taipei. Le diplomate haïtien a fait savoir que la fructueuse conversation qu’il a eue avec les responsables taïwanais « laisse augurer une nouvelle impulsion dans l’histoire des relations haïtiano-chinoise ».

Evoquant une certaine appréhension provoquée par des « pressions exercées ça et là - ces derniers jours - et qui visent peut-être à porter atteinte à ces relations », Raymond Pérodin a rassuré le président et le peuple taïwanais qu’il n’y aura pas de changement dans les rapports entre Haïti et Taïwan.

Le diplomate a ajouté que Taïwan peut toujours compter sur l’appui du gouvernement haïtien dans ses « démarches pour réintégrer les organisations internationales ». « L’arrivée prochaine du président Boniface Alexandre pour une visite d’Etat constitue une preuve tangible de sa volonté de renforcer encore davantage les liens qui unissent les deux pays », a souligné le diplomate haïtien. Les relations diplomatiques entre Haïti et la République de Chine existent depuis plus d’un demi-siècle.

Suite à l’annonce de cette visite du Chef d’Etat haïtien, la Chine continentale, qui est membre du Conseil de sécurité et qui considère Taïwan comme une province rebelle, avait récemment retardé le processus de renouvellement du mandat de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (MINUSTAH). (La RPC l'utilisation de ses policiers contre des civils innocents au Bel-Air!)

La cérémonie de remise des lettres d’accréditation de l’ambassadeur Pérodin au gouvernement taïwanais s’est déroulée en présence d’une quinzaine d’étudiants haïtiens séjournant dans la République de Chine. On compte parmi ces derniers un bousier suivant un programme de licence en diplomatie au « National Chengchi University » à Taïpei, deux qui étudient les télécommunications à « China International Institute of Technology » (à Taïpei) et enfin deux autres qui complètent un programme de maîtrise en « Business administration » au « National Central University », au nord de Taïwan, et en « Economie du Développement » au « National TNT University ». ( lundi 20 juin 2005, AlterPresse)



20 mai 2005

Kendrik Meek appelle le régime intérimaire
à mettre un terme aux violations des droits de l'homme:

Le congressman américain, Kendrik Meek a effectué une visite de quelques heures à Port-au-Prince, à l'issue de laquellle il a rencontré le premier ministre Yvon Neptune emprisonné près d'un an pour des motifs politiques.

Selon Kendrik Meek, la communauté internationale est préoccupée au plus haut point par le cas Neptune dont l'état de santé s'est nettement détérioré par une grève de la faim, qu'il mène depuis plus de 25 jours.

Le congressman a dénoncé les violations intolérables des droits de l'homme par le régime intérimaire. " Si ces violations persistent, la communauté internationale peut ne pas débloquer des fonds en faveur d'Haïti, a averti Meek qui appelle le gouvernement en place à mettre un terme aux graves violations dont il se rend coupable."


Le Congrès national africain (ANC), de son côté, a appelé vendredi les Sud-Africains à se joindre au peuple haïtien et aux autres peuples du monde entier pour lutter en faveur du retour à la stabilité, de l'état de droit et de la démocratie, avec le retour du président Jean Bertrand Aristide et de tous les exilés politiques.

Le déploiement des marines américains le jour même du départ forcé d'Aristide puis l'arrivée des casques bleus des Nations-Unies ne pemettent pas le retour au calme en Haïti dominée depuis le 29 février 2004 par la violence, l'arrestation de centaines de partisans lavalas, l'exil et l'assassinat de beaucoup d'autres, a fait savoir le parti de Nelson Mandela

Il ajoute que cette situation de non-droit s'est acentuée avec le maintien en prison de l'ancien premier ministre Yvon Neptune en dépit de l'aggravation de son état de santé par une grève de la faim.

La siuation des haïtiens s'est nettement dégradée depuis depuis le 29 février 2004, a indiqué l'ANC, citant une enquête de la faculté de droit de l'Université de Miami. L'ANC appelle les Etats-Unis à se mettre avec les pays de la Caricom pour demander aux autorités intérimaires et illégitimes d'Haïti de mettre fin aux persécutions politiques et aux exécutions sommaires.

"Les Etats-Unis et la Caricom doivent exiger du gouvernememt intérimaire le désamement de tous les groupes armés et comme première mesure, la libération de Yvon Neptune et de tous les prisonniers politiques contre lesquels ne pèse aucune charge", a indiqué l'ANC, ajoutant que l'ordre constitutionnel doit être rétabli en haïti, avec la création des conditions du retour de tous les exilés et du président Aristide pour l'organisation d'élections démocratiques, libres et honnêtes.


30 mars 2005

La mission de l'ONU en Haïti a échoué
selon un rapport du programme
des droits de l'homme de la faculté de droit
de l'Université de Harvard

 

La Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah), sous le commandement du Brésil, «a peu fait» pour stabiliser le pays et réduire les violations des droits de l'homme, d'après un rapport qui sera présenté simultanément dans trois pays hier.
Le document de 112 pages critiquant durement le travail de la Minustah, déployée le 1er juin 2004, a été élaboré par le programme des droits de l'homme de la faculté de droit de l'Université de Harvard et par l'organisation non gouvernementale Justicia Global.
La Minustah, envoyée en juin dernier, trois mois après le renversement du président Jean-Bertrand Aristide, «a peu contribué à la stabilisation, à la protection de la population ou à freiner les violations des droits de l'homme», dit le rapport qui sera présenté à Rio, à Londres et à Boston (siège de Harvard).
Le texte intitulé Maintien de la paix en Haïti documente les «failles» de la Minustah dans trois secteurs de compétence de son mandat :
- désarmement et démobilisation des troupes,
- processus démocratique et
- sauvegarde des droits de l'homme.

«Le rôle de la Minustah a été très mauvais dans ces trois domaines», a déclaré à l'AFP James Cavallaro, coordonnateur du rapport. Cavallaro, qui s'est rendu en Haïti avec son équipe deux fois, en octobre 2004 et en janvier 2005, a affirmé que la mission de l'ONU dirigée par le général brésilien Augusto Heleno «n'a pas exercé pleinement le mandat dicté par l'ONU».
«Le désarmement est la colonne vertébrale des opérations de paix. Il y a un mois, il n'y avait pas de plan de désarmement. La Minustah désarmait les membres du parti Lavalas [de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide] et apportait son soutien logistique à la police nationale», a critiqué Cavallaro.
Le parti Lavalas, selon lui, «est la plus grande force politique d'Haïti et n'a pas été inclus dans le processus démocratique».


23 février 2005

La Minustha n'embête pas que les chimères!
Bientôt toute la Nation sera en colère!

Les résidents de Bourdon
se plaignent de ne pas pourvoir jouir
de toute leur liberté de mouvement

Les résidents de la zone de Bourdon se plaignent de ne pas pourvoir jouir de toute leur liberté de mouvement, en raison de mesures adoptées par les soldats de la MINUSTAH qui se sont installés dans la zone.
Ceux qui passent dans le quartier ou qui vont chez eux doivent être munis d'un badge et les résidents doivent être capables de dire à peu près combien de gens les visitent régulièrement.
Toutes ces dispositions ont été adoptées par la MINUSTHA pour garantir la sécurité de ses soldats et policiers, selon les résidents du quartier qui estiment que la Mission onusienne aurait reçu l'aval du régime en place pour mettre en vigueur de telles dispositions.
"Nous ne sommes pas en résidence surveillée, nous ne sommes pas des criminels ni des voleurs, nous ne pouvons pas être prisonniers dans nos propres maisons et dans notre propre pays", a dit Mme Yolette Etienne, une résidente de la zone qui fait savoir que les soldats et policiers pénètrent dans leur maison sans autorisation.
" Ils peuvent m'abattre, mais je ne porterai pas le badge qu'ils exigent a lancé Mme Etienne", qui affirment que quand les résidents de Bourdon tentent de faire valoir leurs droits, les soldats de la MINUSTHA les insultent et nous taxent d'indisciplinés.
Si nous sommes ici, c'est parce que vous nous avez appelés, puisque vous n'êtes pas capables de vous diriger, a rapporté Mme Etienne qui affirme citer les soldats étrangers. (AHP 22 février 2005)

Notre commentaire: "l'Histoire nous apprend qu'il est hasardeux de livrer sa patrie aux étrangers,au lieu de rechercher l'unité nationale."


14 février 2005

Le Président MBEKI travaille

pour des élections démocratiques en Haïti

Dans son discours sur l'état de la Nation, prononcé à Cap Town, à l'ouverture de la Deuxième Session du Troisième Parlement Démocratique, le Président Mbeki a confirmé que l'Afrique du Sud travaille avec l'Union Africaine, la CARICOM et les Nations Unies à normaliser la situation en Haïti pour rendre possible la tenue d'élections démocratiques au plus tard cette année, coimme prévu (par les résolutions de l'ONU). C'est nous qui soulignons.

Après avoir salué le Speaker de l'Assemblée Nationale et le Vice-Speaker, Le Président Sud-Africain désigna les invités en ces termes:

Le Président et le Vice Président du Conseil Nationl des Provinces; le Vice Président de la République; les Honorables leaders des partis politiques, les Honorables membres du Parlement; Notre estimé Grand Juge et les membres du corps judiciaire; les Chefs de nos services de sécurité; le Gouverneur de la Banque de Réserve; le Président Mandela et Madame Gracia Machel; le Président Jean Bertrand Aristide et Madame Aristide; le Président du Parlement Pan Africain, l'Honorable Gertrude Mongella; Ministres et Vice-Ministres; les Premiers et Chefs de la SALGA(SOUTH AFRICAN LOCAL GOVERNMENT ASSOCIATION), le Maire de Cape Town et les autres leaders de notre système de gouvernement local; nos vénérés leaders traditionnels; les Chefs des organes d'Etat qui soutiennent notre système démocratique; Directeurs-Généraux de nos Entreprises d'Etat et autres responsables du service public; Vos Excellences, Ambassadeurs et Hauts Commissaires; Distingués invités, amis et camarades; Peuple d'Afrique du Sud:

Mbeki souligne que cette session parlementaire marquait la fin de la Première et le commencement de la Seconde Décade de la Démocratie, et qu'il était fier d'affirmer que, en tant que peuple, les Sud-Africains ont toutes les raisons d'être fiers de leurs réalisations historiques durant la Première Décade de la Démocratie.

Parlant d'Haïti, le leader Sud-Africain déclare que l'Afrique du Sud a eu le privilège, dans huit derniers mois, d'accueillir le Président Jean Bertrand Aristide et sa famille, assumant notre responsabilité envers l'Afrique et la Diaspora Africaine. "Nous sommes en vérité très heureux que le Président et Madame Aristide sont avec nous dans cette enceinte aujourd'hui."

Afin de contribuer aux efforts tendant à nous assurer que le peuple d'Haïti connaisse la paix et la prospérité, nous travaillons avec l'Union Africaine, la Caricom et les Nations Unies à normaliser la situation dans ce pays afin que des élections démocratiques puissent être tenues au plus tard cette année, comme prévu; (par les résolutions de l'ONU). C'est nous qui soulignons. Dans les deux mois qui viennent, nous participerons à une Conférence de la Diaspora Caraïbéenne, qui conduira, nous l'espérons, à une Conférence Globale dans un proche avenir.(Source : IOL, 11 février 2005)

Haïti Échanges, qui défend la reprise du processus démocratique, ne peut que saluer la fidélité de l'engagement Sud-Africain en faveur de la démocratie en Haïti. Nous sommes reconnaissants qu'un pays africain aussi prestigieux dans le monde se préoccupe de manière si désintéressée du sort du peuple haïtien. Car il faut s'intéresser à quelqu'un pour le comprendre de cette manière là. Les puissances, apparemment proches d'Haïti, ne comprennent pas ses problèmes, parce que, en réalité, Haïti ne les intéresse pas. Elle les gêne!

La balle est dans le camp d'en face. On libère tous les prisonniers politiques! On libère les libertés et les droits de tous les partis politiques! Et des élections démocratiques en Haïti trouveront un vaste de soutien dans le monde! Sinon on se moque du monde entier à ses risques et périls!


3 février 2005

(Chronique de Samedi Smith)

Pour Hugo Chavez, le vrai président d'Haïti

c'est Jean-Bertrand Aristide

Le président vénézuélien Hugo Chavez - a déclaré le 30 janvier au cours d'une conférence de presse à Porto Alegre que pour lui, "le président d'Haïti c'était Jean-Bertrand Aristide". Il a estimé que l'ex-président avait été victime d'un "enlèvement" comme lui en avril 2002 lors du bref coup d'Etat dont il fut victime.

"Mais le peuple vénézuélien sortit alors dans les rues et je pus être libéré à temps et les militaires se mobilisèrent", a-t-il dit. "Dans le cas d'Aristide, il avait supprimé l'armée, répondant ainsi à une condition posée par l'empire (américain pour accepter son retour au pouvoir, NDRL). Alors ils l'ont séquestré et l'ont emmené en Afrique du Sud", a poursuivi M. Chavez.

Le chef de l'Etat vénézuélien a indiqué qu'à son avis, "il n'y avait pas de solution à Haïti sans Aristide" et il a indiqué l'avoir dit aux autres pays latino-américains qui étaient pour la plupart "d'accord" avec lui sur ce point.

Selon lui, la meilleure solution pour sortir de la situation actuelle en Haïti serait d'organiser un référendum car "la solution n'est pas aux Nations unies ou aux mains d'un groupe de présidents, elle doit être prise par le peuple d'Haïti". "Il existe un instrument historique et juridique, l'Assemblée nationale constituante", a-t-il indiqué, soulignant la nécessité d'un "référendum libre avec des observateurs internationaux du monde entier". "C'est ça la démocratie, une consultation populaire", a-t-il souligné. (PORTO ALEGRE, (Brésil, 30 jan AFP)

Le CARLI dénonce

les exécutions sommaires en Haïti

à l'Université du Québec à Montréal

Renan Hédouville à Montréal - Le secrétaire général du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuels (CARLI), Renan Hédouville, a dénoncé les violations des droits de l'homme en Haïti, lors d'une conférence prononcée à l'Université du Québec à Montréal.

Dans son intervention, M. Hédouville a particulièrement dénoncé le non-respect du droit à la vie en Haïti. Le responsable du CARLI qui s'adressait à un groupe important d'étudiants de l'UQUAM, a mis l'accent notamment sur l'implication d'agents de la police dans des actes de violence et sur la pratique d'exécutions sommaires enregistrés dans les quartiers populaires.

Il a cité entre autres le cas du militant Lavalas Jimmy Charles retrouvé criblé de balles à la morgue de l'hôpital général alors qu'il avait été arrêté par la MINUSTHA et celui du journaliste Abdias Jean exécuté de sang-froid alors qu'il couvrait une intervention musclée de la police dans le village de Dieu. Concernant le dossier du désarmement, Renan Hédouville s'est prononcé en faveur d'un désarmement sans discrimination. (AHP 2 février 2005)

Déclaration du Forum de Porto Alegre sur Haïti

Forum de Porto Alegre - La déclaration faite sur Haïti à l'issue du Forum de Porto Alegre, organisée du 26 au 31 janvier 2005, recommande le retour du Président Jean Bertrand Aristide et la reprise du processus démocratique en Haiti.

Selon cette déclaration, le Président Aristide qui a été contraint par des puissances étrangères de quitter le pays doit finir son mandat, avant l'organisation d'élections libres et honnêtes telles que prévues par la Constitution Haitienne.

La déclaration de Porto Alegre sur Haïti prône :

"la fin de l´occupation d´Haiti, et la réallocation de fonds et d'autres ressources, utilisées dans la guerre contre les pauvres, pour lutter contre la pauvreté en Haiti. Les forces de stabilisation des Nations Unies doivent cesser les arrestations illégales, les interventions militaires ciblant les quartiers pauvres et le support aux opérations illégales de la Police Nationale et des membres de l'ancienne armée". souligne la déclaration".

Elle plaide également en faveur de la libération des prisonniers politiques et la cessation de toute persécution à caractère politique.

"Les Gouvernements et organisations intergouvernementales doivent refuser de reconnaître le gouvernement illégitime et doivent demander une investigation sur les circonstances du départ forcé du Président Aristide", précise encore la déclaration de Porto Alegre, estimant que les réfugiés fuyant les persécutions politiques doivent obtenir l´asile.Les personnes obligées d'abandonner leur domicile à cause de persécutions à caractère politique en Haiti doivent recevoir protection et assistance financière.

La déclaration souligne que la population haïtienne mérite mieux parce son pays n´a jamais cessé depuis 1804 année de son indépendance de lutter pour la libération des Noirs et de tous les peuples opprimés de la terre. Après l´Indépendance, Haiti offrit son appui à Simon Bolivar et lui fournit refuge, armes et autres matériels; contribuant ainsi à l´abolition de l´esclavage dans les Amériques.

Selon la déclaration, les Etats Unis doivent cesser "leur mainmise sur l´Amérique Latine et les Caraïbes". Nous apportons notre solidarité aux gouvernements et peuples du Venezuela et de Cuba, pays qui luttent contre le processus de déstabilisation qui n´est pas différent de celui qui a conduit au coup d´état contre le Président Aristide, indique le document

En deux occasions, en 1991 et en 2004, le président constitutionnel d'haïti, Jen Bertrand Aristide a été vicitime d'un coup d'état, indique la déclaration de Porto Alegre sur Haïti, ajoutant que l'une des premières actions du gouvernement inconstitutionnel qui prit le pouvoir en mars 2004 a été d´autoriser les familles riches à ne pas payer les taxes pour une période de 3 années. "Le gouvernement de facto a pu aussi payer les ex-militaires pour attaquer la résistance alors que les programmes essentiels destinés aux pauvres en éducation, soins de santé, alimentation et logements sociaux ont été éliminés", indique le document. (AHP 1er février 2005 )

Le directeur général de l'UNESCO

condamne l'exécution du journaliste haïtien

Abdias Jean

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, - a condamné le meurtre du journaliste Abdias Jean, exécuté le 14 janvier, lors d'une intervention de la police dans le Village de Dieu, à Port-au-Prince.

"Je condamne fermement l'assassinat d'Adbias Jean, abattu pour avoir exercé son métier qui consiste à informer le public ", a dit le Directeur général de l'UNESCO."

Selon lui, le recours à la force pour priver les journalistes et leur public de la liberté d'expression, un droit fondamental garanti par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, est une attaque intolérable contre la démocratie et l'Etat de droit.

Si les rapports selon lesquels Adbias Jean a été tué par la police se confirment, il serait particulièrement choquant de penser que de tels crimes sont commis par les forces qui sont précisément en charge de la loi et de l'ordre, a-t-il estimé.

Les dépêches des agences de presse citent des témoins indiquant qu'Adbias Jean a été tué par des policiers alors qu'il couvrait leur descente dans le bidonville Village de Dieu, au cours de laquelle ils ont tué plusieurs autres personnes, a souligné le responsable de l'UNESCO. (AHP 1er février 2005)

 

Le commandant militaire de la MINUSTHA,

de la performance des forces sous son contrôle

Heleno Ribeiro a assuré que la MINUSTHA est aujourd'hui présente dans les coins les plus reculés du pays. Le général Ribeiro a fait savoir que ses troupes vont continuer à occuper les quartiers réputés chauds tant à la capitale que dans les villes de province.

Le porte-parole des forces onusiennes, Damian Onsès Cardona, a démenti les informations selon lesquelles, les soldats de la MINUSTHA agiraient de manière discriminatoire dans le cadre de son plan de désarmement.

M. Cardona, qui répondait aux critiques selon lesquelles la MINUSTAH mène ses opérations de désarmement uniquement dans les quartiers populaires, a expliqué qu'il n'y a aucun préjugé dans le travail de rétablissement de la paix de la mission onusienne.

Pourtant, les militaires démobilisés qui avaient observé un recul suite à l'échec de l'occupation de la résidence du président Aristide à Tabarre, ont refait surface avec leurs armes depuis quelques jours dans différentes régions du pays. A Port-au-Prince, ils sont particulièrement actifs dans la région de Frères à proximité du Night Club Djoumbala. (Source : AHP 2 février 2005)

L'ancien ministre canadien Denis Coderre, a renouvelé samedi l'engagement du Canada d'appuyer le processus électoral, à l'issue d'une visite de 24 heures à Port-au-Prince. M. Coderre a affirmé que son pays n'a l'intention de s'associer à un quelconque projet qui viserait à placer Haïti sous protectorat. Denis Coderre a fait part des préoccupations du Canada face au traitement accordé à l'ancien Premier Ministre Yvon Neptune avec lequel il affirme s'être entretenu vendredi au Pénitencier National.

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