DROITS HUMAINS
Jeudi 23 juillet 2009
Il y a 22 ans, le 23 juillet 1987,
139 paysans de Jean-Rabel ont été massacrés
voir : http://haitiinfos.org
Un
atelier technique sur la modernisation du code pénal et du code
d'instruction criminelle haïtien a été lancé mardi 09 juin 2009 à
Port-au-Prince. A la lumière de l'expérience d'autres pays, des acteurs
de différents secteurs de la vie nationale et des partenaires de la
communauté internationale ont eu à réfléchir sur l'orientation à donner
à une réforme nécessaire de ces instruments juridiques. Depuis 1986,
différents secteurs de la vie nationale soulignent la nécessité d'une
réforme judiciaire en Haïti. Une telle action se justifie en raison
notamment du « dysfonctionnement de la chaîne pénale, d'un taux
inacceptable de personnes en détention préventive prolongée et la non
prise en compte des droits des victimes ».
Et, en introduisant les travaux de l'atelier, Me René Magloire, conseiller spécial du chef de l'Etat, René Préval, a établi un rapport entre les problèmes évoqués et l'obsolescence des textes de lois haïtiennes en la matière, particulièrement le code pénal et le code d'instruction criminelle. Aussi, cet atelier de travail s'inscrit-il dans le cadre des actions entreprises en vue de doter Haïti de nouveaux textes de lois pénales mieux adaptés aux réalités d'aujourd'hui. En effet, durant deux jours, il a été surtout question de dresser un panorama du système pénal haïtien, d'exposer ses failles et de présenter des exemples de réforme menée à l'étranger dans le domaine, en vue d'identifier des pistes pour la future réforme.
« Les
observations et études menées démontrent une nécessité de mise à jour
des lois pénales haïtiennes », déclare Me Magloire, qui énumère trois
facteurs ayant empêché l'aboutissement d'anciennes tentatives de
réforme du système judiciaire à savoir : un contexte politique
défavorable, un manque de financement et le conservatisme des secteurs
concernés. Cependant, selon le conseiller spécial du président,
aujourd'hui les conditions sont réunies pour mener à bien un
remaniement des lois pénales haïtiennes. «Le
contexte politique est plus favorable avec un parlement et la création
d'une commission par le président de la République, les partenaires
internationaux sont disponibles et la société civile est mieux
mobilisée et sensibilisée », a-t-il justifié.
Au
cours de l'atelier, le coordonnateur du Groupe de travail sur la
réforme de la justice, Micha Gaillard, a exposé les commentaires et
recommandations que sa structure a collectés depuis un an sur plusieurs
aspects de la réforme. Ces opinions ont été recueillies après
consultation des acteurs judiciaires, des autorités locales et de
personnalités de la société civile, dans 11 juridictions du pays. La
première remarque de M. Gaillard concerne l'implication de la société
civile dans les efforts de résolution des problèmes liés à la justice.
Pour lui, la mobilisation qui a accéléré le vote des trois lois sur
l'indépendance de la justice, en un exemple.
D'autres
recommandations touchent le statut des juges, l'accès à la justice, la
détention préventive prolongée, la vulgarisation des instruments et
mécanismes juridiques et judiciaires.
D'un
autre côté, il a mis l'accent sur la pertinence du partage
d'expériences. Ainsi, il a souligné que la majorité des Etats de la
région ont effectué des réformes de leur code pénal et de leur code
d'instruction criminelle. « Leurs expériences et ce que nous partageons
avec eux comme affinités sociales, économiques et culturelles
pourraient servir de modèle ou inspirer les législations haïtiennes »,
a-t-il fait savoir
Cet atelier fait suite à une longue série de
consultation avec différents secteurs nationaux et des partenaires
internationaux. D'ailleurs plusieurs interventions ont été faites par
des personnalités du monde juridique international venues soit pour
proposer des modèles, soit pour faire part de leur expérience en
matière de réforme judiciaire. Dans cette optique, intervenait Alberto
Binder de l'International Legal Assistance consortium (ILAC), sur la
problématique de la réforme pénale dans les pays latino-américains.
Quant à Claudio Fuentes du Centre d'Etudes de la Justice des Amériques,
il a mis en exergue le rôle de cette institution dans le processus de
réforme pénale dans les pays du continent. Pour leur part, Vivienne
O'Connor et Louis Aucoin de l'Institut américain pour la paix ont
présenté un modèle de code de procédure pénale. Cette rencontre a
aussi vu la participation de Me Patrice Davost, procureur général près
la Cour d'Appel de Toulouse, qui a entretenu l'assistance sur la
réforme pénale en France. L'expérience du Sénégal en matière de réforme
judiciaire a été exposée par Me Mamadou Badio Camara, président de la
chambre criminelle de la Cour Suprême de ce pays.
Cet
atelier, réalisé par la Commission présidentielle sur la réforme de la
justice et le Ministère de la justice, a reçu l'appui du Programme des
Nations Unies pour le Développement (PNUD), de la MINUSTAH et de
plusieurs institutions internationales comme l'ILAC, l'Institut
américain pour la paix et l'International Senior Lawyers Project. Les
réflexions et consultations se poursuivront et devront à terme aboutir
à de nouveaux codes pénal et d'instruction criminelle. Face à la
lenteur du processus et l'urgence de certains remaniements, des
réformes ponctuelles pourraient être opérées au fur et à mesure.
Le
Groupe de travail sur la réforme de la justice est la dernière
institution en date à être officiellement chargée de définir les
contours d'une réforme judiciaire en Haïti. Depuis la fin des années
80, cette même tâche a été confiée à plusieurs autres institutions,
parmi lesquelles la Commission nationale Vérité et Justice, le Forum
citoyen et la Commission de la réforme du droit et de la justice.
Pòtoprens, nan dat 6 jen 2009
Nou
menm komite pwofesè, etidyan, elèv, paran, sendikalis denonse ak tout
fòs nou represyon lapolis ak Minustah - sou lòd gouvènman-an - fè denye
jou sa yo sou etidyan ak lòt moun nan popilasyon-an (elèv, jèn, timoun
nan lari). Nou denonse mwayen yo anplaye pou arete epi kenbe nan prizon
depi plis pase (3) twa jou yon karantèn jèn pil sou pil, dotouni, san
limyè, san dlo, san respè pou diyite yo kòm moun jan lalwa ak
konvansyon sou dwa moun yo mande-l la. Pandan nou ap denonse tou vye
mannèv gouvènman-an ap itilize pou jistifye zak maspinay sa yo.
Gouvènman-an
kenbe jèn sa yo nan prizon poutèt sèlman yo ap revandike piblikasyon
lwa sou salè minimòm 200 goud la ak bon jan refòm Inivèsite-a oubyen
poutèt sèlman yo tap pase kote ki te gen manifestasyon.
Zak
sa yo depaman ak tout gwo deklarasyon sou Eta de dwa gouvènman-an ap
mache fè adwat agòch. Yo depaman tou ak Deklarasyon Inivèsèl Dwa Moun,
Konvansyon Entènasyonal sou Dwa Timoun ak Konstitisyon 1987 la.
Nan
sans sa, nou ekzije liberasyon prese prese san kondisyon tout moun kit
sa ki etidyan, kit sa ki pa etidyan (elèv, timoun nan lari, jèn, senp
sitwayen) yo arete nan leve kanpe pou fè gouvènman Preval-Pierre-Louis
pibliye Lwa sou salè minimòm lan ak bon jan refòm nan Inivèsite Leta-a.
Nap
raple pou n fini li enpòtan pou nou kontinye goumen pou kelkilanswa
gouvènman-an respekte dwa tout moun genyen pou manifeste lib e libè epi
respekte dwa ekonomik, sosyal, kiltirèl jou k tan nou debouche sou
sosyete san fòs kote nap chache-a.
Moun ki siyen :
Eddy
Lucien
Gary
Lapierre
Josué
Mérilien
James Beltis
Pwofesè
Asosyasyon elèv
Sendikalis
Etidyan
Pou plis enfòmasyon :
Eddy Lucien : 3413-7303
Port-au-Prince, le 06 Juin 2009
Note de protestation
Nous,
professeurs, étudiants, élèves, parents d’élèves et syndicalistes,
réunis en comité, protestons énergiquement contre les actes
de répression perpétrés par la Police nationale et la Minustah
-sous ordre du gouvernement- contre les étudiants et autres catégories
de jeunes de la population (élèves, passants, enfants de rue).
Nous
dénonçons l’illégalité des moyens employés pour arrêter et maintenir en
détention depuis plus de trois jours une quarantaine de jeunes entassés
dans de minuscules cellules, torses nus, sans eau, sans lumière, sans
respect pour leur dignité, en contradiction aux lois haïtiennes et aux
conventions internationales relatives aux droits humains. Nous
dénonçons également l’insistance des autorités à justifier par leurs
déclarations ces actes illégaux.
Il est important de
rappeler que ces jeunes sont pour la plupart détenus pour le motif
qu’ils réclamaient la promulgation de la loi portant le salaire minimum
à 200 gourdes et des réformes au sein de leur Université. D’autres
doivent leur détention à leur présence fortuite près des lieux des
manifestations.
Pour ces raisons, nous exigeons la
libération immédiate de tous les détenus, étudiants ou non, arrêtés
dans le cadre des récentes manifestations enregistrées à Port-au-Prince.
Nous
concluons en rappelant la nécessité de lutter pour garder toujours
acquis le respect des droits de tout citoyen à manifester librement
ainsi que le respect des droits sociaux, économiques et culturels du
peuple haïtien jusqu’à l’établissement de la société juste que nous
appelons de nos vœux.
Suivent les signatures :
Eddy
Lucien
Gary
Lapierre
Josué
Mérilien
James Beltis
Professeur
Association d’élèves
Syndicaliste
Etudiant
Pour authentification :
Eddy Lucien : 3413-7303
DROITS
HUMAINS
EN HAÏTI
1 septembre 2008
Le
CARLI salue la décison de l'Etat haïtien
de se courber aux injonctions de la CIDH
de rétablir le citoyen Yvon Neptune
dans la plénitude de ses droits civils et politiques
Le
sécrétaire général du Comité des Avocats pour le Respect des
Libertés
Individuelles (CARLI), Me Renan Hédouville, a applaudi lundi la décision
de l'Etat haitien de se courber aux injonctions de l'arrêt de la Cour Interaméricaine
des Droits de l'Homme (CIDH), en faveur de l'ancien premier ministre Yvon
Neptune, dans le dossier du présumé massacre de la Scierie, qui se serait
produit en février 2004. L'arrêt de la CIDH pris au début du mois de juillet
2008, fait obligation à l'Etat haïtien de prendre toutes les dispositions
légales pour permettre à l'ancien premier ministre Neptune de recouver ses
droits civils et politiques et de béneficier d'un dédommagement de l'ordre
de 95.000 dollars américains pour les injustices qui lui ont éte faites par
le régime intérimaire de Gérad Latortue qui l'a incarceré pendant plus d'un
an.
Des organisatiions et des individus partisans de ce régime defacto l'avaient
accusé d'implication dans ce prétendu massacre qui aurait fait des dizaines
de morts et dont aucune trace n'a été retrouvée par des membres d'organisations
internationales de droits de l'homme et des journalistes étrangers qui se
sont rendus dans la localité la Scierie (Saint-Marc). La prise en compte de
cet arrêt par l'Etat haitien devrait constituer un signal clair envoyé à des
Etats membres de l'Organisation des Etats Américains (OEA) notamment, en ce
qui concerne le respect des droits humains sur leur territoire. On se rappelle
que cette même Cour avait condamné la République dominicaine
pour violation des droits d'enfants d'immigrants haïtiens.
Me Hédouville a
émis le souhait que l'arrêt de la CIDH soit publié dans le meilleur délai
, dans le journal officiel du pays (Le Moniteur), conformément à la loi et
que les dédomagements décidés soient également versés rapidement.
Le ministre sortant des Affaires étrangères, Jean Reynald Clérismé
avait affirmé, jeudi 21 août, que le dossier était en phase terminale
et que l'Etat haïtien n'avait pas d'autres choix que de se courber à l'arrêt
de la CIDH. ( Sources : AHP 25 août 2008 )
13 août 2008
Le
CARLI presse le président René Préval d'appliquer l'arrêt rendu par la CIDH
en faveur de l'ancien Premier MinistreYvon Neptune
Le
secrétaire général du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles
(CARLI), Me Renan Hédouville, a une nouvelle fois jeudi appelé les autorités
gouvernementales et les autres instances concernées à prendre les mesures
qui s'imposent pour appliquer l'arrêt pris par la Cour Interaméricaine des
Droits Humains (CIDH), en faveur de l'ancien premier ministre haïtien, Yvon
Neptune dans le dossier du présumé massacre de la Scierie.
Des organisations proches du régime intérimaire de Gérard Latortue avaient
accusé M. Neptune d'implication dans ce prétendu massacre dont aucune trace
n'a jamais été retrouvée. Cependant, ces mêmes organisattions allaient faire
pression pour obtenir son incarcération pendant plus d'un an
Me Hédouville a appelé les commissions affaires étrangères/ justice et sécurité publique des deux chambres du parlement haïtien à faire pression sur les autorités particulièrement la présidence et la primature pour qu'elles fassent le suivi de l'arrêt et permetre à M. Neptune de recommencer à jouir pleinement de ses droits civils et politiques. "Il faut que les parlementaires exercent les pressions légales sur l'Exécutif pour qu'il respecte cet arrêt", a dit Me Hédouville, déplorant que la décision de la CIDH n'ait pas été publié dans le journal officiel " Le Moniteur ", comme il se devrait.
L'arrêt exige réparation
et dédommagement en faveur de M. Neptune dont les droits ont été violés systématiquement
sous le régime de facto Boniface/Latortue. Renan Hédouville a fait savoir
que certaines organisations ne sont pas là uniquement pour faire arrêter à
des fins politiciennnes d'honnêtes citoyens mais se doivent également de se
courber devant des décisons de justice locales ou internationales Concernant
les
Concernant les rumeurs selon lesquelles l'indifférence vis-à-vis de ce dossier
serait due au fait que l'ex-premier ministre aurait l'intention de se porter
candidat à la présidence en 2011, Me Hédouville, a estimé que ce serait encore
une violation de ses droits, étant donné que la loi garantit la participation
de tous les citoyens aux affaires politiques de leur pays. Déjà, bien avant
les présidentielles qui se sont finalement tenues le 7 fevrier 2006, des informatiions
laissaient croire que l'arrestation du père Jean-Juste et de Yvon Neptune
visait à les empêcher de participer à ces joutes. Le secrétaire géneral du
CARLI affirme que le gouvernement n'a pas d'autre choix que d'appliquer l'arrêt
de la CIDH dont la compétence a été attestée, en 1998, par le président René
Préval lui-même. (AHP 12 août 2008)
8 septembre 2007
RETOUR SUR UNE REVENDICATION DU SECTEUR LAVALAS
Le 15 juillet dernier
ramenait le 54ème anniversaire de Jean B. Aristide. Des milliers de manifestants
parcourent les rues de Port-au-Prince. " La Constitution est contre l'exil
et le président Préval le sait très bien ", ont clamé les manifestants.
C'est en effet un autre exemple de violation gratuite de la constitution.
Le plus grave, c'était le bon plaisir de deux gouvernements étrangers par
trop vindicatifs. L'un n'est plus, l'autre n'en a plus pour longtemps !
Aristide vit depuis deux ans en Afrique du Sud où il a reçu récemment un doctorat
en langues africaines. Il souhaite rentrer en Haïti, pour se consacrer à l'éducation.
Il a fait savoir qu'il ne pouvait pas revenir sans un signal des autorités.
En plus, c'est une aberration politique de décapiter le parti le plus populaire
et de se priver d'un précieux partenaire pour stabiliser la démocratie, si
tel est bien l'intention des décideurs.
René Préval élu sous la bannière de la plateforme L'Espoir en février 2006
doit beaucoup son élection aux votes de centaines de milliers d'électeurs
lavalas qui ont ensuite gagné les rues pour défendre leur victoire et la sienne
menacée par des fraudes massives et flagrantes. Ostensiblement, les maîtres
du jeu voulait une présidence faible et un parlement brouillon.
Devant le palais national, les manifestants ont appelé le chef de l'Etat à
avoir une pensée pour les pauvres et ont critiqué la vague de révocations
lancée dans le cadre de la privatisation des entreprises publiques. (AHP
16 juillet 2007)
Le parti lavalas
a de bonnes raisons de se plaindre. C'est lui qui a rendu les plus grands
services à la démocratie en Haïti, depuis la lutte pour le renversement de
Duvalier, au prix des plus grands sacrifices, en imposant la victoire du bulletin
de vote contre la force brutale. C'est pourtant lui le plus massacré, le plus
calomnié, le plus méprisé, le plus emprisonné, à cause de son vote orienté
contre le système social et politique traditionnel. En vérité, le traitement
infligé à cette partie de la population haïtienne est la honte du politicien
haïtien cupide et surtout du politicien étranger cynique.
Il doit être clair, cependant, que le président Préval n'est pas responsable
de cette situation calamiteuse. Malgré les promesses répétées, il n'a toujours
pas reçu des moyens sérieux pour réaliser son programme de reconstruction
des infrastructures et des institutions. Il n'est pas libre de ses actions.
La souveraineté haïtienne est entre d'autres mains. L'affaire est si difficile
qu'on peut dire que le dirigeant haïtien ne s'en tire pas si mal. Il a fait
des efforts remarquables dans le bon sens. Beaucoup de dossiers restent encore
en souffrance, notamment ceux des victimes de violations de leurs droits humains.
Le discernement est plus que jamais de mise. Il y a assez de bandits comme
ça prêts à créer le chaos pour effacer les progrès en cours, avant que les
bonnes tendances ne s'installent solidement. Alors ne vous trompez pas d'ennemis,
ou d'alliés!
7 mars 2007
Le
CARLI estime que le gouvernement constitutionnel haïtien
doit réparer les torts causés
à l'ancien premier ministre Neptune par le régime Latortue
Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), a salué la décision de la Cour Internationale des Droits Humains (CIDH), d'exiger du gouvernement légitime d'Haïti réparation et dédommagement en faveur de l'ancien premier ministre Yvon Neptune dont l'emprisonnement suivi de détention préventive prolongée est déclarée illégale.
M. Neptune a été fait arrêter par le ministre de la justice du régime Latortue, Bernard Gousse et maintenu en prison pendant près de 3 ans, suite à des accusations portées contre lui par des organisations et individus réputés proches de l'ancien régime . Il a été accusé, 4 mois après le départ forcé du gouvernement Aristide, de responsabilité dans un présumé massacre qui aurait été perpétré le 11 février 2004 dans une localité de Saint-Marc nommée la Scierie (96 kms au nord de Port-au-Prince). Selon le secrétaire général du CARLI, Me Renan Hédouville, les autorités haïtiennes devront se courber devant cette décision, étant donné a-t-il dit, qu'elle est sans appel et que la compétence de la CIDH a été reconnue par l'Etat haïtien, le 3 mars 1998.
Cet arrêt doit être respecté dans son intégralité, vu l'aspect contraignant de ses clauses, a déclaré Me Hédouville. Plusieurs secteurs tant locaux qu'internationaux ont fait savoir que les responsables du régime de facto qui ont gardé arbitrairement M. Neptune en prison au péril de sa vie ainsi que ceux qui ont inventé le massacre de la Scierie, devront être poursuivis où qu'ils se trouvent. Me Hédouville a indiqué que s'agissant du recours à exercer contre les membres de l'ex régime intérimaire qui se sont rendus coupables de violations des droits l'ancien premier ministre , c'est aux avocats de M. Neptune qu'il revient de se pencher sur cette question.(source:AHP, le 6 mars 2007 )
5 janvier 2007
Haiti 2007: et si nous faisions un serment?
(Pour l'information du maximum d'internautes, Haïti Échanges reprend cet éditorial publié, le 4 janvier 2007, par AHP)
Une nouvelle année s'est levée sur Haïti. Bonne année! Il y a plus de 200 ans que l'on se formule le même souhait...,malheureusement jusqu'ici, les jours et les années se suivent et se ressemblent en Haïti, marqués par la souffrance, la misère, l'injustice et les trop grandes disparités sociales. Il y a eu pourtant de très grands moments d'espoirs qui ont fait rêver à des jours meilleurs. Les haïtiens broyés par les 30 ans de dictature des Duvalier ont pu en effet "voter démocratiquement pour tenter de donner un nouveau sens à leur vie et évoluer dans un pays normal." Mais, l'exclusion sociale, la course aux intérêts de clans, les manoeuvres déloyales et les pratiques arbitraires arrivent jusqu'ici à freiner la marche du pays vers une démocratie stable.
On acccuse des secteurs minoritaires disposant du pouvoir économique de chercher par tous les moyens à garder les privilèges conférés par l'arbitraire du statu quo vieux de deux siècles. Les élections, ils n'en ont que faire, s'ils ne sont pas capables de les gagner. Et quand les masses (lavalas) arrivent à imposer leur choix ils sont prêts à dépenser des centaines de millions de dollars pour interrompre ou saper leur mandat démocratique. Au diable alternance politique! Les deux mandats d'Aristide ont été interrrompus par des putsch sous l'accusation qu'il avait dévié de la voix démocratique.
Pourtant ceux qui l'ont remplacé ont fait plus de 4000 morts entre septembre 1991 et octobre 1994 et plus de 7.000 morts entre février 2004 et mai 2006. Plus de 500 millions de dollars ont été gelés par la communauté internationale sous le premier gouvernement de Préval (1996/2001), alors que plus de 900 millions de dollars ont été décaissés en faveur du régime illégitime de Latortue. Des secteurs locaux et internationaux sont accusés d'être plus confortables avec des gouvernements de facto et de faire preuve de cynisme vis-à-vis des dirigeants issus des urnes.
On l'a vu en février 2004, si les dirigeants de l'époque ont commis leur part d'erreur, mais toutes sortes de scénarios ont été montés pour les attirer dans le piège, sans oublier le poison de la diffamation et des mensonges à gogo. Bien évidemment, une partie du voile a été levée: l'ancien militaire gnbiste, Rémicinthe Ravix qui a pris les armes contre le gouvernement Aristide a dit, avant sa violente mort, sur les ondes d'une radio de Port-au-prince, qui avait comandité le sabotage des émetteurs à Bouthilier. Et sur les ondes de cette même station, l'ex assailllant Guy Philippe devenu leader politique et candidat à la présidence, répondant aux accusations d'un ancien collègue GNB dans le contexte des récentes élections municipales et locales, a dit qui a saboté les installations de la centrale hydro-électrique de Péligre... mais tout le monde fait la sourde oreille.
En passant, l'opinion oublie aussi de demander où est passé l'étudiant dont on disait que des policiers l'avaient piqué avec une seringue empoisonnée lors d'une manifstation gnbiste. Où est passé le médecin (dont le vrai nom n'a jamais été révélé) qui avait la charge du "cas". Et puis, connaitra-t-on un jour les vrais commanditaires des incidents violents du 5 décembre 2003 de la faculté des sciences humaines? peut-être quant le recteur Pierrre-Marie Paquiot évacué sur brancard avec une jambe cassée, acceptera de parler. Tous ces cas dont on sait qu'ils ont fait partie d'une vaste machination ont été malheureusement pris en compte et relayés pour tenter de justifier l'interruption d'un processus constitutionnel.
Alors, comment dans ce cas affirmer vouloir aider à instituer la démocratie? Après la déroute électorale d'un bon nombre de partis politiques le 7 février 2006, on s'attendait à ce que ces formations se renouvellent, à ce que des secteurs de la société civile cessent de paver d'écueils la voie du changement et que la communauté internationale saisisse le sens du vote de la population et soutienne la volonté exprimée par la majorité. Mais qu'est-ce qu'on constate? Les mauvaises pratiques ont la vie dure. les mêmes manoeuvres de destabilisation qui ont déjà fait tant de mal aux pays recommencent.
Des groupuscules s'agitent déjà dans les rues à la recherche dit-on d'un accrochage qu'ils n'ont toujours pas trouvé en dépit de plusieurs attaques physiques contre des soldats de la MINUSTAH. Des violences politiques refont également surface avec leur lot de kidnappings. En dépit du fait que des kidnappeurs ont été identifiés ou arrêtés dans tous les milieux sociaux, c'est en définitive à la veille de Noel, les habitants de Cité Soleil qui ont fait les frais d'une descente meurtrière des casques bleus (une trentaine de morts dont des femmes et des enfants). Des sources dignes de foi informent que les kidnapeurs travaillant pour des patrons de tous poils avaient eu le temps de se retirer, informés naturellement par des gens qui étaient au courant de l'opération.
Si l'on se réfère à toutes les gymnastiques auxquelles se livrent des secteurs pour occulter le cas de certains individus accusés d'implication dans le fléau du kidnapping, on pourrait être tenté de dire que ce n'est pas cette forme de délinquance que l'on veut combattre, mais une catégorie de gens. Après le raid du 22 décembre sur Cité Soleil, ceux qui tirent les ficelles du kidnapping l'ont fait s'arrêter net comme pour tenter de faire comprendre que le poison , c'est Cité Soleil et que si le kidnapping reprend ou quand ils rouvriront le robinet, on saura où frapper de nouveau, jusqu'`a ce que le nettoyage soit complet.
Et si en ce début 2007, les haïtiens comprenaient enfin que personne ne se sentira en paix et en sécurité tant qu'il ne sera pas mis un terme à l'exclusion sociale et au drame de la grande masse des démunis. Et si en ce début 2007, nous reconnaisions que le viol du vote populaire et l'utilisation de la violence pour arriver au pouvoir ou pour assouvir des ambitions malsaines n'apportent que plus de souffrances et de destabilisation. Et si nous faisions le serment de cesser de nous comporter comme des apatrides en sabotant les célébrations marquant le jour de notre indépendance, comme nous l'avons fait le 1er janvier 2004 et le 1er janvier 2007. Et si le professionalisme de tous les médias arrivaient à démentir ceux qui nous accusent d'antagoniser les différents secteurs de la societé et de diffuser en réseau comme si nous étions aux ordres, des "informations" taillées sur mesure? Notre petit pays vilipendé commencerait à coups sûrs à respirer...
Le sénateur Hériveaux critique les secteurs qui réclament le départ d'Alexis
Le sénateur Rudy Hériveau s'est déclaré contre toutes les déclarations selon
lesquelles l'amélioration des conditions de
vie de la population serait liée au départ du gouvernement du premier ministre
Alexis. Le parlementaire a fait ces déclarations suite à des appels
lancés notamment par des secteurs proches de l'ancien régime. Selon le 2è
sénateur du département de l'Ouest, seuls ceux-là qui savent profiter généralement
des situations de destabilisation seront d'accord avec cette idée. M. Hériveaux
a plaidé toutefois en faveur d'un remaniement du cabinet ministériel puisque
a-t-il dit, certains ministres ne se sont pas montrés à la hauteur de leur
tâche. AHP 4 janvier 2007
Mr le sénateur, là aussi, il faut de la tranparence dans
l'accusation. Ne faites pas des accusations non étayées, comme
ceux qui s'en prennent au gouvernement.Dans l'intérêt prenez
le temps d'étayer vos accusations et vos propositions pour vous démarquer
des propagateurs de rumeurs et de diffamation. N'oubliez pas Mr le sénateur
qu'il y a un Etat à refonder dans l'effort et la douleur!
Contestations aux municipales de Carrrefour, Pétion-Ville et Delmas
Le porte-parole du parti Fusion des Sociaux Démocrates, Micha Gaillard, a
accusé jeudi de légèreté les autorités électorales, dans le cadre des élections
municipales et locales du 3 décembre 2006. M. Gaillard a critiqué notamment
l'organisme électoral suite à la modification des résulats partiels pour la
commune de Carrefour donnant l'avance au candidat de la Plate-forme Lespwa
Jacques Beauvil au détriment du candidat Yvon Jérôme (Fusion) qui menait dans
les décomptes.
Selon le responsable de la fusion, les partisans de cettte formation politique
resteront mobilisés pour dénoncer les manoeuvres du CEP visant a-t-il dit,
à barrer la route à M. Jérôme qu'il estime avoir remporté les élections dans
la commune de Carrefour. Micha Gaillard appelle également les conseillers
électoraux à faire preuve de sérieux.
Plusieurs conseillers électoraux avaient été accusés de communiquer des résultats
partiels de façon unilatérale au profit de candidats qu'ils soutiendraient
Parallèlement, le bureau électoral communal de Pétion-Ville, a annoncé l'annulation
des élections municipales organisées le 3 décembre dans cette commune, en
raison d'irrégulatés.
Le Collectif des candidats déclarés perdants a dit saluer cette mesure qu'il considère commme le résultat des pressions exercées sur le CEP pour le forcer à assumer ses responsabilités dans ce dossier Deux membres du Collectif, Jean Robert Augustin du parti Fanmi Lavalas et Jean Pierre Alcindor du Front pouur la Reconstruction National (FRN), ont déclaré espérer que l'organisme électoral reprendra dans les meilleurs délais, les élections dans cette commune, de manière crédible et honnête. De son côté, le coordonnateur du cartel Lespwa pour la commune de Delmas, Raymond Jean Flaury, a invité les autorités gouvernementales à intervenir dans le dossier des municipales et locales dans cette commune pour prévenir toute dégradation de la situation provoquée par des histoires de magouilles.
Raymond Jean Flaury a dit mettre les responsables du CEP en garde contre toute manoeuvre visant à déclarer gagnant un candidat autre que celui que la population a élu. Nous sommes sssurés de la victoire du candidat de la plate-forme, a lancé M. Jean Flaury. Trois des 9 conseilers électoraux Patrick Féquière, Pierrre Richard Duchemin et Louis Gerson Richemé se sont abstenus de participer à l'organisation des élections estimant qu'un vaste désordre était en train de se préparer. Les 6 autres conseillers sont issus d'organisations de l'anciennjne oposition à Aristide. Quant au directeur général du CEP, Jacques Bernard accusé de fraudes lors des élections présidentielles du 7 février, il a quitté l'institution et le pays avant même la publication ds résultats. Des sources proches du CEP évoquent de graves divergencs qui l'auraient opposé à des membres du CEP dont le président lui-même. AHP 4 janvier 2007
L'étonnant
en tout cela c'est que Micha Gaillard s'effarouche de ce désordre.
Or il le sait plus que personne qu'il s'agit là de "l'Haitian
Way of Life". Il sait, le professeur, que depuis l'assassinat de Dessalines
la Nation est contaminée par les virus de l'anarchie, de la corruption,
de la violence. Depuis deux siècles. Chacun arrache son bout de gras
du corps agonisant du pays livré aux caprices des étrangers.C'est
la Loi en vigueur! Si l'Etat est refondé, trop d'intérêts
malsains seraient remis en question. DONC PAS d'ETAT!. Chacun doit
s'aligner ou périr!
Jouer à l'innocent est une insulte suppémentaire. Sans un débat
franc il n'y a point de salut.
Le président de l'assemblée nationale donne des précisions
Le président de l'assemblée nationale Joseph Lambert a apporté des précisions
sur le fonctionnement des deux branches du parlement haïtien, le sénat et
la chambre des députés à 4 jours de la rentrée parlementaire fixée au 2ème
lundi du mois de janvier.
La constitution prévoit 2 sessions ordinaires au cours de l'année législative
pour la chambre basse tandis que le sénat travaille en permanence, durant
toute l'année. Au cours de l'assemblée nationale du 8 janvier, le président
de l'assemblée aura pour tâche de dresser le bilan des travaux réalisés pour
la période écoulée, définir un agenda législatif pour l'avenir et faire des
recommandations à l'Exécutif, a fait savoir Joseph Lambert.
Le président de la république devra délivrer un message sur l'état de la nation et le premier ministre, faire le dépôt du bilan de ses activités au bureau de l'assemblé nationale. Joseph Lambert a d'un autre côté annoncé la tenue prochaine d'élections en vue du renouvellement du bureau de la chambre des députés qui est élu pour un an. Rappelant que le bureau du sénat est élu pour 2 ans, le parlementaire a toutefois manifesté son intention de céder sa place à l'un de ses collègues, avant la fin de son mandat. En dépit des efforts énormes que j'ai consentis pour assumer mes responsabilités en tant que président du sénat, je me sens un peu incompris, a déploré Joseph Lambert.
Pour sa part, le ministre chargé d'harmoniser les relations entre l'Exécutif et le parlement, Joseph Jasmin, a confirmé que le chef de l'Etat René Préval et le chef du gouvernement Jacques Edouard Alexis seront au rendez-vous du lundi 8 janvier 2007. Selon M. Jasmin, le gouvernement aura à présenter plusieurs des projets à réaliser au cours des prochaines années. Et La question du budget rectificatif devrait être également abordée. Le porte-parole de la Fusion des Sociaux démocrates, le professeur Micha Gaillard, a déclaré s'attendre de la part des autorités qu'elles présentent au parlement, des projets bien élaborés qui tiennent compte des principales revendications de la population. M. Gaillard a cité entre autre le phénomène du kidnapping, la question de l'insalubrité et la gouvernance en général de la nation. Il a également exprimé le souhait que les parlementaires puissent jouer convenablement leur rôle. AHP 4 janvier 2007
Arrestation de 4 présumés kidnappeurs dans la région de Saint-marc
La police de Saint-Marc a présenté ce jeudi à la presse 4 présumés kidnappeurs,
arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi. Selon le responsable du commissariat
de St-Marc, le commissaire Godson Jeune, un revolver de calibre 38 appartenant
à la police, 11 mille gourdes, 155 dollars américains et 12 téléphones portables
ont été saisis lors de ces arrestations. Ces hommes seraient impliqués dans
le détournement en décembre dernier de deux autobus assurant le trajet Port-au-Prince/St-Marc,
a fait savoir Godson Jeune. Il a assuré que la police de St-Marc est déterminé
à combattre le kidnapping dans cette région, mais dit compter sur la collaboration
de la population. Saint Marc, le 4 janvier 2007 AHP
La police de Saint-Marc mériterait des félicitations. Pourquoi
alors ne pas donner des informations crédibles comme les noms, le pedigree
des brigands. On sait bien que le public est souvent trompé. Même
les étrangers ont contracté ce mauvais pli totalement illégal
et antidémocratique. Des informations c'est l'intérêt
de tout le monde.
25 novembre 2006
Le National Human Rights network
Un groupe indépendant de droits de l'homme informe avoir dénombré environ 2000 assassinats sous le régime de Gérard Latortue (mars 2004/juin 2006). Le National Human Rights network cité par le Miami Herald dans son édition du 15 novembre 2006, a dénombré : plus de 2000 morts, arrestations arbitraires, détentions préventives prolongées. Le régime installé après de départ du président Aristide le 29 février 2004, et soutenu par l'administration américaine, n'a pas répondu aux attentes placées en lui par la communauté internationale, a déclaré l'organisation de droits de l'homme, ajoutant que ce régime a échoué dans son devoir de protéger les droits humains.
Le rapport souligne également que les kidnappings et les viols ont atteint des proportions inquiétantes sous le régime intérimaire. Le Miami Herald a indiqué que l'ancien premier ministre Latortue qui a quitté le pays en trombe en juin 2006 avant même l'investiture de son successeur Jacques Edouard Alexis, a refusé de réagir sur le rapport, se contentant de dire que son gouvernement n'a jamais attaqué ni fait pression sur un seul adversaire politique.
Aux côtés de milliers de jeunes qui ont été assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires du pays notamment à Port-au-prince, des centaines de cadres et militants politiques (lavalas) dont l'ancien premier ministre Yvon Neptune et l'ancien ministre de l'intérieur Jocelerme Privert ont été arrêtés illégalement et gardés plus de deux ans en prison pour des motifs politiques).
Le Miami Herald rapporte aussi que le responsable d'une autre organisation de droits de l'homme (réputée proche de l'ancien régime), Pierre Espérance a dû admettre que les choses ne se sont pas améliorée sous Latortue. Le prestigieux journal britannique "The Lancet" avait indiqué récemment dans un rapport que 7.000 personnes ont été assassinées sous le régime intérimaire alors que 35.000 femmes et jeunes filles ont été victimes de viols et autres abus sexuels. Plusieurs autres organisations locales et étrangères ont dénoncé la corruption qui a marqué le régime Latortue ayant bénéficié de fonds de l'ordre de 900 millions de dollars de la part de la communauté internationale dans le cadre du CCI (cadre de coopération intérimaire).
26 septembre 2006
8.000
personnes assassinées
35.000 femmes et jeunes filles violées
au cours de la période allant de mars 2004 à avril 2006.
Les auteurs américains d'une étude sur la situation des droits de l'homme sous le régime de Gérard Latortue, Royce Hutson et Athena kolbe se sont déclarés dimanche surpris de voir l'ancien premier ministre intérimaire tenter de s'attaquer aux résultats de cette enquête. L'étude publiée dans le prestigieux journal britannique "The Lancet" revèle que 8.000 personnes ont été assassinées et 35.000 femmes et jeunes filles violées au cours de la période allant de mars 2004 à avril 2006.
Hutson et Kolbe respectivement assistant professeur et chercheur à la faculté des sciences sociales de l'Université de Wayne de Detroit, ont révélé avoir demandé et obtenu de M. Latortue l'autorisation de conduire l'enquête. "Si le chef du régime intérimaire avait un quelconque doute sur notre credibilité à faire un travail de journaliste impartial, il ne nous aurait pas donné son feu vert", ont indiqué Royce Hutson et Athena Kolbe.
Ils ont rappelé que 20% des meurtres répertoriés et 13% des cas d'abus sexuels ont été commmis par des agents du gouvernement Latortue.
Ils ont souligné par ailleurs que l'éditeur du journal The Lancet a pleinement approuvé les résultats de l'étude et qu'il n'avait aucune raison de la questionner. " Le fait d'avoir travaillé comme bénévole et enseigné les communications dans une institution de bienfaisance en Haiti ne pose aucun problème d'éthique et ne peut en aucun cas nuire à la fidélité d'une étude sur les droits humains."
De nombreuses autres organisations de droits humains locales et internationales dont Amnesty International, le CARLI et le Human Rights Watch ont dénoncé à de nombreuses reprises les exécutions sommaires , massacres et autres exactions commises dans les quartiers populaires de Port-au-Prince, au cours des deux ans du gouvernement Latortue qui a fui le pays en mai 2006, après l'investitute du président Préval, mais avant l'installation de son successeur, Jacques Edouard Alexis.
Les organisations féminines haïtiennes engagées dans la défense des droits de la femme n'ont toujours pas réagi, du moins oficiellement, sur le scandale des 35.000 viols. ( Source :AHP 18 septembre 2006)
29 août 2006
René Civil transféré au pénitencier national
Le
responsable de l'organisation Jeunese Pouvoir Populaire (JPP), René Civil,
arrêté samedi 26 août, sous l'accusation de possession d'une arme illégale
et d'avoir circulé à bord d'un véhicule qui aurait été volé en République
dominicaine, a
été transféré, lundi 28, du commissariat de police de Pétion-Ville au pénitencier
national.
Rapportant des déclarations faites par M. Civil, l'un de ses avocats Me Sergo
Louis Charles, a fait savoir que le véhicule à bord duquel son client a été
arrêté lui apppartenait bien avant le 29 février 2004. Ce sont des policiers
qui utilisaient le véhicule en question pendant son exil en République dominicaine
et c'est la police qui le lui a remis à son retour d'exil, a dit Civil cité
par son avocat.
Me Louis Charles a dit ne pas comprendre le sens de cette arrestation puisque
les documents du véhicule sont tous conformes aux lois du pays. Des militants
lavalas réunis lundi au local de la fondation Aristide pour la démocratie
ont également dénoncé l'arrestation du militant politique. Ils ont fait savoir
que l'accusation avancée cache d'autres motifs.
Ils ont également denoncé le fait que Civil soit incarcéré pendant que les assasins de l'Armée ti manchèt qui se sont livrés, ont-ils dit, à des exécutions sommaires dans les quartiers populaires de la capitale au cours de ces deux dernières années, circulent impunément
Le 2è sénateur du département de l'Ouest, Rudy Hérivaux, s'est lui aussi déclaré préoccupé par l'arrestation de René Civil puisque a-t-il dit, ce dernier est en possession de ce véhicule depuis 6 ans. Pourquoi rien n'avait été fait depuis tout ce temps, s'est interrogé Rudy Hérivaux . Selon lui, cette arrestation est inopportune et suspecte puisqu'elle a été effectuée a-t-il dit, a un moment où l'on est en quête d'une détente politique et d'un apaisement social, au moment aussi où de nombreux prisoniers politiques écroués par le régime Latortue attendent encore d'être libérés.
Le parlementaire a dit vouloir jouer pleinement son rôle dans le cadre de ce dossier. René Civil qui avait été persécuté par des agents de l'ancien régime pendant son exil dominicain, avait été arrêté le 13 mai dernier à la frontière haïtiano-dominicaine alors qu'il regagnait son pays à la veille de l'investiture du président Préval. (Source : AHP 28 août 2006)
12
mai 2006
Des étudiants ont l'intention
de porter plainte contre les dignitaires
du régime intérimaire
Le
Groupe de Réflexion et de Recherches Universitaires pour le Développement
Intégré ( GREUDI ) et l'Union des Etudiants
Universitaires Concertés Haïtiens (UNICEH), ont annoncé, jeudi 11 mai, leur
intention de déposer prochainement une plainte contre les autorités intérimaires,
devant la chambre des députés.
Lors
d'une conférence de presse à la Faculté de Droit de Port-au-Prince, les étudiannts
affirment vouloir demander aux parlementaires de mener une enquête sur
la gestion de ces responsables de la chose publique afin d'identifier et d'arrêter
tous ceux qui seraient rendus coupables de malversation.
Le régime en place est accusé notament
- de non-respect de la loi, de graves violations de droits de l'homme et de
corruption.
- Le gouvernement Latortue est accusé notamment d'avoir fait libérer
des condamnés et d'autres individus accusés d'implication dans des crimes
documentés, pour faire emprisonner des adversaires politiques.
Le coordonnateur général du GREIDI, Jean Gédéon et le secrétaire général de l'UNICEH, Apollon Renelsond, ont estimé que les autorités intérimaires devraient rendre compte de leur gestion pendant les 2 dernières années. Les deux porte-parole ont cité
-la
signature du contrat par le gouvernement de transition avec une compagnie
étrangère pour l'exploitation des fonds marins d'Haïti et
-l'arrêté
présidentiel pris en date du 9 décembre 2005 relatif à la révocation
arbitraire de 5 juges de la Cour de Cassation.
Selon eux, il s'agit d'une violation flagrante de l'article 58 de la constitution de 1987 sur la séparation des pouvoirs et de l'article 177 sur l'inamovibilité des juges.
Ces étudiants ont accusé les autorités intérimaires de n'avoir pu garantir la bonne marche des institutions publiques, notamment l'Electricité d'Haïti qui a fait du black-out un article de consommation. Jean Gédéon et Apollon Rosemond ont également exigé des explications sur l'accord inconstitutionnel signé par le premier ministre Gérard Latortue avec la MINUSTAH visant la mise sur tutelle de la Police Nationale d'Haïti et remettant en cause, ont-il dit, les acquis de la souveraineté nationale.
Ces agissement interpellent sérieusement, ont-ils dit, la conscience des universitaires et méritent des explications clairs. La chambre des députés procéderait dans un premier temps à la mise en accusation et le Sénat s'érigerait en haute cour de justice pour statuer sur les actes des technocrates, ont souligné ces étudiants. (Source : AHP 11 mai 2006)
7 avril 2006
Jocelerme
Privert
réclame sa remise en liberté
après 24 mois de détention
et accuse Bernard Gousse et le RNDDH
de graves violations des droits de l'homme
Dans une letre datée du 6 avril 206, M. Jocelerme Privert rappelle avoir été arrêté de manière arbitraire et illégale à 2 heures du matin sans mandat par l'ancien ministre de la justice du régime intérimaire, Bernard Gouusse en personne. Il s'en est suivi la mise à sac et le pillage systématique de mon domicile par une quarantaine d'individus lourdement armés masqués et cagoulés.
L'ancien ministre, qui fut également secrétaire d'Etat aux finances, accuse M. Gousse et l'organisation RNDDH ci-devant NCHR/Haïti de graves violations des droits de l'homme.
"Dans ce silence et ce calvaire à moi-même imposés par la malveillance etl'iniquité d'un homme et son système judiciaire, je subis, avec un dernier tressaut de courage et de dignité, pendant ces 24 mois, oui, pendant 24 interminables mois, toutes les insultes, les humiliations et les persécutions découlant de cette grave injustice et de ces violations aussi criantes qu'inadmissibles de mes droits et libertés les plus élémentaires par les autorités intérimaires et leurs supporteurs endossant impudiquement et aveuglément un montage criminel, honteux et de très mauvais goût, fomenté par une certaine organisation de défense des droits de l'homme (RNDDH ci-devant NCHR), exerçant leurs méfaits et la revanche de leurs intérêts occultes sous un masque dit humanitaire, écrit Jocelerme Privert, ajoutant que par bonheur, ce masque n'a pas attendu longtemps pour se déchirer et montrer la réalité des guenilles humaines qu'il avait abritées".
Privert a fait savoir que pendant 24 mois sans fin:
"des persécuteurs anonymes, comme frappés d'hystérie, se sont évertués, sans vergogne, à flétrir l'image et la réputation d'homme intègre, honnête et respecté, qu'il s'est forgée, a-t-il dit, au prix de lourds sacrifices, dans ce pays d'exclus, de marginalisés, de laissés-pour-compte. Pour accomplir leur sale et alléchante besogne, rien n'a été laissé au hasard : lynchage médiatique, allégations calomnieuses et mensongères, insinuations malveillantes et méchantes, colportages éhontés et sans fondement", s'est-il indigné.
Privert a expliqué qu'il lui a été prêté le seul et unique délit d'avoir accepté de mettre ses compétences au service de son pays comme Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, de rester loyal envers son Gouvernement en dépit des difficultés de toutes sortes et des tentatives de déstabilisation, et, d'avoir choisi de rester dans son Pays au lendemain des événements du 29 février 2004, convaincu, a-t-il dit, qu'il n'avait rien à se reprocher.
Face à cette lâche campagne de haine, de dénigrement et de médisance déclenchée contre ma personne et exécutée habilement par des thuriféraires profitant du grand avantage du microphone et de l'anonymat, je veux, moi Jocelerme Privert, ancien Directeur Général de la DGI, ancien Secrétaire d'Etat aux Finances et ancien Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, rappeler à l'opinion publique nationale et internationale, à l'occasion du deuxième anniversaire de cet acte odieux, arbitraire et injuste dont je suis une victime de la part de ce Gouvernement et de ses commanditaires, que j'ai décidé, pour l'histoire de dire toute la vérité.
En dehors de Jocelerme Privert, des centaines d'autres citoyens dont l'ancien premier minisre Yvon Neptune, l'artiste et militante politique Annette Auguste, l'ancien délégué du Sud, Jacques Mathelier et l'anien député Amanus Mayette sont incarcérés depuis deux ans pour leurs opinions poliiques. Selon de nombreuses organisations de droits de l'homme, il n' y a jamais eu en Haïti autant d'éxécutions sommaires, de prisonniers d'opinion et d'exilés politiques que sous l'actuel régime. On estime que l'un des points faibles de la présence internationale en Haïti est sa cohabitation avec autant de violations des droits de l'homme. L'un des principaux objectifs de la MINUSTAH est de veiller au respect des droits de l'homme et d'aider à la consolidation de la démocratie. (Source:AHP 6 avril 2006)
2 février 2006
Pétition devant la CIDH en faveur
de citoyens haïtiens
dont les droits ont été violés
après le 29 février 2004
Des groupes d'avocats et d'organisations de droits de l'homme comptent introduire ce 2 février devant la commission interamériaine des droits de l'homme à Washington, "une pétition en faveur de citoyens haïtiens dont les droits ont été violés après depart forcé du président Aristide le 29 février 2004".
Cettte pétition présentée notamment par le Trans Africa forum, l'Institut pour la justice et la démocratie, le Allard K. Lowenstein International Human Rights Clinic, concerne les gouvernements américain et dominicain ainsi que les autorités intérimaires haitiennes.
La pétition établit que le gouvernemennt américain a contribué à déstabliser le gouvernement démocratiquement élu d'Haïti, en lui enlevant toute aide économique et en refusant d'aider la PNH à contrecarrer les violences de bandes de rebelles et d'autres opposants à Aristide.
Le document souligne que la République dominicaine a contribué aux violences contre le gouvernement Lavalas en hébergeant sur son territoire des rebelles dont elle a favorisé l'entrainement avant leurs attaques contre les dirigeants et les institutions d'Haïti.
Quant au gouvernement intérimaire, il est accusé d'avoir favorisé la perpétration de massacres et d'exécutions sommaires contre la population haïtienne spécialement contre les partisans du président Aristide après le départ de ce dernier.
Outre les organisations qui la présentent, plusieurs juristes et autres personnalités ont signé la pétition dont la congresswoman Maxine Waters, les juristes Nicole Leee, Jim Silk, Brian Concanon et Ira Kurzban.
Maxine Waters a réclamé mardi la remise en liberté d'un nombre important de citoyens détenus en Haïti, sans qu'aucune charge précise n'ait été retenue contre eux. «Le maintien en prison de centaines d'Haïtiens considérés comme des prisonniers politiques est une injustice grave contre le peuple d'Haïti», a souligné dans un communiqué la représentante de Californie au Congrès. «Tous ces prisonniers politiques doivent être libérés», a-t-elle dit.
Maxine Waters a cité les cas de l'ancien premier ministre d'Aristide, Yvon Neptune, de son ancien ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert et de la chanteuse haïtienne Annette Auguste. Elle s'est entretenue mardi avec un ancien prisonnier d'opinion, le père Gérard Jean-Juste, récemment libéré pour se faire soigner d'une leucémie à Miami. (Source: AHP, 1er février 2006)
18 décembre 2005
Révocation
des Juges
de la Cour Suprême
Protestations
Louise Arbour, le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a exprimé son inquiétude au sujet de la mise à la retraite de cinq juges de la Cour de cassation en Haïti à la suite d’un arrêt présidentiel du gouvernement provisoire haïtien.
La responsable onusienne a pris note du fait que cette mesure était intervenue au lendemain d’un arrêt rendu par cette cour en faveur d’un candidat écarté de la présidentielle haïtienne prévue le 8 janvier en raison de sa nationalité américaine.
Elle relève également que "les cinq magistrats immédiatement nommés en remplacement des magistrats évincés ont tous dépassé l’âge à partir duquel, selon le décret relatif à l’organisation judiciaire, les juges des cours et tribunaux pourront être mis à la retraite", selon un communiqué publié jeudi.
"L’examen des faits incite à considérer qu’à défaut de preuves contraires non produites à ce jour, les autorités haïtiennes semblent bien avoir porté atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire", a-t-elle estimé. (GENEVE, 15 déc 2005 - AFP)
La justice haïtiennne est morte, elle a été poignardée, ont fait savoir des membres de l'Association nationale des magistrats (ANAMAH) rencontrés sur place. Un des responsables de l'Asociation, Jean Pérès Paul a fait savoir que la justice est plus que malade, elle est morte.
Quand un pouvoir décide de faire flèche de tout bois pour mettre à pied des juges et nommer pour des motifs politiques, de nouveaux juges bien plus âgés qu'eux, on est en droit de parler, a-t-il dit, de régime totalitaire.
Les membres de l'ANAMAH étaient en discusion ce vendredi avec des juges d'autres assassociattions en vue de prendre "une positiion commune sur la décision de l'Exécutif".
Après les inquiétudes exprimées par le haut commissaire des Nations-Unies aux droits de l'Homme, Louise Arbour, sur les limogeages des juges, plusieurs organisationns internationales s'apprêteraient à réagir sur le dossier, a appris l'AHP.
Elles devraient exprimer leurs préoccupations sur l'avenir de la justice haïtienne et mettre en garde sur les dangers et les risques de troubles que peut encore provoquer cetté décision à la veille des élections.
Le Comité des avocats pour le Respect des Libertés individuelles (CARLI) - a accusé vendredi le président provisoire, Boniface Alexandre et le ministre de la Justice Henri Dorléans d'être responsable du "scandale provoqué par la révocation de 5 juges de la cour de cassation et par la prestation de serment de leurs remplaçants dans l'enceinte du palais national.
Qui eût dit que c'est M Alexandre qui a fait toute sa carrière dans l'appareil judiciaire et qui affirme vouloir retourner à la cour de cassation et le ministre de la Justice qui a passé tout son temps à organiser des forums sur la justice et à enseigner sur le principe de la séparation des pouvoirs, qui se seraient mis ensemble aujourd'hui pour violer la constitution et faire éclater la cour de cassation, a déploré le esponsable du CARLI, Renan Hédouville.
Il dit s'étonner que les magistrats nommés pour remplacer leurs colègues se soient laissés entraîner au palais. M. Hédouville a appelé tous les barreaux de la Republique et tous les professionels du droit à se solidariser pour faire échec, a-t-il dit, à la décision arbitraire de l'Exécutif.
" Il faut que tôt ou tard ces gens soient jugés pour cette forfaiture. Des plaintes doivent être déposées dès maintenant contre eux à l'échelle internationale", a encore suggéré Hédouville.
Le secrétaire du conseil des ministtre Héneck Jean-Charles a justifié la décision du gouvernement en faisant savoir que l'Exécutif voulait depuis longtemps "faire une santé à la cour de cassation".
Un membre du barreau des avocats de Port-au-Prince Emmanuel D. Clersaint a fait savoir que l'Exécutif a commmis une grave erreur, d'abord en révoquant les juges et en faisant leurs remplaçants prêter serment au palais présidentiel.
Un
autre avocat, Ernélio Gassant, a indiqué que "l'Exécutif est dans
l'erreur s'il croit pouvoir crier victoire. Les juristes, les avocats et
les juges haïtiens ne sont pas seuls. Ils ont de nombreux supports internationaux",
a-t-il averti. (15 décembre 2005- AHP)-
7
décembre 2005
René
Préval gagnera les présidentielles
au premier tour,
selon René Momplaisir.
Les différentes bases de Fanmi Lavalas sont mobilisées
à travers tout le pays pour élire
le candidat de l'Espoir, René Préval, au premier tour des présidentielles
du 8 janvier 2006, a indiqué lundi un porte-parole des cellules de base de
Fanmi Lavalas, René Momplaisir.
Tout le monde ici sait que Préval est de loin le candidat le plus populaire, a fait savoir M. Momplaisir rentrée d'une tournée dans les Nippes pour mobiliser les miliitants Lavalas de la région apès des tounées dans plusieurs autres départements du pays dont le Nord et la Grande-Anse.
Même si Fanmi Lavalas ne participe pas aux élections en tant qu'organisation politique, mais les bases du parti appuient la candidature de René Préval pour promouvoir la paix, la réconciliation, l'éducation et la santé, a fait savoir Momplaisir. Les élections seront gagnées à plus de 70%, a-t-il fait savoir.
, René Momplaisir a indiqué que des contacts ont été établis entre des notables
de Cité Soleil et des diplomates en poste à Port-au-Prince pour favoriser
le bon déroulement du scrutin.
Ceux qui ne veulent pas de la paix et de la démocratie et qui ont peur des élections, sont en train de pousser la MINUSTAH à tirer sur les habitants de Cité Soleil et des autres quartiers populaires en vue de créer une situation non propice aux élections, a-t-il encore souligné.
Nous allons de toute façon aux urnes a dit Momplaisir, qui affirme que certains soldats de la force onusienne tirent sur les habitants de la cité au mépris des ordres contraires reçus de leur commandement.
Il s'agit, a-t-il dit, de "militaires qui vivent dans des condiitions sociales très difficiles dans leur pays et qui cherchent à encourager ou à commettre des actes de violence en Haïti pour pouvoir y rester le plus longtemps possible". (Source : AHP décembre 2005)
17 novembre 2005
Les
cellules de base de Fanmi lavalas
appellent à la libération des prisonniers politiques
et menacent d'appeler au boycott des élections
Un responsable des cellules de base de Fanmi
Lavalas, Printemps Bélizaire, a annoncé mercredi l'organisation d'un
ensemble d'activités, les 17 et 18 novembre 2005, à
l'occasion de la Bataille de Vertières. Une messe d'actions de grâce sera
célébrée, a-t-il dit, jeudi, à la mémoire de toutes les victimes du 5 décembre
1990 à date.
L'organisation de tribunes populaires ainsi qu'une exposition de photos
des victimes seront également à l'ordre du jour de ces activités, a-t-il
précisé. Il a précisé que la réalisation de ces activités vise à porter
les autorités intérimaires à procéder à la libération des prisonniers politiques
éparpillés dans différents centres carcéraux du pays.
Les cellules de base menacent d'appeler au boycott des élections si les
prisonniers d'opinion ne sont pas remis en liberté. (Source:AHP
15 novembre 2005)
27 octobre 2005
Marc Bazin visite des détenus politiques
Lavalas à Port-au-Prince
Le candidat de l'Union pour Haïti
aux présidentielles Marc L. Bazin a visité, mercredi 26, des prisonniers
politiques Lavalas incarcérés à l'annexe du pénitencier national à Port-au-Prince.
M. Bazin s'est entretenu pendant environ 60 minutes avec l'ancien premier
ministre Yvon Neptune,
le père Gérard Jean-Juste et l'ancien ministre de l'Intérieur
Jocelerme Privert.
Il a également rencontré l'ancien député Amanus Maette et l'ancien
délégué départemental Jacques Mathelier. M. Privert est accusé d'être mêlé
à cette même affaire.
Quant au père Jean-Juste il est emprisonné depuis 3 mois sans motif
précis après avoir été l'objet de sévices de la part d'un groupe d'individus
à l'Eglise Saint-Pierre de Petion-Ville.
A l'issue de
la rencontre déroulée en présence d'une délégation de cadres de Fanmi Lavalas,
Marc Bazin a réitéré qu'il est contre la détention préventive prolongée,
tout en appelant à la libération des détenus si aucune charge n'est retenue
contre eux. Il a exprimé des inquiétudes particulièrement sur le cas de
Yvon Neptune dont l'état de santé est mauvais, a-t-il dit. (Souce
: AHP 26 octobre 2005)
October
21, 2005
Washington, D.C. --
La Représentante Maxine Waters
a adressé une lettre au Président Bush, lui demandant
de presser le gouvernement intérimaire d'Haïti à libérer
l'ancien Premier Ministre Yvon Neptune de prison et à respecter les
droits de tous les défendeurs. Un total de 25 membres du Congrès
des Etats-Unis d'Amérique ont signé la lettre de la Congresswoman.
Des copies de la lettre ont été acheminées au Secrétaire
d'Etat Condoleeza Rice et à l'Ambassadeur Thimothy M. Carney, l'Ambassadeur
des Etats-Unis en Haïti.
Voici le texte de la lettre:
Nous écrivons pour exprimer nos profondes préoccupations relatives
aux récents développements du cas de l'ancien Premier Ministre
Yvon Neptune, qui a été injustement emprisonné en Haïti
depuis plus d'un an.
La Juge Cluny Pierre Jules a émis une ordonnance le mois dernier
pour inculper l'ancien Premier Ministre Neptune et 30 autres personnes de
participation à un prétendu massacre à Saint-Marc.
L'ordonnance autorise que l'ancien Premier Ministre Neptune et tous les
autres accusés soient jugés sans assistance du jury. Ce procès
se déroulerait devant un juge unique qui déciderait non seulement
sur la culpabilité des défendeurs mais aussi de leurs peines.
La décision du juge Jules est une violation de la Constitution haïtienne,
qui accorde aux défendeurs accusé de "crimes de sang"
le droit à un procès avec assistance du jury.
Trainé l'ancien Premier Ministre à un procès sans assistance
du jury serait une parodie de justice. Un procès criminel devant
un seul juge permettrait la manipulation du système judiciaire, soumettant
l'ancien Premier Ministre à rien moins qu'un procès-spectacle.
Si Mr Neptune est condamné à tort, l'injustice qui en résultera
aura des conséquences durables. Mr Neptune a déjà été
détenu illégalement pendant plus d'une année et devrait
être libéré immédiatement et inconditionnellement.
Nous vous implorons de presser le gouvernement intérimaire de relâcher
le Premier Ministre Neptune et de respecter les droits de tous les défendeurs.
Nous apprécions votre attention à nos préoccupations
et attendons votre réponse.
24
membres du Congrès des Etats-Unis
- Maxine Waters - Mark Foley -
William Delahunt - Barbara Lee -
Sherrod Brown
- Charles Rangel - Major R. Owens -
Donald Payne - Edolphus Towns -
Melvin L. Watt
- Lynn Woolsey - Bobby L. Rush -
John Conyers - Maurice Hinchey -
Corrine Brown
- Jan Schakowsky - Kendrick B. Meek
- Raúl Grijalva - Donna Christensen
- Dennis Kucinich
- Robert Wexler - Joseph Crowley -
Diane Watson - Wm. Lacy Clay -
Eleanor Holmes Norton
15
octobre 2005
La
décision de la juge Cluny Pierre Jules
de renvoyer l'affaire Neptune
par devant un tribunal criminel
sans assistance de jury
est une violation flagrante de la constitution de 1987
Le responsable de la section des droits de l'homme
de la mission des Nations-Unies pour stabiliser Haïti (MINUSTAH), Thierry
Fagard, a déclaré vendredi que la décision du juge d'instruction,
Cluny Pierre Jules, de renvoyer l'affaire Neptune par devant un tribunal
criminel sans assistance de jury, est une violation flagrante de la constitution
de 1987.
Thierry Fagard, a rappelé lors d'une conférence de presse, qu'en matière de
crime de sang, la constitution haïtienne prévoit que les suspects doivent
être jugés au cours d'assises criminelles avec assistance de jury.
Selon le responsable de la section des droits de l'homme de la MINUSTAH, si
cette décision devait être validée, cela signifierait que M. Neptune et tous
les autres concernés comparaitront à St-Marc et seront jugés par un juge unique
tant sur le plan de la culpabilité éventuelle que sur le plan de la peine
qui sera prononcée.
Il est évident, a-t-il dit, que si un procès devait se tenir à St-Marc, il
y aurait des pressions de toutes sortes, notamment de la part des secteurs
qui accusent M. Neptune. Fagard a dit espérer que la décision de Cluny
Pierre Jules sera cassée en appel ou en cassation. Le responsable onusien
a invité les autorités à tout faire pour se reprendre puisque a-t-il dit,
Haïti connait une situation catastrophique, à l'approche des élections
prévues pour la fin de cette année.
"il est important que tout le monde se ressaisisse pour mettre un terme
à aux violations des droits de l'homme, à l'impunité, aux inégalités qui rongent
le pays", a lancé Thierry Fagard.
Plusieurs secteurs et personnbalités dont l'ancien ambassadeur américain en
Haïti James B. Foley avait jugé scandaleux que les autorités retiennent Neptune
en prison pendant qu'elles ont fait libérer l'ancien No 2 du groupe paramilitaire
FRAPH condamné, a-t-il dit, pour des crimes.
Louis Jodel Chamblin avait été condamné par contumace pour des exactions commises
pendant la période du coup d'état de 1991/1994. Rentré en Haïti en janvier
2004 pour prendre une part active au mouvement armé contre le président Aristide,
il allait se constituer prisonnier en avril 2004 après une rencontre avec
les plus hautes autorités judiciaires de l'époque. (Source:AHP
14 octobre 2005)
30 septembre 2005
Le père Gérard Jean-Juste affirme son intention de faire appel de la mesures prise contre lui par la CEH
Le
père Gérard Jean-Juste a fait part jeudi de son intention de
faire appel de la décison de la hiérarchie de l'Eglise catholique d'Haïti
de le suspendre de toutes activités sacerdotales.
La conférence épiscopale a justifié sa décision par le fait que le prêtre
actuellement emprisonné sans motif précis aurait violé les canons de l'église
en donnant mandat à quelqu'un pour l'inscrire comme candidat à la
présidence.
" Je n'étais point candidat
à la présidence quand la conférence épiscopale a adopté sa mesure",
a indiqué le prêtre depuis sa cellule de Pacot, promettant de revenir sur
le dossier, vu qu'il n'a pas pour l'instant en sa possession les lois canons.
Fanmi Lavalas n'avait pu inscrire le père Jean-Juste, en raison du fait
que le Conseil électoral avait exigé qu'il fasse lui-même le dépot de ses
pièces.
Déplorant que la CEH ne lui ait apporté aucun appui dans ces moments difficiles,
le père Jean-Juste a rappelé que les évêques dominicains et le nonce apostolique
accrédités en République dominicaine s'étaient mobilisés récemment en faveur
de 2 prêtres belges menacés de déportation pour leur travail en faveur de
travailleurs haïtiens.
"Pourquoi ne puis-je pas recevoir
ici le même support pour le travail accompli au profit des plus démunis",
s'est interrogé le curé qui se félicite toutefois de la solidatité dont
il bénéficie de la part de plus de 200 personnalités des églises catholique,
protestante et juive américaines. (Port-au-Prince,
29 septembre 2005, AHP)
L'insulte!
Le responsable du Groupe de Défense des Prisonniers Politiques (GDP),
Ronald St-Jean, déclare n'être pas au courant qu'une ordonnance
a été rendue publique par le juge d'instruction de St-Marc, Me Clunie Pierre
Jules qui enquête sur le dossier du présumé massacre de la Scierie.
Selon Ronald St-Jean, on ne peut pas parler d'ordonnance quand aucun document
n'a été communiqué aux prévenus. L'envoi
du document dans certains médias aurait été assuré par l'avocat des
présumés victimes, Samuel Madistin dont le GDP dénonce les bon rapports
avec la juge d'instruction, après que l'expert indépendant des droits de
l'homme de l'ONU, Louis Joinet, eut lui-même fait état de conflit d'intérêt.
Selon des informations diffusées dans par certains médias, l'ex-premier
ministre Yvon Neptune et 29 autres personnalités du Conseil Supérieur de
la Police Nationale (CSPN) sous le gouvernement Lavalas, devraient comparaitre
devant un tribunal criminel sans assistance de jury.
M. St-Jean a déclaré qu'un tel procès serait une insulte pour la communauté
internationale, dont le secrétaire général de l'ONU qui a toujours souhaité
l'élargissement de Yvon Neptune pour absence de charges.
(Source:AHP 22 septembre 2005)
22 septembre 2005
L'un des avocats de l'ancien premier ministre
Yvon Neptune,Me
Mario Joseph dénonce
l'utilisation de l'appareil judiciaire
pour éliminer des adversaires politiques
Lynchage de policiers en
février 2004 (Gonaïves)
L'un
des avocats de l'ancien premier ministre Yvon Neptune, Me Mario Joseph,
a dénoncé mardi la vulgarisation d'une ordonnance qui aurait été rendue
par le juge d'instruction de Saint-Marc dans le cadre du dossier du présumé
massacre de la Scierie.
Dans son édition du 19 septembre, le quotidien Le Nouvelliste a indiqué
que le juge d'instruction, Cluny Pierre-Jules a remis son ordonnance définitive
au commissaire du gouvernement "concernant le massacre de la Scierie
perpétré du 9 au 11 février 2004", rapporte le journal.
Selon ladite ordonnance citée par le Nouvelliste, l'ancien premier ministre
Yvon Neptune et 29 autres personnes seraient inculpés dans le présumé massacre,
dont l'ancien ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert et l'ancien ministre
de la justice Calixtre Délatour.
"Pourquoi n'a-t-on pas utilisé la voie normale dans le cadre de cette
ordonnance", s'est interrogé Mario Joseph, faisant savoir qu'il n'a
jamais été informé de la publication de ce document distribué, a-t-il dit,
à des secteurs bien choisis.
Le juriste a fait savoir une nouvelle fois qu'il n'y a jamais eu de massacre
à la Scierie mais qu'il s'agissait plutôt d'affrontements entre 2 groupes
rivaux, RAMICOSM pro-ancienne opposition et Bale Wouze pro-lavalas pro-gouvernement
pour le contrôle du port de Saint-Marc. "Il s'agit de persécutions politiques.
Les autorités intérimaires veulent tout simplement garder en prison leurs
adversaires politiques en utilisant malheuresement l'appareil judiciaire",
a-t-il dénoncé.
L'avocat a dit ne pas comprendre pourquoi les membres de l'organisation
RAMICOSM qui avaient tué, incendié et pillé des bureaux publics et des commissariats
de police, courent encore les rues en toute impunité. C'est le ramicosm
et une autre organisation réputée proche de l'ancienne opposition NCHR/haïti
qui avaient lancé les premières accusations contre Yvon Neptune en raison
du fait qu'il se trouvait à Saint-Marc deux jours avant le présumé massacre.
Selon des sources diverses, M. Neptune se trouvait sur les lieux pour évaluer
en tant que premier ministre la situation après l'incendie et le pillage
du commissariat de la ville. La NCHR/Haïti avait fait état de l'assasinat
de 50 personnes. Elle avait tenté de justifier l'absence des cadavres, par
le fait qu'ils auraient tous été dévorés par des chiens (AHP 20 septembre
2005)
La Police arrête 2 journalistes
dans l'exercice de leur profession
Deux
journalistes jetés en prison
sans autre forme de procès
Un journaliste haïtien et un journaliste américain
ont été arrêtés, le vendredi 9 septembre, par la
police haïtienne au moment où celle-ci fouillait de l'église
du père Jean Juste, candidat potentiel à la présidence,
"pour trouver des armes".
Kevin
Pina, journaliste américain, a été arrêté
pour avoir filmé la fouille de l'église. Le journaliste
haïtien Jean Ristil, qui travaille pour l'Associated Press, est arrêté
pour avoir voulu photographier l'arrestation de son confrère.
Les deux sont
conduits au poste de police, où le Juge Jean Peres Paul a ordonné
leur détention pour "manque de respect à un magistrat".
Pina travaille en Haïti comme reporter depuis 10 ans pour "Flashpoints",
un programme quotidien de la radio KPFA à Berkeley, Californie, et
distribué à d'autres stations par le réseau Pacifica
Radio, selon Dennis Berstein, directeur de production. (Source
; September 9, 2005 latimes.com)
11 juillet 2005
Le CARLI exige des explications
de la MINUSTAH et de la police nationale
sur l'opération du 6 juillet à Cité Soleil
Le CARLI a exigé lundi de la Police nationale et de la MINUSTAH, au nom du
droit à la vie universellement reconnu, qu'elles donnent des explications
détaillées sur les événements du mercredi 6 juillet, à Cité Soleil. Le CARLI
exprime sa plus vive préoccupation face à l'usage abusif de la force par les
autorités pour tenter de résoudre des problèmes de violence en Haïti.
"Au cours de l'opération menée par la police nationale et la MINUSTAH contre
Dread Wilmé, le mercredi 6 juillet à Cité Soleil, plusieurs membres de la
population civile ont été tués et des dizaines de maisons de familles pauvres
vivant dans ce bidonville criblées de balles", écrit le CARLI dans une
communiqué de presse en date du 10 juillet 2005, envoyé à l'AHP.
Selon le Communiqué, de nombreuses femmes, mères de plusieurs enfants, ont
exprimé sur des chaînes de télévision, leur désarroi, leur inquiétude puisqu'elles
sont obligés de rester à Cité Soleil, faute d'alternative. Selon l'organisation
de Défense des droits de l'homme, il est important de mener la lutte contre
la violence, la criminalité, le banditisme et le kidnapping, mais l'usage
abusif de la force aveugle est à écarter.
Le CARLI estime que les armes ne pourront en aucune façon apporter la paix
en Haïti ni faciliter la réconciliation entre les familles haïtiennes. Il
encourage le gouvernement de transition à prendre en considération les besoins
de base des habitants de Cité Soleil et des autres quartiers populaires de
la capitale, condition sine qua non, a-t-il dit, de toute paix durable, de
toute démocratie réelle et de tout développement durable.(AHP
11 juillet 2005)
La
4ème Lettre
de l'ancien Premier Ministre
Yvon Neptune
emprisonné depuis 1 an

Rapport
transcrit par la famille et des amis qui ont visité l'ancien PM Yvon
Neptune dans la soit-disant Villa Annexe du Pénitentier National.
Cela va faire bientôt 2 mois depuis que l'ancien premier ministre Yvon
Neptune a repris une grève pour obliger le gouvernement de facto à
relâcher son étau sur sa vie et sa liberté, et aussi obliger
les forces des Nations Unies dans le pays à garantir sa sécurité.
Le peuple haïtien et le monde entier se souviendront que les forces des
Nations Unies avec l'autorisation du gouvernement de facto avaient décidé
de transpoorter l'ancien premier ministre Yvon Neptune hors du pays parce
que sa grève de la faim par laquelle il avait cessé de manger
et de boire de l'eau menaçait le fonctionnement de ses reins causant
sa mort.
L'ancien premier ministre Yvon Neptune en était bien conscient mais
en même temps il avait compris clairement qu'il s'agissait d'un stratagème
pour l'exiler.C'est pourquoi il a rejeté ce geste apparemment humanitaire
jusqu'à ce que le pouvoir de facto lui rende sa liberté et les
forces des Nations Unies protégeraient sa vie et garantissent adéquatement
sa sécurité.
Le peuple haïtien et le monde entier savent quelle grande satisfaction
la mort de l'ancien premier ministre Yvon Neptune apporterait à certains
secteurs de la dénommée société civile et à
certains politiciens. Nous nous rappelons tous les rumeurs qu'ils ont répandues
et le scandale qu'ils ont provoqué autour de sa grève de la
faim et du danger pour sa vie.
Au même moment où il refusait ce piège de l'exile humanitaire
il accepta de commencer à boire de l'eau et à prendre des médicaments
sur la recommandation d'un groupe de médecins dont le médecin
en chef du système pénitentiaire national qui lui a rendu visite
à la Villa Annexe du Pénitentier où il dormait sur le
plancher.
Depuis lors, comme il maintient la grève de la faim, l'état
physique de l'ancien premier ministre Yvon Neptune continue de se détériorer.
Certaines journées sont très mauvaises, tandis que d'autres
jours le sont moins. A travers cette épreuve ses capacités mentales
demeuraient fortes et claires.
Plusieurs représentants de pays étrangers et de la communauté
internationale ont visité l'ancien premier ministre Yvon Neptune dans
la cellule de la prison où le pouvoir de facto l'a tenu enfermé
sans charge depuis bientôt une année. Parmi ces visiteurs figurent
des représentants du gouvernement américain, du gouvernement
canadien, de l'Organisation des Etats Américains (OEA), des Nations
Unies, de la Caricom, de l'Union Africaine, etc.
Le peuple haïtien et le monde entier se souviennent avec quelle brutalité
les bandits du Pénitentier National ont trainé l'ancien
premier ministre Yvon Neptune de sa cellule pour le transporter à Saint
Marc le 22 Avril 2005. Cela s'est produit malgré le fait que l'ancien
premier ministre Yvon Neptune était à son cinquième jour
de sa nouvelle grève de la faim sans nourriture ni eau pour continuer
à exiger sa libération.
Le peuple haïtien et le monde entier ne peuvent oublier que ce jour-là
le juge d'instruction Cluny Pierre Jules ne vint même pas au tribunal
parce que, selon ce qu'on a rapporté plus tard, elle n'avait même
pas été informé par le pouvoir de facto que l'ancien premier
ministre Yvon Neptune devait être conduit.
Quelque temps
après ce violent incident, le 15 mai, l'ancien premier ministre Yvon
Neptune a reçu la visite du congressman américain Kendrick Meek.
Ce même jour il a reçu la visite de l'ancien ambassadeur américain
aux Nations Unies Andrew Young qui était accompagné par le représentant
spécial du Secrétaire Général de l'ONU, l'ambassadeur
Juan Gabriel Valdes, l'ambassadeur américain en Haïti, James B.
Foley, et Mr Thierry Fagart, chef de la division des droits humains de la
mission de l'ONU.
Après toutes ces visites, les conversations et les déclarations
publiques des représentants de ces puissances étrangères,
il apparut évident à l'ancien premier ministre Yvon Neptune
que malgré toutes les déclarations prétendant le contraire,
le pouvoir de facto avait en mains le contrôle total sur sa vie, sa liberté
et sa sécurité.
Le pouvoir
de facto n'arrête pas de clamer qu'il était étranger à
l'appareil de justice revanchard qu'il a mis en place après la déportation
du Président Aristide. C'est dans ce contexte et avec la garantie d'être
accompagné par les forces de sécurité spéciales
de la Minustha que l'ancien premier ministre Yvon Neptune se retrouva dans
le cabinet du Juge Cluny Pierre-Jules à St. Marc, le 25 mai 2005.
Ce jour là
ne fut pas, pour l'ancien premier ministre Yvon Neptune, celui de la confiance
retrouvée dans la justice du pouvoir de facto. Ce fut pour lui plutôt
une occasion d'affirmer encore une fois avec force sa confiance dans la loi,
dans le processus tracé dans la constitution, et dans la conscience
des gens qui croient en la vraie justice et persistent à faire sortir
la vérité d'où elle puisse être.
Les informations
contenues dans ce rapport sont véridiques et l'ancien premier ministre
Yvon Neptune
les ont approuvées le 10 juin 2005.
Yvon
Neptune ancien premier ministre
Membre du Parti Fanmi Lavalas
Prisonnier Politique
Villa Annexe du Pénitentier National , Pacot
The
Haitian Lawyers Leadership Network
Note du 29 juin 2005
Le Premier
Ministre Yvon Neptune est dans un état de santé critique mais
continue sa grève de la faim pour protester contre son incarcération
illégale. Il a demandé à HLLN de traduire ce rapport
transcrit par sa famille et ses amis du créole à l'anglais pour
être diffusé dans la communauté internationale et dans
notre réseau de paix et de justice. Depuis la rédaction de ce
rapport, le juge en charge du dossier, Clunie Pierre-Jules, a rendu un non-lieu
et ordonné la relaxe du Premier Ministre Yvon Neptune.
Selon Ronald St. Jean, cet ordre de non-lieu a été prononcé le jour même où Bernard Gousse annonçait sa démission. Cependant, cela fait des semaines depuis que cette libération a été ordonnée et le Premier Ministre Yvon Neptune continue d'être incarcéré, confirmant l'accusation que le gouvernement de facto et ses supporters internationaux n'ont l'intention de libérer aucun prisonnier politique avant les sélections électorales qu'ils se proposent d'organiser en Haïti.
La seule déclaration publique, depuis que le juge Clunie Pierre Jules
a ordonné le non-lieu en faveur de Yvon Neptune, a été
faite par le représentant spécial de l'ONU, Juan Gabriel Valdes,
qui demande sa libération sans mentionner que le juge en charge a examiné
les preuves du gouvernement et conclut à un non-lieu.