DIASPORA
2 janvier 2008
Jean Marie Bockel Secrétaire d'Etat francais, en Haiti
Le Secrétaire d'Etat francais chargé de la francophonie et de la coopération, Jean Marie Bockel est arrivé dimanche 30 décembre 2007 à Port-au-Prince pour une visite de 4 jours. M. Bockel qui devrait accompagner le président René Préval aux Gonaïves dans le cadre du 204 ème anniverrsaire de l'Indépendance d'Haïti le 1er janvier, signe ce lundi 31 au palais national un document-cadre de partenariat (DCP) avec le ministre haïtien de la planification et de la coopération externe. Le DCP qui précise les grandes orientations de la coppération franco-haïtienne pour les 5 prochaines années, prévoit une enveloppe de 168 millions d'euros pour l'année 2008.
Pour plusieurs secteurs, les différentes visites de responsables français en Haïti depuis l'investiture du président Preval le 14 mai 2006, marquent un réchauffement des relations entre la France et Haïti après que les autorités haïtiennes eurent réclamé en 2003 restitution de la somme payéee par Haïti à la France pour la reconnasance de son indépendance. A Paris et à Port-au-prince on parle d'une visite prochaine du président Sarkozy- la première d'un chef d'Etat français en Haïti-depuis 1804 (Indépendance d'Haïti).
On s'interroge
encore une fois lee formules de décaissement de l'aide promise à Haïti par
la commmunauté internationale après les élections présidentielles et législatives
de 2006 saluées par les grandes puissances occidentales. Mis à part les Etas-Unis
qui dans bon nombre de cas utilisent les canaux institutionnels, l'aide promise
à l'Etat haïtien à grands renforts de publicité, est souvent versée à des
ONG. déplore-t-on dans certains milieux politiques et financiers.On affirme
que des centaines de millions de dollars promis par l'internationale pour
des postes budgétaires sont remis à des ONG. Et les ministères concernés par
cette partie du budget sont ensuite accusés de n'avoir rien fait de ces fonds.
Des secteurs gouvernementaux affirment également s'attendre à ce que
la France fasse un peu plus en 2008 et utilise son influence au sein de l'Union
européenne pour aider Haïti à sortir du marasme économique et améliorer les
conditions de vie de millions de citoyens. (Source:AHP 30 décembre 2007)
7 mars 2007
Les
transferts de fonds de la diaspora haïtienne
dépassent 1,65 milliard de dollars
Les
"bailleurs de fonds" étrangers en sont toujours à
ZÉRO
Les Haïtiens vivant à l’étranger ont envoyé plus de 1,65 milliard de dollars
en Haïti. Ce sont les estimations publiées par le Fonds multilatéral
d’investissement (FOMIN) de la Banque Interaméricaine de Développement (BID).
Ces fonds envoyés par la diaspora haïtienne qui compte 1,5 million de personnes,
représentent l’équivalent de plus d’un tiers du Produit National Brut (PNB)
d’Haïti, souligne la BID. Elle précise :
environ $1,17 milliards de dollars proviennent des États-Unis, où résident
de larges communautés haïtiennes, vivant à Miami, Boston et New York. Les
responsables de la BID indiquent que le FOMIN a basé ses estimations sur les
informations tirées d’une enquête auprès d’Haïtiens recevant de l’argent de
l’étranger.
D’autres
envois de fonds vers Haïti proviennent du Canada (environ $230 millions en
2006), de France ($130 millions), de République dominicaine et des Bahamas
(environ $33 millions par pays). Des montants plus modestes ont été envoyés
de Martinique, de la Guyane et d’Espagne.
Cette enquête a été coordonnée par la société de sondage Bendixen & Associates
basée à Miami, qui a effectué des études pour le FOMIN dans plusieurs pays
latino-américains et caribéens, ainsi qu’aux États-Unis, en Espagne, au Portugal
et au Japon.
Le sondage d’opinion à domicile a porté sur 1 724 Haïtiens d’âge adulte et
a été effectué en créole, en novembre et décembre 2006.
Selon le rapport, environ 1,1 million d’adultes en Haïti reçoivent des fonds, en règle générale dix fois par an, pour une somme moyenne de $150 par envoi. Environ la moitié des familles qui reçoivent cet argent de l’étranger ont des revenus inférieurs à $500 par an. "La plupart des Haïtiens qui reçoivent des fonds utilisent cet argent pour leurs dépenses de première nécessité". "Cependant, de nombreuses familles parviennent à économiser une partie de leur argent ou l’investir dans des petits commerces, dans des rénovations de leur habitation ou dans l’éducation de leurs enfants", précise l’enquête.
19 juin 2006
Les
Bahamas proposent des négociations
à Préval sur l'immigration
Le ministre des affaires étrangères de Bahamas
, Fred Mitchell, annonce que le président René Préval a été invité à entamer
des négociations en vue de la signature d’un accord sur le travail des immigrants
haïtiens aux Bahamas.
Fred
Mitchell croit que la réintégration d’Haïti au sein de la Caricom facilitera
les échanges entre les deux pays. Il dit croire à la volonté
du président Préval de travailler pour un bon avenir pour le pays.
Dans une interview au Bahama Journal le ministre des affaires étrangères de
Bahamas informe que le premier ministre, Perry
Christie, a déjà envoyé une lettre d’invitation au chef d’état haïtien afin
de lancer les négociations bilatérales rapidement. Le ministre Mitchell croit
qu'un accord sur la migration doit avoir un impact positif sur le difficile
dossier de la migration illégale d’Haïtiens aux Bahamas.
Ll’ambassadeur d’Haïti au Bahamas, Louis Harold Joseph encourage la signature d’un accord entre les deux pays. Il affirme que pendant "plusieurs décennies des immigrants légaux et illégaux haïtiens ont supporté l’économie bahaméenne alors que des milliers d’autres continuent d’arriver en quête de meilleures conditions de vies" . L'ambassadeur de Bahamas en Haïti , Dr. Eugene Newry croit aussi qu’un accord sur la migration profiterait aux deux peuples indiquant qu’une approche structurée du recrutement des travailleurs haïtiens permettra de satisfaire la demande en Bahamas et aussi aider au développement d’Haïti.
22 mars 2006
Diaspora haïtienne
plus d’un milliard de dollars l’an
pour la mère-patrie

Promesses...promesses
Les Haïtiens, vivant aujourd’hui à l’étranger, contribuent énormément à l’économie nationale, révèle un rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine (CEPAL) rendu public mardi 21 mars, à Montevideo (Uruguay) à l’occasion de la 31e session de l’organisme.
Dans ce document intitulé "Migration internationale, droits humains et développement en Amérique latine et dans la Caraïbe" et qui fait état d’une croissance spectaculaire de la diaspora latinoaméricaine au cours des cinq dernières années, la CEPAL classe Haïti parmi les neuf pays de la région disposant d’une communauté d’expatriés dépassant les 500.000 âmes. Sur la même liste, on retrouve l’Argentine, le Brésil, Cuba, l’Equateur, le Salvador, le Guatémala, le Pérou et la République Dominicaine. L’organisme onusien qui chiffre à 25 millions de personnes les immigrés en provenance d’Amérique latine, précise que 20% de la population de différents pays de la Caraïbe vivent en terre étrangère. Pour la République Dominicaine, les expatriés sont estimés à 9,3%, Cuba suivant de près avec 8,7%.
Le rapport qui s’intéresse également à la contribution financière des immigrés à leurs pays d’origine dénote l’importance cruciale de leurs transferts de fonds. Haïti figure parmi les pays qui bénéficient d’un soutien considérable de leur diaspora. L’argent envoyé par les Haïtiens de l’étranger, évalué à plus d’un milliard de dollars l’an, représente 24% du produit intérieur brut (PIB) du pays qui devance la République Dominicaine, le Salvador et le Guatémala 20% chacun, ainsi que le Nicaragua et le Honduras avec respectivement 11% et 10% de leur PIB. Mais, Haïti est encore loin du Brésil, de la Colombie et du Mexique qui concentrent, à eux trois, 60% des transferts qui arrivent dans la région.(Source:Radio Kiskeya, 21 mars 2006)
6 mars 2006
Wyclef
Jean
a appelé le secteur privé et le prochain gouvernement à œuvrer à la satisfaction
des besoins
primaires
à Cité Soleil. Wyclef Jean a appelé le secteur privé, le gouvernement et les
organisations non gouvernementales à se pencher sur la situation socio-économique
préoccupante à Cité Soleil, où le calme est revenu depuis les élections du
7 février.
La star internationale du hip-hop, ovationné jeudi par la population à Soleil 19, un quartier de cette commune, a prévenu que « les gens ne peuvent pas espérer indéfiniment ; dans trois ou quatre mois nous risquons d'avoir à nouveau des violences dans les ghettos, si rien n'est fait pour donner à leurs habitants l'espoir que leur sort va changer. »
Cette énième visite de Wyclef sur sa terre natale rentre dans le cadre de sa première participation au carnaval d'Haïti, où il a défilé le mardi gras et créé l'ambiance sur son propre char. La conjoncture politique aidant, le titre de sa méringue carnavalesque, disponible dans trois versions, est aujourd'hui un des slogans les plus populaires en Haïti. « Van vire (le vent a tourné, en français) ! » est reçu par les Haïtiens comme l'annonce d'un changement.
Wyclef Jean dirige Yéle Haïti qui a pris naissance en 2004, peu après le passage de la tempête tropicale Jeanne dans le Nord d'Haïti, notamment aux Gonaïves. A travers cette fondation, le chanteur octroie, entre autres, des bourses d'études actuellement à 6000 enfants et effectue des distributions de nourriture pour environ 13.000 familles dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince. La fondation facilite également un projet d'assainissement dans divers quartiers de Port-au-Prince grâce au financement de partenaires tels la compagnie de téléphonie privée « Voilà », la USAID et le Programme alimentaire mondiale. (Source:HPN, 4 mars 2006)
4 mars 2006
Wyclef
Jean visite les projets de "Yele Haïti"
à Cité Soleil et au Bel-Air
L'artiste haïtien-américain Wyclef Jean a visité, le 2 mars, les différents projets de « Yele Haïti » à Cité Soleil et au Bel-Air. Ces projets concernent notamment le nettoyage des rues, le parrainage d’écoliers déshérités et l’octroi à des enfants de bourses d’études à l’Athletic d’Haïti, un complexe sportif limitrophe de Cité Soleil.
Des trousses scolaires ont été distribuées à l’occasion de cette visite à plusieurs dizaines d’écoliers qui bénéficient de bourses d’études offertes par « Yele Haïti ». La visite par Wyclef de quatre des projets de sa fondation visait à prendre la mesure des réalisations de « Yele Haïti » au cours de sa deuxième année d’existence.
La star a été saluée par des ouvriers de « Pwoje lari pwòp » (Projet rues propres) dont la première phase a été lancée en juin 2005. Wyclef Jean et plusieurs représentants de groupes musicaux haïtiens ont été portés en triomphe à Cité Soleil. Le chanteur principal de T-Vice, Roberto Martino a déclaré. « Toute ma vie, j’ai rêvé de visiter Cité Soleil. Je remercie très chaleureusement Wyclef de m’avoir fait cette invitation.
Les élites et le gouvernement doivent venir constater la misère abjecte dans laquelle vivent les gens de Cité Soleil pour faire quelque chose pour eux », a martelé Roberto qui était accompagné entre autres de sa mère, Jessie Al-Khal qui est la « manager » de T-Vice. « Fini les préjugés de couleurs. Fini le clivage gens d’en haut / gens d’en-bas. Nous sommes tous des Haïtiens », a pour sa part lancé Wyclef.
Un accueil chaleureux a été réservé aux musiciens haïtiens par les résidents. Des artistes, comme ceux du groupe T-Vice, Roberto et Reynaldo Martino accompagnés de leur mère-manager Jessie Al-Khal, de Djakout Mizik, Auguste Duvergé, Rolls Lainé, Hervé Anténor, de Krezi-Mizik, David Dupoux et Michael Benjamin, de King Posse, Black Alex et Haitian Buju, Tru Rasta et autres ont accompagné la superstar haïtienne, Wyclef Jean, lors de cette visite.
Des activistes connus, Amaral Duclonat, Evens et tant d’autres ont accueilli avec joie, jeudi 02 mars, la visite de ces stars. « C’est un très beau exemple pour Haïti, moi et Roberto Martino, le noir et le rouge, nous sommes ici à Cité Soleil. Donc on peut garder l’espoir que les choses peuvent changer un jour », a indiqué Amaral.
Wyclef a également semé la bonne humeur dans un autre quartier populaire: le Bel-Air où un concours de hip hop a été organisé. Plusieurs jeunes talents en ont profité pour se dévoiler, sous les vivats d’un public en liesse et les regards bon enfant du rappeur. Wyclef a été la principale attraction du dernier jour gras, le 28 février, à Port-au-Prince. Accompagné de plusieurs journalistes étrangers, il voulait tenir sa promesse de transporter dans son char, pour sa toute première participation au défilé, un lion venu d’Afrique. (Source:AlterPresse, 3 mars 2006)
13 janvier 2006
Wycleff Jean
Un électeur venu de la diaspora
L'artiste
haïtien-américain a tenu à venir participer à la
grande journée électorale du 7 février 2006, sur la terre
natale.
Les vols commerciaux étant interrompus. Wycleff a pris un vol vers
la République Dominicaine, puis un hélicoptère pour atteindre
son lieu de vote.
Star de renommée internationale, Wycleff conduit des activités
humanitaires au bénéfice des enfants d'Haïti. Il soutient
également les droits des déshérités, notamment
des habitants des quartiers populaires.
Après avoir voté, Wycleff a déclaré s'attendre
à ce que la communauté internationale tienne ses promesses envers
un peuple qui a démontré ses mérites.
13
janvier 2006
Une
personne tuée à Ouanaminthe :
Echaufourrées entre policiers et manifestants
contre l'inhumation en fosse commune
des compatriotes asphyxiés en Dominicanie

Abraham et Troncoso
Au moins deux personnes ont été tuées par balles et sept autres blessées lors de violents affrontements jeudi à la mi-journée entre les forces de l’ordre et des habitants de la ville frontalière haïtienne de Ouanaminthe (Nord-Est) qui protestaient contre la mort par asphyxie de 25 sans-papiers haïtiens mardi soir dans une fourgonnette, en République Dominicaine.Deux soldats de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) figurent parmi les blessés.
Les autorités dominicaines, qui s’apprêtaient à rapatrier les 25 cadavres, ont décidé face aux protestations de les enterrer dans une fosse commune dans la province dominicaine de Dajabòn. Ce qui représente un affront au rituel funéraire et à la tradition religieuse des Haïtiens.
Selon la coordonnatrice du Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (GARR), Colette Lespinasse, les manifestants réclamaient des autorités dominicaines des explications sur les causes de la mort de leurs compatriotes qui restaient obscures quand des casques bleus ont ouvert le feu.
Le vice-procureur dominicain Frank Soto a indiqué à l’agence espagnole EFE qu’une pluie de pierres qui s’est a battue sur le véhicule qui transportait les corps a contraint les responsables à faire demi-tour, alors qu’ils étaient sur le point de les remettre à la MINUSTAH.
Après la mort sur-le-champ de 24 voyageurs clandestins qui se rendaient dans le nord de la république voisine, un autre passager qui figurait parmi 7 blessés a rendu l’âme jeudi, portant provisoirement à 25 le nombre des décès. (Source : Alterpresse, 12 janvier 2006)
Colette Lespinasse, a déclaré avoir appris avec consternation la nouvelle de la mort de ces 24 haïtiens. Colette Lespinasse a confirmé la thèse d'asphyxie avancée par plusieurs organisations de défense des droits de l'homme. Selon elle, plus de 65 ressortissants haïtiens avaient pris place dans un container pour tenter de se rendre en République Dominicaine, en versant 3000 gourdes chacun pour le voyage.
Mme Lespinasse invite les haïtiens à se rendre légalement en République Dominicaine pour éviter d'être victimes. Elle appelle également les responsables haïtiens à oeuvrer à l'amélioration des conditions de vie de la population pour que les citoyens puissent rester en Haïti. (Source:AHP 12 janvier 2006)
18 décembre 2005
La
Cour Suprême dominicaine
conteste
les droits des enfants haïtiens
nés sur le sol dominicain
La Cour Suprême dominicaine a décidé a l´unanimité que les enfants "d´Haïtiens illégaux ou en transit" n´ont pas droit a la nationalité dominicaine. Les 16 juges de la Cour Suprême dominicaine ont affirmé avoir pris cette décision en se basant, notamment, sur des provisions constitutionnelles haitiennes basant la nationalité, seulement, sur le droit du sang.
Ce qui fait, ont-ils dit, de toute personne née d´un père ou d´une mère de nationalité haitienne, indépendamment de son lieu de naissance, un Haitien à part entière. Cette décision affecte des centaines de milliers de personnes nées en territoire dominicain.
L'une des premières réactions a été celle du député ultra-nationaliste
Pelegrin Castillo qui estime qu'il s'agit d'une "victoire de la nation
dominicaine".
Le cardinal Nicolas Jésus Lopez Rodriguez a également exprimé son accord avec
cette décision que différents secteurs de la société
dominicaine estiment pourtant injuste et contraire à la constitution.
La présence haïtienne en République Dominicane remonte à l´occupation américaine de l'île en 1915-1916 et est estimée à environ 500,000 et 300,000 dominicains d´origine haitienne, selon les estimations dont celles de la Faculté Latino américaine de Sciences Sociales FLASCO et les rapports annuels de la Banque Mondiale et du département d´Etat des Etats Unis.
Cette
décision est arrêtée dans un contexte très difficle des relations haitiano-dominicaines
et juste après des incidents durant la visite du Président Léonel Fernandez
en Haiti, qualifiés d´affront au peuple dominicain par la presse locale. (Source
: AHP 15 décembre 2005)
13
décembre 2005
Micha Gaillard
accorde la victoire
à René Préval, mais souhaite
une "coalition parlementaire"
pour bloquer le pays
Le parti Fusion des sociaux démocrates a déclaré reconnaitre la possibilité pour le candidat de la Plateforme de l'Espoir, René Garcia Préval, de remporter les présidentielles prévues pour début janvier 2006. Un responsable de la Fusion, le professeur Micha Gaillard qui réagissait à un sondage Gallup créditant M. Préval de 32% des intentions de vote, a fait savoir qu'il y a des possibilités d'un retour au passé.
M. Gaillard a dit reconnaitre que ce n'est pas seulement le secteur lavalas qui appuie M. Préval. "Il y a aussi d'autres citoyens qui ont décidé d'accorder leur vote au candidat de l'Espoir parce qu'ils ont été induits en erreur par des semblants de routes et de places publiques qui auraient été réálisés par l'ancien président", a dit Gaillard.
Il appelle les différents secteurs de l'ancienne opposition à Aristide à affronter cette situation avec sang-froid et à se mettre ensemble pour contrecarrer tout retour au passé. Micha Gaillard a fait part en ce sens de la possibilité, après les élections, de mettre en place une "coalition parlementaire" pour dégager une majorité devant choisir un premier ministre pour diriger avec le président, dans le cadre de l'entente signée récemment entre 9 partis de l'ancienne opposition.
Le sondage gallup réalisé début novembre crédite le candidat écarté de la course électorale, Dumarsais Siméus, de 23 %. Les candidats de l'ancienne opposition obtiennent des scores variant de 0,5% à 4%. Dans les milieux de la Plateforme de l'Espoir, on estime que le pourcentage de 32% attribué à Préval est loin de réfléter la réálité. Ces mêmes milieux estiment que René Préval a dépassé de loin la marge des 51%. (Source:AHP 11 décembre 2005)
30 novembre 2005
René Préval exhorte Haïtiens et Dominicains
à travailler ensemble pour préserver l'harmonie
et la paix entre les deux peuples
Le
candidat de la Plateforme de l'Espoir, René Garcia Preval, a exhorté, dimanche
27, Haïtiens et Dominicains à travailler ensemble pour préserver l'harmonie
et la paix entre
les
deux peuples qui se partagent l'île.
L'ancien président (1996-2001) a fait ces déclarations lors d'un entretien télévisé accordé à Rafael Nunez, Chef du service de presse de la présidence dominicaine et diffusé sur les chaînes RNN/27, Tele Centro, et 23.
M. Preval a reconnu que l'immigration clandestine en terre étrangère crée des difficultés de gestion dans les pays d'accueil tels que les Bahamas, la Guyanne, la France, les Etats Unis et la République Dominicaine particulièrement, dont l'une des mesures de contrôle peut être les rapatriements.
Cependant, il a souligné que les rapatriements doivent s'effectuer de façon ordonnée et dans le respect des principes internationaux. Il a rappelé que sous son administration, les deux pays avaient signé un accord sur les conditions de rapatriements.
"C'est un bon accord même si son application doit être améliorée", a le candidat à la présidence, ajoutant que "nous travaillerons avec le gouvernement dominicain pour améliorer cette situation". L'immigration haitienne est provoquée, a-t-il dit, par les difficultés internes d'Haiti et par les différences liées au niveau du développement des pays d'accueil des migrants haitiens.
La solution fondamentale à ce problème, c'est le développement d'Haiti, a dit Préval, plaidant pour un rapprochement entre les différentes couches sociales haitiennes qui vivent toutes dans des ghettos: Les masses défavorisees vivent dans les ghettos de la misère et les élites dans les ghettos de l'insécurité.
Preval qui n'avait jusqu'ici accordé aucune entrevue à un media local ou international, s'est montré par ailleurs optimiste dans le cadre du processus electoral, malgré des difficultés de parcours. (Source:AHP 28 novembre 2005)
23 novembre 2005
HOMMAGE AU PÈRE PEDRO RUQUOY DEFENSEUR DES DROITS DES MIGRANTS-ANTES HAÏTIENS EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
Note de Presse 14 novembre 2005
12
novembre 1975 - 12 novembre 2005 : Cela fait déjà trente ans depuis que le
prêtre belge, Pierre Ruquoy (Pedro RUQUOY), a fait sienne la cause
des laissés-pour
compte en République Dominicaine, particulièrement celle des immigrants-antes
haïtiens et de leurs descendants.
En
raison de son engagement inébranlable, malgré les menaces et difficultés rencontrées,
le père Ruquoy, de son prénom familier, Pedro, reste pour Haïti, un grand
symbole de solidarité, un artisan de Justice et de Respect mutuel.
Pedro :
Défenseur de la liberté d'expression, de la liberté de la presse et du droit
du peuple haïtien à l'information L'un des gestes magnanimes de solidarité
du prêtre à l'endroit du peuple haïtien fut pendant la période du Coup d'Etat
militaire de Cédras/Michel François.
Directeur à l'époque de Radio Enriquillo, à Tamayo (au Sud de la République Dominicaine), Pedro avait à ce moment déployé d'intenses efforts pour que la population haïtienne eût accès au maximum d'informations en Créole sur l'actualité de leur pays, alors que les militaires putschistes s'activaient à censurer la Presse.
Lorsque le gouvernement de Balaguer interdit le programme, Pedro s'est mis à chanter les nouvelles pour tenir le peuple haïtien informé de ce qui se passait. En 1994, le père Pedro Ruquoy a fondé le Sant Pon/Centro Puente, une organisation représentée à la fois en Haïti et en République Dominicaine.
Le centre s'est donné pour mission de réaliser une série d'activités devant contribuer à un changement des mentalités dans les deux pays, à une rupture des sentiments anti-haïtien et anti-dominicain, ainsi qu'à l'établissement de relations de bon voisinage axées sur la justice et l'amour.
Plus tard, on retrouvera la voix familière de Pedro sur l'antenne de Radio Haïti Inter, dans des reportages sur le quotidien des immigrants-ants haïtiens ou sur les grands évènements de la vie socio-politique dominicaine. Il a prêté ses talents de journaliste à plusieurs médias, au nombre desquels le Listin Diario, El Siglo, Diario Nuevo, El Amigo Del Hogar, Radio Enriquillo, ainsi que le Réseau radiophonique de l'Eglise Catholique dominicaine (UDECA).
A travers tous ses écrits, dans les divers espaces d'information où il a évolué, Pedro s'est toujours évertué à faire connaître au peuple dominicain, la réalité des bateys. On ne compte plus ses interventions à la télévision ou aux micros de journalistes étrangers sur la situation des immigrants-es haïtiens et sur l'urgente nécessité pour les deux peuples voisins de rompre les barrières qui les empêchent de vivre ensemble.
Pedro a participé activement à l'effort de mise en place des radios communautaires en Haïti, par la réalisation, à l'intention de leur personnel, de nombreux séminaires de formation tant sur place qu'en République Dominicaine. Il a mis à profit sa connaissance des trois langues de l'île : le Créole, le Français et l'Espagnol, de l'histoire des deux pays, ainsi que ses talents d'écriture, pour mener à bien la révision de plusieurs projets de publications sur le thème migratoire.
Pedro : un chrétien farouchement opposé au trafic de personnes à la frontière Année après année, le père Pedro Ruquoy acquit la conviction que le recrutement incessant des braceros haïtiens à la frontière méritait une investigation plus approfondie. Ainsi, en 2002, en collaboration avec le GARR, il entreprit une enquête sur l'organisation de ce trafic malhonnête.
Grâce aux témoignages recueillis auprès de plus de 800 braceros haïtiens, l'enquête put révéler l'étroite complicité, des deux côtés de la frontière, entre les passeurs (les boukons), les policiers haïtiens, les militaires et patrons d'usine dominicains pour faciliter la traversée de pauvres haïtiens vers des lieux d'embauche, pour un salaire de misère et dans des conditions attentatoires à la dignité humaine.
Sur la base des informations recueillies et publiées dans le livre titré « Sur les traces des Braceros », Pedro a produit plusieurs documentaires sur le sujet du Trafic et de la Traite de personnes et a organisé de nombreux rapatriements volontaires, en particulier de mineurs haïtiens, tombés dans les griffes des boukonns.
Depuis lors, sa résidence au coeur même du batey 5, s'était transformée en un véritable centre d'accueil où les victimes du trafic et de la traite pouvaient se rendre pour souffler un peu. Pedro fut celui qui, pour la première fois, a traîné devant les tribunaux dominicains, un trafiquant qui avait abusé de la bonne foi de 3 jeunes haïtiens originaires de Port-au-Prince, pour les abandonner, après la traversée, dans les montagnes du sud.
Pedro, défenseur des droits des Haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine Pedro n'a jamais cessé de travailler pour que la voix des descendants d'immigrants haïtiens puissent trouver un écho dans la société dominicaine. C'est ainsi qu'il a aidé divers bateys de la zone Sud de Barahona à s'organiser pour la défense de leurs intérêts.
Il a fortement contribué à la création de la Plataforma VIDA, une plateforme fonctionnant sous le leadership de Dominicains d'origine haitienne qui réalise diverses activités socio-culturelles et éducatives dans les bateys.
Durant ces 5 dernières années, Pedro a contribué à la réalisation d'affiches, la tenue de séminaires et conférences dans le cadre des activités annuelles du Mouvement des Femmes Dominico-Haïtiennes, (MUDHA) pour réclamer le droit à un nom et à une nationalité pour les descendants-antes d'Haïtiens nés sur le territoire dominicain.
L'une des actions éloquentes de Pedro qui restera encore longtemps gravée dans nos mémoires, et qui sera source de gros ennuis pour le prêtre, fut sa présence aux côtés de Sonia Pierre, coordonnatrice de MUDHA, devant la Cour Interaméricaine des Droits Humains, quand pour la première fois, la cause des immigrants-antes haïtiens, était débattue par-devant cette instance internationale.
Récemment encore, au mois de septembre 2005, quand un groupe armé de Barranca, s'était mis à agresser des Haïtiens et Haitiennes de la zone, Pedro fut le seul à avoir mis à l'abri au presbytère, une vingtaine des victimes, pour la plupart des enfants en bas âge et des femmes.
L'une d'entre elles a accouché quelques jours plus tard. Pedro, un bon berger qui n'abandonne jamais son troupeau En dépit de cet écrasant labeur social, Pedro a toujours assumé ses responsabilités en tant que curé d' une grande paroisse comportant plus de 15 bateys.
Il trouve toujours le temps de célébrer la messe dans tous les bateys, de visiter les malades et les braceros nouvellement arrivés qui ne connaissent personne. Nous n'avions jamais pu comprendre d'où il puisait ce courage pour parcourir chaque dimanche, plusieurs dizaines de kilomètres, afin de se rendre dans les mornes et célébrer la messe au sein de communautés haïtiennes reculées, que personne ne visite.
C'est toujours, un vrai plaisir pour lui d'offrir le service religieux en Créole aux travailleurs agricoles haïtiens employés dans la cueillette du café et des oranges dans les montagnes de Bahoruco. Pedro, un symbole de solidarité Dès que se pose un problème en Haïti, Pedro est parmi les premiers à qui l'on peut s'adresser pour trouver de l'aide.
Nous ne saurions chiffrer le nombre de personnes en danger qu'il a su aider, que ce soit au moment du coup d'Etat militaire de 1991, que ce soit avant la chute d'Aristide en 2003 ou après son départ, en 2004. Sa maison était toujours celle où les réfugiés-es en quête de sécurité ou de répit pouvaient se rendre sans problème, pour se reposer et reprendre espoir.
L'un des moments où Pedro a particulièrement manifesté son sens de solidarité vis-à-vis du peuple haïtien souffrant, fut après les inondations survenues en mai 2004 à Mapou, Fond-Verrettes et Jimani. Quand il a découvert l'ampleur de la catastrophe chez les communautés frontalières, le nombre de familles des bateys touchées par les décès de proches en Haïti, il a décidé d'agir tout de suite.
Alors qu'il n'y avait encore pas de route d'accès pour atteindre Mapou, et en dépit de son pied malade, Pedro s'était frayé un chemin à travers bois et a pris un petit canot de fortune pour naviguer jusqu'à Mapou et monter à dos d'âne pour atteindre Fond-Verretes, dès la première semaine de la catastrophe.
Pendant 3 mois d'affilée, il a traversé la frontière, chaque semaine, avec une délégation des bateys, pour aller apporter nourriture, vêtements et réconfort aux sinistrés- es d'un quartier de Mapou. Parallèlement, de concert avec MUDHA, il a fourni un accompagnement assidu à une trentaine de familles haïtiennes qui avaient perdu leurs proches et leurs habitations à Jimani et qui ont dû vivre pendant plus de 3 mois dans un refuge affecté aux haitiens-nes sinistré-es.
Quand il a remarqué que les autorités envisageaient de déporter vers Haïti ces gens, nées pour la plupart sur le territoire dominicain, Pedro a frappé à plusieurs portes et a pu trouver le financement nécessaire à la construction d'une vingtaine de maisonnettes pour abriter dans sa zone de travail les familles sinistrées.
Plusieurs enfants, descendants d'Haïtiens qui ont perdu leurs parents dans les inondations de Jimani, sont encore sous la responsabilité du prêtre, car ils n'ont plus personne. Pedro n'a pas seulement accompagné les Haïtiens mais aussi des Dominicains pauvres.
Pendant longtemps, il a travaillé avec les paysans sans terre qui réclamaient l'accès à un lopin de terre pour leur auto-suffisance alimentaire. En outre, il a activement soutenu ceux-là dont les petites bananeraies avaient été rasées sans ménagement par la Direction de l'usine sucrière de Barahona.
Lors de diverses marches de protestations et jusque devant les tribunaux, Pedro était toujours présent aux côtés de ces paysans pour faire respecter leur droit à la terre. En raison de cet engagement intense et permanent, le père Pedro Ruquoy a été l'objet de menaces constantes et de persécutions sous diverses formes.
Début 2005, ces persécutions ont pris une tournure plus violentes, sous l'instigation du secteur ultra-nationaliste dominicain. Au cours des six derniers mois, Pedro a été l'objet de menaces de mort, son église a été lapidée en pleine célébration eucharistique.
Une campagne de diffamation de grande envergue, soutenue par certains médias a été orchestrée contre lui. Il est accusé d'avoir participé à une campagne internationale de diffamation pour faire croire que la République Dominicaine serait en train de maltraiter des Haïtiens-nes. Ce secteur va jusqu'à réclamer son départ de la République Dominicaine.
A l' occasion de ce trentenaire d'engagement du père Pedro Ruquoy en faveur du peuple haïtien, ici et ailleurs, le GARR et SANT PON AYITI saluent son courage. Nous l'en remercions vivement et lui sommes reconnaissants de l'immensité du travail accompli au bénéfice des compatriotes haïtiens-haïtiennes, particulièrement des plus pauvres.
Nous profitons de l'occasion pour inviter toute personne intéressée à associer son nom à cet hommage au Père Pedro Ruquoy de passer au local du GARR ou de SANT PON AYITI pour apposer leur signature dans un registre à cet effet.
Le registre restera ouvert jusqu' au début du mois de décembre et sera transmis au père Pedro Ruquoy, le 18 décembre 2005, Jour International de Solidarité avec les Migrants.
Adresses pour la signature du registre : - GARR, 13 - 1ere ruelle Rivière - ou SANT PON AYITI, 33 rue Charles Summer, ancien local d' Info- Services, à côté de l' OAVCT.
Colette
Lespinasse; Brigitte Canois
GARR Sant Pon Ayiti
31 octobre 2005
La
Cour interaméricaine des droits condamne
la République dominicaine pour violation
des droits des enfants d'origine haïtitienne
(Lire
sur la décision de la Cour)

Quiskeya/Haïti
L’ancien
chef de la diplomatie dominicaine Hugo Tolentino Dipp a qualifié jeudi de
graves les accusations portées par certains prêtres haïtiens vivant
en République Dominicaine contre les autorités du pays qui auraient refusé
la nationalité dominicaine à des enfants d’origine haïtienne nés en
territoire voisin.
Réagissant à la récente condamnation prononcée contre son pays par la Cour
interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), pour n’avoir pas accordé
d’actes de naissance à deux fillettes d’ascendance haïtienne mais nées
dominicaines, Hugo Tolentino Dipp a recommandé le retrait pur et simple
de la République Dominicaine de cet organisme international dont la mission
consiste à assurer le respect des droits fondamentaux de la personne à l’échelle
continentale.
En outre, l’ex-chancelier a sévèrement critiqué l’attitude de certains prêtres
Haïtiens et étrangers établis en république voisine qui ont déclaré
dans des offices d’Etat civil des nouveaux-nés comme leurs propres enfants
afin de leur accorder la nationalité dominicaine.
Une vive polémique a éclaté, ces derniers jours, en République Dominicaine
autour de la décision que notamment les prêtres belge Pedro Ruquoy et haïtien
Vignier Bellerive auraient prise en vue de donner des actes de naissance
dominicains à près d’une centaine d’enfants nés de parents haïtiens.
De nombreux descendants d’Haïtiens restent apatrides et juridiquement
inexistants malgré l’émigration, souvent depuis plusieurs générations, de
leurs familles en république voisine. (Source:Kikeya,
28
octobre 2005)
A
propos du rejet de candidatures
venues de la diaspora
"Il faudra bien un jour que les Haïtiens arrêtent de se distinguer négativement. Tout le monde semble considérer normal cet incident. Certains croient même bien connaître le problème. Voici quelques éléments qui prouvent que l'affaire n'est pas si simple, ni si normale."(RS)
Le Bulletin France-Amérique
Quand la France informe ses expatriés
1)
En 1967, une décision de la Cour Suprême des Etats-Unis, suivie en 1978 par
un vote du Congrès, a fait en sorte que nul ne peut être déchu de sa nationalité
américaine pour avoir pris part aux élections de son autre patrie, s'il n'a
lui même, auparavant, déclaré vouloir y renoncer.
Vous pouvez donc effectuer votre devoir civique en participant aux différentes
élections françaises : présidentielles, référendums, Conseil supérieur des
Français de l'étranger, représentants à l'Assemblée des Communautés Européennes,
etc...
Tout enfant né à l'étranger dont un parent au moins est français, a automatiquement
la nationalité française. Vous pouvez donc déclarer la naissance de vos enfants
qui naîtraient aux Etats-Unis auprès du consulat général - Service de l'état
civil à New York : (212) 606-3651 ou (212) 606-3637.
Depuis 1973, l'acquisition d'une nationalité étrangère ne fait pas perdre
la nationalité française. Avant cette date, les Françaises vivant aux Etats-Unis
perdaient automatiquement leur nationalité d'origine en devenant citoyennes
américaines par le biais du mariage, contrairement aux hommes qui pouvaient
avoir la double nationalité pour des raisons de service militaire, étant mobilisables
jusqu'à l'âge de 50 ans.
Il a fallu attendre la loi du 9 janvier 1973 pour que cette injustice soit
réparée et que les femmes puissent bénéficier de la double nationalité. Les
femmes françaises ayant perdu leur nationalité d'origine avant la loi de 1973
ont la possibilité de demander aujourd'hui leur réintégration dans la nationalité
française auprès du consulat général.
Les enfants nés avant la naturalisation de leur mère ou naturalisés eux-mêmes
alors qu'ils étaient mineurs, ont conservé leur nationalité française. Les
autorités américaines reconnaissent la double nationalité aussi bien des personnnes
nées aux Etats-Unis qui sont françaises par filiation, que des personnes américaines
qui acquièrent volontairement la nationalié française, à condition que ces
dernières ne renoncent pas à leur citoyenneté américaine.
Le consulat général tient à la disposition des personnes intéressées un dossier
sur ce point, comprenant des documents du Département d'Etat américain.
franceame@aol.com
2) Le Mexique - De nombreux pays prennent des mesures pour permettre
à leurs nationaux expatriés et prenant la nationalité du pays d'accueil, de
ne pas perdre pour autant leur nationalité d'origine. C'est ainsi que, depuis
1998, les Mexicains peuvent devenir citoyens des États-Unis et rester Mexicains.
Dix-sept pays d'Amérique latine en 2002 contre quatre en 1990 permettent la
double nationalité avec les États-Unis.
3) REPUBLIQUE DOMINICAINE Le président Leonel Fernandez Reyna, entré
en fonction au mois d'août, a grandi à New York où sa mère était couturière
et où il a fait sa scolarité, 42 ans, juriste de formation, a pressé ses compatriotes
vivant aux EU de ne pas hésiter à demander la nationalité américaine afin
de conserver leurs prestations sociales. Depuis 1994, les Dominicains peuvent
conserver la double nationalité. "Si vous, jeune mère, vous, homme âgé,
vous, étudiant ressentez le besoin d'adopter la nationalité américaine afin
de faire face aux difficultés liées à la fin du Wellfare, que cela ne vous
tourmente pas ! Faites-le l'âme en paix, car vous continuerez à être Dominicains
et, en tant que tels, vous serez les bienvenus quand vous foulerez le sol
de notre République". (Lettre de la Citoyenneté, N°25 - JANVIER
- FEVRIER - 1997 )
14
septembre 2005
Boursiers Haïtiens : des étudiants à Cuba poussent un cri d'alarme
Les étudiants Haïtiens de l'université
agraire de la Havane, au nombre de 148 en 2003, affirment ne rien recevoir
de l'Etat Haïtien depuis la chute du régime Lavalas, le 29 février 2004.
Les étudiants à Cuba soulignent que le contrat qu'ils ont signé avec l'Etat
Haïtien avant d'entreprendre des études à Cuba précise clairement qu'ils doivent
recevoir une allocation mensuelle de US$ 50 et retourner en Haïti à la fin
de leurs études pour participer au développement de leur pays.
Les étudiants Haïtiens à la Havane invitent les partis politiques, la société
civile et tous les secteurs organisés du pays à prendre leur cas en considération
et à stimuler le gouvernement actuel afin qu'il renoue avec son engagement
auprès de leurs jeunes compatriotes en voyage d'études à Cuba.
Des centaines d'Haïtiens - 719 en 2003 -, répartis dans 11 provinces
et 18 centres universitaires et écoles supérieures, étudient à Cuba dans le
cadre de la coopération haïtiano-cubaine. Ils sont en majorité des boursiers
de l'Etat Haïtien. Sept institutions Haïtiennes sont impliquées dans ce programme
de coopération
- des ministères, le bureau pour la coopération haïtiano-cubaine et l'Ecole
normale supérieure - et assurent la sélection de boursiers, leur voyage à
Cuba et, en collaboration avec l'ambassade cubaine, fournissent un cadre et
un appui logistique aux étudiants à leur charge.