DIASPORA
2010
Les Haïtiens de France dénoncent "les obstacles" au regroupement familial (AFP)
PARIS
— Les associations des Haïtiens de France ont dénoncé jeudi les
"obstacles" mis par l'administration française au regroupement
familial, avec notamment leurs enfants restés dans l'île ravagée par le
séisme de début janvier.
"Les promesses de M. Besson (ministre de
l'Immigration, ndlr) ont fait naître beaucoup d'espoir en France et en
Haïti mais le parcours d'obstacles n'a pas cessé", a affirmé Romel
Louis-Jacques, de la Plateforme d'associations franco-haïtiennes
(PAFHA, 50 membres), lors d'une conférence de presse à l'Assemblée
nationale.
Eric Besson avait annoncé en janvier, juste après la
catastrophe, un "allègement" des conditions de regroupement familial,
des "facilités" de délivrance de visas pour visites familiales ou, à
titre humanitaire, une "accélération" du traitements des dossiers,
entre autres.
Le ministère, dans un communiqué diffusé quelques
heures avant la tenue de cette conférence de presse, fait état de la
réception de 1.646 dossiers de regroupement familial entre le 12
janvier et le 28 février, période qu'il qualifie de "phase d'urgence".
Selon lui au 1er juin, 423 visas ont été attribués au seul titre du
regroupement familial.
Mme Justina, Haïtienne titulaire d'une carte
de résident, qui travaille et dispose d'un appartement de 70 m2,
attendait depuis 2005 la venue de ses deux filles, après avoir reçu
l'accord préfectoral. Mais toutes ses demandes de visas ont été
rejetées depuis cette date. En janvier, sa cadette, Ronilde, est morte
dans le séisme.
Quant à son aînée, Angie, elle ne peut toujours pas
venir en France parce qu'elle est devenue majeure, malgré les démarches
de sa mère entreprises depuis la catastrophe. "J'ai juste demandé que
mon enfant soit à côté de moi, maintenant", a lâché Mme Justina.
"Normalement,
elle devrait pouvoir venir parce qu'elle était mineure quand sa mère
avait déposé la demande", a souligné Me Judith Duperoy-Paour, avocate
et membre de la PAFHA.
Jean-Luc Soublin est Français et le tuteur
légal du fils de sa compagne haïtienne, décédée en 2007. Le jeune de 15
ans est à Port-au-Prince. "Il est tout seul, je n'arrive plus à joindre
les voisins qui s'en occupaient. Il gratte les décombres pour se
nourrir", a-t-il raconté.
Depuis le séisme, M. Soublin essaie de
faire venir son beau-fils. "Le visa est refusé, on ne sait pas
pourquoi. Et contrairement à ce qui est annoncé, on nous demande
toujours de produire les originaux, mais ils sont sous les décombres!",
a-t-il fait valoir.
Par ailleurs, M. Romel (PAFHA) a indiqué que
"les rendez-vous à l'ambassade de France à Port-au-Prince s'obtenaient
via une banque haïtienne --la Sogebank-- qui prend des frais et ne
délivre pas de reçu pour cet argent".
Selon des témoignages, chaque
prise de rendez-vous serait monnayée "4 euros", "des frais qui
s'ajoutent au prix du visa", a insisté M. Romel, qui déplore une
"politique du double langage".
3 septembre 2009
Des organisations haïtiennes mobilisées pour le respect des droits
des migrants en provenance d’Haiti
(jeudi 27 août 2009)
Sources: Le GARR : http://www.garr-haiti.org/spip.php?article518
Ces
accords sont particulièrement inéquitables, car ils prétendent
distribuer de faibles montants d’aide au « co-développement » et
seulement quelques visas aux jeunes diplômés en échange du durcissement
des politiques migratoires, déplorent les organisations.
L’ambassade
de France, ajoutent-t-elles, insiste beaucoup sur l’aide au
développement que ce pays apporte à Haïti, mais oublie de souligner que
la contrepartie de cette aide est la lutte contre l’immigration
irrégulière et la signature imminente de cet accord dit de réadmission.
Les
statistiques de 2007 ont montré que la France a reconduit à la
frontière plus de 50 000 migrants dont la moitié à partir des
départements et territoires d’outre-mer. On estime à 21 000 au moins,
le nombre d’Haïtiens en situation irrégulière dans les Départements
français d’Amérique, notamment en Guyane, Guadeloupe, Martinique et à
Saint Martin.
En 2007, 67% des personnes expulsées de la
Guadeloupe, étaient de nationalité haïtienne, selon le collectif
d’organisations franco-haïtiennes qui s’alarment encore aujourd’hui
avec l’éventualité de la signature de ce prochain accord « des
conséquences au niveau des droits humains en relation avec ces
expulsions de migrants à partir des départements et territoires
français d’outre mer ».
Elles demandent au gouvernement haïtien «
de rendre publiques les négociations relatives à cet accord qui, sous
prétexte de co-développement, va précariser la vie de nombreuses
familles haïtiennes et françaises d’origine haïtienne. »
Intégralité
de cette déclaration : Les accords de réadmission Franco-Haïtiens : Les
droits umains des migrants haïtiens en France sont en péril
Des
représentants du « Collectif Haïti de France » sont venus en Haïti pour
sensibiliser les organisations de la société civile haïtienne sur les
négociations qu’ont engagées la France et l’Etat d’Haïti ; elles visent
la conclusion d’un accord de rapatriement vers Haïti des migrants
haïtiens en situation irrégulière en France. Cet accord est inscrit
dans le document cadre de partenariat France-Haïti 2008-2012 (chapitre « Immigration et co-développement [1] »).
Avec
le soutien des associations franco-haïtiennes comme le Collectif Haïti
de France, la Plate-forme des Associations Franco-haïtienne (PAFHA),
ainsi que du collectif Migrants outre-mer (MOM, un collectif de 13
associations qui s’implique dans la défense des droits des migrants en
Outre-mer, http://www.migrantsoutremer.org/),
les organisations haïtiennes de la société civile s’engagent à
sensibiliser les pouvoirs publics haïtiens aux enjeux d’un tel accord
que le gouvernement français veut conclure en 2009 avec la République
d’Haïti.
L’ambassade de France parle beaucoup de l’aide au
développement que son pays apporte à Haïti, mais sans dire que la
contrepartie de cette aide est la lutte contre l’immigration
irrégulière et la signature d’un accord de gestion concertée des flux
migratoires (dit « réadmission »).
Les accords de gestion
concertée des flux migratoires et au co-développement s’inscrivent dans
la droite ligne de la politique française d’immigration choisie et
correspondent aux priorités du pacte européen sur l’immigration et
l’asile. La France a déjà signé ce type d’accord avec plusieurs pays
africains et négocie actuellement avec Haïti, le Cameroun, les
Philippines et le Mali [2].
Les accords de gestion « concertée » des flux migratoires comprennent 3 volets :
-
le premier sur les possibilités de « migration légale » (délivrance de
visas : ainsi, les Saint-Luciens et les Dominiquais sont exemptés de
visa pour un séjour touristique de 15 jours maximum par an dans les
départements français d’Amérique), l’octroi de titres de séjour
temporaires principalement pour des motifs professionnels, dont la
carte « compétences et talents », avec un quota de cartes par an ;
-
le 2ème sur la lutte contre l’immigration irrégulière, avec des clauses
par lesquelles les Etats s’engagent à réadmettre leurs propres
ressortissants en situation irrégulière voire, pour certains (Congo,
Bénin), prévoit d’interdire un permis de séjour sur le territoire d’un
pays européen des ressortissants de pays tiers ayant simplement
transité par leur territoire ;
- Le 3ème volet concerne le
co-développement, dont les montants investis dans des microprojets sont
largement inférieurs aux transferts envoyés par les migrants à leurs
familles.
Nous soulignons que ces accords sont particulièrement
inéquitables, car ils prétendent distribuer de faibles montants d’aide
au « co-développement » et seulement quelques visas aux jeunes diplômés
en échange du durcissement des politiques migratoires.
Les
statistiques de 2007 ont montré que la France a reconduit à la
frontière plus de 50 000 migrants. La moitié de ces expulsions a eu
lieu à partir des départements et territoires d’outre-mer. Or, les
Haïtiens résidant en France sont principalement établis en Guyane, en
Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Martin. Sur un million d’habitants
des départements français d’Amérique (DFA), 38% des étrangers en
situation régulière sont Haïtiens et les sans-papiers sont évalués à 57
000 personnes. A défaut de chiffres exacts, on peut évaluer à 21 000 au
moins les Haïtiens en situation irrégulière dans les Départements
Français d’Amérique. Toujours en 2007, 67% des individus expulsés de la
Guadeloupe étaient de nationalité haïtienne [3].
Les
organisations signataires de la présente déclaration se sont
particulièrement inquiétées des conséquences au niveau des droits
humains en relation de ses expulsions des migrants à partir les
départements et territoires d’outre mer de la France. L’examen de la
France par le Comité de droits de l’homme a confirmé que l’absence de
recours suspensif d’exécution contre des mesures de reconduite à la
frontière à partir de la Guyane française ou de la Guadeloupe violait
les articles 7 et 13 du pacte international relatif aux droits civils
et politiques [4]. Ainsi les clauses de réadmission constituent un
élément clef de ces accords qui forcent les États signataires à
accepter le retour sur leur territoire de leurs ressortissants dès lors
que la nationalité des personnes concernées est établie [5]. Elles
renforceraient les moyens d’enfreindre l’article 7 du pacte
international relatif aux droits civils et politiques ratifié par la
France et Haïti.
Ensuite, une augmentation des expulsions
signifierait aussi une multiplication des locaux de rétention
administrative où les conditions de séjour sont assez inquiétantes. Le
droit de toute personne à jouir du meilleur état de santé physique et
mentale possible est ainsi gravement mis en péril ainsi que la
protection contre la détention prolongée des migrants, qui sont souvent
des mineurs.
La signature d’un tel accord de réadmission
porterait encore une fois atteinte à la souveraineté de la République
d’Haïti car les consulats haïtiens ne seraient plus sollicités pour un
laissez-passer avant l’expulsion d’un individu quelconque (Haïtien ou
pas) sur le territoire d’Haïti.
Nous demandons au gouvernement
d’Haïti de rendre publiques les négociations relatives à cet accord
qui, sous prétexte de co-développement, va précariser la vie de
nombreuses familles haïtiennes et françaises d’origines haïtiennes. Les
organisations signataires de cette déclaration vont se mobiliser pour
empêcher la signature d’un tel accord. Car le droit au développement
est un droit, et en tant que tel, il ne peut être soumis à des
conditions occasionnant des violations des Droits fondamentaux de la
Personne.
Suivent les signatures suivantes :
1. Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiées (GARR)
Colette LESPINASSE, Coordonnatrice du Bureau Exécutif
2. Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH)
Antonal MORTIME, Secrétaire Exécutif
3. Haïti Solidarité Internationale (HSI)
Jean LHERISSON, Coordonnateur Général
4. Solidarité Fanm Ayisyèn (SOFA)
Carole Pierre-Paul JACOB, Secrétaire Exécutive
5. Commission Nationale Episcopale Justice et Paix
Jocelyne COLAS, Secrétaire Exécutive
6. Antèn Ouvriyè
Sanon RENEL, Membre du Comité de Coordination
7. Association Nationale des Agro-professionnels Haïtiens (ANDAH)
Stephen William PHELPS, Responsable à l’organisation
8. Plate-forme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA)
Camille CHALMERS, Directeur Exécutif
--------------------------
[1]
Disponible sur :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/haiti_513/francehaiti_1218/cooperation-culturelle-scientifique-technique_4657/document-cadre-partenariat-francehaiti-dcp-2008-2012_59439.html
[2]
Voir le communiqué interassociatif : Une gestion « concertée » de flux
migratoires au détriment des droits des migrants, 18 mai 2009,
http://www.migreurop.org/article1446.html
[3] Tous ces chiffres,
exceptée l’estimation des Haïtiens sans-papiers, sont issus du rapport
au Parlement du Secrétariat général du comité interministériel de
contrôle de l’immigration, décembre 2008,
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/094000036/0000.pdf
[4]
Sur l’absence de recours effectif contre les mesures de reconduite à la
frontière en Outre-mer et des commentaires :
http://www.migrantsoutremer.org/ecrire/
?exec=articles&id_article=164 Sur la violation du pacte :
http://www.migrantsoutremer.org/ecrire/
?exec=articles&id_article=185 Observations finales de comité de
droits de l’homme, 31 juillet 2008,
http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/G08/433/57/PDF/G0843357.pdf
?OpenElement ou http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrc/hrcs93.htm
(qui marche mieux)
[5] Voir référence 2.
--
Emeline Sauvignet, coordinatrice
Collectif Haïti de France
21 ter rue Voltaire - 75011 Paris
Tel : +00 33 (0)1 43 48 31 78
contact@collectif-haiti.fr - www.collectif-haiti.fr
(décédé à Paris, le 13 juillet 2009)
La
communauté haïtienne perd un grand ami, d’un dévouement hors pair,
d’une exceptionnelle capacité d’i
nitiatives et savoir-faire, couvrant
les domaines les plus divers : aide administrative aux migrants et aux
malades du sida, éducation et aide à la formation de techniciens
haïtiens, culture et mémoire historiques haïtiennes, actions solidaires
entre générations différentes.
Elle perd aussi un expert, une «
autorité haïtienne », dans les relations avec les institutions
françaises, en faveur des Haïtiens.
Notre association adresse
aux parents et alliés de René BENJAMIN l’expression de ses condoléances
les plus sincères et de ses sentiments cordiaux en cette circonstance
douloureuse.
Que l’association « Haïti Développement » trouve ici
l’expression de notre vive sympathie ainsi que celle de notre
solidarité dans cette épreuve.
René BENJAMIN laisse aux Haïtiens
de France un lourd héritage, pour mieux dire, un défi à relever tous
ensemble : celui de continuer et de développer l’œuvre entreprise, dans
les temps difficiles qui sont ceux d’aujourd’hui !
C’est sans
doute le plus bel hommage que nous puissions rendre à son travail
opiniâtre, pour que sa mémoire demeure toujours vivante parmi nous.
28 février 2009
DIASPORA
fe2005-ja2008
2 janvier 2008
Un
dirigeant politique dominicain
justifie le massacre des Haïtiens de 1937
Le
secrétaire Général du Parti Réformiste Social Chrétien (PRSC)
dominicain, Victor Gomez Cassanavos, a affirmé jeudi 27 décembre
2007 que le massacre des Haïtiens perpétré en Republique Domiincaine sous
le régime dictatorial de Rafael Leonidas Trujillo en 1937 a empêché
la disparition de son pays avec la présence massive des Haïtiens
dans son pays.
M. Cassanavos qui est l´un des animateurs du programme de radio le plus
populaire dans son pays « Le gouvernement du matin » a réagi
ainsi en abordant le dossier de la formation d´un mouvement politique
dominico-haitien lancé le 26 décembre par M.Jean Batista Latorti.
"La dominicanité est en danger avec la présence massive des
Haitiens " "Ils doivent être rapatriés dans leur pays
d´origine" a lancé le haut cadre du parti de feu Joaquim Balaguer,
ajoutant que « sans le massacre de 1937, le pays aurait déja
disparu".
Le lancement du mouvement politique dominico-haitien dans le contexte électoral actuel, domine l´actualité dominicaine. Le Président de la Junte Centrale Electorale (JCE) Julio Cesar Castanos Guzman, l´un des avocats de l´Etat dominicain, a souligné qu´il n´existe aucune mesure légale contre la participation des dominicains d´origine haitienne dans la vie politique dominicaine. Pour sa part, La Force Nationale Progressiste (FNP), extrême droite et alliée traditionnelle du parti officiel de la Libération Dominicaine (PLD), a menacé de rompre l´accord électoral pour la réélection du Président Leonel Fernandez le 16 Mai 2008, si le pouvoir ne se prononce pas contre ce mouvement politique.
Un ancien consul général haïtien en république dominicaine Edwin Paraison qui a participé par téléphone au programme, a fait savoir que les dominicains d´origine haitienne sont une réalite qui constitue pour la société dominicaine une épreuve à l´esprit de tolérance, l´état de droit et à la démocratie. Tout en soulignant que selon les initiateurs de ce projet, "il s´agit d´un mouvement politique et non d´un parti politique", M. Paraison a insisté sur le fait que les descendants d'Haitiens représentent 5% de l´électorat dominicain. Ils se retrouvent en outre même dans les forces armées et la police dominicaines. a t- il affirmé, ajoutant, cependant qu'aucun dirigeant politique dominico-haitien n'avait jusqu´à présent assumé publiquement son origine et recherché ouvertement l´appui de ses compatriotes. Dans un sondage réálisé à l'issue du programme, 56% ont reconnu que le peuple dominicain est raciste, alors que 33% ont affirmé le contraire. (AHP 30 décembre 2007)
8 septembre 2007
QUAND
LA RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
COMMÉMORE JACQUES ROUMAIN
Le centenaire de Jacques Roumain à Santo Domingo
René Préval a rencontré le président Leonel Fernàndez le 12 juillet 2007. René Préval est arrivé à la tête d'une forte délégation. Il avait à ses côtés le ministre de la culture Daniel Elie, l'ambassadeur d'Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, la directrice de la bibliothèque nationale, Françoise Beaulieu Thybulle et le professeur franco-américain Léon François Hoffman, spécialiste de la culture et de la littérature haïtiennes. La délégation comprenait aussi l'ex-Sénateur Wesner Emmanuel, l'avocat et leader politique Osner Févry, le doyen de l'unité de l'Université Notre-Dame d'Haïti au Cap-Haïtien, Cary Hector, l'intellectuel Max Manigat, l'éditeur et écrivain Dieudonné Fardin, également représentant en Haïti de la Fondation Globale pour la démocratie et le développement (FUNGLODE) du Président Leonel Fernàndez, le responsable de l'Académie diplomatique et consulaire d'Haïti, Myrtho Bonhomme et le numéro deux de l'Alyans Demokratik, Claude Roumain.
Le dirigeant
dominicain réunissait autour de lui le chancelier Carlos Morales Troncoso,
le ministre de la culture, José Rafael Lantigua, l'ambassadeur dominicain
en Haïti, José Serulle Ramia, le Président du Sénat Reynaldo Pared Pérez
et celui de la Chambre des Députés, Julio César Valentìn. -
Leonel Fernàndez a souligné que l'agenda de cette visite était dominé
essentiellement par la célébration du centenaire de l'illustre homme de
lettres haïtien Jacques Roumain (1907-1944). "La culture va nous unir",
a laissé entendre le chef de l'Etat voisin. Le quotidien dominicain El
Nuevo Diario précise que Leonel Fernàndez a établi un parallèle entre
"Les gouverneurs de la rosée" et un roman de l'ancien Président dominicain
Juan Bosch titré "La mañosa", en insistant sur la communauté thématique
et idéologique.
Le ministre haïtien de la culture, Daniel Elie, a affirmé en présence
des deux chefs d'Etat que cette commémoration représentait une "réparation
historique de l'Etat dominicain envers le poète haïtien". Il a notamment
rappelé que Roumain fut emprisonné à Paris en 1937 à la suite d'une plainte
de l'ancien dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo (1930-1961)
contre l'écrivain qui dénonçait l'horreur du massacre des haïtiens -entre
20.000 et 50.000- ordonné par le maître de Santo Domingo. Selon un extrait
de la biographie de J. Roumain réalisé par L F Hoffmann et mis en ligne
sur le site Ile en Ile (www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/) :
" En novembre 1937, à la demande du Quai d'Orsay, sur plainte de la légation
de la République dominicaine, Jacques Roumain et Pierre Saint-Dizier,
gérant de la revue Regards, sont arrêtés et inculpés d'outrages à un chef
d'État étranger. Était mis en cause l'article de Roumain 'La Tragédie
haïtienne', paru dans le numéro du 18 novembre 1937 de la revue , qui
accuse de génocide le dictateur dominicain et de complicité le président
haïtien Sténio Vincent. L'audience a lieu le 5 décembre 1937 devant la
12e Chambre correctionnelle. Les écrivains Romain Rolland, Jean Cassou
et Charles Vildrac et de nombreuses autres personnalités protestèrent
contre les poursuites. Le 13 décembre, après plusieurs ajournements, Jacques
Roumain et Pierre Saint-Dizier sont jugés et condamnés à quinze jours
de prison avec sursis et 300 francs d'amende. Raphaël Léonidas Trujillo,
quant à lui, obtient un franc symbolique de dommages intérêt. "
Voilà un rappel qui méritait d'être fait.
Salut et fraternité à Daniel Elie !
3 mars 2007
L’ambassadeur
dominicain José Serulle Ramilla
parle d'Haïti à l'occasion de l'anniversaire
de l'indépendance dominicaine
L’ambassadeur dominicain dit souhaiter un rapprochement entre son pays et Haïti L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, José Serulle Ramilla, indique qu’environ 12 a 15 000 dominicains résident en Haïti. L'ambassadeur avait organisé une cérémonie pour marquer le 163 eme anniversaire de l’indépendance de la République Dominicaine. Il affirme a vocation de la République Dominicaine à devenir une puissance touristique, écotouristique et économique.
Il précise que l’indépendance haïtienne avait insufflé l’esprit de liberté en République Dominicaine. L’ambassadeur Ramilla explique que les révolutionnaires dominicains s’étaient insurgés contre le pouvoir du président Jean Pierre Boyer et non contre le peuple haïtien. Interrogé sur les velléités de revanche perceptibles, José Serulle Ramilla qualifie de non fondées les rumeurs sur une invasion dominicaine en Haïti. " Ceux qui ne veulent pas la paix entre les deux peuples qu’ils partent de l’île", a souligné le diplomate dominicain, précisant qu’un petit groupe de conservateurs veulent créer des conflits entre les deux états.
L’ambassadeur Ramilla estime à 1 million de personnes, la communauté haïtienne en république dominicaine, expliquant que seulement 7 % d’entre elle vivent dans des bateys. " Maintenant on retrouve les travailleurs haïtiens dans des secteurs divers tels la construction, l’agriculture et l’hôtellerie", soutient le diplomate. Il estime qu’il y a environ 12 000 étudiants haïtiens en République Dominicaine, tout en souhaitant qu’ils reviennent se mettre au service de leur pays après avoir bouclé leurs cycles d’études.
Tout en estimant que l’immigration haïtienne est globalement positive, le diplomate dominicain rappelle que les travailleurs haïtiens réalisent des transferts d’argent vers Haïti de l’ordre de 4 à 600 millions de dollars par an. Répondant aux critiques sur les rapatriements massifs par le gouvernement dominicain, le diplomate rappelle que l’état est obligé de rapatrier les immigrants illégaux, et invite le gouvernement haïtien à adopter des dispositions pour protéger la frontière. " Les refoulements constituent une réaction des autorités face à l’entrée massive des illégaux haïtiens", ajoute t-il.
28 novembbre 2006
Rapatriements
massifs d'haitiens
suite à l'assassinat d'une fillette
Les autorités dominicaines ont rapatrié ces derniers jours des
dizaines d'Haitiens de la localité dominicaine de Constanza suite à l'asassinat
d'une petite fille de 11 ans. La petite Mariel Ramírez a été sauvagement
assassiné le 21 novembre après avoir été violée, selon des allégations,
par un travailleur agricole haïtien. Aussitôt après ce meurtre, une vague
de persécutions a été lancée en divers points de la région contre les
travailleurs haïtiens.
Le lynchage collectif est une violation du droit international!
La victime qui vivait avec ses parents à Castillo del Convento à quelques kilomètres de la municipalité de Constanza était sortie le jour précédant le drame pour chercher du bois de feu, mais n'est jamais revenue, s'est lamenté son père qui l'a retrouvée pendue à un arbre. La rumeur qui veut que le coupable soit un haïtien a servi d'alerte à la population en vue de la formation de bandes armées de machettes, de bâtons et de pierres pour s'attaquer à tout ce qui correspond au profil haitien.
De nombreux travailleurs retrouvés dans les rues ont été attaqués à coups de machettes pendant que d'autres tentaient de fuir dans les champs. Plusieurs trravailleurs grièvement blessés à l'arme blanche ont été conduits à l'hôpital régional, Luis Moillo King de la Vega, selon des informations en provenance de la région. A travers les émissions de radio Constanza et de Télé Montana, des journalistes ont appelé au calme, pendant qu'ils réclamaient l'intervention des autorités pour que ce soit la justice qui détermine les responsabilités dans l'assassinat de Mariel Ramírez.
L'agence
en ligne Espacinsular rapporte que la Direction locale de la Migration
aidée par la police a lancé une vaste opération de rapatriements, Quelque
120 travailleurs haïtiens ont ainsi été arrêtés et rapatriés, sans qu'ils
aient eu le temps de prendre leurs effets personnels ou de prévenir leurs
parents. (AHP 29 novembre 200
2 avril 2006
Environ
10 000 Haïtiens déportés
de la République Dominicaine
depuis le début de l’année
Les
autorités dominicaines ont déporté 9.681 sans-papiers haïtiens au cours
des trois premiers mois de l’année 2006
après
les avoir arrêtés dans le nord et le nord-est de la République Dominicaine,
ont indiqué samedi à Santo Domingo des sources officielles à l’agence
EFE.
Des responsables des services d’immigration ayant requis l’anonymat affirment que 4.781 compatriotes ont été appréhendés à Santiago (nord) et expulsés du territoire dominicain alors que dans la même région, 1.200 autres ont été arrêtés dans les provinces de La Vega, d’Espaillat et de Puerto Plata avant d’être rapatriés de force.
Les autres candidats à l’émigration ont été arrêtés par des soldats dominicains soit en tentant de traverser la frontière terrestre qui sépare les deux pays ou dans des autobus et des camions pendant que des passeurs les transportaient vers Santiago ou d’autres localités du Cibao Central (nord). Fin mars, 720 sans-papiers avaient été refoulés à la frontière.
La commission des droits humains et l’organisation Solidarité Frontalière ont sévèrement critiqué les rafles réalisées par les autorités dominicaines dans le nord du pays, particulièrement à Santiago . Selon le défenseur des droits humains Elìas Domìnguez, les déportations violent la libre circulation des personnes et sont discriminatoires parce qu’elles ne visent qu’une catégorie d’immigrants. Il stigmatise la politique de harcèlement pratiquée contre les haïtiens alors que des ressortissants d’autres pays ne sont pas inquiétés.
A Port-au-Prince, le Groupe d’Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR)
a également dénoncé samedi le caractère "discriminatoire et arbitraire"
des rapatriements. Le GARR réaffirme sa détermination à continuer son
plaidoyer en faveur de "rapports équilibrés et d’une cohabitation harmonieuse
entre les deux peuples", soutient un animateur social de l’organisation,
Antonal Mortimé. (Source : Radio Kiskeya, 1er avril
2006)
21
mars 2006
Amnesty
International dénonce
un climat de xénophobie antihaïtienne
en République Dominicaine
La secrétaire générale d’Amnesty International, Irene
Zubaida Khan, dans une lettre ouverte adressée
à Fernandez le 8 mars, attire l’attention du président dominicain sur «
des attaques et des massacres » perpétrés sur des ressortissants haïtiens
dans différents secteurs du pays.
L’organisme international convie les autorités dominicaines à agir conformément aux dispositions de la convention internationale des droits humains qui condamne « toutes les formes de discrimination, et garantit l’égalité des droits devant la loi, indépendamment de la couleur, l’origine nationale ou ethnique ». Amnesty International souligne dans sa lettre des « expulsions arbitraires » de ressortissants haïtiens ainsi que de leurs descendants, en dehors des normes nationales et internationales.
Selon Amnesty, plus de « 8.000 ressortissants haïtiens et des dominicains d’ascendance haïtienne ont été déportés vers Haïti depuis mai 2005 ». Seulement entre le 13 et le 15 mai 2005, suite aux incidents de Hatillo Palma (Nord-ouest) où un commerçant dominicain a été tué, 2000 personnes, en majorité des Haïtiens et des Haitiano-dominicains ont été expulsés vers Haiti, rappelle Amnesty International.
L’organisme de défense des droits humains met l’accent également sur « l’application discriminatoire » des lois dominicaines en ce qui concerne l’octroi de documents légaux aux enfants nés de parents haitiens en République dominicaine.
Irene Khan rappelle que le 8 septembre 2005, la Cour Inter-Américaine des Droits Humains (CIDH), de l’Organisation des États Américains (OEA), s’est prononcée en faveur de Dilcia Jean et Violeta Bosico, deux filles auxquelles les autorités dominicaines avaient refusé la nationalité dominicaine. La cour avait affirmé que « toute personne a droit à une nationalité ». Amnesty international souhaite le respect par le gouvernement dominicain des engagements pris en ratifiant la convention américaine sur les droits de l’homme, qui interdit l’expulsion collective de ressortissants étrangers. L’organisme exprime le vœu de voir les autorités dominicaines adopter une nouvelle approche dans le traitement de la question de la migration haïtienne. (Source : AlterPresse, 20 mars 2006)
8 mars 2006
"Nous
respectons les lois dominicaines
jusqu’à ce que ces lois changent"
(Président
René Préval)
Le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso a réaffirmé, lundi 6 mars 2006, l’inégibilité des enfants d’illégaux haïtiens nés en République Dominicaine à la nationalité dominicaine, rapporte mardi la presse dominicaine.Troncoso a estimé qu’indépendamment des réformes constitutionnelles entreprises en Haïti, les enfants nés de sans-papiers haïtiens sur le sol dominicain ne pourront prétendre à la nationalité dominicaine à cause d’un arrêt de la Cour Suprême de Santo Domingo ayant créé jurisprudence en la matière.
"Cette affaire reste claire avec la décision de ce pouvoir d’Etat", a souligné le chef de la diplomatie dominicaine en faisant ouvertement référence à la décision de la Cour Suprême, rendue en décembre dernier, qui empêche la progéniture des immigrés illégaux haïtiens d’accéder à la nationalité dominicaine.
"Les Haïtiens ne pourront pas obtenir la nationalité dominicaine", a poursuivi Carlos Morales Troncoso qui précise que ses déclarations expriment également "la position du Président Leonel Fernàndez et le sentiment de tous les dominicains". "Le problème est qu’il y a un arrêt de notre Cour suprême. Ils (les haïtiens) peuvent le faire avec une autre nationalité, mais pas avec la nationalité dominicaine. La Cour suprême est l’un des pouvoirs d’Etat et il y a un arrêt que nous connaissons tous", a enfin indiqué le chancelier dominicain.
Le Président élu d’Haïti, René Préval, a annoncé, la semaine dernière à Santo Domingo, un projet d’amendement de la constitution en vue de l’introduction de la double nationalité. Durant sa visite de 48 heures à Santo Domingo, René Préval avait annonçé la mise en marche de la réforme constitutionnelle dès le début des travaux de la 48e législature.
"
Au cours de mon prochain mandat, nous allons proposer certains amendements
de la constitution qui pourraient accorder des avantages aux Haïtiens ayant
acquis une nationalité étrangère et, par la suite, on verra si on peut accepter
la double nationalité en Haïti", avait déclaré Préval.
"Nous respectons les lois dominicaines, jusqu’à ce que ces lois changent",
avait conclu le leader haïtien.
La question polémique de l’attribution de la nationalité dominicaine aux fils et filles d’Haïtiens nés et élevés en territoire voisin est relancée depuis le passage de Préval à Santo Domingo. Déjà, des représentants des secteurs "ultra-nationalistes", dont le député Castillo Pellegrino accusent le prochain Président haïtien de vouloir imposer politiquement la présence de ses compatriotes en République Dominicaine en recourant à l’arme de la double nationalité.
Ils semblent prêts à se lancer dans une nouvelle croisade pour défendre cette position. Même une condamnation de la Cour interaméricaine des droits humains, pour avoir refusé la nationalité du pays à deux fillettes d’ascendance haïtienne, n’a pu infléchir la politique de l’establishment dominicain. (Source: Radio Kiskeya, 7 mars 2006 )
Remarques
de "Haïti Échanges"
Le Chancelier Troncoso se trompe en amalgamant le débat haïtiano-haïtien
sur la double nationalité avec la politique anti-haïtienne des
nationalistes dominicains.Ce débat, proprement haïtien, reflète
une prise de conscience de plus en plus claire des véritables intérêts
de la nation haïtienne, après des décennies de divisions
stériles et d'ignorance politique.
La volonté de reconnaitre la double nationalité est au service de la reconstruction d'Haïti qui est le grand projet qui va unir la grande majorité des Haïtiens, pour le grand bond en avant. Ce projet implique le rassemblement du gros des forces nationales, à l'intérieur comme à l'extérieur, et leur association à ce projet grandiose.
Haïti ne cherche pas à se reconstruire contre aucune nation, mais avec toutes les nations amies, dans une fraternelle émulation. C'est une affaire qui concerne les Haïtiens eux-mêmes. Ceux-ci ont la responsabilité de prendre les bonnes décisions ou de persister à faire du mal à la mère-patrie.
Haïti reconnait le droit des autres nations à vivre sous leurs propres lois, bonnes ou mauvaises. Nous, Haïtiens, nous revendiquons seulement le respect de nos droits humains fondamentaux. Connaissant la tentation du bouc émissaire qui habite les nations les plus "civilisées", on comprend que cet objectif ne sera atteint que de haute lutte, dans l'union des gens de bonne volonté.
13 JANVIER 2006
WELCOME EN HAÏTI
Les acteurs americains Brad Pitt et sa compagne Angelina Jolie sont arrivés ce vendredi à la mi-journée à Port-au-pince pour une visite de 48 heures, en compagnie du rappeur international haïtien, Wyclef Jean.
Les deux stars sont en Haïti pour supporter le projet Yélé de support aux couches déforisées lancé par Wyclef Jean. Angelina Jolie et Brad Pitt qui attendent leur premier bébé en été auraient également le projet d'adopter un enfant pendant leur séjour. (source : AHP, 13 janvier 2006)
Angelina Jolie et Brad Pitt, deux acteurs américains parmi les plus populaires de leur génération à Hollywood et très connus en Haïti, sont de passage en Haïti à l'occasion du premier anniversaire de Yéle Haïti.
Cette fondation a été mise sur pied par le rappeur Wyclef Jean peu après le passage de la tempête meurtrière Jeanne en Haïti, notamment aux Gonaïves, l'automne 2004. Le chanteur entend ainsi venir en aide à son pays d'origine.
Des dizaines d'enfants attendaient la délégation à Télémax, chaîne de télévision privée que le musicien et homme d'affaires a achetée cet été. Angelina Jolie, le réalisateur Jonathan Demme, le mannequin Tyra Banks, la chanteuse Norah Jones ainsi que d'autres célébrités américaines de haut rang, sont membres du conseil consultatif de Yéle Haïti.
" La visite d'Angelina doit être une surprise pour le peuple », avait indiqué jeudi Wyclef". (source : HPN, 13/01/2006)
26 novembre 2005
Yélé-Haiti
dément que les "chimères
avaient perturbé sa distribution alimentaire
à Cité Soleil - :
La direction de l’organisme Yélé-Haiti a fait parvenir à AlterPresse une note de mise au point au sujet d’une dépêche publiée le 14 novembre à propos d’une "tentative de distribution de nourriture à Cité Soleil, par l’institution en question, conjointement avec le Programme Aimentaire Mondial" (PAM).
Contrairement
aux informations diffuséespar AlterPresse, Yélé-Haiti soutient que l’opération
se serait déroulée normalement.
Suit la note, signée de Gwynne Beatty, « Orsa Consultants managing
the projects » à Yéle Haiti :
Vous avez dit: Deux camions transportant de l'aide alimentaire ont été pillés à Cité Soleil; une tentative de PAM et Yele Haïti de distribuer de la nourriture à Cité Soleil, un grand bidonville au nord de Port-au-Prince, s'est terminé par le pillage de deux camions d'aide alimentaire, selon des journalistes.
Réponse : Les Camions n'ont pas été pillés.
La nourriture a été déchargée des camions.
Une partie a été placée sur une pile derrière
les camions et une certaine quantité a été mise en
distribution. Le plus gros est allé aux destinataires prévus.
Vous avez dit: Les affrontements ont duré 30 minutes pendant
lesquels chacun pouvait s'emparer d'une partie de l'aide.
Réponse
: Cette affirmation laisse croire que la nourriture a été
"saisie" par des gens qui ont pillé les camions durant
30 minutes. Ce n'est pas le cas. La nourriture a été déchargée
des camions et largement distribuée, quoi qu'au milieu de gens
désespérés, à la population de Cité
Soleil. Ainsi nous sommes restés là-bas plus d'une heure,
de ce fait, votre assertion ne peut être vraie.
Vous avez dit: Les membres de PAM et de l'organisation Yele, fondée
par la star Haïtien-Américain Wyclef Jean, accompagné
d'artistes haïtiens célèbres comme Garcia Delva et
Don Kato, se sont enfuis du site rapidement.
Réponse : Il n'y avait pas de membres de PAM là-bas. J'ai déclaré dans ma conférence de presse du matin que nous allions rester environ 45 minutes au total, expliquant d'avance à la presse que la distribution allait continuer après notre départ, parce que il y avait beaucoup de nourriture à distribuer.( Nous avions envisagé que cela allait prendre environ 2 heures pour distribuer toute cette nourriture).
Nous sommes restés en réalité un peu plus de 45 minutes. Nous sommes allés à la distribution en bus pour transporter des membres des medias avec nous, et nous leur avions communiqué par mail que nous resterions sur le site approximativement 45 minutes. De plus les medias eux-mêmes devaient retourner pour écrire leurs reportages, et vaquer à leurs affaires. Nous n'avons fait rien d'autre que ce qui était prévu. (Source: vendredi 25 novembre 2005)
9
décembre 2005
Un
second arrêt de la Cour de Cassation
confirme le premier pris
en faveur de la candidature
de Dumarsais M. Siméus
La Cour de Cassation, la plus haute instance judiciaire d’Haïti, a publié jeudi un deuxième arrêt confirmant le premier qui faisait injonction au Conseil Electoral Provisoire (CEP) de porter le nom du riche homme d’affaires haïtiano-américain, Dumarsais Mécène Siméus, sur la liste définitive des candidats à la présidence.
Selon l’un des avocats du candidat, Me Gary Lissade, la Cour a rejeté une action civile introduite auprès d’elle par l’organisme électoral visant le retrait du premier arrêt pris par les juges en faveur du candidat.
Le
gouvernement de facto avait formé une commission de facto chargée
de statuer sur la nationalité des candidats avant le feu vert définitif
du CEP à ces derniers pour qu’ils puissent prendre part à la course électorale.
En définitive, cette commission n’a donné son avis que sur les dossiers
de deux candidats à la présidence, MM. Dumarsais Siméus du parti "Tèt
Ansanm" et Samir Mourra du MPH, tous deux détenteurs de passeports américains.
Les défenseurs de la double nationalité en Haïti et dans la diaspora haïtienne ont toujours fait valoir que la Constitution n’est pas en vigueur.
Le Conseil Electoral Provisoire n’avait pas encore fait connaitre jeudi soir sa position sur ce nouvel arrêt de la Cour de Cassation qui survient parallèlement à l’annonce par le groupe "Nouveau Matin" représenté par le Dr Réginald Boulos de la fin de l’impression des bulletins de vote pour tous les candidats à la présidence autorisés par le CEP.(Source: Radio Kiskeya, 9 décembre 2005)
Ce nouvel arrêt invalide la commission formée par le gouvernement intérimaire sur la double nationalité.
Me Lissade a qualifié de victoire du droit, cette nouvelle décision de la plus haute instance judiciaire du pays. Il revient maintenant au CEP de faire le suivi de cet arrêt, a dit l'avocat.
La Cour de cassation avait déjà rendu un arrêt en faveur de Siméus, suite à l'absence de son nom sur la première liste des candidats agréés. L'organisme électoral avait ignoré cette décision puis remis son nom sur la liste avant la décision de la commision gouvernementale. (Source:AHP 8 décembre 2005)
Dumarsais Siméus va revenir dans la course électorale seul ou dans une alliance (interview à Par Jean-Pierre Leroy; de HPN)
A un mois du premier tour des présidentielles haïtiennes du 8 janvier, le candidat à la présidence Dumarsais Simeus est sorti de son silence pour annoncer sa décision de rester dans la course. La Cour de cassation a pris jeudi un nouvel arrêt en faveur du candidat demandant au CEP de l’intégrer sur la liste définitive.
Dans une interview accordée à HPN à Miami, M. Simeus s’est dit satisfait du nouvel arrêt pris par la Cour de Cassation en sa faveur. « Nous poursuivons les démarches avec les officiels américains au plus haut niveau parce que, légalement, nous avons le droit de participer aux élections », a-t-il déclaré.
Le candidat Siméus a déclaré à HPN qu’il comptait de toute façon entrer dans le jeu des alliances politiques. « Ecarté ou non, nous restons dans la course et nous allons nous joindre à un regroupement politique afin de remporter ces élections », a-t-il ajouté.
« Je n’ai encore conclu d’alliance avec aucun candidat ou regroupement politique », a déclaré Dumarsais Siméus, promettant d’annoncer sous peu le regroupement ou le candidat de son choix.
Dans sa nouvelle décision, la Cour explique que ses arrêts sont irrévocables et ne sont susceptibles d'aucune voie de recours. Elle a, une nouvelle fois, demandé au CEP de remettre le nom du candidat Dumarsais Siméus sur la liste définitive des candidats à la présidence.
Modifiant le décret électoral pour octroyer le plein pouvoir au CEP comme
dernière voie de recours, le gouvernement provisoire avait, par la suite
formé une commission de vérification de la nationalité des candidats.
Se référant à la constitution haïtienne, le CEP avait demandé au candidat
de surseoir à sa campagne indiquant qu'il n'accepterait pas qu'un citoyen
étranger brigue des fonctions électives en Haïti. (Source:AHP,
9 décembre 2005)
24 novembre 2005
L’organisation
dominicaine
"Participation Citoyenne"
Contre
l’élimination du « droit du sol »
comme solution à la migration haïtienne
L’organisation dominicaine "Participation Citoyenne" a estimé, le 23 novembre, que la réforme constitutionnelle visant l’élimination du principe du « Jus Soli » (droit du sol) « ne résoudrait pas le problème complexe de la migration haïtienne ». Participation Citoyenne s’est fermement opposée à cette réforme, souhaitée par les secteurs ultranationalistes dominicains.
« La réforme proposée va à l’encontre du principe constitutionnel fondamental
de la République Dominicaine, qui fait de nous un arc-en-ciel de races
», affirme le mouvement civique lors d’une conférence de presse à
Santo Domingo.
Une éventuelle réforme constitutionnelle, ne devrait pas avoir d’effet
rétroactif, et serait inutile, si le but poursuivi est le refus de la
nationalité dominicaine aux descendants d’Haitiens, estime Participation
Citoyenne.
« Ceux qui l’exigent pour un tel motif reconnaissent implicitement ce qu’ils prétendent nier », ajoute l’organisation. L’organisation dominicaine indique que la réalisation d’une réforme constitutionnelle en ce moment en République Dominicaine serait contradictoire au fait que des milliers de ressortissants dominicains sont actuellement à la recherche de nationalité d’autres pays, parmi eux les Etats-Unis.
Le coordonnateur du mouvement, Luis Schecker Ortiz, déclare qu’en cette période de pré campagne électorale pour les prochaines législatives, une réforme de la constitution pourrait-être utilisée à des fins « malsaines », dont un éventuel « prolongement du mandat des parlementaires ».
Le gouvernement dominicain a toujours refusé d’accorder la nationalité dominicaine aux enfants nés en République Dominicaine de parents haitiens. Cette disposition va à l’encontre de la charte des Nations Unies, signée par la République Dominicaine. (Source : AlterPresse, 24 novembre 2005)
16
novembre 2005
RÉPUBLIQUE
DOMINICAINE
Nouvelle loi sur l'immigration
ou loi spéciale
contre les Haïtiens et Haïtiano-Dominicains?
La communauté haïtienne de la République Dominicaine et les Dominicains d'origine haïtienne, vivent actuellement dans l'inquiétude à l'approche de la publication d'une nouvelle loi dominicaine sur l'immigration.
Il s'agit de la loi 28504 qui devrait être mise en application aussitôt après la signature de ses règlements administratifs par le président Leonel Fernández.
L'ancien
consul général d'Haïti à Santo-Domingo, Edwin Paraison, a indiqué que des
membres de la communauté haïtienne ainsi que des membres de la société civile
dominicaine s'apprêtent à attaquer cette loi en inconstitutionalité puisque,
ont-ils dit, au moins 10 articles du projet de loi n sont contraires à la
constitution dominicaine.
Des
pressions sont en train d'être exercées par les secteurs "nationalistes"
sur le gouvernement de Leonel Fernandez pour le porter à adopter des mesures
drastiques contre ce qu'ils appellent "l'invasion pacifique par
les haïtiens de la République Dominicaine".
Ces secteurs, évoquent pour tenter soutenir leur projet, des allégations
selon lesquelles de grandes puissances comme les Etas-Unis chercheraient
à fusionner Haïti et la République Dominicaine.
Des pressions sont également exercées sur le gouvernement pour qu'il livre
des documents à près de 300.000 petits dominicains de parents haïtiens qui
n'ont pas encore la nationalité dominicaine.
Ces enfants n'ont toujours pas accès à l'éducation, a fait savoir Edwin Paraison. De jeunes haïtiens et dominicains s'étaient réunis le week-end dernier à Santo Domingo dans le cadre de la première rencontre juvénile haïtiano-dominicaine. De nombreux dossiers dont celui de la migration ont été discutés.
Ces
jeunes qui doivent adresser des rapports à leur gouvernement respectif ont
exprimé le souhait que les responsables des deux pays arrivent à trouver
un terrain d'entente pour favoriser l'entente et l'harmonie entre les deux
peuples. (Source :AHP 15 novembre 2005)
15 novembre 2005
L'organisation
Yele Haïti
créée par l'artiste Haïtien-Américain
Jean Wycleff et le PAM de l'ONU
distribuent
des produits alimentaires
dans les quartiers populaires
L'organisation Yele Haïti, de
concert avec l'Organisation Alimentaire Mondiale (PAM) ont annoncé lundi
le lancement d'un nouveau progranme conjoint de distribution de
nourriture à Cité Soleil et au Bel-Air.
Les opérations de distribution de nourriture ont diminué considérablement
dans ces 2 quartiers ces derniers mois.
Yéle Haïti l'organisation fondée en 2004 par Wyclef Jean, l'artiste haïtien-américain de hip hop de renommée internationale , avait organisé en juin dernier de concert avec d'autres musiciens, une importante distribution de nourriture au Bel-Air et à Cité Soleil.
Avec un niveau de pauvreté sans précédent, un carence de services et d'infrastructures, ces deux quartiers sont les bidonvilles les plus pauvres d'Haïti où le taux de chômage est d'au moins 80%.
" Le peu d'accès à la nourriture dans ces deux quartiers réduit leurs résidents à adopter des mesures drastiques de nutrition, indique une note de presse de Yele Haïti, rapportant que les habitants de ces deux quartiers en sont arrivés même à cuire des tartes de boue à base d'argile toxique pour ne pas crever de faim".
Yele Haïti et PAM conjuguent leurs efforts pour distribuer de la nourriture 2 fois par mois, nourrissant ainsi environ 2700 personnes par jour. Le représentant du Pam Haïti, Amadou Mbaye," s'est déclaré satisfait de la la collaboration avec Yele Haïti, qui a permis, a-t-il dit, d'atteindre les personnes les plus nécessiteuses d'Haïti, notamment les femmes et les enfants de Cité Soleil et de Bel-air.
Plusieurs artistes haïtiens dont Don Kato, Gracia Delva et d'autres proches de Wyclef Jean comme Henri Robert Dominique se trouvaient ce lundi à Cité Soleil aux côtés de Wyckef Jean, un artiste très respecté à l'étranger et qui s'impliquent de plus en plus dans les activités sociales en Haïti. (Source : AHP 14 novembre 2005)
21
octobre 2005
Après le lavalas la presse conformiste
trouve un autre gibier : le diaspora
Commentant
la tournée du candidat Siméus dans les quartiers populaires
de Port-au-Prince, radio kiskeya nous explique que le multimillionnaire
américain d’origine haïtienne, Dumarsais Siméus
a entrepris jeudi 20 à Port-au-Prince une campagne d’adhésion populaire
à sa cause. La tournée de Siméus dans des quartiers populaires de la capitale
a été assez mouvementée.
"J’ai une longueur d’avance sur tous les autres candidats ; j’ai plus
d’expérience qu’eux en matière d’emploi, j’ai plus de compétence qu’eux,
j’ai des relations dans plus de trente pays. Je n’ai pas de casier judiciaire
pour vol et je sais ce qu’est la faim, la misère. Je vais gagner les élections
et chaque haïtien va pouvoir manger chaque jour" a-t-il dit.
Sur son parcours, il s’est arrêté dans les bidonvilles de Solino (est de
la capitale), Sans-Fil (centre) et Delmas 4 (nord). En lançant des vivats,
certains ont même fait de l’entrepreneur haïtiano-américain leur favori
"parce qu’il marche sur les brisées d’Aristide". D’autres ont tout
simplement réaffirmé leur attachement à "l’ancien dictateur"
exilé en Afrique du Sud.
Dumarsais Siméus, candidat du parti TET ANSANM, a accusé ses adversaires
de vouloir maintenir la tradition haïtienne du pillage systématique du trésor
public. Il en a profité pour mettre quiconque au défi de montrer qu’il n’a
jamais rien fait pour Haïti, enchaînant avec l’énumération de sa contribution
au développement de sa communauté d’origine de Pont-Sondé, dans l’Artibonite
(nord de la capitale) et de ses "interventions en faveur de plus de 40.000
sans-papiers haïtiens qui étaient sur le point d’être déportés par les autorités
américaines, il y a quelques années.
Evincé par le Conseil Electoral Provisoire, Dumarsais Siméus n’a toujours
pas vu son nom porter sur la liste des candidats agréés. Toujours selon
l'organe Kiskeya, le puissant homme d’affaires qui fait l’objet d’une plainte
du CEP pour "faux et usage de faux", avait à son tour déposé mercredi, au
QG de la mission onusienne à Port-au-Prince, une lettre adressée au secrétaire
général de l’ONU Koffi Annan pour l’informer des dangers que les autorités
haïtiennes font peser sur sa personne.
Une démarche peu coutumière qui a fait dire à certains leaders politiques
que Siméus restait cohérent avec son statut d’étranger (les "nationalistes"
conséquents bien sûr). Ce néophyte de l’arène politique
haïtienne, détenteur d’un passeport américain, est entré dans une guerre
ouverte avec le gouvernement, le Conseil Electoral et les partis politiques
au risque de provoquer une fracture entre Haïti et son importante diaspora
-hypersensible à la question de la double nationalité- et d’aggraver la
crise des institutions haïtiennes à la veille des élections prévues en principe
à la fin de l’année. (Source: Radio Kiskeya, 20 octobre
2005)
"Aggraver la crise des institutions haïtiennes"!
La belle blague! Toujours le mot pour rire!
26
septembre 2005
Protestations
Evincé
par le Conseil Electoral Provisoire Dumarsais Siméus proteste. Lors d’une
conférence de presse samedi 24, à Port-au-Prince, le candidat, entouré de
ses avocats, a qualifié de "petite épine placée sur la route de la victoire"
le rejet de sa candidature pour des motifs non encore dévoilés officiellement.
Dumarsais Siméus a promis de poursuivre "son combat" jusqu’à la victoire
finale. "Je suis haïtien, né de parents haïtiens, je n’ai jamais renoncé
à ma nationalité, point final". Il a lancé un appel à la mobilisation
non-violente de ses partisans.
Maîtres
Guerdy Lissade et Alcan Dorméus du conseil juridique de Siméus ont qualifié
"d’erreur matérielle" la décision du CEP. Les deux avocats ont annoncé
avoir écrit au service du contentieux électoral en vue de connaître les
motifs de la décision.
Les habitants de Pont-Sondé, la commune natale de Siméus dans l’Artibonite
ont paralysé, pendant une bonne partie de la journée de samedi, la circulation
automobile sur la route nationale 1 dans le cadre d’un mouvement de protestation
contre la disqualification de leur candidat.
Portant des pancartes et des branches d’arbres, ils ont érigé des barricades
sur la chaussée pour exiger le retrait immédiat de la décision du Conseil
Electoral. Des policiers haïtiens et des soldats onusiens ont dû toutefois
être déployés afin de sécuriser la route nationale devant la menace des
protestataires de l’occuper une fois de plus. (source : Kiskeya)
A propos du rejet de candidatures
venues de la diaspora
"Il faudra bien un jour que les Haïtiens arrêtent de se distinguer négativement. Tout le monde semble considérer normal cet incident. Certains croient même bien connaître le problème. Voici quelques éléments qui prouvent que l'affaire n'est pas si simple, ni si normale."(RS)
Le Bulletin France-Amérique
Quand la France informe ses expatriés
1)
En 1967, une décision de la Cour Suprême des Etats-Unis, suivie en 1978 par
un vote du Congrès, a fait en sorte que nul ne peut être déchu de sa nationalité
américaine pour avoir pris part aux élections de son autre patrie, s'il n'a
lui même, auparavant, déclaré vouloir y renoncer.
Vous pouvez donc effectuer votre devoir civique en participant aux différentes
élections françaises : présidentielles, référendums, Conseil supérieur des
Français de l'étranger, représentants à l'Assemblée des Communautés Européennes,
etc...
Tout enfant né à l'étranger dont un parent au moins est français, a automatiquement
la nationalité française. Vous pouvez donc déclarer la naissance de vos enfants
qui naîtraient aux Etats-Unis auprès du consulat général - Service de l'état
civil à New York : (212) 606-3651 ou (212) 606-3637.
Depuis 1973, l'acquisition d'une nationalité étrangère ne fait pas perdre
la nationalité française. Avant cette date, les Françaises vivant aux Etats-Unis
perdaient automatiquement leur nationalité d'origine en devenant citoyennes
américaines par le biais du mariage, contrairement aux hommes qui pouvaient
avoir la double nationalité pour des raisons de service militaire, étant mobilisables
jusqu'à l'âge de 50 ans.
Il a fallu attendre la loi du 9 janvier 1973 pour que cette injustice soit
réparée et que les femmes puissent bénéficier de la double nationalité. Les
femmes françaises ayant perdu leur nationalité d'origine avant la loi de 1973
ont la possibilité de demander aujourd'hui leur réintégration dans la nationalité
française auprès du consulat général.
Les enfants nés avant la naturalisation de leur mère ou naturalisés eux-mêmes
alors qu'ils étaient mineurs, ont conservé leur nationalité française. Les
autorités américaines reconnaissent la double nationalité aussi bien des personnnes
nées aux Etats-Unis qui sont françaises par filiation, que des personnes américaines
qui acquièrent volontairement la nationalié française, à condition que ces
dernières ne renoncent pas à leur citoyenneté américaine.
Le consulat général tient à la disposition des personnes intéressées un dossier
sur ce point, comprenant des documents du Département d'Etat américain.
franceame@aol.com
2) Le Mexique - De nombreux pays prennent des mesures pour permettre
à leurs nationaux expatriés et prenant la nationalité du pays d'accueil, de
ne pas perdre pour autant leur nationalité d'origine. C'est ainsi que, depuis
1998, les Mexicains peuvent devenir citoyens des États-Unis et rester Mexicains.
Dix-sept pays d'Amérique latine en 2002 contre quatre en 1990 permettent la
double nationalité avec les États-Unis.
3) REPUBLIQUE DOMINICAINE Le président Leonel Fernandez Reyna, entré
en fonction au mois d'août, a grandi à New York où sa mère était couturière
et où il a fait sa scolarité, 42 ans, juriste de formation, a pressé ses compatriotes
vivant aux EU de ne pas hésiter à demander la nationalité américaine afin
de conserver leurs prestations sociales. Depuis 1994, les Dominicains peuvent
conserver la double nationalité. "Si vous, jeune mère, vous, homme âgé,
vous, étudiant ressentez le besoin d'adopter la nationalité américaine afin
de faire face aux difficultés liées à la fin du Wellfare, que cela ne vous
tourmente pas ! Faites-le l'âme en paix, car vous continuerez à être Dominicains
et, en tant que tels, vous serez les bienvenus quand vous foulerez le sol
de notre République". (Lettre de la Citoyenneté, N°25 - JANVIER
- FEVRIER - 1997 )
14
septembre 2005
Un
candidat
venu de la diaspora
Le
programme politique de Dumarsais
Siméus - Le
candidat indépendant à la
présidence, Dumarsais Siméus, a présenté ce mardi 12 septembre, son programme
politique. M. Siméus a promis d'aider à changer les conditions de vie de la
population et de sortir Haïti de l'impasse.
"Pays le plus pauvre du continent américain cavalant en tête de la liste
des Etats les plus corrompus du monde, Haïti représente un défi pour tout
dirigeant soucieux d'en redorer le blason, d'améliorer les conditions de vie
et de restituer la dignité du peuple haïtien", a lancé M. Siméus.
Selon lui, depuis 200 ans, le pays est mal géré, la vision, le leadership,
l'organisation, la planification, le contrôle et l'évaluation ainsi que la
gestion des ressources humaines, conditions de base du succès de toute gestion
publique ou privée font toujours défaut.
Il a fait savoir que la mauvaise gouvernance entretient depuis 200 ans la
dilapidation et le détournement des biens de l'Etat, l'enrichissement illicite,
l'exclusion, la fuite des cerveaux vers d'autres cieux plus cléments, la paupérisation
des haïtiens et la dégradation du pays.
Le redressement de la situation révoltante et catastrophique d'Haïti passe
nécessairement, a-t-il dit, par "un gagnant, un leadership visionnaire,
crédible, expérimenté, habitué aux situations catastrophiques et au succès,
esprit d'équipe et d'ouverture".
Dumarsais Siméus présenté comme un multi-millionnaire, a dit être ici pour
redonner l'espoir et restituer la dignité du peuple haïtien. Le candidat indépendant
qui affirme par ailleurs n'avoir jamais renoncé à sa nationalité, a annoncé
pour cette semaine, son inscription au Conseil Electoral Provisoire.
(Port-au-Prince,
13 septembre 2005 AHP)
Un candidat venu de la diaspora
Le président du Conseil Electoral
Provisoire, Max Mathurin, a affirmé mercredi que le CEP n’aura pas la responsabilité
de diligenter des enquêtes ciblées, en vue de déterminer la nationalité des
candidats sur qui pèseraient des soupçons ou accusations, au regard du caractère
absolu de la nationalité unique reconnue par la constitution du pays.
Mr Mathurin a estimé qu’en tant qu’organe administratif, le Conseil Electoral
n’a pas à s’occuper d’un problème de cette nature.
Le président de l’institution électorale s’est borné à indiquer qu’une fois
disponibles les pièces réclamées pour la recevabilité des dossiers de candidature,
les aspirants aux différentes fonctions électives ne verront plus aucun obstacle
se dresser sur leur route.
La double nationalité a rebondi dans le débat politique depuis l’arrivée en
fanfare de Dumarsais Siméus, candidat indépendant à la présidentielle
et chef d’entreprise multimillionnaire, établi depuis une quarantaine d’années
aux Etats-Unis.
Lors d’un meeting, le week-end dernier dans l’Artibonite, Siméus a menacé
de faire arrêter quiconque tenterait de prouver qu’il avait renoncé à la nationalité
haïtienne.
Radio Kiskeya
15 février 2005
Boursiers haïtiens : des étudiants à Cuba poussent un cri d'alarme
Les étudiants haïtiens de l'université
agraire de la Havane, au nombre de 148 en 2003, affirment ne rien recevoir
de l'Etat haïtien depuis la chute du régime Lavalas, le 29 février 2004.
Les étudiants à Cuba soulignent que le contrat qu'ils ont signé avec l'Etat
haïtien avant d'entreprendre des études à Cuba précise clairement qu'ils doivent
recevoir une allocation mensuelle de US$ 50 et retourner en Haïti à la fin
de leurs études pour participer au développement de leur pays.
Les étudiants haïtiens à la Havane invitent les partis politiques, la société
civile et tous les secteurs organisés du pays à prendre leur cas en considération
et à stimuler le gouvernement actuel afin qu'il renoue avec son engagement
auprès de leurs jeunes compatriotes en voyage d'études à Cuba.
Des centaines d'Haïtiens - 719 en 2003 -, répartis dans 11 provinces
et 18 centres universitaires et écoles supérieures, étudient à Cuba dans le
cadre de la coopération haïtiano-cubaine. Ils sont en majorité des boursiers
de l'Etat haïtien. Sept institutions haïtiennes sont impliquées dans ce programme
de coopération
- des ministères, le bureau pour la coopération haïtiano-cubaine et l'Ecole
normale supérieure - et assurent la sélection de boursiers, leur voyage à
Cuba et, en collaboration avec l'ambassade cubaine, fournissent un cadre et
un appui logistique aux étudiants à leur charge.