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Répression et Résistance


30 JUIN 2008

L'AFFAIRE RABOTEAU BREF
MASSACRE ET PROCÈS
(Une victoire judiciaire historique pour les victimes)

En réaction au coup d'Etat militaire dirigé par le Lieutenant Général Raoul Cédras, le 29 septembre 1991, contre le président Jean-Bertrand Aristide, les habitants de Raboteau organisent des manifestations à l'appui du Président exilé. Ces manifestations réprimées dans le sang furent à l'origine de représailles de la part des militaires. Tous les bidonvilles des Gonaïves, de Descahos à Detour-Laborde, en passant par Trou-Sable, Parc Vincent, Jubilé, Raboteau, Lòt-Bòkannal, Pointe-Chemise, etc. furent la cible de répressions.

Du 18 au 22 avril 1994, les événements culminent. Le 22 avril 1994, l'opération commence par l'encerclement du quartier puis le saccage et le pillage des maisons. Ils ont maltraité, battu, humilié (obligation de boire de l'eau sale des égouts, de se rouler dans les excréments des cochons…) l'ensemble des habitants y compris les enfants, les femmes et les vieillards. Deux versions contradictoires ont été données. L'une provient des victimes (150 plaintes), de témoins objectifs qui ont assisté aux événements, ainsi que des observateurs internationaux qui ont enquêté ; l'autre version provient des militaires. Ces deux versions ont été rapportées dans l'ordonnance du 30 août 1999 du Cabinet d'instruction du Tribunal criminel des Gonaïves. Malgré la tentative des militaires d'étouffer l'affaire, une procédure a donc été enclenchée pour établir la vérité sur les événements survenus à Raboteau en avril 1994.

Dès le lendemain du massacre, les victimes commencent à s'organiser pour intenter une action en Justice. Un procès verbal de constat de ces faits d'assassinat et de tentatives d'assassinat a été dressé par le juge de Paix de la section Sud des Gonaïves, Pierre A. Chérilus, en date du 19 avril 1994, enregistrant les plaintes concernant les dommages aux biens, ainsi que les dépositions des témoins du massacre. Mais le réel combat commence lorsque l'ordre constitutionnel est rétabli, après le départ du Gouvernement militaire pour voir leur cas porté en Justice. Les avocats du BAI (Bureau des Avocats Internationaux), avec Me Mario Joseph, ont préparé les plaintes pour les victimes, les ont représentées à la Cour, et aider également à faire valoir leur droit hors du tribunal.

L'ensemble de l'affaire fût très médiatisé, les événements furent régulièrement retransmis à la radio et à la télévision et les avocats des victimes donnèrent de nombreuses conférences de presse. A partir du 15 juillet 1995 la Commission nationale de Vérité et Justice a déployé son personnel sur le terrain dans chacun des départements du pays. Cette opération de collecte d'informations et de données durera jusqu'au 31 août 1995. Les témoignages des victimes ont été renforcés par le travail d'experts en anthropologie et génétique venus des Etats Unis que les avocats du BAI avaient sollicité pour travailler avec eux.

Le 30 Août 1999, le juge d'instruction du Tribunal des Gonaïves, Jean Sénat Fleury, a rendu une ordonnance de renvoi devant le Tribunal criminel des Gonaïves siégeant avec assistance du jury, afin que soient condamnés les auteurs des crimes odieux perpétrés du 18 au 22 avril dans le quartier de la ville des Gonaïves dénommé Raboteau. Cette ordonnance de renvoi établit des chefs d'accusation contre les militaires des FADH (Forces Armées d'Haïti) auteurs matériels des faits, mais aussi contre leurs commandants, des membres du groupe paramilitaire FRAPH (Front Révolutionnaire pour l'Avancement et le Progrès en Haïti).

Le 10 novembre 2000, le jury du Tribunal criminel des Gonaïves a reconnu 16 des 22 inculpés, coupables pour leur participation au massacre. Douze ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Les quatre autres ont été condamnés à des peines allant de quatre à dix ans d'emprisonnement. Six accusés ont donc été acquittés. A cet arrêt qui condamne les auteurs du massacre présents au procès, s'ajoute un second arrêt de la Cour de cassation du 16 avril 2000 qui condamne d'autres responsables du massacre par contumace. Par une nouvelle décision du 16 novembre 2000 le Tribunal criminel des Gonaïves condamne 37 accusés absents au procès. Parmi ces accusés jugés par contumace se trouve le Général Raoul Cédras, chef du Gouvernement militaire, Emmanuel Constant, fondateur et dirigeant du FRAPH, Michel François, chef de la police et Philippe Biamby, adjoint de Raoul Cédras. Tous ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité et au versement d'une amende d'un milliard de gourdes (US $26.3 million).

Après l'envoi en exil du président élu, la Cour de Cassation de la République d'Haïti, en date du 3 mai 2005, a rendu un arrêt cassant sans renvoi, quatre ans après, le verdict du jury du Tribunal criminel des Gonaïves en date du 10 Novembre 2000 condamnant les auteurs des crimes commis sur la population civile du quartier de Raboteau les 18 et 22 avril 1994.

Proces Civils aux Etats-Unis

Après 14 années de lutte devant les tribunaux d'Haïti et des Etats-Unis, les victimes de Raboteau ont remporté une victoire judiciaire historique. En effet, le 16 mai 2008, les victimes ont reçu dans les US $400,000 de dédommagements. On se rappelle que l'affaire Raboteau avait été jugée devant un jury criminel aux Gonaïves, durant 6 semaines, en 2000. L'un des condamnés par contumace, le Colonel Carl Dorélien, membre du Haut Commandement Militaire de la Dictature militaire, s'était enfui vers la Floride après la restauration de la démocratie en Haïti en 1994. Puis il gagne $ 3.2 million à la Loterie d'Etat de Floride. Deux procès civils ont été intentés contre Dorélien en Floride. En 2007, la cour d'Etat a statué que le jugement haïtien était exécutable aux USA, et le jury accorda aux victimes de Raboteau et à d'autres plaignants $4.3 million de dommages intérêts.


2 août 2006

CENTRE ANACAONA DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS
ET DES LIBERTÉS DES HAITIENS

DÉCLARATION

Préliminaires

Le Centre Anacaona de Défense des Droits Humains et des Libertés des Haïtiens a pour objet l'étude des violations des droits humains et des libertés des Haïtiens et la défense des victimes. Ses actions se fondent sur les principes définis par les chartes et conventions internationales des Droits de l'Homme. Elles visent à informer l'opinion haïtienne et internationale et à créer un courant de solidarité favorable à l'établissement d'un véritable Etat de droit en Haïti.

Le principe fondamental du centre est celui d'agir en toute indépendance dans la poursuite de ses objectifs, en coopération avec ses partenaires. Les violations des droits humains et des libertés des Haïtiens s'entendent quels qu'en soient les lieux, la nature, les auteurs, les victimes et l'époque considérée.

Ces violations résultent de l'histoire sociale et politique d'Haïti. Elles ont leur source dans la colonisation espagnole au XVe siècle qui massacra le peuple Taino, et assassina la reine Anacaona. Les luttes incessantes du peuple Haïtien, contre la colonisation, pour son indépendance en 1804, contre l'ingérence étrangère permanente aux XIXe et XXe siècles, dont l'occupation américaine de 1915-1934, ne lui auront pas permis d'accéder, dans sa grande majorité, à la dignité d' " être humains " et de " citoyens " à part entière. Cependant toutes les dictatures et les coups d'Etat successifs, les ingérences étrangères funestes n'auront pas réussi à vaincre sa volonté de faire respecter ses droits fondamentaux.

Son vote aux élections présidentielles du 7 février 2006 est l'expression de sa détermination d'en finir avec l'arbitraire, de rétablir l'Etat de droit pour la reconstruction du pays dans la paix, la justice et l'indépendance.

Le Centre Anacaona est particulièrement soucieux que le pays puisse disposer des moyens d'accomplir son programme de réformes institutionnelles, de reconstruction et de garantie des droits fondamentaux des Haïtiens. Dans ces tâches difficiles, il faut susciter l'appui de tous les Haïtiens et de la communauté internationale.

Orientations d'actions principales

La réparation des violations des droits humains perpétrées ces dernières années, la reconquête des droits fondamentaux et de la souveraineté nationale sont des tâches de longue haleine qui incombent à l'ensemble de la société haïtienne. Le Centre Anacaona veut contribuer à faire émerger ce projet collectif. Il se propose d'informer l'opinion haïtienne et internationale dans les trois domaines suivants :

Les droits civils et politiques :

Les droits à la vie, à la sécurité, à la liberté d'opinion et d'action politique ont été gravement entravés en Haïti, en violation de la constitution haïtienne et des conventions internationales dont elle est signataire.

Le Centre Anacaona s'attachera en priorité à :

· Informer sur la scandaleuse situation de plus d'un millier de prisonniers d'opinion, incarcérés depuis deux ans, sans charges précises, ni jugement, contrairement à la loi haïtienne.

· Appuyer les demandes de ces prisonniers et de leurs familles pour leur libération sans condition, et pour les réparations dues aux victimes diverses.

· Faire campagne pour mettre fin aux assassinats et aux enlèvements, à la torture et aux traitements dégradants, à l'impunité permanente et, pour que tous les justiciables, quels qu'ils soient, bénéficient d'un procès équitable et dans un délai raisonnable.

· Rechercher les moyens de concertation avec les organisations militantes des droits humains afin de constituer de véritables réseaux.

Les droits de l'immigration :

L'émigration forcée des Haïtiens s'est particulièrement aggravée ces dernières décennies. L'Etat haïtien n'a rien fait pour faire respecter leurs droits et intérêts dans les pays concernés. Tout reste à faire pour les associer à la vie civique et économique de leur pays d'origine.

Le Centre Anacaona s'emploiera en priorité à :

·· Informer sur les violations des droits des Haïtiens travaillant en République Dominicaine, aux Bahamas, dans les Départements français d'Outre-mer et en France métropolitaine.

·· Rechercher les liaisons avec les associations spécialisées dans l'aide aux migrants en difficulté.

·· Œuvrer en faveur du principe de la double nationalité afin de faciliter la participation de la diaspora à la vie civique et au développement du pays.

Les droits socio-économiques et culturels :

La population haïtienne est, de longue date, privée de ses droits fondamentaux au travail, aux soins médicaux et à l'instruction, qui conditionnent son insertion dans la vie sociale et civique du pays. Dans cet ensemble, deux thèmes principaux feront l'objet d'un travail sur la longue durée : ·

·La protection des droits des Paysans Haïtiens, sur lesquels repose tout le poids de la production agricole du pays, mais qui sont victimes en permanence des exactions du système policier-féodal haïtien et de l'exclusion sociale.

·· La protection des droits de l'enfance, utilisée comme main d'œuvre domestique, victime de la violence urbaine et rurale, pour que cette cause puisse bénéficier, à l'instar de la condition féminine, d'un véritable ministère ou d'une institution étatique dotée de moyens.

Dans la réalisation de ces objectifs, le Centre Anacaona sera observateur et acteur indépendant. Il recherchera et s'appuiera sur les efforts des Haïtiens et la solidarité des amis d'Haïti de toutes les latitudes.

Pour le Centre Anacaona,
Jean-Pierre GIORDANI Président Paris, le 1er juillet 2006
LE SIÈGE SOCIAL : 147, RUE OBERKAMPF. BAT. K1. 75011 - PARIS, FRANCE TEL : 01 43 55 06 80 - 06 25 85 13 84 . E-MAIL : anacaona_droitshumains_haiti@yahoo.fr


30 juin 2006

Le ministre de la Justice estime inacceptables
les détentions préventives prolongées
des prisonniers politiques

Le ministre haïtien de la Justice, René Magloire a jugé, vendredi 29 juin, très grave que l'ancien premier ministre haïtien, Yvon Neptune, ait été gardé deux ans en prison sans bénéficier d'une main levée d'écrou, alors qu'il n'a jamais été jugé.

Le ministre de la justice a fait savoir que l'exécutif n'a pas l'intenion d'interférer dans les affaires du pouvoir judicaire, mais a jugé inacceptables les cas de détention préventives prolongées.

Il n'est pas normal que des gens passent des années en prison sans avoir un procès, s'est indigné M. Magloire, mettant l'accent sur le cas de Yvon Neptune, un "citoyen honnête qui s'est mis au service de son pays". Il a souligné que" la justice doit faire son travail et qu'il y a des principes de droits humains qui doivent être respectés".

L'ancien ministre de la justice Calixte Délatour avait indiqué le 24 juin dernier qu'il n'y a pas eu massacre à la Scierie. "Il s'agit d'un scénario monté de toutes pièces par des assoiffés de pouvoir faisant partie d'un plus large plan visant à détruire les institutions qui dénonçaient les exactions du régime intérimaire et à mettre hors jeu tous ceux du secteur proche du gouvernement renversé en février 2004 qui avaient la possibilité de jouer un rôle politique", ajoutait-il

Selon des sources proches du gouvernement Latortue, "même René Préval aurait été fait arrêter s'il avait osé prendre la parole au lendemain du départ d'Aristide ". Calixte Délatour avait encore fait savoir que les personnes déclarées décédées dans l'afffaire la Scierie et dont les noms figurent sur les listes des accusateurs des prisonniers politiques, n'auraient jamais existé. Il s'agit d'une vaste supercherie, avait-il dit, dénonçant entre autres les étroites relations existant entre l'avocat des présumées victimes de la scierie et la juge d'instrruction de Saint-Marc à qui le dossier a été confié. (Source:AHP 30 juin 2006)


27 juin 2006

Préval assure que la justice travaille
activement sur les dossiers
des prisonniers politiques

 

Le président René Préval a annoncé pour bientôt la libération de l'ancien premier ministre Yvon Neptune lors d'une rencontre dimanche avec la communauté haïtienne de Miami.

M. Préval a souligné que la justice travaille activement sur les dossiers des prisonniers politiques dont la militante et artiste Annette Auguste dit Sò Ann, de l'ancien délégué départemental du sud, Jacques Mathelier et du chanteur Yvon Antoine.

L'ancien ministre de l'intérieur Jocelerme Privert a été libéré la semaine dernière plus de deux ans après avoir été " arrêté en pleine nuit par l'ancien ministre de la justice Bernard Gousse".René Préval a affirmé que sa priorité c'est la stabilité politique du pays, promettant de rencontrer tous les secteurs de la vie nationale pour y parvenir.

La lutte contre l'insécurité requiert des ressources et des moyens appropriés, a déclaré René Préval, estimant qu'avec Mario Andresol nommé constitutionnnellement commandant en chef de la police, des résultats positifs seront enregistrés dans le cadre de cette lutte.

Le président annonce la désignation prochaine d'un secrétaire d'état à la sécurité publique et dit compter également sur l'apport du secteur privé des affaires pour aider à résoudre le problème de l'insécurité qui a été ´évoqué à maintes reprises dimanche au sommet de Miami sur le tourisme en Haïti.

A Paris et à Bruxelles, M. Préval s'entretiendra avec Jacques Chirac, les dirigeants de l'UNESCO, de l'Union Européenne et le secrétaire général de la francophonie, Adbou Diouf. "Cette tournée sera l'occasion pour moi d'expliquer à mes interlocuteurs la situation actuelle d'Haïti afin qu'ils sachent dans quel sens orienter leur coopération avec le pays et l'aider à se maintenir sur la voie du développement durable et de la démocratie".(souce: AHP 26 juin 2006)


10 mars 2006

Rapport du département d'Etat
sur les violations des droits de l'Homme
en Haïti en 2005

Le secrétaire général du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), Renan Hédouville, a estimé jeudi tout à fait juste la publication par le Département d'Etat américain, d'un rapport dénonçant les crimes commandités en Haïti au cours de l'année 2005.

Selon ce rapport rendu public le 8 mars 2006 et remis aux autorités haïtiennes, les agents de la Police Nationale continuent de commettre des meurtres et de faire usage de force excessive lors des arrestations et des manifestations.

Le rapport dénonce également le non-respect des procédures judiciaires et carcérales, les détentions préventives rolongées et les manaces qui pèsent encore sur la liberté de la presse et d'expression et les violences commises par des gangs armés.

Selon Renan Hédouville, les violations des droits de l'homme en Haïti, se sont gravement détériorées depuis l'installation du régime intérimaire, en mars 2004, en dépit, a-t-il dit, des déclarations de bonnes intentions de l'équipe au pouvoir et de l'aide massive reçue de la communauté internationale pour l'amélioration de la situation.

Me Hédouville a cité notamment les arrestations illégales et arbitraires et les détentions préventives prolongées, les exécutions sommaires et la décision anticonstitutionnelle des autorités intérimaires, de mettre à pied, 5 juges de la Cour de Cassation. Il a cité également l'assassinat par des agents de la police nationale du journaliste Abdias Jean, à Cité l'Eternel, du militant politique Jimmy Charles au Fort National.Il s'agit de cas sur lesquels aucune lumière n'a été faite jusqu'ici, a-t-il dit.

Selon lui, le nouveau chef de l'Etat René Garcia Préval, aura du pain sur la planche particulièrement suir le dossier de la remise sur les rails du système judiciaire haïtien actuellement moribond, la remise en liberté de tous ceux qui font de la prison préventive sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre eux et l'amélioration des conditions de détention de la population carcérale. " De sérieux efforts devront être consentis pour éviter la publication l'année prochaine, d'un rapport aussi négatif sur la situation des droits de l'homme en Haïti, et parvenir à une paix et un développement réel. ", a-t-il souhaité.

Renan Hédouville a exprimé en ce sens le souhait que la date du second tour des législatives soit publiée le plus rapidement possible afin qu'il y ait un Parlement pour se pencher sur l'investiture du nouveau président de la République. Un micro-trottoir réalisé par l'AHP autour du rapport du département d'Etat fait ressortir qu'il n'y a jamais eu en Haïti autant de prisonniers politiques, de massacres et d'exécutions sommaires que sous l'actuel gouvernement intérimaire.(Source : AHP 9 mars 2006)


18 janvier 2005

Epouses et proches des prisonniers politiques
appellent à mettre un terme
aux abus des droits de l'homme

Des épouses et proches des prisonniers politiques Lavalas ont organisé ce mardi un sit-in devant le palais de justice de Port-au-Prince pour dénoncer les mauvais traitements subis par ces prisonniers et réclamer leur libération.

De nombreux responsables, cadres et sympathisanst de Fanmi lavalas et du gouvernement Aristide dont l'ancien premier ministre Yvon Neptune, l'ancien ministre de l'intérieur et le père Gérad Jean-Juste, sont emprisonnés depuis environ deux ans.

L'épouse de l'un des prisonniers Germain François, a présenté à la presse une radiographie montrant la mauvais état de santé de son mari.

Mme François a fait savoir que son mari arrêté le 20 janvier 2005, est devenu paralysé et muet suite aux sévices corporels qui lui ont été infligés au Pénitencier National. Elle demande aux autorités intérimaires d'ordonner la libération de tous les prisonniers politiques.

Un autre proche des prisonniers politiques, Samba Makandal a réclamé la libération de tous les prisonniers politiques avant l'organisation des prochaines joutes. Samba Mackandal réclame des autorités qu'il mette un terme aux injustices et abus de toutes sortes.

Le RNDDH (anciennement NCHR/Haïti) avait accusé lundi la CARICOM de cautionner l'impunité en haïti pour avoir exigé la libération de personnalités politiques incarcérées sans charge précise. (Source:AHP 17 janvier 2006)

Le GDP salue la position de la Caricom dans le dossier des prisonniers politiques haïtiens. Le secrétaire général du Groupe de Défense des Prisonniers Politiques (GDP), Ronald St-Jean, a salué mardi la prise de position de la CARICOM sur le dossier des prisonniers politiques en Haïti. Les Etats carribéens avaient manifesté vendredi leur volonté d'observer les prochaines joutes électorales en Haïti moyennant la libération de tous les prisonniers politiques.

Ronald St-Jean a rappelé également les déclarations du secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan et de l'ancien ambassadeur américain en Haïti, James B. Foley, en faveur de la remise en liberté des prisonniers politiques dans le pays dont l'ancien premier ministre Yvon Neptune Le responsable du GDP appelle à la fin de l'injustice et de la haine dans le pays. (Source :17 janvier 2006,AHP)


26 décembre 2005

Le Collectif des femmes de prisonniers (CFP)
dénoncent les mauvais traitements

Le Collectif des Femmes de prisonniers (CFP), a dénoncé les mauvais traitements infligés aux prisonniers au Pénitencier National. Lors d'une conférence de presse, deux membres du Collectif, Willienne Alciné et Kermly Hernée, ont fait savoir que les prisonniers vivent dans des conditions inhumaines dans ce centre carcéral .

Entassés comme des sardines, les prisonniers n'ont pas accès à l'eau potable et aux soins de santé, ont-elles encore dénoncé.

Mesdames Alciné et Hernée ont déploré que des centaines de prisonniers croupissent derrière les barreaux dans l'attente d'être entendus, pendant la grève au palais de justice, suite au limogeage arbitraire des juges de la cour de cassation.

Le Collectif a annoncé pour le 23 décembre la tenue d'un sit-in devant le palais de justice pour forcer le gouvernement à satisfaire leurs revendications.

Des centaines de détenus sont incarcérés depuis des mois au Pénitencier national ou dans d'autres prisons du pays sans être entendus. Nombre d'entre eux dont l'ancien premier ministre Yvon Neptune, l'ancien ministre de l'Intérieur, Jocelerme Privert, la militante Annette Auguste et le père Gérard Jean-Juste se considèrent comme des prisonniers de conscience, en raison du fait qu'ils sont écroués en raison de leurs opinions politiques et leur appartenance à Lavalas, le parti du président Aristide actuellement en exil en Afrique du Sud. (Source : AHP 21 décembre 2005)


30 septembre 2005

Me Mario Joseph affirme avoir reçu
l'ordonnance du juge Clunie Pierre Jules
déjà publiée dans les medias

L'avocat d'un groupe de citoyens accusés d'implication dans un présumé massacre dans la localité la Scierie (Saint-Marc), Me Mario Joseph, a déclaré, jeudi, avoir reçu l'ordonnance les concernant émise par le juge instructeur de St-Marc, Me Clunie Pierre Jules.

Cette ordonnance qui avait été rendue publique la semaine dernière dans la presse, a inculpé plus de 30 personnes dont l'ex-premier ministre Yvon Neptune, l'ancien ministre de l'Intérieur, Jocelerme Privert, l'ancien député de St-Marc, Amanus Mayette.

Mario Joseph critique une nouvelle fois l'attitude du juge d'instruction pour n'avoir pas respecté les normes légales en matière de justice pour signifier une ordonnance. " Je n'ai jamais vu pareille chose ", a déplore Me Joseph qui annonce son intention d'aller en appel pour faire casser ladite ordonnance qui a violé a-t-il dit, l'article 18
6 de la constitution.

Il a également déploré que l'ordonnance ait fait mention de massacre alors que toutes les données laissent croire qu'il y a eu affrontements entre deux groupes rivaux de St-Marc, RAMICOSM et Balewouze, pour le contrôle du port de Saint-Marc.

Il a accusé le juge d'avoir instruit ce dossier uniquement à charge, refusant a-t-il dit, d'enquêter sur l'assassinat d'une vingtaine de membres de Balewouze qui ont été assassinés, juste pour pouvoir retenir la thèse de massacre.

Les représentants de différentes organisations de droits de l'homme qui se sont rendus sur les lieux ont affirmé n'avoir relevé aucune trace de massacre.
(29 septembre 2005, AHP)


8 septembre 2005


Manifestation au Bel-air pour la libération
du Révérend père Jean-Juste

Le porte-parole des militants Lavalas de Cité Soleil, René Monplaisir, a annoncé, pour le 13 septembre, l'inscription du père Jean-Juste au CEP. René Monplaisir a promis que plusieurs centaines de milliers de partisans et sympathisants Lavalas se rassembleront ce jour-là pour prouver que l'organisation politique fanmi lavalas reste et demeure la principale force politique du pays.

Il a également annoncé pour les mardi 6 et mercredi 7 deux manifestations pacifiques dans les rues de Port-au-Prince et à Petite-Place Cazeau pour réclamer la libération du père Jean-Juste ainsi que celle de tous tous les autres prisonniers politiques. René Monplaisir a lui aussi invité tous les partisans de Fanmi Lavalas à retirer leur carte d'identification nationale. (AHP 5 septembre 2005)


29 août 2005

L'Evêque américain Thomas Gumbleton
juge illégale et arbitraire l'incarcération
du père Gérard Jean-Juste
et réclame sa libération


Jean-Juste dans une cellule à Pétion-Ville

L' Evêque américain Monseigneur Thomas Gumbleton, a réclamé vendredi 26 août, la libération du curé de la paroisse Sainte Claire de Petite Place Cazeau, le père Gérard Jean Juste, arrêté le 21 juillet dernier, en l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville.

Lors d'une conférence de presse, Mgr Gumbleton a dénoncé l'arrestation et l'emprisonnement illégal du prêtre. "Aucune charge formelle n'a été retenue contre lui", a rappelé l'évêque. Mgr Gumbleton dit croire que le curé est victime de persécutions politiques en raison de ses convictions politiques et du bon travail qu'il effectue en faveur de la population haitienne notamment dans la paroisse de Petite-Place Cazeau.

Des démarches sont en cours aux Etats-Unis en vue de l'élargissement du prêtre, mais il faudra également des pressions de la part de la population pour forcer le régime en place à mettre un terme aux mesures illégales.
Il appelle tous les leaders religieux à dénoncer les injustices dont sont victimes les citoyens.

Me Mario Joseph, avocat du prêtre, a dénoncé pour sa part les motifs politiques qui entourent l'arrestation et l'emprisonnement du père Gérard Jean Juste. Il a également dénoncé la composition du tribunal qui in
struit le dossier. Selon lui, les dossiers de la plupart des prisonniers politiques se trouvent aux mains de juges appartenant au même secteur religieux.

Il a souligné à ce propos que l'ancien commissaire du gouvernement, le juge Riquet Brutus avait été excommunié en raison de la facon dont il dirigeait le Parquet. Me Joseph a appelé à la fin de la chasse aux sorcières lancée contre les partisans de Fanmi Lavalas. Il a annoncé également des actions en justice contre tous ceux qui avaient molesté le père Jean Juste à l'Eglise de St-Pierre de Pétion-Ville.

Ceux qui donné l'ordre d'arrêter le prêtre devront également répondre de leur forfait devant la justice, a lancé Me Mario Joseph, rappelant que la faillite de la justice n'est que provisoire.

Les fidèles de la paroisse Sainte Claire ont manifesté pour la 5è journée consécutive ce vendredi, à Petite Place Cazeau, pour exiger la libération immédiate de leur curé. Ils ont également déploré que leur curé soit gardé en prison injustement alors que des criminels notoires courent les rues en toute impunité ou sont libérés de prison.

Le gouvernement en place est en train de pénaliser, ont-ils dit, plusieurs centaines d'enfants que le père Jean Juste envoie à l'école chaque année. "Où sont les grands défenseurs de droits de l'homme et les grands dénonciateurs de ces récentes années", se sont demandés les manifestants qui déclarent déplorer que le prêtre catholique ait été molesté puis arrêté sans motifs déclarés à l'intérieur d'une église catholique pendant qu'un évêque catholique (Mgr Pierre-André Dumas) officiait. (AHP 26 août 2005)


Bill Quigley dénonce l'emprisonnement illégal
du père Gérard Jean-Juste
Inquiétude sur l'état de santé du curé

L'un des avocats du père Gérard Jean Juste, Bill Quigley, a dénoncé, mardi 16 août, l'arrestation et l'emprisonnement illégal du curé de la paroisse Sainte Claire, le père Gérard Jen-Juste. Lors d'un rassemblement des fidèles devant l'Eglise Sainte Claire, Bill Quigley a fait savoir que l'arrestation du père Jean-Juste est en violation flagrante de la constitution de 1987 et de la charte des Nations Unies, puisque aucune charge n'a été jusqu'ici retenue contre le curé.

L'avocat américain en a profité pour informer de toute une série de démarches qui sont en cours à l'étranger en vue de la libération du père Jean-Juste. Plus de 2000 lettres dont celles de 29 congressmen américains ont déjà été adressées au président Georges W. Bush et au secrétaire d'Etat Condoleezza Rice pour leur demander de faire pression sur les autorités provisoires haïtiennes pour qu'elles remettent le père Gérard Jean-Juste en liberté.

De nombreux fidèles de la paroisse Sainte-Claire et des enfants qui étaient à la charge du père Jean-Juste, ont réclamé une nouvelle fois la libération de leur curé. Ces fidèles qui dénoncent eux aussi la caractère illégal et arbitraire du chef de la paroisse se sont déclarés inquiets pour la vie de ce dernier dont l'état de santé s'est détérioré.

Le père Jean Juste qui souffre de gratelle (démangeaison) , s'est récemment évanoui dans sa cellule. Les fidèles jugent indécent que les autorités cherchent à faire passer le curé de la paroisse Sainte Claire pour un bourreau alors que ceux qui l'ont maltraité le 21 juillet courent les rues en toute impunité.

Les fidèles de la paroisse Sainte-Claire appellent le président provisoire Boniface Alexandre à placer son mot dans ce dossier en tant que juriste. La hiérarchie catholique n'est toujours pas intervenue dans le dossier du père Jean-Juste. Mgr François Gayot est le président de la commission gouvernementale chargée de promouvoir le dialogue national.
Les fidèles ont rappelé que le père Jean-Juste permet à plus de 300 enfants d'avoir accès au pain de l'instruction et nourrit quotidiennement plus 2000 personnes. (AHP 16, 17 août 2005)


26 juillet 2005

CONDAMNATIONS DES EXCES
DU GOUVERNEMENT DE FACTO
CONTRE LES DROITS DES HAÏTIENS


Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), a dénoncé samedi "l'arrestation illégale et arbitraire" du curé de la paroisse de Sainte Claire, le père Gérard Jean Juste, à l'occasion des funérailles du journalistes et poète Jacques Roche, à l'église St-Pierre, à Pétion-Ville.

Menacé par un groupe d'individus à l'intérieur même de l'Eglise, le père Jean-Juste a été conduit au commissariat de Pétion-Ville par des forces de la MINUSTAH et des agents de la Police Nationale pour sa sécurité. Il se trouvait, après plusieurs heures, en état d'arrestation sous l'accusation de détention d'arme à feu, d'assassinat et déclarations incendiaires.

Le secrétaire général du CARLI, Renan Hédouville, a déclaré constater avec indignation que les libertés individuelles reconnues par la constitution Haïtienne et les traités internationaux relatifs aux droits de l'homme, continuent d'être violés systématiquement par les autorités chargées chargées de les faires respecter.

"Pourquoi a-t-on attendu le jour des funérailles de Jacques Roche pour affectuer cette arrestation, pourquoi le juge d'instruction Jean Perez Paul qui a auditionné le père Gérard Jean Juste la veille, n'avait-il pas ordonné un mandat de dépôt s'il y avait des indices" s'est encore interrogé Me Hédouville. Selon lui, la manière de procéder à l'arrestation de Père Jean Juste est grotesque et rappelle étrangement les vieilles méthodes.

Le responsable du CARLI a dit également déplorer que des gens censés prennent régulièrement plaisir à traiter des personnes arrêtées par la police d'assassins, de bandits, de kidnappeurs, bafouant ainsi a-t-il dit, l'article 8 de la convention américaine relative aux droits de l'homme qui veut que toute personne accusée d'un délit est présumée innoncente jusqu'à ce que sa culpabilité soit légalement établie.

Par ailleurs, il a estimé que la haine, l'intolérance et la vengeance, caractéristiques de la société Haïtienne, ont tentance à bannir la liberté d'expression, le droit à la différence, aux critiques, aux idées contraires qui, à bien des égards, constituent des acquis démocratiques.

Le leader du Mouvement pour l'Instauration de la Démocratie en Haïti (MIDH), Marc L. Bazin, a également exigé lundi la libération immédiate du père Gérard Jean Juste arrêté a-t-il dit, dans des circonstances troublantes, comme ce fut le cas, a-t-il dit, pour l'ancien premier ministre Yvon Neptune, l'ancien ministre de l'Interieur, Jocelerme Privert et pour la militante Annette Auguste.

Marc Bazin, a invité les autorités à donner des explications sur les motifs de l'arrestation du père Jean-Juste, puisque personnne n'y comprend rien. C'est inacceptable, a-t-il dit, appelant tous les secteurs du pays à réclamer la libération du prêtre.

Le leader du Mouvement pour l'Instauration de la Démocratie en Haïti (MIDH), Marc L. Bazin, a plaidé lundi en faveur de la libération de tous les prisonniers politiques et du retour de tous les exilés politiques pour favoriser la résolution de la crise politique Haïtienne. Marc Bazin , a fait savoir que nul n'a le droit de maintenir un Haïtien en dehors de son pays, a déclaré M. Bazin.

Il s'agit là, a-t-il dit, de méthodes expéditives. Selon M. Bazin, si les autorités intérimaires voulaient effectivement promouivoir la réconciliation nationale, elles travailleraient au retour de tous les exilés politiques notamment Jean claude Duvalier, Raoul Cédras, Michel François et Jean Bertrand Aristide.

La commision politique de Fanmi Lavalas a condamné l'emprisonnement jugé illégal du père Jean juste. Dans un communiqué lu par un porte-parole de la commission, Marc Foreste Casseus,la commission a fait savoir la nouvelle arrestation du prêtre entre dans le cadre d'un vaste mouvement de persécution politique.

Marc Foreste Casseus a accusé les autorités intérimaires et leurs partisans de vouloir réduire au silence tous les partisans de Jean Bertrand Aristideet tous ceux qui ont des opinions contraires. Un porte-parole du Conseil des sages, Daniel magloire, avait appele le régime en place à fermer les médias qui ont "un double langage pernicieux" et qui donnent la parole à des gens qu'elle considère comme des bandits

Pour sa part, le leader de l'Alliance pour la Libération et l'Avancement d'Haïti (ALLAH), Me Reynold Georges, qui dénoncé la nouvelle arrestation du curé de Sante Claire, réclame l'arrestation de tous ceux qui lui ont fait subir des sévices corporels à l'intérieur de l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville. la Conférence épiscopale dont un des membres Mgr François Gaillot est le président d'une commission préparatoire à un dialogue national lancé par le régime en place, n'a toujours pas réagi à cette arrestation. (AHP 25 juillet 2005)



19 avril 2005

Le GDP rejette les "allégations" selon lesquelles
Jocelerme Privert aurait été entendu à Saint Marc
Le complot contre Yvon Neptune, Jocelerme Privert
et d'autres prisonniers politiques, ne passera pas.


P R I SO N

Le Groupe de Défense des Droits des Prisonniers Politiques (GDP), a rejette les déclarations selon lesquelles l'ancien ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert avait répondu, à St-Marc, à des questions du juge d'instruction Clunie Pierre-Jules, chargé du dossier du présumé massacre de la Scierie.

Selon le secrétaire général du GDP, Ronald St-Jean, Jocelerme Privert n'a répondu à aucune question du juge, en raison du fait que son avocat était absent à l'occasion.

L'ancien député de St-Marc, Amanus Mayette, avait dénoncé la semaine dernière les rumeurs selon lesquelles il aurait été entendu à St-Marc sur ce dossier. Dans une note envoyée dans la presse, Amanus Mayette avait fait savoir qu'il n'avait répondu à aucune question du juge instructeur, pour n'avoir pas été accompagné de son avocat.

Jocelerme Privert et l'ancien premier ministre Yvon Neptune sont privés de leur liberté depuis plusieurs mois à la suite d'accusations portées contre eux par les organisations NCHR et RAMICOSM.

D'an autre côté, Ronald St-Jean a dénoncé le comportement du ministre intérimaire de la Justice, Bernard Gousse qui utilise de façon désinvolte, a-t-il dit, les termes juridiques. M. St-Jean a cité en exemple le cas où M. Gousse avait fait usage du terme "Inculpé", en parlant des prisonniers politiques alors qu'aucune ordonnance n'a jusqu'ici été émise par un cabinet d'instruction.

Selon Ronald St-Jean, le complot qui est en train d'être monté contre l'ancien premier ministre Yvon Neptune, l'ex ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert et bien d'autres prisonniers politiques, ne passera pas.

Ronald St-Jean a fait savoir par aileurs qu'il ne se rendra pas à St-Marc, pour témoigner dans le cadre du dossier de la Scierie, pour des raisons de sécurité. Cependant, il s'est déclaré prêt à le faire par devant une commission rogatoire qui sera mise à sa disposition à Port-au-Prince, par le doyen du tribunal civil de St-Marc. (Source:AHP 19 avril 2005)


30 mars 2005

Une semaine pascale haïtienne chargée
en événements et incidents


et célébrations : vaudouisants à Souvenance

 

Manifestation à Port-au-prince à l'occasion des 18 ans de la constitution -Une grande manifestation des partisans du parti Fanmi Lavalasle s'est déroulée mardi 29 dans le quartier populaire du Bel-air pour réclamer la cessation des violations de la constitution de 1987 et le retour à l'ordre démocratique rompu, avec le départ forcé du président Aristide le 29 février 2004.

Les mains en l'air exhibant le drapeau national et la constitution, les manifestants ont réclamé la fin des persécutions politiques et la libération des membres de leur parti emprisonnés pour leurs opinions politiques.

La marche n'a pu suivre le parcours initial.Des soldats de la MINUSTAH les ont empêchés de se rendre sur la place de la constitution. Des chars de la mission onusienne ont obstrué toutes les rues donnant accès au Champ-de-Mars.

Des manifestants ont accusé la Mission onusienne de jouer un double jeu. "D'un côte, elle promet d'assurer la protection des manifestants et de l'autre, elle nous empêche de suivre notre parcours", ont-ils dénoncé.

Accusant des soldats onusiens de les avoir dispersés avec des grenades lacrymogènes , ils ont mis le feu à un maillot de l'équipe brésilienne de football.

Tout en critiquant le comportement des soldats de la MINUSTHA, deux porte-parole des militants Lavalas, Lesly Gustave et Samba Boukman, se sont toutefois félicités de la mobilisation de dizaines de milliers de partisans et sympathisants Lavalas qui ont gagné les rues pour dire non à l'injustice et à la violence.

MM. Gustave et Boukman qui assimilent l'attitude de la MINUSTAH à un coup de couteau dans le dos, ont déclaré que les partisans de lavalas sont plus que jamais déterminés à se mobiliser, selon la constitution, jusqu'à satisfaction de leurs revendications. " Ils savaient que nous allions draîner des centaines de milliers de lavalassiens au Champ-de-mars. C'est pourquoi ils nous en ont empêché l'accès", invitant les militants à participer à une grande manifestation le 7 avril prochain.

Ils ont souligné qu'ils continueront de réclamer de la police des explications sur des cas d'exécutions sommaires contre des militants des quartiers populaires, avant qu'elle puisse recommencer à assurer la sécurité des manifestants Lavalas. D'autres manifestants ont promis de reviser leur stratégie pour éviter de donner des prétextes aux violateurs de la constitution et aux adversaires politiques de lavalas.

Pour sa part, le général brésilien Augusto Heleno Ribeiro, a expliqué la décision de la MINUSTHA par le fait que les organisateurs de la manifestation n'avaient pas respecté le principe de base à savoir, écrire à la police pour avoir l'autorisation de manifester. Selon Heleno Ribeiro, la MINUSTAH est là pour accompagner la police dans sa mission de servir et protéger et non pour agir à sa place. "Nous ne pouvions pas laisser une manifestation illégale se diriger vers le Champ-de-Mars ", a déclaré le général brésilien. C'est au Champ-de-mars que se trouve le siège de la présidence. (Source : AHP 29 mars 2005)

Commentaires
: L'attitude de la Minustha reflète bien les pressions exercées sur l'ONU pour qu'elle se mette au service de l'injustice. Ce comportement ambivalent en fonction de ces pressions et de la résistance populaire, peut se révéler erratique et conséquemment dangereux. Les forces populaires haïtiennes savent observer une politique mesurée avec ces forces étrangères. Mais, vu leurs conditions sociales et leurs convictions démocratiques et patriotiques, elles vont compter principalement sur leurs propres luttes, pour arracher leurs droits constitutionnels, auxquels elles ne peuvent pas renoncer.

Manifestation au Cap-Haïtien - Plusieurs milliers de partisans de Fanmi Lavalas ont manifesté également dans les rues du Cap-Haïtien, dans le Nord du pays, pour exiger le retour à l'ordre constitutionnel et la fin des persécutions politiques. Les manifestants qui scandaient des slogans revendicatifs, ont denoncé le caractère inconstitutionel du gouvernement intérimaire, les exactions et autres abus de pouvoir dont il se rend coupable.

Ils ont fait savoir que les violences exercées contre eux, ne les empêcheront pas de rester mobilisés Ils ont annoncé une manifestationn pour le 7 avril dans la deuxième ville du pays pour continuer à faire passer leurs revendications, dont le retour à l'ordre constitutionnel.

Manifestation Hinche Des milliers de partisans de Fanmi lavalas ont également manifesté pacifiquement à Hinche dans le plateau central. Alors que de nombreux membres de Fanmi lavalas se sont rassemblés dans la région de Nippes pour réfléchir sur la constitution à l'occasion de son 18ème anniversaire. (Source : AHP 29 mars 2005)


Le leader de l'Alliance pour la Libération et l'Avancement d'Haïti (ALLAH), Reynold Georges, a déclaré lundi vivre avec tristesse ce 29 mars 2005 le 18è anniversaire de la constitution de 1987, qu'on n'est toujours pas arrivé à faire respecter.

Reynold Georges qui avait participé à l'élaboration de cette constitution, a imputé le malheur du pays au refus délibéré des dirigeants politiques en particulier, d'appliquer ou de faire appliquer la loi mère. " Le jour où tous les articles de la constitution seront respectés, l'impunité sera bannie, ce sera lajustice pour tous les citoyens et le développement du pays ", a déclaré Me Georges.
Invité à répondre aux critiques de certains secteurs selon lesquels, la constitution ne serait pas adaptée à la réalité du pays, le responsable de l'ALLAH a dit croire qu'on est plutôt en train de faire les frais d'une absence de volonté de la part des dirigeants. Reynold Georges s'est déclaré contre tout amendement de la constitution de 1987. (Source:AHP 28 mars 2005)

9ème anniversaire du CARLI
Le Comité des Avocats pour le Respect des Liberté Individuelles (CARLI) célèbre ce lundi 28 mars son 9ème anniversaire. Le secrétaire général du CARLI, Me Renan Hédouville, s'est félicité du bon travail réalisé par son institution, en matière de défense des droits de l'homme.

Selon Me Hédouville, le CARLI s'est donné pour mission d'accompagner des citoyens victimes de violations de droits humains, de détention préventive prolongée, d'arrestations illégales et arbitraires, de stigmatisation et d'exploitation sexuelle.

Ce qui fait notre force, c'est la véracité des informations que nous véhiculons, nos prises de position en faveur toutes les catégories de victimes quelle que soit leur appartenance politique ou sociale, a indiqué le responsable du CARLI.

"Une bonne organisation de défense de droits de l'homme ne doit pas uniquement dénoncer des cas de violation des droits humains dans telle catégorie sociale et fermer les yeux sur les abus commis au sein de telle autre catégorie", a dit Me Hédouville.

Renan Hédouville a fait savoir que son organisation est très préoccupée par la situation des droits de l'homme dans le pays, mais déterminé à poursuivre sa lutte en faveur du respect des droits humains sans discrimination.

Il a fait savoir par ailleurs que la lutte contre le banditisme, l'insécurité, la violence ne peut en aucun cas justifier des cas d'exécutions sommaires, l'enchaînement d'individus blessés qui reçoivent des soins de santé dans un hôpital.

C'est actuellement la situation de beaucoup de citoyens à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti, à la suite de leur arrestation. (Source:AHP 28 mars 2005)

Le Parti Populaire National (PPN), a déclaré que l'organisation d'élections dans le pays ne sera jamais possible si le président Jean Bertrand Aristide ne revient pas pour achever son mandat.
Selon un responsable du PPN, Georges Honorat, ce qui s'est passé en Haïti, le 29 février 2004 avec le départ forcé du président Aristide, a été un véritable complot de certaines grandes puissances de la communauté internationale contre la constitution haïtienne.
Georges Honorat a déclaré appuyer sans réserve la manifestation du 29 mars qui vise a-t-il dit, à faire respecter la loi mère du pays. (Source:AHP 28 mars 2005)

Jocelerme Privert, ancien ministre de l'Intérieur, détenu au pénitencier national depuis près d'un an, a été transporté d'urgence mercredi 15 mars à l'hôpital. Il observe une grève de la faim depuis trois semaines. « Vêtu de son uniforme de détenu, le corps visiblement amaigri, l'ex-ministre a été admis à l'hôpital du Canapé-Vert à 10H06 pm », a précisé un reporter de radio Caraïbe fm.

Les bras croisés et allongé sur sa civière, M. Privert n'aurait fait aucune déclaration. Un cortège de la Police nationale d'Haïti (PNH) et de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) a accompagné l'ambulance qui transportait le détenu, a également précisé le journaliste.

Les autorités judiciaires et policières n'ont fait aucune déclaration officielle au moment de transporter le détenu. Le journaliste, qui n'était pas en mesure de vérifier la présence d'un juge de paix, aurait reconnu des proches du détenu à l'hôpital du Canapé-Vert.

L'ancien Premier ministre Yvon Neptune, également incarcéré au pénitencier, avait été transporté le 10 mars dernier dans un hôpital militaire de l'Onu pour des raisons de santé. Il observait une grève de la faim depuis trois semaines.


24 mars 2005

Un mois après le 28 février

La police ouvre encore le feu

sur une marche pacifique pour la démocratie


24 mars 2005 à Cité Soleil, marche pour le 18ème
anniversaire de la constitution de 1987

 

Cette police infiltrée est plus dangereuse
que les autres gangs!

Que prévoit le mandat de l'ONU?

Des tirs ont éclaté jeudi 24 mars 2005, dans le bidonville de Cité Soleil, lors d'une manifestation de plusieurs milliers de personnes, pour le 18ème anniversaire de la constitution de 1987, appelant au retour de Jean-Bertrand Aristide. La manifestation avait débuté dans le calme, les participants agitant des photos du président déporté l'an dernier et scandant «Aristide pour toujours».

Plusieurs coups de feu ont éclaté alors que les manifestants passaient près d'un commissariat, selon un journaliste de l'Associated Press présent sur place.
Cinq à dix minutes plus tard, à quelques trois kilomètres plus loin sur la route menant à l'aéroport international, des tirs ont à nouveau éclaté, tuant un homme et en blessant un autre au bras.


28 février 2005

La police haïtienne ouvre le feu

sur une marche pacifique pour la démocratie

(February 28. 2005)

La police ouvre le feu

by Bill Quigley, Loyola University New Orleans School of Law
(quigley@loyno.edu )


Bill était en Haiti en visite bénévole avec l'Institute
for Justice and Democracy in Haiti.

Aujourd'hui date anniversaire du coup d'Etat une grande manifestation non-violente pour la démocratie est organisée dans le quartier du Bel-Air.
J'ai assisté à cette marche avec d'autres paroissiens de Sainte Claire et le père Jean-Juste.
Nous avons commencé par des prières dans l'église de Notre Dame du Perpétuel Secours au centre de Bel-Air.
Après les prières nous avons rejoint la foule qui marchait dans la rue en chantant.
Des milliers de personnes marchaient et dansaient au son des tambours, chantant "Ramenez Titide (Aristide)" , en créole, français et anglais.
Le père Fr. Jean-Juste est devenu une des pricinpales voix de la démocratie en Haïti depuis sa libération de prison après 48 jours d'incarcération sans aucune charge.

Il a été interviewwé deux douzaines de fois par des correspondants locaux et étrangers pendant la marche avec la foule.

Tout semblait se dérouler pacifiquement comme un grand carnaval lorsque j'ai remarqué le correspondant de Reuters avec un gilet pare-balles
La Minustha était présente tout autour. La foule énorme continuait de descendre la rue des césars. La rue était pleine de gens portant des symboles, ombrelles, portraits, pancartes et demandait le retour de la démocratie et d'Aristide.
Les habitants du quartier rejoignaient la marche ou applaudissaient sur le pas de leurs portes.
Soudain au coin de la rue Monseigneur Guilloux et des Césars, il y eut une grosse explosion, très proche.
Les manifestants ont commencé à crier et à courir.
J'ai vu un gros officiel blanc regardant les véhicules dévalant la rue à toute vitesse, pendant que les explosions continuaient.

D'autres personnes ont vu des polices en uniformes noirs, masqués, lourdement armés tirant dans la foule. Dans la rue, un homme gisait inconscient. Le père Jean Juste s'agenouilla auprès de lui et priait.
Dans la rue d'autres personnes transportaient des blessés sur leurs dos.
La foule criait que les polices revenaient et nous avons couru nous réfugier dans une petite maison dans une allée.
Les enfants criaient, les adultes criaient, tout le monde était mort de peur. Nous avons attendu, jusqu'à ce que ce qu'une présence suffisante de l'ONU nous permette de sortir en sécurité.
Les premiers rapport ont documenté plusieurs personnes atteints par balles. D'autres ont été battus. Deux hommes m'ont montré les blessures que la police leur a faites.
En descendant la rue dans le quartier maintenant désert, nous voyons les visages sombres des gens qui étaient si heureux quelques minutes plus tôt. Beaucoup criaient.

En regagnant la paroisse le Père Jean-Juste dit :" Les partisans d'Haïti étaient si nombreux, qu'il était difficile d'avoir une bonne estimation de la foule. Le message est clair. Notre vote a été compté. Il doit encore compter. Il n'y aucun autre moyen pour Haïti d'aller de l'avant sans le retour à l'ordre constitutionnel, la libération de tous les prisonniers politiques, le retour physique du Président Aristide."
Bien que la marche pour la démocratie en Haïti a été stopée par les balles de
la police contre une foule désarmée, les gens à qui j'ai parlé m'ont dit que leur marche pour le retour de la démocratie continuera.


"Des habitants ont été vus transportant le corps d'un homme qui semblait avoir reçu une balle dans la poitrine. Une ambulance de l'ONU est arrivée pour emmener le corps d'un deuxième homme qui avait reçu une balle dans la tête, mais la foule a encerclé le cadavre ensanglanté, l'a enveloppé dans un drapeau haïtien et hurlé aux casques bleus de rester à l'écart." (AP, 28 février 2005)


"Plusieurs centaines de casques bleus péruviens et brésiliens encadraient la manifestation. «Cela semblait pacifique, mais pour une raison que nous ignorons la police haïtienne est arrivée et a décidé de disperser la manifestation», a déclaré le commandant Carols Chugs Brag, porte-parole de la mission de l'ONU en Haïti, conduite par le Brésil." (AP, 28 février 2005)


23 février 2005

La MINUSTHA arrête un leader populaire

les camarades de Samba Boukman

tiennent la MINUSTAH

responsable de son intégrité physique

Manifestation pacifique

 

Des soldats de la MINUSTAH ont procédé mardi 22-02-05 à l'arrestation du porte-parole des militants Lavalas du quartier populaire du Bel-air, Samba Boukman.

Selon un auutre militant Lavalas, Samba Mackandal, Samba Boukman a été arrêté à la rue St-Martin après avoir participé avec ses camarades à une réunion de planification des activités prévues dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire du départ forcé de Jean Bertrand Aristide.

Samba Mackandal a appelé les militants Lavalas à rester mobilisés dans le cadre des manifestations prévues pour les 24, 27 et 28 février prochain.

Même position de la part des militants Lavalas de Cité Soleil qui rendent la MINUSTHA responsable de l'intégrité physique de Samba Boukman.

Jimmy Charles, un jeune arrêté récemment par la MINUSTHA et remis à la police était retrouvé quelques jours plus tard criblé de balles à la morgue de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.

Un membre de la cellule de base de Fanmi Lavalas René Monplaisir, a fait savoir qu'ils resteront mobilisés dans le cadre de la lutte visant le retour à l'ordre constitutionnel. (Source : AHP 22 février 2005)


13 février 2005

Des habitants de Saint-Marc

dénoncent "des mensonges entretenus

autour d'un présumé massacre à la Scierie"

Plusieurs habitants de Saint-Marc ont dénoncé samedi "la poursuite de manoeuvres visant à imposer l'idée qu'un massacre aurait été perpétré le 11 février contre des partisans de l'anciene opposition à Aristide, à la Scierie", une localité de Saint-Marc, au nord de la capitale.

Il y a eu effectivement des affrontements entre partisans du président Aristide et de l'ancienne opposition, après l'incendie et le pillage du commissariat de la ville par des membres armés de l'organisation nommée Ramicos.

"Quelque 5 ou 6 personnes ont dû être tuées dans les deux camps, mais il n'y a pas lieu de parler de massacre dans aucun camp", a indiqué un notable de la ville, qui soutient que Ramicos (pro-plateforme de l'ancienne opposition) et Balewouze (pro-lavalas) étaient deux groupes également violents dont les membres étaient loin d'être des saints.

Pour des résidents de la Scierie, le présumé massacre est le fruit de l'imagination de quelques personnes qui poursuivent aujourd'hui encore des intérêts politiciens. Des membres d'organisations internationales de droits humains sérieuses et plusieurs journalistes de différents médias étrangers ont mené enquête ici et n'ont trouvé aucune trace de ce massacre, a dit Ti Jean, un paysan.

" Nous n'avons pas de chiens assez grands mangeurs à la Scierie pour dévorer 50 cadavres, peut-être y-en-a-t-il à Port-au-Prince", a ironisé un autre paysan, ajoutant que nos oganisations sont en tain de perdre toute leur crédibilité, puisqu'il n' y a personne qui croit leurs énormités.

C'est la coalition nationale pour les droits des haïtiens (NCHR), une organisation souvent accusée de connivence avec l'ancienne opposition à Aristide qui avait annoncé l'existence de ce présumé massace et c'est sur cette base que les autorités intérimaires ont fait incarcérer l'ancien premier ministre Yvon Neptune et l'ancien ministre de l'Intérieur Jocelerme Privert, depuis 1 an.

Invité à dire où étaient passés les corps des personnes tuées, le Directeur exécutif de la NCHR, Pierre Espérance, devaient répondre qu'ils avaient tous été dévorés par des chiens, sans toutefois pouvoir fournir des explications sur l'absence des os. Des membres de Balewouze actuellement dans le maquis ont mis en garde vendredi contre un plan de certains secteurs visant à collecter des ossements dans plusieurs régions du pays dans le cadre de leur campagne d'imposition de l'idée du massacre.

Ils ont également dénoncé le silence de ces secteurs sur l'assassinat, après le départ du président Aristide, d'une dizaine de ses partisans dont les corps ont été trainés en plein jour dans les rues de Saint-Marc. Plus d'une cinquantaine de persones ont été tuées en février 2004 aux Gonaïves lors de l'insurrection armée anti-Aristide dont une dizane de policiers qui ont été trainés dans les rues de la ville.

Des commissaires de police ont également été tués au cours de la même période à Hinche et dans le Nord du pays, tandis que de nombreux bureaux publics dont ceux de la douane, de la direction générale des Impôts et de l'autorité portuaire nationale ont été pillés et incendiés par les opposants. De nombreux individus dont des déportés d'Amérique du Nord qui avaient été condamnés pour crimes divers, étaient alors remis en liberté. (Source :AHP? Saint-Marc, 13 fevrier 2005)


21 janvier 2005

 

Quand il y a oppression

il y a nécessairement résistance

(La Chronique de Samedi Smith)

 

La mission onusienne aurait accepté d'enquêter sur le cas de Jimmy Charles - Le porte-parole de la Mission des Nations Unies pour Stabiliser Haïti (MINUSTAH), M. Damian Oncès Cardona, a informé jeudi l'ouverture d'une enquête sur l'assassinat du militant Lavalas Jimmy Charles retrouvé criblé de balles dans le quartier populaire de la Saline, le samedi 15 janvier dernier après avoir été arrêté le 5 janvier au Fort-National par des soldats de la MINUSTAH qui l'ont remis à des agents de la PNH.

M. Cardona a également promis que la MINUSTHA enquête sur beaucoup d'autres cas similaires, soulignant que plusieurs cadavres de personnes arrêtées et gardées par la police ont été découverts à la morgue de l'hôpital général. (Source : AHP 20 janvier 2005)

Justice et Paix dénonce - De son côté La Commission Nationale Justice et Paix de Port-au-Prince, a dénoncé jeudi les arrestations illégales, les mauvaises conditions de détention des prisonniers dans les différents centres carcéraux du pays.

Dans un rapport produit à l'issue de son assemblée générale qui a pris fin ce 20 janvier 2005, Justice et Paix a également condamné le massacre du Pénitencier National le 1er décembre 2004 où plusieurs prisonniers ont été tués par des agents de la PNH.

L'organisation a dénoncé la lenteur et la corruption qui gangrènent le système judiciaire haïtien, ce qui encourage, a-t-elle dit, l'impunité, la frustration, la violence et les persécutions de toutes sortes. (Source :AHP, 20 janvier 2005)

Manifestation lavalas au Bel-air - Des militants Lavalas du Bel-Air ont manifesté jeudi dans les rues de ce quartier populaire contre les persécutions politiques, le retour à l'ordre constitutionnel et de meilleures conditions de vie.

Les militants Lavalas affirment avoir organisé cette manifestation à l'occasion de la prestation de serment du président américain Georges W. Bush pour son 2è mandat. La marche pacifique s'est déroulée sous protection des soldats de la MINUSTAH.

Les manifestants ont reproché aux autorités intérimaires d'avoir donné l'ordre de massacrer des innocents dans les quartiers populaires par le simple fait qu'ils restent attachés au vote populaire.

"En voulant exterminer les masses pour organiser des élections bidon, le gouvernement provisoire, ne fait qu'hypothéquer davantage les chances de l'organisation de sa mascarade avec cette escalade d'exécutions sommaires", a lancé un chef d'OP.

Les manifestants se sont également déclarés scandalisés par le silence observé sur l'assassinat du journaliste Abdias Jean Correspondant d'une Radio de Miami, la WKAT 1360, et étudiant en droit abattus par des agents de la police haïtienne lors d'une opération dans le Village de Dieu, pour l’empêcher de témoigner sur les exactions commises à Cité de Dieu. Le même silence complice a été constaté sur les "mauvais traitements infligés aux journalistes de Télé Ginen".

Parallèlement, un porte-parole des militants Lavalas du Bel-air, Samba Boukman, a rejeté les déclarations du sénateur Yvon Feuillé selon lesquelles les conditions ne sont pas réunies pour le retour d'Aristide.

Samba Boukman a dit croire que le sénateur a fait ses déclarations sous la menace de certains secteurs ou en raison d'intérêts personnels. Toutefois, le militant Lavalas a dit espérer que M. Feuillé reviendra à coups sûrs sur ses déclarations quand il aura repris tous ses sens. (Source : AHP 20 janvier 2005)

Les cellules de base des organisations populaires Fanmi Lavalas, ont qualifié mercredi de pure trahison les déclarations du sénateur Yvon Feuillé selon lesquelles les conditions ne sont pas réunies pour que le président Jean Bertrand Aristide revienne dans son pays.

Dans une déclaration, un porte-parole des cellules de base,René Monplaisir, a déclaré prendre acte que Yvon Feuillé a trahi la lutte du peuple haïtien et le président Aristide lui-même. M. Monplaisir a fait savoir par ailleurs que les déclarations de M. Feuillé sont de nature à affaiblir la mobilisation visant à obtenir le retour à l'ordre contitutionnel. "Nous sommes plus que jamais déterminés à lutter pour que la démocratie revienne en Haïti".

Il a profité pour dénoncé les arrestations arbitraires, les massacres perpétrés régulièrement par la police, accompagnée d'anciens militaires et d'attachés dans les quartiers populaires.

Parallèlement, Samba Boukman, porte-parole des militants Lavalas du Bel-air, a rejeté les déclarations du sénateur Yvon Feuillé relatives à l'exil d'Aristide. Samba Boukman a dit croire que le sénateur a fait ses déclarations sous la menace de certains secteurs ou en raison d'intérêts personnels. Toutefois, le militant Lavalas a dit espérer que M. Feuillé reviendra à coups sûrs sur ses déclarations quand il aura repris tous ses sens. (Source :AHP, 20 janvier 2005)

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