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AGENDA 1


4 juillet 2008

Remarques de Louis Joinet
expert de l'ONU en droits humains
au terme de son mandat enHaïti

Louis Joinet, qui arrive au terme du mandat de six ansen tant qu'expert indépendant sur la situation des droits humains en Haïti; a expliqué qu'il n'a malheureusement pas été en mesure d'effectuer son ultime mission en Haïti. Il a constaté qu'en dépit d'importants progrès, la triste réalité d'Haïti montre qu'il ne suffit pas, pour assurer le retour à un État de droit, d'organiser des élections et de se doter d'un Parlement.

Il est impératif à cet égard que se forge une culture de partis politiques; or, c'est là que le bât blesse, a-t-il fait observer. Les partis s'apparentent trop souvent à des groupes, parfois des groupuscules, essentiellement électoraux, sans grande aptitude à influencer leurs membres dans les instances parlementaires. Abordant le dossier de l'amendement de la constitution, Louis Joinet s'est dit favorable tout en notant un réel verrouillage constitutionnel. Ce verrouillage constitutionnel était inspiré par un idéal visant à éviter que l'histoire douloureuse des dictatures ne se répète.

Cependant, il fait remarquer que l'interdiction de la double nationalité est sans rapport avec le risque dictatorial. " L'interdiction de la double nationalité, est très mal acceptée par une grande partie de la diaspora qui se sent écartée alors qu'elle pèse démographiquement 2 millions de sujets (soit près du quart de la population) et qu'elle contribue à la survie du pays avec un transfert annuel de 1,6 milliard de dollars", ajoute M. Joinet dans son rapport.

Répondant aux questions des représentants de la Slovénie, du Luxembourg, de la France, du Canada et de l'Uruguay, Louis Joinet a indiqué qu'il faudra poursuivre l'œuvre du mandat sur la situation des droits de l'homme en Haïti. Il a ajouté que l'accent devrait être mis davantage sur la promotion et la protection des droits économiques et sociaux, reconnaissant qu'il n'avait pas apporté toute l'attention voulue à cette question au cours de son mandat. " Il faut investir davantage dans les droits économiques, sociaux et culturels, comme le montrent bien les émeutes de la faim récentes", ajoute t-il.


4juillet 2008

Thierry Fagart
directeur de la section des
droits humains à la Minustah

Les droits socio-économico culturels des Haïtiens sont ignorés

Haïti-Droits humains : les droits socio-économico culturels des Haïtiens sont ignorés, selon Thierry Fagart le 9 juin 2008 Surnommé " monsieur droits de l'homme ", Thierry Fagart, directeur de la section des droits humains à la Minustah, a passé six des dix dernières années de sa vie à s'occuper de la question des droits de l'homme en Haïti. Sur le départ, il dresse un bilan. (Lire l'article de Christian Jr Desrameaux) .

Thierry Fagart, représentant du Haut commissaire des Nations unies aux Droits de l'homme, a relevé un déphasage alarmant entre " le respect " des droits civils et politiques du citoyen haïtien au détriment des droits sociaux, économiques et culturels de l'Haïtien. Pour preuve, l'État haïtien a ratifié depuis belle lurette le pacte internationnal relatif aux droits civils et politiques tandis que le pacte relatif aux droits socio-économico-culturels n'est toujours pas ratifié, a fait remarquer le juriste français. Thierry Fagart a insisté sur l'indivisibilité des droits de l'homme. " Tout est imbriqué ", a-t-il indiqué.

En maintes occasions, Thierry Fagart a revendiqué pour le respect de tous les droits fondamentaux des haïtiens. La misère qui règne en Haïti est inhumaine, avec une population vivant avec moins de deux dollars américains par jour. C'est une violation flagrante des droits de l'homme, un cas parmi plusieurs autres que le responsable des droits de l'homme n'a pas énuméré. N'était-ce les violences qui ont entaché les événements d'avril 2008, lorsque des manifestants ont gagné les rues pour dénoncer la cherté de la vie, les instances concernées n'auraient toujours pas adopté de mesures pour combattre la crise alimentaire, a souligné M. Fagart.

Au pic de la violence en Haïti, lorsque des gangs armés prenaient des populations en otage, la plupart des bandits qualifiés de " chimères " étaient issus des millieux défavorisés. " Victimes de la violence sociale, certains sont devenus à leur tour des violateurs de droits humains/ . Thierry Fagart fait un bilan mitigé de son travail en Haïti, certes il a constaté des avancées considérables, mais il reste encore beaucoup à faire, précise-t-il. Le juriste conseille aux autorités et aux organisations nationales et internationales oeuvrant pour le respect des droits de l'homme en Haïti à travailler sur les deux fronts : " les droits civils et politiques et les droits sociaux, économiques et culturels du citoyen ".


13 avril 2008

PRINCIPAUX PROBLEMES A LA BASE
DE LA PÉTITION DES ÉTUDIANTS EN AGRONOMIE
.

Du 14 au 20 janvier 2008, les jeunes agronomes et les étudiants en agronomie ont organisé des manifestations contre les orientations de la Politique Agricole du Ministère et revendiqué leur implication dans la mise en œuvre des actions en faveur du secteur agricole. L'ANDAH (Association Nationale des Agronomes Haïtiens) a pu retenir que le mouvement des jeunes agronomes et des étudiants a été amené à poser les problèmes du déclin du secteur agricole et pour revendiquer une agriculture plus productive.

Les étudiants de la FAMV ont adressé une pétition au gouvernement pour un programme concernant les dix départe-ments du pays afin d'augmenter l'aide technique et experte, le financement du secteur agriculture et pêche, promouvoir des projets sur les œufs et l'élevage de poules, pour diminuer la dépendance des importances dominicaines, une campagne au niveau national pour fournir des crédits aux paysans et une augmentation progressive des tarifs sur les produits agricoles étrangers au profit des agriculteurs haïtiens.
D'autres points importants traitent de la protection environnementale, de l'amélioration de l'accès aux services sociaux et à l'enseignement supérieur des étudiants en agronomie, pour que Haïti puisse développer sa propre expertise locale. Des 420,000 tonnes de riz consommées annuellement par les Haïtiens, 340,000 tonnes sont importées. Des 31 millions d'œufs consommés par mois en Haïti, 30 millions sont importés de la République Dominicaine. Environ 80% des agriculteurs gagnent moins de 135 dollars par an. Ce n'est pas une seule personne qui a causé ces problèmes dit Stanley Bélisaire, étudiant en cinquième année. Avant 1950, Haïti produisait plus de 80 p 100 de ses aliments et exportait du café, du cacao, de la viande et du sucre.
Depuis, l'instabilité politique, entre autres, a rendu le développement de l'agriculture haïtienne une basse priorité. Les dictatures étaient occupées au pillage et à la répression alors que les gouvernements légitimes cherchaient à survivre et à éviter les coups d'Etat. Au cours des années 1980 1990 une énorme pression internationale a été placée sur Haïti pour diminuer ses tarifs douaniers et ouvrir ses marchés à la concurrence déloyale. Ce processus a renforcé une fracture démographique dans laquelle les populations rurales pauvres, sans travail, se sont déplacées vers les bidonvilles urbains, souvent pour devenir des vendeurs de rue.

L'imposition des politiques néolibérales à Haïti rend tout changement beaucoup plus difficile. Selon un représentant officiel du gouvernement, plus de 800 ONG travaillent en parallèle avec le Ministère de l'agriculture, mais la plupart d'entr'elles définissent leurs propres priorités. Certains secteurs privés préfèrent importer plutôt que d'investir dans la production locale. Le gouvernement doit intervenir. L'ANDAH (Association National des Agro professionnels Haïtiens) insiste sur le fait que la renaissance de l'agriculture est possible et nécessaire, mais que le gouvernement doit être prêt à faire face à la résistance des ONG.
L'organisation explique que des "3.4 billion gourdes (91 million dollars) budgétés pour l'investissement public en 2006-2007, 3.2 billion (85 million dollars) sont gérés par les ONG." Les mesures de libéralisation prises à partir de 1986 ont contribué à déstructurer notre économie et à déstabiliser des sous- secteurs et des filières stratégiques du secteur agricole. A présent, plus de 50% des produits que nous consommons sont des produits importés. Sur les 200.000 ha considérés irrigables, seulement 55.000 ha sont réellement irrigués. Au niveau de la dégradation de l'environnement, la grande majorité (3/4) des bassins versants du pays a atteint un niveau de dégradation avancé. De nos jours, la pluie, au lieu d'être considérée comme un phénomène climatique naturel bénéfique, se transforme en menaces pour les citoyens et la production nationale.


11 mai 2007

Autour de la visite du président René Préval
à Washington le 8 mai 2007

 

Le president George Bush a assuré le président haïtien René Préval que l'une des plus grandes responsabilités de la commnauté internationale est d'aider les autorités haitiennes à apporter de la sécurité et de la prospérité en Haïti. Le président Préval qui effectuait sa première visite officielle à la Maison blanche, a discuté d'économie, d'aide au développement, d'investissements, de sécurité et de la lutte anti-drogue avec le président américain. George Bush s'est felicité du fait que René Préval a commencé à apporter de la stabilité dans son pays longtemps secoué par des troubles politiques.

René Préval a fait savoir que les condidions sont désormais réunies en Haiti pour des investissements étrangers. Le président George Bush a félicité René Préval pour son amitié avec le président Hugo Chavez, tout en insistant sur le fait que l'administration américaine tient ses promesses d'aide à Haïti. Parallèlement, des officiels américains ont fait savoir que la majorité de l'aide promise par le Vénézuéla à Haïti se fait toujours attendre, alors que les Etats-Unis ont déjà versé 700 millions de dollars à Haïti de 2004 à aujourd'hui, ont-ils dit.
Cet argent n'était sans doute pas destiné au développement éconumique et social puisque il n'en reste apparemment aucune trace.

Des observateurs font remarquer pour leur part, que le président haïtien ne se mêle pas des querelles des autres, privilégiant l'intérêt de son pays qui a besoin de l'aide internationale pour sa reconstruction. Selon Daniel Erikson, spécialiste de l' « Inter-American Dialogue », René Préval essaie de trouver le juste milieu dans ses relations avec Caracas et Washington, Le chef de l'Etat haïtien a rencontré des membres du Back Caucus dont Charles Rangel et Kendrick Meek. Les parlementaires se sont prononcés en faveur d'échanges commerciaux préférentiels avec Haïti. Kendrick Meek a indiqué avoir demandé à l'administration Bush de surseoir aux opérations de déportations d'haïtiens.

Des initiatives sont en train d'être prises en vue de l'amendement de la loi saméricaine sur l'immigration. Le président Bush a promis en ce sens, qu'il prendra en considération le dossier des immigrants illégaux haïtiens. George Bush a également assuré René Préval que son administration travaille sérieusement en vue de faire voter au congrès cette année, une loi acceptable sur l'immigration. Il a dit aussi espérer qu'il obtiendra les fonds nécessaires pour faire avancer ce dossier. (Source : AHP 9 mai 2007)


26 juin 2006

Le président Préval entreprend
un nouveau voyage à l'étranger


Le Président Préval a quitté Port-au-Prince, le dimanche 25 juin 2006, pour une tournée aux Etats-Unis, en Europe et dans la Caraïbe, la tête d’une délégation d’une quinzaine de personnes. Ce voyage permettra "d'exposer la situation du pays à la communauté internationale".

Il devait d’abord s’arrêter à Miami pour assister à la clôture d’une conférence sur le tourisme en Haïti avant de s’envoler lundi pour Bruxelles. Dans la capitale belge M. Préval s’entretiendra notamment avec le président de la Commission européenne, le portugais José Manuel Barroso, et le Premier ministre belge, Guy Verhofstad.

Il rencontrera à Paris le président Jacques Chirac, au cours d’une visite officielle qui devrait durer trois jours. Le Président annonce son retour à Port-au-Prince le 5 juillet, après avoir participé au sommet annuel des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté caraïbe (CARICOM) prévu du 3 au 5 juillet à St Kitts and Nevis. La présence René Préval, à ce sommet, marquera le retour officiel d’Haïti dans les différentes instances de l’Organisation sous-régionale après deux années de gel des relations.

Préval a indiqué qu’un nouveau secrétaire d’Etat à la sécurité publique doit être désigné incessamment en vue de trouver les éléments de réponse appropriés au dossier de la sécurité. Le Président précise que la nomination pour trois ans à la tête de la Police Nationale d’Haïti (PNH), de son actuel directeur, Mario Andrésol, s’inscrit également dans cette perspective. Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, les membres de son gouvernement et le commandant de la PNH s’étaient notamment rendus à l’aéroport pour saluer le chef de l’Etat avant son départ.


18 avril 2006

Le président René Préval pour le raffermisssement
de la coopération avec les peuples
de la Caraïbe et de l'Amérique Latine

Le président a vanté dimanche les bienfaits de la coopération haïtiano-cubaine qu'il a qualifiée d'exemplaire. René Préval qui participait à une émission à la télévision cubaine, a exprimé l'espoir qu'Haïti raffermissse des liens d'amitié avec des peuples de la Caraïbe et de l'Amérique Latine sans négliger ses relations avec les Etats-Unis et les pays de l'Union Européenne.

Il serait anormal de réduire nos relations avec ces pays, a affirmé le président Préval qui dit souhaiter par ailleurs qu'Haïti ne reste pas dépendante pour son développement de l'aide de la Banque Mondiale ou de la Banque Interaméricaine de Développement et arrive à compter sur l'investissement privé .

Un peuple ne meurt jamais. Il peut connaitre, certes, des situations difficiles mais il ne mourra pas, a lancé René Préval. Le président élu a fait savoir que ce ne sont ni le gouvernement provisoire, ni la MINUSTAH ni le Conseil Electoral Provisoire qui ont rendu possibles les élections en Haïti, C'est le peuple qui les a fait réussir, a dit Préval, affirmant que le peuple haïtien demeure le véritable grand espoir d'Haïti. M Préval, doit revenir au pays, le mardi 19 avril, après avoir prolongé son séjour à Cuba en raison de rencontres imprévues. (Source : AHP 17 avril 2006)


12 Mars 2006

A l'investiture de la présidente du Chili
René Préval rencontre Michelle Bachelet
d'autres chefs d'Etat présents
et la secrétaire d'état américaine

 

Le président haïtien René Préval a participé samedi à la cérémonnie d'investiture de la présidente socialiste chilienne Michelle Bachelet. La cérémonie s'est deroulée en présence de plus de 30 autres chefs d'Etat et dirigeants d'Amérique latine, Afrique et Europe et des délégations de plus d'une centaine de pays.

En visite dans 3 pays de l'Amérique latine, le Brésil, l'Argentine et le Chili, M. Préval a eu une rencontre avec Mme Bachelet. Préval a également eu un tête-â-tête avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice qui a présidé la delégation américaine. Des rencontres étaient également avec plusieurs autres présidents présents au Chili.

Visite au centre de recherches agricoles

La première journée de M. Préval au Brésil vendredi avait été marquée par une visite au centre de recherches agricoles EMBRADA où des experts travaillent sur les plantes et les cultures végétales, en vue d'améliorer les espèces, augmenter leur rendement et mieux les protéger contre les agents pathogènes. Le président et les membres de la délégation ont également effectué un tour au département du clônage. C'est là que le Brésil a clôné, il y a déjà longtemps, sa première vâche. Le clônage au niveau du bétail et des animaux de la ferme permet d'avoir des espèces plus rentables mais en même temps plus rustiques, c'est-à-dire coûtant moins cher et se nourrissant seulement de l'herbe ordinaire. Le journaliste Marc Garcia, directeur genéral de Mélodie FM, faisait partie de la délégation présidentielle.

Des possibilités d'échanges ont été évoquées entre le Brésil et Haïti. Des chercheurs ont également fait savoir que s'il y a beaucoup d'espèces communes aux deux pays, il y a aussi des variétés différentes. Des possibilités d'échanges au niveau technique et universitaire, avec la possibilité pour des cadres professionnels de voyager d'un pays à l'autre, ont été discutées de façon informelle. La délégation haïtienne et Marc Garcia ont fait la constatation qu'au Brésil, on ne mange que brésilien, dans le grand hôtel Melia où ils sont hébergés, dans l'avion, au dîner donné pour le président René Préval, au ministère des Affaires étrangères et partout ailleurs. "Nous mangeons beaucoup de mets considérés chez nous comme de la nourriture de seconde classe ou même honteuse... comme le petit salé, les « enduits », a dit Marcus.

Au Sénat fédéral

Le président Préval s'est également rendu au Sénat fédéral. Là il y a eu d'un côté des sénateurs qui posent beaucoup de questions sur la présence des troupes brésiliennes en Haïti. Une bonne partie de l'opposition brésilienne est hostile à cette présence. Il y a aussi d'un autre côté ceux qui souhaitent que cette présence évolue vers quelque chose de plus permanent : des échanges techniques et culturels, mais aussi économiques. Le président haïtien est allé droit au but en indiquant que "nous avons besoin de la présence du contingent brésilien pour rétablir la stabilité, mais nous souhaitons que cette étape soit la plus brève possible". Préval a toutefois évoqué d'autres types de relations à plus long terme: une coopération au niveau technique et agricole, semble surtout souhaiter. Plusieurs sénateurs, qui ont visité Haïti après l'arrivée de la mission onusienne (MINUSTAH) en juin 2004, ont touché du doigt la question haïtienne et ont promis leur concours.

Au ministère des Affaires étrangères

Au ministère des Affaires étrangères , le chancelier Celso Amorim a donné la garantie que Haïti est aujourd'hui une priorité pour la politique extérieure du Brésil. Toutefois, les deux parties sont tombées d'accord sur le fait que c'est à Haïti qu'il revient de fixer d'abord ses priorités....et de bâtir son programme dans un cadre cohérent, a insisté Préval. Le moment le plus détendu de la jouurnée de vendredi a été celui passé avec Marco Aurelio Garcia, le bras droit du président Lula en matière politique et diplomatique. Des discussions ont été engagées à table autour du vodou (commun aux deux peuples), de la guerre de l'indépendance haïtienne, de l'art naïf haïtien et brésilien, mais aussi des racines de la formidable croissance économique du Brésil remontant seulement aux années 60. Toutes ces discusssions ont éte engagées en français, car si les Nations unies se sont tourné vers l'anglais comme langue diplomatique, pour le Brésil, c'est encore le français.

Au palais national de Brasilia, discussions sur les priorités

Lors d'une rencontre un peu plus tard au palais national de Brasilia, le président Préval a fait part de 4 domaines prioritaires où doit se porter tout de suite l'action gouvernementale : un programme de scolarisation universelle, un programme de Santé avec l'aide entre autres de Cuba, un soutien à l'agriculture, la Création d'emplois (en luttant pour faire voter le programme HOPE que lui a proposé le président George W. Bush). (René Préval aura un entretien le 28 Mars à Washington avec M. Bush.A ces domaines, le conseiller spécial de Lula, Marco Aurelio Garcia a ajouté l'énergie. Il a suggéré l'exploration d'autres sources dont l'éthanol, un dérivé de la distillation du sucre de canne.. La presque totalité du parc automobile au Brésil a déjà le choix entre l'utilisation, ou de l'éthanol ou de la gazoline, comme carburant. Le Brésil promet de fournir tout l'appui technique nécessaire à Haiti. La question de la sécurité a été évoquée par Marco Aurelio "Haïti doit se définir une conception de sa sécurité nationale, avec ou sans forces armées", a-t-il dit, ajoutant que leBrésil ne peut envoyer de nombreux policiers en Haïti. Par contre, a-t-il dit, les brésiliens (et les autres nations du « Core Group », dont le Chili et l'Argentine) peuvent mettre des formateurs à la disposition de la police haïtienne. (Source:AHP, 11 mars 2006) (principale source: bloc note Marcus Marcia)


7 mars 2006

Hugo Chàvez annonce
l'adhésion d’Haïti à l’accord Petrocaribe

Le Président vénézuélien Hugo Chàvez a annoncé, dimanche 5 mars, officiellement que toutes les dispositions sont déjà prises par son gouvernement en vue de l’intégration d’Haïti dans l’accord pétrolier préférentiel Petrocaribe, rapporte lundi l’agence de presse chilienne Orbe.

Le chef de l’Etat précise qu’il présentera la proposition directement au Président élu d’Haïti, René Préval, lors d’un tête-à-tête qu’ils auront au Chili samedi prochain en marge de la cérémonie d’investiture de la nouvelle Présidente chilienne Michelle Bachelet.

"C’est un peuple frère et nous avons une dette historique envers le peuple d’Haïti qui souffre d’une pauvreté infinie", a indiqué Chàvez dans le cadre de son programme hebdomadaire radiotélédiffusé "Alò Presidente".

Le premier mandataire vénézuélien révèle avoir passé des instructions à l’entreprise pétrolière d’Etat Petroleos de Venezuela S.A. (PDVSA) en vue de remplir toutes les formalités nécessaires à l’adhésion, de plein droit, d’Haïti à l’accord énergétique créé en octobre 2005 par le gouvernement vénézuélien dans une perspective de solidarité régionale contre les pratiques injustes et impérialistes du marché international.

Ce traité de coopération pétrolière lie déjà 13 pays de la Caraïbe au Vénézuéla. Il permet aux signataires de s’approvisionner en pétrole à des prix modiques incluant des facilités de paiement qui, selon les circonstances, peuvent aller jusqu’à la fourniture compensatoire de biens et de produits à Caracas.

La politique de crédit pratiquée par le Vénézuéla donne aussi à ses partenaires l’avantage de ne plus avoir à régler des factures pétrolières de plus en plus élevées en payant leurs dettes dans un délai de 25 ans à un taux d’intérêt dérisoire.

Depuis la proclamation de la victoire de René Préval au scrutin du 7 février, Chàvez qui a, d’ores et déjà, confirmé sa présence à Port-au-Prince à l’intrônisation du nouveau Président, a décidé d’arriver rapidement à une normalisation des relations entre le Vénézuéla et Haïti.

Haïti avait joué un rôle capital dans l’accession du Venezuela à l’indépendance, au XIXe siècle, en fournissant une importante logistique de guerre au général Francisco de Miranda. (Source:Radio Kiskeya, 6 mars 2006)


7 mars 2006

Le tourisme première source de devises
de l’économie dominicaine
devant les transferts d’argent et les zones franches

Les touristes se font de plus en plus nombreux en République Dominicaine où ils bénificient -en plus des jolies plages, du soleil et d’une nature enchanteresse- d’infrastructures hôtelières ultramodernes et d’un climat de sécurité satisfaisant.

Le nombre de visiteurs étrangers arrivés depuis le début de l’année en territioire voisin a augmenté de 6,7% comparativement à 2005, selon les estimations d'opérateurs de l’industrie touristique relayées lundi par l’agence espagnole EFE.

L’association pour le développement touristique de Juan Dolio et de Guayacanes affirme que 296.832 touristes ont séjourné dans le pays en janvier alors que 277.012 visiteurs avaient été enregistrés l’an passé pour la même période. Les mêmes statistiques précisent que 51,34% des touristes viennent d’Amérique du Nord, essentiellement des Etats-Unis et du Canada, et le reste, 41,93%, du continent européen.

Les canadiens sont aujourd’hui plus nombreux à s’y rendre que les américains. Première source de devises de l’économie dominicaine -devant les transferts d’argent et les zones franches- l’industrie touristique a attiré en 2005 plus d’un million d’étrangers. Ce qui a généré des chiffres d’affaires de l’ordre de plusieurs centaines de millions de dollars.

Les vacanciers continuent à affluer de l’autre côté de la frontière malgré la flambée des prix des produits pétroliers sur le marché international et la nette appréciation de l’euro et de la livre sterling qui pourraient freiner les projets de voyage. Le tourisme a apporté ces dernières années une bouffée d’oxygène tant à la République Dominicaine qu’à d’autres pays insulaires de la région comme Cuba et la Jamaïque. Peu importe le système politique en vigueur, l’économie s’en trouve renforcée. (Source:Radio Kiskeya, 6 mars 2006)


3 mars 2006

LE VOYAGE DU PRÉSIDENT PRÉVAL
EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

Sommet - Le président René Préval, et le chef d’État dominicain, Leonel Fernández, se sont entretenus en tête-à-tête dans la soirée du 2 mars et ont eu une rencontre de travail à laquelle ont pris part plusieurs de leurs collaborateurs.

Préval, a été recu au palais présidentiel en compagnie de l’ex ministre des affaires étrangères Fritz Longchamps et l’ex secrétaire d’État de la Justice, Robert Manuel. Au nombre des membres de la délégation on a noté également la présence de l’ambassadeur haitien à Santo Domingo, Fritz Cíneas et de l’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Jose Serrulle Ramia.

Dans un premier moment les deux chefs d’État se sont entretenus en privée. L’entretien a duré près d’une heure. Par la suite une réunion de travail s’est déroulée entre les équipes de Préval et Fernandez.

Selon le porte-parole du gouvernement dominicain, Rafaël Núñez, les questions liées à la migration, la sécurité, la santé, le travail, l’environnement et des projets de développement d’intérêt commun dans la région frontalière, ont été abordées.

Préval a pris part à un déjeuner offert par le chancelier dominicain, Carlos Morales Troncoso, à une réception de l’ambassade d’Haiti à Santo Domingo et s’est entretenu avec une délégation d’étudiants haïtiens en République Dominicaine.

Durant son premier mandat (1996-2001), le président Préval avait visité la République Dominicaine, dirigée alors par Joaquin Balaguer (1986-1996). Par la suite, Préval avait recu en Haiti le président Fernández (premier mandat / 1996-2000).


Avec les étudiants haïtiens - Le Président René Préval, s’est engagé à aider les étudiants haïtiens admis dans les universités dominicaines, lors d’une rencontre à Santo Domingo avec une délégation étudiante, rapporte, le jeudi 2 mars 2006, le quotidien El Caribe. "Je vous souhaite du succès dans vos études. Haïti est fière de vous", a affirmé Préval à des dizaines d’étudiants réunis pour l’écouter dans le salon d’un hôtel de la capitale dominicaine.

Préval a promis de ne ménager aucun effort en vue d’améliorer la situation des jeunes compatriotes, estimés à plus de 5.000 en territoire vosisin, même s’il reconnaît que les ressources économiques de l’Etat haïtien sont limitées.

Apparemment très réceptif aux diverses revendications formulées par les étudiants, le prochain Président leur a donné l’assurance que "les échos de leurs problèmes arrivent en Haïti".

Il a ensuite annoncé plusieurs interventions en leur faveur, promettant notamment l’acquisition de maisons qui pourront héberger un certain nombre d’entre eux. Cette proposition répondait à une demande spécifique du président de l’association des étudiants haïtiens en République Dominicaine, Louis Cajun.

Parallèlement, René Préval a adressé ses remerciements à son homologue dominicain Leonel Fernàndez pour avoir, depuis le mois dernier, adopté un train de mesures en faveur des étudiants haïtiens.

Nombreux dans les grands centres universitaires publics et privés tels l’université autonome de Santo Domingo (UASD), Madre y Maestra, UTESA et Pedro Enriquez Ureña, les étudiants haïtiens figurent parmi les meilleurs du pays. Cependant, une fois leurs diplômes obtenus, ces têtes bien faites ne sont pas sûres de revenir mettre leur savoir au service d’Haïti, tant elles risquent d’être absorbées par le marché dominicain.


La République Dominicaine installe un laboratoire
de détection du virus de la grippe aviaire

Devant la menace de l’épizootie de la grippe aviaire en les autorités République Dominicaine, ont décidé d’installer un laboratoire de détection du virus H5N1, selon l’agence italienne Ansa, le jeudi 2 mars 2006. "Nous devons ouvrir un nouveau laboratoire pour permettre le diagnostic préventif et rapide du problème", a déclaré à Santo Domingo le ministre dominicain de la santé, Bautista Rojas Gòmez.

Depuis septembre dernier, le gouvernement du Président Leonel Fernàndez a créé une commission sur l’évolution de la grippe du poulet qui a déjà causé près d’une centaine de morts, essentiellement en Asie, et s’attaque maintenant au continent européen.

Le continent américain est jusqu’ici épargné. Mais le gouvernement bahaméen a ordonné l’ouverture d’une enquête scientifique sur la mort suspecte d’un certain nombre d’oiseaux migrateurs à Inagua, dans l’archipel.

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